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Je vis beaucoup de choses, le temps passe trop vite et ma cervelle est trop petite pour raconter tout ça comme il se doit. Je vais donc abréger.
Je vais travailler dans un bar branchouille du Trastevere pour me maintenir en forme. C'est toujours un peu de sous en plus.
J'ai décidé de cuisiner pour de vrai, et italien s'il vous plait ! Hier ma parmigiana d'aubergines a été un succès (auprès de mes cobayes), demain je m'attaque à l'un de mes plats favoris : les spaghetti alle vongole. C'est Mathieu qui va etre content, il testera au déjeuner. Je veux apprendre à cuisiner pour pouvoir reproduire les saveurs de l'Italie chez moi à Paris.
J'ai assisté à un spectacle théatral unique : j'ai diné en compagnie d'une actrice qui jouait la comédie à son domicile, sur la terrasse de son appartement. Tout un concept : je ne la connaissais pas, elle a cuisiné pour moi et mes amis, elle nous amis en confiance et en confidence, puis elle a sombré dans une folie toute jouée. Je suis sortie de là remuée, je n'imaginais pas qu'une telle proximité et intimité avec l'art puisse exister.
Nicola est enfin papa. Mon pote du bar est un nouvel homme, ça aussi c'est un beau spectacle.
Evviva !
Publié par sylviette à 16:22:38 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (2) | Permaliens
Ce matin je me suis levée de bonne heure, numérique et réflex en poche (j'ai redécouvert depuis peu l'immense plaisir de la pellicule...), pour partir à la découverte de Garbatella, le quartier boudé par les touristes. Cette zone située entre Piramide et l'EUR est classée dans le guide du routard dans le chapitre "la Rome périphérique". Je les trouve un peu dur : c'est en réalité à trois stations de métro de chez moi !
Me voici donc en baroudeuse dans une Rome que je ne connais pas, et là mes yeux s'écarquillent vraiment : ce que je vois est absolument fabuleux ! Des édifices et pavillons à l'architecture originale, des jardins privés, des zones commerçantes animées, des pentes et des descentes, un hameau perché d'une tranquilité déroutante qui n'est pas sans rappeler les petits villages du sud de la France... Et puis des fleurs, partout ! Les gens garent leur voiture devant leur portail, les portes d'entrée sont ouvertes sur la rue, on se croirait dans un autre monde... Mais étais-je bien à Rome ce matin ?
Je me suis perdue, dans tous les sens du terme, avant d'apercevoir au loin le clocher de la basilique Saint Paul Hors les murs. Je suis souvent passée devant, à bord du train qui mène à la plage, mais cela ne m'avait jamais traversé l'esprit d'y faire une halte. J'ai ainsi découvert un lieu magnifique, très grand. J'ai constaté avec surprise que les plafonds étaient ornés de portraits de chaque pape, du premier au dernier, y compris Ratzinger. La technique utilisée semblait exactement la meme pour tous, à croire que l'histoire du catholicisme ne connaitra jamais de césure. cette simple pensée m'a donné la chair de poule.
D'autres photos du quartier de Garbatella.
Photo de Sylviette
Publié par sylviette à 14:12:18 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (2) | Permaliens
Pour ceux qui croient que la Villa Borghese est LE parc de Rome, et bien je les invite fortement à faire un saut un peu plus au nord, et à se perdre à travers les fourrés de l'immense Villa Ada. J'y ai fait un pique-nique jeudi dernier, il y avait une paix incroyable, un peu plus et on y passait la soirée. Quel luxe de pouvoir jouir des charmes de la ville en pleine semaine, en toute tranquilité ! Hier j'ai été à la mer et la plage était presque déserte, il est clair que ça n'avait rien à voir avec l'expédition du dimanche après-midi.
L'été est vraiment là. Les 30 degrés de l'après-midi se transforment le soir en une douceur bien agréable qui permet de diner en plein air et de passer toute la nuit en terrasse. J'en profite tellement que parfois je me dis que je dépasse les bornes. J'en culpabiliserais presque : je ne travaille plus, je mène une vie de patachon, j'enchaine les excès... Comment vais-je faire pour me remettre dans le rythme lorsqu'il s'agira de reprendre un travail, de me taper les transports, de faire des économies ?...
J'ai encore un mois pour profter à fond de la liberté que Rome m'a donnée. Avoir une date limite a du bon : on sait que les choses vont finir, alors on vit chaque chose avec intensité.
Photo de Sylviette
Publié par sylviette à 13:50:04 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (1) | Permaliens
Cet après-midi, petite promenade à San Lorenzo... C'est décidément l'un de mes quartiers préférés. En photo la fameuse voie express qui coupe la ville de Rome en deux, elle est bien trash, à chaque fois que je la vois je pense au film le Cinquième élément...
Si vous en voulez encore, c'est ici.
Photo de Sylviette
Publié par sylviette à 20:15:06 dans Photos | Commentaires (0) | Permaliens
C'est bien beau de vouloir s'improviser journaliste, encore faut-il etre capable d'écrire en français !
Depuis que j’habite à Rome, j’ai du acheter quatre fois Le Monde, lire deux livres en français et voir trois films dans ma langue maternelle. Au début cela se comprend : on veut apprendre une langue étrangère d’urgence alors on se dédie exclusivement à celle-ci, quitte à comprendre la moitié. L’ennui est que l’on a toujours trois trains de retard sur l’actualité de son pays (ce sont les Italiens qui m’ont alertée sur les violences en banlieue parisienne l’automne dernier, et j’ai découvert seulement en août dernier que Villepin était passé premier ministre…), et on finit même par s’engluer sans sa propre langue. Au bout d’un an et demi d’expatriation, ce qui semble beaucoup mais reste encore très peu pour parler de déracinement, je me surprend à chercher mes mots, voire à insérer des italianismes à tout bout de champs dans une conversation française ! La vérité est que pendant un an j’ai très peu parlé français : je ne connaissais qu’une seule personne française que je voyais rarement, mes rapports électroniques avec mes amis se sont étiolés et je donnais rarement de mes nouvelles par téléphone. J’ai donc le cul entre deux chaises : je parle un italien d’un niveau avancé mais encore bourré d’erreurs, et j’ai mon niveau de français a légèrement régressé. Ca me fait une belle jambe !
En France j’étais rédactrice-conceptrice (ou du moins j’essayais), j’étais correctrice de mon service et j’étais même censée garantir le respect de la langue française dans chacune des publications. Maintenant que j’ai coupé les ponts avec ça, heureusement qu’il y a le blog pour entretenir la machine. Parce que même lorsque j’écris des âneries, au moins je les écris en français ! Je structure mes phrases, je contrôle l’orthographe, je relis et tout et tout… Un vrai exercice quotidien !
Il y a quelques jours, j’ai lu le commentaire d’une personne qui venait de découvrir mon blog et qui me complimentait sur ma façon d’écrire. Vous n’imaginez pas à quel point cela m’a réjouie ! Je conseillerais alors vivement à tous les expat’ français qui, comme moi, n’ont pas le courage de tenir un carnet de bord, d’ouvrir un blog. Cela permet de se maintenir en forme, d’immortaliser ses souvenirs et, mine de rien, de se défouler sans que ce soit pénible pour son entourage.
Publié par sylviette à 13:06:42 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (4) | Permaliens
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