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Ce ne serait pas la première fois mais il faut que je m’insurge au sujet de l’utilisation
erronée de trois mots dont certains journalistes (sportifs en particulier!) font
preuve dans leurs articles.
Jubilé
On écrit beaucoup de choses actuellement sur la reine d’Angleterre qui fête
ses 60 ans de règne. Elle est désormais le second souverain en longévité
sur le trône britannique, avant Georges III (1760-1820) mais encore derrière
sa petite-fille Victoria, qui régna de 1837 à 1901 (64 ans). Cela dit, l’anniversaire
que l’on va fêter à Londres n’est pas un jubilé. Ce terme ne s’applique
qu’à une commémoration de 50 ans et ses multiples.
Prestation
«Roger Federer a fait une bonne prestation en remportant le tournoi de Madrid ».
Ce terme de prestation, utilisé à tort et à travers dans le langage des sports
est une hérésie, malheureusement en plein développement. On devrait le
remplacer par «performance», ou utiliser
une autre formule…
Canonique
Censé illustrer un grand âge, le terme «canonique» représente en fait
l’âge de… 40 ans, celui imposé aux servantes des ecclésiastiques.
Né le 6 mai 1972, Martin Brodeur, le gardien mythique des New Jersey Devils
qui disputent actuellement la Coupe Stanley, le plus prestigieux trophée de hockey
sur glace au monde, a donc atteint un âge canonique. Ce qui ne l’a pas empêché
de perdre, la nuit dernière, l’acte I de la prestigieuse finale.
C’est donc les Los Angeles King qui mènent la série par 1-0.
Prochain match samedi à Newark…
Bonne journée dans les rédactions…
Publié par chrischlatter à 10:36:35 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
La vie nocturne a bien changé à Lausanne. Au début des années septante,
lorsque nous sortions d’un établissement public, vers 1 h. du matin, un agent
de police en civil suffisait pour étouffer le bruit de nos conversations, forcément
amplifié par l’abus d’alcool.
Il arrivait parfois que le flic de service pénètre dans l’établissement pour
appeler quelques collègues en renfort mais c’était rare…
Aujourd’hui, les forces de l’ordre doivent s’équiper comme à la guerre et les jeunes,
sortis bourrés des établissements nocturnes les bombardent de bouteilles, verres ou autres
projectiles dangereux. Une simple remarque se transforme en émeute et il faut s’attendre
à ce que ces dérives augmentent, en nombre et en intensité.
Les mesures à prendre sont quasiment vouées à l’échec. Pour avoir vu récemment
quatre jeunes se saouler préventivement à la vodka-orange dans un parking
de Chauderon, avant d’entrer en boite, je pense que l’interdiction de vente d’alcool
dès le début de soirée sera inutile. La fermeture prématurée des «dancings»
sera également sans effet et provoquera, au contraire, une augmentation
de la mauvaise humeur juvénile, source de heurts avec les forces de l’ordre.
L’augmentation des services de sécurité, capables d’interdire l’entrée à des individus
suspects ne fera qu’attiser la haine et les affrontements, qui auront dès lors lieu au
début de la soirée et non plus à sa fin…
Il est vraiment dommage que Lausanne, après être devenue une plaque tournante
de la drogue par la faute des autorités politiques frileuses, se transforme en champ
de bataille pour brutes avinées. Car même la mort d’un jeune homme, tombé d’un
balcon il y a quelques mois à Bel-Air, ne peut dissuader les bagarreurs, les provocateurs,
bref… les destructeurs de la vie lausannois, d’ordinaire si agréable au bord du Léman…
Publié par chrischlatter à 09:40:47 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
Le pique-nique du week-end est un vrai plaisir sur les plages du Léman. J’apprécie particulièrement
«Moratel» (Cully) et «le Coulet» (Saint-Prex). Sur les deux espaces, les feux,
broches ou grills sont interdits. Si la réglementation est respectée dans le
Lavaux, on ne peut pas en dire autant de La Côte, où 9 clients sur 10 amènent
le matériel proscrit! Il s’agit à 75% de visiteurs étrangers qui ne lisent
évidemment pas le panneau, planté à l’entrée du lieu, et qui indique très
clairement l’interdiction des «feux ouverts, broches, grills, sur la pelouse et
aux alentours de la fontaine…». Dimanche dernier, il y avait même un sympathique
automobiliste qui avait parqué son véhicule (une vieille BMW cacochime) sur les places
réservées aux deux roues!
Le plus gênant, c’est lorsque vous êtes installés à l’ombre d’un arbre pour manger vos sandwiches et
qu’une famille portugaise de douze personnes surgit de nulle part et vient
planter un grill à merguez à deux mètres de votre transat. Bien entendu sans
demander si cela vous dérange…
On ne s’étonne donc plus que les initiatives UDC prennent l’ascenseur et on regrette de devoir
s’exiler en forêt, pour être certains (ou presque) que les lois seront
respectées!
Quant aux contrôles des services de police, ils sont bien entendu inexistants les dimanches et
jours fériés… Et la voirie a du boulot plein les bras, en début de semaine, car l’état
dans lequel les usagers laissent les lieux est triste à voir.
Publié par chrischlatter à 09:00:54 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
A Lausanne, les
projets fous ne manquent pas. La fermeture du centre à toute circulation (dans
quelques mois) va sans aucun doute provoquer de gros déboires, surtout lorsque
vous vous rendrez chez le dentiste et que vous serez en retard… Mais on ne peut
pas dire que les décideurs de la capitale vaudoise manquent d’audace.
Paradoxalement, les
projets à court terme, ourdis du côté du FC Lausanne-Sport et de son avenir en
Super League, prennent, eux, une dimension restreinte qui fait sourire. En
effet, comment imaginer l’engagement d’un nouvel entraîneur (l’excellent
Laurent Roussey) pour une seule et unique saison, alors que les dirigeants du
club lausannois ne cessent de nous présenter un projet à long terme?
La prudence, dans
la signature du petit contrat avec le Stéphanois, prend une dimension bien
vaudoise donc peu audacieuse. En clair, si l’équipe se renforce convenablement,
ce dont on peut douter en regard de la maigreur des finances, Laurent Roussey
pourra signer un «avenant» à son contrat, pour étendre sa collaboration. Si ce
n’est pas le cas et que le LS est bon dernier en décembre, le Français pourra
annoncer d’avance son départ et il faudra tout recommencer, probablement en
Challenge League. Car le double miracle, lié à la faillite de Neuchâtel-Xamax
et la punition infligée au FC Sion, ne se reproduira sans doute pas la saison
prochaine. Résultat: je doute que les sponsors et autres mécènes se bousculent
au guichet du caissier et l’avenir du LS donc reste toujours aussi frêle.
Prions.
Publié par chrischlatter à 10:08:00 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
Pierre…
Vous imaginiez être débarrassé de Pierre Bellemare, l’un des pionniers
de la TV dans les années 50 ? Que nenni ! A 82 ans, l’indestructible
présentateur sévit toujours. Et si on ne le voit que rarement sur les chaînes
de pointe (TF1, A2, Canal, etc.), le valeureux octogénaire a trouvé moyen de se
replacer sur d’autres chaînes privées. Dont il est peut-être d’ailleurs actionnaire
voire propriétaire. Car Pierrot, au fil des ans, a amassé une fortune avec son
style BCBG inoxydable. Après «Vous êtes formidables» et la «Tête et les Jambes»,
dont on délecta mon enfance dans les années 50, Monsieur Bellemare entama une
carrière qui allait voler de succès en succès et ce n’est pas fini.
Johnny…
Lorsque Pierre entra dans le monde médias, Jean-Philippe Smet avait 5 ans.
Et si vous imaginiez AUSSI être débarrassé de celui qui devint, à la fin
des années 50, Johnny Hallyday, vous vous êtes à nouveau fourvoyés!
Le rocker préféré des Français (et de certains
Suisses romands de Genève à Payerne ou Suisses allemands du côté de Gstaad),
vient d’entamer sa nouvelle tournée, déguisée en cirque.
Cela dit, je m’interroge tout de même un brin au sujet de ce spectacle garanti gigantesque...
Car s’il faut quelques
heures pour vendre un concert d’AC/DC, Paul McCartney ou Madonna, la publicité
pour le spectacle de «Jojo» à Genève (dans 8 jours) occupe toujours et encore des
pages entières dans les «canards» du coin, et ceci depuis des mois.
Le spectateur romand serait-il las?
Publié par chrischlatter à 10:16:35 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
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