Pourquoi je suis partie ?
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Cette période maladie s'est avérée une vraie cure de désintoxication en fait. Perdre la voix m'a coupé l'appétit, avoir mal partout m'a enlevé l'envie de piccoler, tousser m'a musclé les abdos... Maintenant que ça va mieux, je me sens plus légère. Après en avoir bavé, me voici prete à attaquer les deux prochain mois... de vacances ! Et oui, au risque de vous choquer, je suis bien décidée à consacrer mes derniers jours de vie romaine à la glandouille totale, entrecoupée de sorties, bonnes bouffes, journées à la plage et futilités en tout genre. Je me lèverai à midi tous les jours, je passerai mes après-midi à faire des photos, le soir j'irai bosser deux ou trois heures au bar (il faut bien les payer les bières au pub) et après j'irai écumer les derniers bars ou clubs que je ne connais pas encore. Des vacances, donc, bien que ce ne soit pas la chose la plus raisonnable pour quelqu'un qui devra bientot chercher un travail, un appart, changer de vie une nouvelle fois...
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais je compte quitter Rome début juillet. J'ai encore un mic-mac à gérer en ce qui concerne le rapatriement des mon bazar personnel, mais ça va, je suis plutot sereine. Après ma vie prendra une toute autre direction, un tout autre sens. C'est donc armée de cette conscience que la vie est trop courte et qu'il faut profiter de chaque expérience s'offrant à nous que je m'accorderai le plein droit, pendant ces deux mois qui me restent, de ne penser qu'à moi.
Publié par sylviette à 19:29:49 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (3) | Permaliens
Mon état fait bien rire tout le monde. Pour mes collègues adorés, je suis « la femme idéale », c’est-à-dire celle qui ne parle pas. Au bar j’évite d’avoir à m’exprimer, or parfois c’est impossible. Alors je me penche sur le zinc et susurre dans l’oreille du client qui m’a demandé une bouteille d’eau : « naturelle ou pétillante ? ». Et là, les gens tout autour doivent vraiment croire que je lui fais une proposition indécente. Mes collègues m’ont d’ailleurs demandé d’arrêter de leur chuchoter ces choses à l’oreille, même s’il s’agit juste de leur dire que le dernier sandwich a été vendu, parce que ça leur donne des frissons… J’t’en donnerais moi des frissons, c’est un vrai handicap de ne pas pouvoir s’exprimer normalement !
J’étais toute déprimée, alors avant-hier soir Andrea m’a proposé un ciné, parce que c’est le genre d’activité parfait pour quelqu’un qui ne peut pas parler. C’était gentil de sa part, sauf qu’à défaut de parler je tousse comme une dégénérée, d’où le recours à une solution de sauvetage : le DVD/pizza chez moi, sur mon lit, parmi les peluches. Nous avons revu ensemble Eternal sunshine of the spotless mind de Gondry, qui je le rappelle a été intitulé en italien « Si tu me quittes je t’efface ». J’ai alors commencé à me sentir envahie d’une grande tristesse, c’est dire, je n’arrivais même pas à finir mon ridicule verre de vin. Pauvre Andrea, il a dans doute passer une soirée top délire en ma compagnie. Qu’est-ce que je peux me détester lorsque je suis comme ça ! Les gens ne comprennent pas pourquoi je persiste à mener seule ma barque dans mes moments de blues, s’ils savaient… C’est pour les épargner !
Quand j’irai mieux, je téléphonerai à mes amis (ils se comptent sur les doigts d’une main) pour leur proposer d’aller boire un verre. Et j’émergerai.Publié par sylviette à 23:10:24 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par sylviette à 15:00:52 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (9) | Permaliens
Publié par sylviette à 14:33:56 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par sylviette à 17:11:29 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (5) | Permaliens
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