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Christian Schlatter

Journaliste à la retraite, batteur de rock

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Ernesto... un coup d'pouce! | 30 avril 2012

Je n’ai pas toujours été d’accord avec sa manière de s’intégrer au
groupe Edipresse, lorsque celui-ci lui confia la rédaction en chef du « Matin ».
C’était en 2002… Peter Rothenbühler a commis pas mal d’erreur dans la conduite
de cette rédaction. Peut-être a-t-il aussi été la victime d’une politique
d’entreprise qui nécessita des remerciements, parfais scabreux, entre 2007 et
2010. Aujourd’hui, il a pris du recul et donne son avis au travers de billets
paraissant le samedi et le dimanche. Parfois crispant, surtout pour ceux qui le
connaissent, dans ses prises de positions, il lui arrive parfois de présenter
un point de vue qui doit lui rappeler quelque chose: le licenciement de
collaborateurs…  

C’est ce qu’il a fait dans l’édition de dernier Matin-Dimanche (29
avril), en adressant un message clairement hostile à Ernesto Bertarelli, l’ex-propriétaire
de Serono, effondré par le licenciement de 1300 collaborateurs de Merck-Serono,
entreprise en pleine phase de restructuration. Selon l’inénarrable Peter, le
vainqueur de la Coupe de l’America avec Alinghi, qui n’a pas vendu son patrimoine
familial sans entrevoir la future tempête, pourrait faire davantage que « regretter ».
En clair, il pourrait donner un coup de pouce aux travailleurs en difficulté.

Comparons…

Sans entrer dans le débat, je me suis amusé à faire un petit calcul.

Or donc, le bel Ernesto dispose, selon certaines sources, de 18
milliards de fortune. S’il offrait 20 000 francs à chaque futur licencié, cela
représenterait donc 26 millions. Cette somme peut paraître incroyable, non?
Elle ne représente toutefois que le 0,14 % des 18 milliards. A titre de comparaison, c’est
comme si, sur un salaire mensuel de 5000 francs, vous faisiez cadeau d’un
paquet de cigarette (ou d’une rose à frs 7.-) à votre épouse.

Allez, Ernesto… fait un vrai et bon geste de héros!

 

Publié par chrischlatter à 09:51:36 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Jeux de mots laids | 27 avril 2012

Hier, lorsque j’ai été informé de la victoire d’étape du Français
Jonathan Hivert au Tour d Romandie, je me suis réjoui de lire la presse
sportive du lendemain afin de découvrir qui allait exploiter le patronyme du
cycliste pour en faire un jeu de mot. C’est le Matin (encore lui) qui a gagné
avec «C’est le printemps pour Hivert»

Depuis plusieurs années, c’est la mode: calembours (bons), contre-pétries
et autres masturbations intellectuelles font partie d’une espèce de compétition
entre journalistes.

A tel point qu’il m’en revenue quelques unes qu’il a fallu par ailleurs
interdire pour ne pas être ridicule. L’exemple le plus représentatif de cette
maladie s’est écrit à l’époque où Jakub Hlasek figurait dans le top ten du
tennis mondial. A cette occasion, un (ou plusieurs) reporters me manquèrent pas
de titrer «Il est ravi Jakub» à chaque bon résultat du Tchéco-Suisse. On a donc
sévit… Mais il y en a eu d’autres: «Que voulez-vous que Ryf y fit?»,
s’interrogea plusieurs fois un confrère au sujet d’un joueur du Lausanne-Sports.
Sans oublier cette manière originale de saluer la victoire en Grand Chalem d’une
championne espagnole: «Sanchez est restée debout». «Les Valaisans gagnent à la
raclette» était d’un genre un peu plus régional, tout comme «Les
Gruériens font le trou» ou «Les dirigeants avaient le choix dans la date», une
contre-pétrie à la finesse haut de gamme…

Mais la palme de ce que j’ai vu passer sous mes yeux, en soirée à la
rédaction, restera ce titre magistral relatant la défaite des footballeurs
belges sur le Mexique, pays organisateur du Mondial 1986: «Aztèques-Frites 2-1».
Il a fallu deux heures de discussions houleuses pour que le réd’en chef accepte
la publication de cette titraille…

Publié par chrischlatter à 09:38:21 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Rockstalgy se hâte… lentement! | 26 avril 2012

Faire vivre un groupe de rock n’est pas simple. Surtout dans la
catégorie amateur! Depuis bientôt quatre ans, je tente de construire un projet
de spectacle de rock instrumental, «Mental Instru», articulé autour des
mélodies les plus célèbres des années 60/70/80. Mais avec un son actuel, un
brin provocateur et capable de réveiller ces «tubes» du passé par un relookage
du présent et une perspective de futur. «Rockstalgy», groupe fondé au début
1985, entreprend un des plus difficiles «challenge» de son histoire.
Pourquoi ?

Parce que la disponibilité et la motivation de chacun n’est pas très
régulière. Aucun intérêt financier ne fait avancer le projet et celui-ci
traîne, de semaine en semaine. Avec de temps à autre un électrochoc, occasion
d’un concert magique. Ce qui fut le cas ces derniers temps, au MAD de Lausanne
(1er mars) et à Anzère (14 avril), où Paul McBonvin et Bernie
Constantin, les stars locales, ont rejoint Rockstalgy sur scène.

Actuellement, le groupe travaille sur la deuxième partie d’un CD
instrumental mais aussi sur la réalisation d’un disque pour le septantième
anniversaire de Julien «Lucifer» Favre,
qui fut l’un des pionniers du rock en Suisse romande à l’orée des sixties.

Pour ne rien arranger, sans que l’on sache vraiment pourquoi, le site
internet de Rockstalgy est laissé à l’abandon par son webmaster. Cela n’empêche
pas le groupe de se hâter, hélas avec une lenteur bien vaudoise, vers de
nouveau défis… Même avec une moyenne d’âge frisant celui de la retraite légale,
le rêve fait toujours vivre.

Keep and Rocking, comme on dit du côté de Memphis (Tennessee)…  

 

Pour savoir davantage:

rockstalgy.com

voxinox.ch (25 émissions «Chapelle sixties»)

 

Liste des titres de «Mental Instru»
(avec leurs auteurs originaux):
Intro/Caroline (Status Quo), Red River Rock (Johnny and the
Hurricanes), Crossfire (idem), Big Fit Mama (Status Quo), Stalactite (les
Aiglons), Wipe Out (The Surfaris), Nivram (The Shadows), Panorama (les
Aiglons), Green Onions (Booker T. and the MGM), Misirlou (The Vipers), Midnight
(The Shadows), Hôtel California (The Eagles), Black Magic Woman (Carlos Santana),
Walk right in (Duane Eddy), Apache (The Shadows) Peter Gunn (Duane Eddy), Walk
dont run (The Ventures), Telstar (The Tornados), Shadoogie (The Shadows), Pop
Corn (First Moog Quartet), Raunchy (Billy Justis), Smoke on the Water (Deep
Purple)…

 

Publié par chrischlatter à 10:25:40 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Lausanne, capitale du sport? | 25 avril 2012

Devant les caméras de la RTS sportive et du Tour de Romandie, MM. Iseli
et Schaub, tous deux personnages importants de la direction sportive de
Lausanne, se gargarisent des réussites sportives de leur ville. Championnats
mondiaux par-ci, Gymnastrada par-là. Ils n’oublient heureusement pas de
préciser qu’en matière de construction pour le sport, la capitale vaudoise n’a
plus rien réalisé depuis bientôt trente ans, avec la patinoire de Malley, un
peu mal fagotée et située sur la commune de… Prilly.

«Capitale olympique», siège du CIO, Lausanne accueille il est vrai
beaucoup d’évènements qui embarrasse un trafic routier déjà très perturbé (et
ce n’est pas fini!). Mais on rigole très fort lorsque ces Messieurs bombent le
torse, en pensant à la pauvreté des clubs évoluant parmi l’élite. A l’exception
du Lausanne-Sports, section aviron, qui fait paraît-il autorité au niveau
national, le hockey sur glace, le foot et le basket, sports populaires en
Suisse, sont parents pauvres entre Ouchy et Sauvabelin. Et suscitent beaucoup
de moqueries dans tout le pays. Incapables de se trouver des appuis solides et
durables, LHC et LS sont deux clubs dont on se demande vraiment s’ils
parviendront un jour à donner à Lausanne un vrai visage de haut-lieu du sport.

Dans un proche avenir, le sport à Lausanne, ce sera surtout de trouver
un moyen de circuler, à pied comme en voiture...

 

Publié par chrischlatter à 10:08:00 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Après DSK et B,, voici H... | 24 avril 2012

Il y a des gens dont on ne devrait jamais parler et oublier les
turpitudes. Ou les relater bièvement avec trois lignes sans photo. Dans deux
précédents billets, j’avais évoqué ma lassitude à voir le Français DSK et le
Norvégien B. étaler leurs tristes exploits à la «une» des journaux.

Je vais y ajouter un nouvel élément: le Neuchâtelois Frédéric H. Ce type
a de quoi se faire haïr par une large frange de la population. Il a triché,
menti, ébréché des vies. Ancien flic plein d’arrogance, combinards patenté, il
défie maintenant la justice, tout en ayant l’aplomb d’ouvrir une étude…
d’avocat. Avec la réputation qu’il s’est fait, je ne vois pas très bien qui se
risquerait à avoir recours à ses services. D’autant plus que ses études de
droit ont dû être bâclées, entre l’école de police et ses activités douteuses de
politicien corrompu. Et sachant corrompre!

Entre deux ou trois procès où il est du côté prévenu, peut-être trouvera-t-il
une clientèle dans les milieux maffieux ou comme
conseiller en dérapages médiatiques. Mais pour cela, il n'a pas besoin d'avoir
pignon sur rue. En ce qui me concerne, j’aimerais
beaucoup ne plus voir sa figure de provocateur à chaque fois que j’ouvre un
journal…

Croyez-vous que ce soit possible?

 

Publié par chrischlatter à 11:31:24 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

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