Pourquoi je suis partie ?
C'est ici.
Depuis le 19-11-2004 :
469499 visiteurs
Depuis le début du mois :
12130 visiteurs
Billets :
339 billets
Samedi soir, après le travail, je suis rentrée directement chez moi pour glander un peu sur le canapé. Il y avait un film à la télé, un navet avec Clint Eastwood. Je précise que j'adore cet acteur, mais là, c'était vraiment nul (Fire quelque chose, pour ceux que ça intéresse...). J'ai commencé à me plonger dans une profonde léthargie, jusqu'au moment où une réplique a attiré mon attention. Un type, le chef de la CIA je crois, dit à Clint :
- Quand tu seras là-bas, tu devras penser en russe. Pour ce genre de mission, si tu te permets de traduire dans ton esprit, tu es un homme mort. Tu crois que tu seras capable de penser en russe ?
Après quelques secondes de réflexion, Clint répond, stoique :
- Oui, sans problème.
Là, je me suis sentie très seule.
Publié par sylviette à 17:40:43 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (3) | Permaliens
Avant-hier soir, j'ai organisé un petit diner dans mon nouvel appart pour faire plus ample connaissance avec mes colocataires. Carmela ne pouvait pas venir, j'ai donc passé la soirée avec Veronica, son copain et d'autres amis. C'était très sympa, mais je me suis rendue à l'évidence : je ne suis pas encore complètement à l'aise avec l'italien. Ca fait pourtant plus de 10 mois que je suis là.
En fait, après le repas (qui doit etre finalement la seule chose que je sais bien faire pour attirer l'attention sur moi), tout le monde s'est plus ou moins enflammé dans une conversation qui ne manquait certes pas d'intéret, mais à laquelle je n'arrivais pas à participer. J'avais un avis, des commentaires à ajouter, mais ça ne sortait pas... Pourquoi ? Parce que le temps que mon cerveau parvienne à comprendre les propos de chaque protagoniste, qu'accessoirement il en fasse une synthèse, qu'il formule une réponse sensée, qu'il l'a traduise en italien et que ma bouche arrive à suivre... et bien c'est trop tard, je ne suis plus dans le sujet !
Donc en fait, je me débrouille très bien dans des rapports avec deux ou trois personnes, si possible pas trop exhubérantes. Par contre, dès que le groupe s'épaissit, que les gens s'exhaltent et se mettent à parler fort, je perds confiance en moi et je n'ose pas l'ouvrir, de peur de dire une connerie, d'etre hors sujet ou de ne pas réussir à me faire comprendre.
C'est triste d'arriver à une pareille conclusion après presque un an d'aventures romaines. J'ai encore beaucoup à apprendre.
Publié par sylviette à 10:20:27 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (3) | Permaliens
Pfff... quelle chaleur ! Il fait un temps d'enfer, le soleil est revenu et tout le monde est en T-shirt. Dans le bus, une nana se tenait tant bien que mal aux barres d'appui ; elle m'offrait son aisselle recouverte d'un T-shirt complètement auréolé, je vous laisse deviner l'odeur. ici, les transports en commun me font vraiment penser aux bus sénégalais ou aux camionnettes de la Malaysie : des vraies cages à lapins !
Je trouve qu'en ce moment Rome est particulièrement en bordel : jamais vu autant de traffic, de bus, de gens... Là je suis en pause jusqu'à 19h30 et je n'ai qu'une envie : courir me vautrer dans le canap et regarder une bonne vieille série télé. Je n'ai plus trop l'inspiration pour sortir prendre des photos, ça reviendra quand ça reviendra.
Publié par sylviette à 16:50:55 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (4) | Permaliens
Je commence à prendre le rythme. Ca peut paraitre chiant, comme ça, de bosser de façon discontinue avec des horaires élargis sur toute la journée et une pause immense en pleine journée. Pourtant je me rends compte que c'est exactement ce qu'il me faut !
Le matin je me lève relativement tard, ce dont j'ai toujours revé : pendant mes années fac je me levais à 5h30 tous les matins. Je travaille quatres heures, je mange en décalé, puis j'ai tout l'après-midi pour les choses que les gens n'ont jamais le temps de faire : aller voir un film à l'ouverture du ciné (c'est moins cher et y a personne), écumer les galeries d'art ou les grands musées en tout tranquilité, faire mes courses sans jamais connaitre la queue pour payer, glander à la terrasse d'un café... Quand j'étais à Paris, je me suis toujours demandé ce que pouvaient bien fabriquer tous ces gugus vautrés tout après-midi sur les terrasses de café... C'est bien simple, ils avaient des horaires flexibles comme les miens aujourd'hui !...
Me remettre au travail à 19h30 n'est pas toujours évident, mais on s'y fait. Je ne vois pas la nuit tomber, et quand je sors du théatre à 23h, je me sens pleine d'entrain pour sortir ou rejoindre des amis quelque part...
La seule chose qui me manque : l'aperitivo. C'est quand meme quelque chose, ce rituel sur les places animées du centre historique de Rome, où chacun se retrouve à la sortie du bureau pour siroter un verre de vin à la lueur des fontaines éclairées.
Publié par sylviette à 18:24:48 dans Chronique de la dolce vita | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai pas disparu de la circulation. C'est juste que je n'ai plus internet à la maison et que je ne m'autorise que 10 minutes d'internet par jour, dans les cyber cafés, pour lire mes mails.
Et puis mine de rien je bosse comme une dingue, je ne suis jamais chez moi avant 23h30, du lundi au dimanche.
Une bonne chose qui, normalement, me permettra de résoudre mes problèmes d'argent. Avec ces histoires de dentiste, de changement d'appart et de caution, je me retrouve débiteuse de trois personnes, dont une en France... Et pas sur des petites sommes !
Bah, ce sont des amis et je me suis promis de les rembourser avant la fin de l'année. Une chose est certaine : Noel 2005, ça promet.
Publié par sylviette à 12:48:32 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (1) | Permaliens
Vous avez commenté (parfois)