Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Partie

Les niouzes d'une expatriée à Rome

La triste réflexion du jour | 31 août 2005


Au regard de ma journée de boulot, je me dis que le monde du travail est parfois injuste et vicieux.

Ce n'est qu'un boulot de serveuse, mais finalement, ça reflète pas mal de choses sur les rapports chef/employé en général. 



Petit résumé : cette semaine j'ai repris du service, cette fois-ci avec un autre responsable. Ils sont trois associés, et celui avec lequel je bosse généralement est encore en vacances. J'ai pas mal de choses à lui reprocher, notamment sa froideur et sa distance avec moi (voir post du 1er juillet). Or d'un point de vue strictement professionnel, il est carré, correct, ce que j'apprécie beaucoup. Celui avec qui je travaille en ce moment, par contre, ce n'est pas du tout ça. Et en management c'est zéro. En gros, je bosse comme une chienne, sans pause, je gère aussi bien la salle que le bar (ce qui, je vous assure, demande une certaine habileté), je forme le nouveau cuistot, je réceptionne les commandes de bouffe et je signe les récépissés, je réponds au téléphone et fais le secrétariat du resto, je tiens la caisse, etc. Bref, je"porte" le resto pendant que le chef fume sa clope sur le trottoir d'en face, va faire du shopping dans la rue d'à côté ou bouffe dans son propre resto avec ses potes (qui viennent se faire rincer) sans en foutre une pour m'aider. En somme, il se comporte comme un client, ce qui selon moi n'est pas très pro.



J'en suis arrivée à la triste conclusion que plus on se défonce au travail, on essaie d'être à la hauteur d'une mission, on gagne la confiance de ses supérieurs, plus les gens en profitent comme des rapaces.

Si j'étais lente, gauche, moins dynamique, bref, moins efficace, je serais certainement plus respectée. Non pas qu'on me manque de respect d'un point de vue relationnel, mais disons qu'on se fout bien de ma gueule en me faisant faire un boulot de gérante tout en me considérant comme une simple serveuse payée au lance-pierre.



Après cette sublime réflexion, et après m'être bien énervée toute seule, je pense que je verrais différemment mes prochaines expériences à Rome. Ou alors en cas de débordement j'ouvrirai ma bouche, ça changera.


Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 20:50:30 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (4) |

Au fait le boulot ? | 31 août 2005


Je n'ai reçu que très peu de réponses des candidatures spontanées que j'ai envoyées la semaine dernière. Et bien sûr elles sont négatives.


Je sais que ce n'est pas encore tout à fait la reprise, que beaucoup de boîtes sont encore en congés. N'empêche, j'ai comme un mauvais présentiment. Déjà que je ne me faisais pas d'illusions, là c'est carrément du pessimisme !



Ceci dit, j'ai une piste qui n'a rien à voir avec mes candidatures. Je devrais en savoir plus courant septembre, pour un démarrage en octobre. En gros, ce serait une activité à plein temps, sous contrat, payé à peu près correctement, et j'apprendrais un tas de chose. J'en parlerais quand j'aurais un peu plus de certitudes. Non pas que je veuille créer du suspense (je n'ai pas cette prétention !), mais je préfère être sûre avant de sortir le champagne. A suivre, donc. 

Publié par sylviette à 10:15:20 dans Quelle galérienne quand même ! | Commentaires (3) |

Rome sous les eaux ? | 28 août 2005

La semaine a été ensoleillée. J'aurais pu aller à la plage, mais à chaque fois j'avais quelque chose à faire qui m'en empêchait.

Hier j'ai décidé d'y remédier, et je me suis enfin bougée. Sans regrets ! Quel plaisir d'aller à la mer toute seule, avec pour unique ami un livre ou une bande dessinée !



J'ai bien fait, parce qu'aujourd'hui le ciel est gris. J'ai entendu dire aux infos que les intempéries qui ravagent le nord de l'Italie sont en train de descendre sur le centre et le sud. Les images sont impressionantes : des villes inondées, des gens dans l'eau jusqu'aux cuisses...

Si ça descend jusqu'ici, ça risque d'être terrible. Les rues de Rome sont tellement bosselées, incurvées, déformées, abîmées, qu'elles sont souvent le théâtre de belles mares. 



Aller, n'y pense pas. Par contre il faut que tu retrouves ton parapluie.

Publié par sylviette à 14:10:48 dans Ce qui se passe dans ma tête | Commentaires (8) |

Face de nem ! | 26 août 2005


Hier soir, j'ai travaillé au resto jusqu'à 2 heures du mat'. Je remplaçais une nana du soir, moi qui ne bosse d'habitude que le midi. Disons qu'en ce moment le resto est fermé le midi, que pour moi c'est "ceinture", et que toute occasion est bonne à prendre pour grapiller quelques euros. Même si ça me gonfle un peu.



Bref, je fais mon boulot machinalement, jusqu'au moment où quatre nanas, quatre bombes, déboulent dans le resto. Je leur demande si elles veulent s'installer en terrasse ou à l'intérieur, et paf elles me sortent, très fières, qu'elles travaillent là. Super, comment aurais-je pu le savoir ?... Mais elles ne sont pas arrogantes pour autant, on dirait simplement les Destiny's child en partance pour donner à un concert aux MTV Awards. L'une d'elles est visiblement japonaise. Je sais reconnaître qui vient d'où dans la jungle des nationalités asiatiques (d'ailleurs ça calme toujours tout le monde lorsque je reconnais un Cambodgien d'un Vietnamien et un Coréen d'un Japonais). Elle me regarde et me dit sans attendre dans un italien impeccable : "Toi, d'où viens-tu ?". Elle a l'air malicieux, au fond elle connaît parfaitement la réponse. Je ne suis pas dupe, alors je lui répond : 

- Je sais que tu le sais. Je suis moitié française, moitié chinoise.

- Sans blague ! répond-t-elle en souriant.



Et là commence une discussion comme si on se connaissait depuis dix ans. Elle me dit qu'elle est mi allemande, mi japonaise (j'avais vu juste !) de nationalité italienne. Elle s'étonne que je me sois aperçue de ses origines sans hésiter, alors qu'en général personne ne parvient à deviner. Je me dis alors que c'est extraordinaire, les asiatiques se reconnaissent tout de suite et sont irrésistiblement attirés l'un vers l'autre, comme guidés par une force naturelle liée à l'ethnicité et à la fraternité. Je saurais reconnaître instinctivement quelqu'un qui a seulement deux gouttes de sang asiatique dans les veines, même si, au regard des autres, cette personne semble parfaitement occidentale.



La barmaid nous examine, longuement, et déclare que finalement c'est moi qui ai l'air le plus asiatique des deux. Je m'offusque, car je ne trouve pas que ce soit le cas, et on part dans un délire lié aux yeux bridés, aux cheveux noirs et raides, ainsi qu'aux morphologies d'asiatiques. Au moment de partir, la japonaise est venu me saluer, puis on s'est fait la bise comme des soeurs.



C'est ce genre de rencontre, brève et inattendue, qui rend ma vie à Rome si passionnante. Ma vie tout court en fait.

Publié par sylviette à 12:03:06 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (2) |

La fête reprend | 24 août 2005


Hier soir, je suis sortie dans le centre historique avec Elodie et deux de ses amies françaises. Je me suis rendue compte que ça faisait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds...  Même pas à mon retour de Paris ! J'ai eu l'esprit tellement occupé par mes recherches d'emploi, mes questionss financières ou autres, que j'en ai oublié de savourer Rome... Cette promenade tombait donc à point pour me sortir la tête de l'eau.


Après le cataclysme du 15 août, date à laquelle les trois quarts des habitants s'en vont en vacances et laissent une ville complètement abandonnée, j'ai eu plaisir à retrouver un peu de monde sur les places romaines. Et pas que des touristes ! Je reconnais que ces derniers mois j'avais tendance à fuire la foule, à me réfugier dans les zones plus confidentielles.



Mais cette fois-ci, le campo dei fiori... Quel bonheur...

Je me dis que, parfois, il ne faut vraiment pas grand chose pour être bien.



Photo de Sylviette

Publié par sylviette à 12:18:34 dans Ce que j'ai vu et qui tue | Commentaires (5) |

1| 2| 3| >>

Tous les derniers titres