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<< Mort aux grillades! | Combat perdu d'avance... | Mauvais français... >>
La vie nocturne a bien changé à Lausanne. Au début des années septante,
lorsque nous sortions d’un établissement public, vers 1 h. du matin, un agent
de police en civil suffisait pour étouffer le bruit de nos conversations, forcément
amplifié par l’abus d’alcool.
Il arrivait parfois que le flic de service pénètre dans l’établissement pour
appeler quelques collègues en renfort mais c’était rare…
Aujourd’hui, les forces de l’ordre doivent s’équiper comme à la guerre et les jeunes,
sortis bourrés des établissements nocturnes les bombardent de bouteilles, verres ou autres
projectiles dangereux. Une simple remarque se transforme en émeute et il faut s’attendre
à ce que ces dérives augmentent, en nombre et en intensité.
Les mesures à prendre sont quasiment vouées à l’échec. Pour avoir vu récemment
quatre jeunes se saouler préventivement à la vodka-orange dans un parking
de Chauderon, avant d’entrer en boite, je pense que l’interdiction de vente d’alcool
dès le début de soirée sera inutile. La fermeture prématurée des «dancings»
sera également sans effet et provoquera, au contraire, une augmentation
de la mauvaise humeur juvénile, source de heurts avec les forces de l’ordre.
L’augmentation des services de sécurité, capables d’interdire l’entrée à des individus
suspects ne fera qu’attiser la haine et les affrontements, qui auront dès lors lieu au
début de la soirée et non plus à sa fin…
Il est vraiment dommage que Lausanne, après être devenue une plaque tournante
de la drogue par la faute des autorités politiques frileuses, se transforme en champ
de bataille pour brutes avinées. Car même la mort d’un jeune homme, tombé d’un
balcon il y a quelques mois à Bel-Air, ne peut dissuader les bagarreurs, les provocateurs,
bref… les destructeurs de la vie lausannois, d’ordinaire si agréable au bord du Léman…
Publié par chrischlatter à 09:40:47 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
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