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Christian Schlatter

Journaliste à la retraite, batteur de rock

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Bonne année! | 31 décembre 2011

Lorsque j’ai ouvert ce blog, je pensais de m’adresser qu’à… moi-même.
Une sorte de footing personnel pour entretenir la forme épistolaire. Après deux
mois, je suis étonné de constater avoir été lu plus de 1300 fois. Un ami,
moqueur, m’a confié avoir vu sur ce blog des filles dénudées, parfois dans des
positions que la morale devrait réprouver.

Je lui ai répondu qu’après avoir travaillé comme journaliste pendant 30
ans pour un quotidien romand publiant chaque jour 3 ou 4 pages d’annonces pour
faire travailler les prostituées de tous poils (sic) dans la région, cela ne me
faisait ni chaud ni froid!

Aujourd’hui, dernier jour de l’année, j’ai souscris à une tradition:
regarder la finale de la Coupe Spengler à midi. Le HC Davos, champion de Suisse
2011 au printemps dernier, a gagné contre Riga (Lettonie), un club de KHL et je
suis bien content que ce trophée reste en Suisse au lieu d’aller se balader
dans les steppes de l’Est européen. Cette compétition a été crée en 1923 par
Carl Spengler (1860-1935), docteur en médecine. La première édition avait été
remportée par des Anglais (Oxford University UIHC) et Davos dut attendre
deux ans pour s’imposer sur sa patinoire.

Les deux sujets n’ont rien à voir ensemble mais me permettent de souhaiter à tous---

un joyeux Réveillon et une bonne Année 2012!

Publié par chrischlatter à 15:02:53 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Chapeau!... | 29 décembre 2011

«Nous devons absolument garder nos archives. C’est nos histoires, c’est
notre Histoire». Pascal Corminboeuf, conseiller d’Etat fribourgeois et
agriculteur, invité de l’émission Infrarouge (TV romande) du 28 décembre,
consacrée au film sur la «saga» de la famille Perrochon, émigrée depuis 35 ans
au Québec, parle avec émotion et il a parfaitement raison. On a tendance à
oublier notre passé et c’est certainement une garantie de ne plus avoir d’avenir!

Ce reportage courageux et tenace, effectué durant ces quatre décenies
par Jean-Claude Chanel et Jean-Philippe Rapp, avait en effet débuté en 1976,
lorsque Claude Perrochon, son épouse et ses enfants, partirent au Canada pour
reprendre une ferme. C’était un rêve que le père caressait depuis longtemps car
son exploitation, située à Cheseaux, aux portes de Lausanne, au carrefour de
deux routes situées au sud du village, ne pouvait plus être agrandie. Le
bâtiment a d’ailleurs été transformé et abrite maintenant un
hôtel-restaurant-pub.

En 1976, je me rappelle parfaitement de l’écho médiatique (et admiratif)
que ce départ avait provoqué. J’étais journaliste de sport, spécialisé dans le
hockey sur glace, à la «Semaine Sportive», bihebdomadaire genevois. Au moment
où les Perrochon entamaient leur exode, j’avais reçu des offres pour m’expatrier
aussi et m’occuper de presse et de hockey sur glace à Montréal. Autant dire un
voyage au paradis… du hockey.

Mon exode à moi aurait donc certainement été bien moins difficile que
celui d’un agriculteur vaudois. Mais la pression familiale, la peur du
«heimweh», ma fonction de commandant d’unité dans l’armée, une certaine peur de
découvrir un monde plus dur… me dissuada de faire ce pas de géant à travers l’Atlantique.
Je ne le regrette pas, mais c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert le
formidable reportage, long de 35 années, relatant les aventures de cette
famille vaudoise, dont le courageux patriarche est mort en 2007, après avoir
réalisé son rêve et transmis le flambeau à ses enfants devenus de vrais
canadiens.

Chapeau…

Seule question que j’aimerais poser à cette valeureuse famille: leur
ferme est située à une trentaine de kilomètres de Montréal. Ont-ils été, comme
tout bon Québecois, voir des matches du «Canadien», le plus prestigieux club de
hockey du monde? Si c’est le cas, ils n’ont rien perdu au change. Car du côté
du Lausanne-Hockey-Club… c’est toujours un peu triste!

 

Publié par chrischlatter à 17:41:07 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Rêve de glace | 27 décembre 2011

Mon ex-collègue et ami Jean-Claude Schertenleib publie ce matin dans le «Matin»
la longue description d’un homme dont le graal constitue à monter des affaires
sportives du côté de la Haute-Argovie. A Huttwil. L’individu, vexé parce que la
Ligue Suisse lui a fait une vacherie en refusant son club de hockey en Ligue
Nationale (printemps 2011) s’est mis en tête de monter une équipe de
professionnels suisses (les «Helvetics») et de participer à la KHL, la ligue
russe concurrente de la NHL nord-américaine. Vaste programme!

Cette quête m’en rappelle une autre: celle entreprise en 1973 par quelques
promoteurs nord-américains. A cette époque la NHL comptait une quinzaine
d’équipes et plusieurs franchises dissidentes avaient voulu monter une «Ligue
Mondiale de hockey» (WHA), dont faisaient partie, entre autres: les Québec
Nordiques, les Houstos Aeros, les Winnipeg Jets, les Minnesota Flying Saints,
etc. Douze franchises en tout. Un représentant des promoteurs était forcément
venu prospecter en Europe, pour former une ligue européenne et convaincre des
dirigeants de clubs parisiens, madrilènes, berlinois, londoniens. Il vint aussi
en Suisse pour présenter son projet à Berne, Zurich et à Genève, là où il y
avait des patinoires à grosses capacités. C’est ainsi que le CP Berne, Genève-Servette
et le CP Zurich faillirent quitter la Ligue Suisse pour une aventure européenne
voire mondiale.

Mais l’affaire capota, débouchant sur un agrandissement spectaculaire de
la NHL, qui compte aujourd’hui trente formations. Pour la petite histoire, on
se rappellera que les «Nordiques» de Québec, coincés dans des soucis financiers
insolubles, devinrent l’«Avalanche» du Colorado (Denver), qui remporta deux
fois la Coupe Stanley (1996 et 2001), avec le Fribourgeois David Aebischer
comme gardien remplaçant du mythique portier montréalais Patrick Roy.

Bonne chance donc à M. Markus Boesiger dans son rêve de liberté sur
glace. En espérant qu’il ne devienne pas, comme d’autres avant lui, un Don
Quichotte de plus dans le monde du sport…

 

Publié par chrischlatter à 10:44:42 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Le Rouge et le Bleu | 20 décembre 2011

Nous avons tous un club de foot étranger dans notre cœur. Pour tout dire
et ne rien cacher, je suis un supporter de Manchester United. Cet amour des
«Reds», je l’ai conçu en 1958, lorsque j’ai vu mon père fondre en sanglots lorsqu’il
apprit l’accident d’avion du club anglais, au décollage de Munich. C’était le 6
février et le bilan était lourd: huit joueurs tués et une flopée de miraculés,
parmi lesquels Matt Busby (deux mois d’hôpital), qui fut entraîneur de 1945 à
1969 et Bobby Charlton, l’âme du club.

Au fil des années, ManU s’est refait une santé, pour (re)devenir un
grand d’Europe. Plusieurs grandes cités européennes sont riches de multiples
grands clubs de football, mais l’arrivée au sommet de Manchester City, le club
cher aux frères Gallagher (Oasis) m’agace. D’abord parce qu’il s’est fait grâce
à un «énaurme» coup de pouce de milliardaires étrangers. L’histoire des «Citizen»
est pourtant garnie de deux titres de champion d’Angleterre et de 5 Coupes, la
dernière remportée en 2011 contre Stoke City. Mais leur actualité fleure bon le
sable chaud du désert. En 2008, Manchester City était aux mains de Thaksin
Shinawatra (ancien 1er ministre thaïlandais), qui vendit l’affaire à
Mansour bin Zayed Al Nahyan (Abu Dhabi) et le président du club devint Khaldoon
Al Mubarak.

Du côté d’Old Trafford, l’affaire est en mains américaines (la famille Glazer,
Malcolm propriétaire et le duo Avral/Joel à la présidence), l’entraîneur
écossais (Ferguson depuis 1986). Charlton est toujours le meilleur buteur (249)
et l’Irlandais Giggs (encore en activité) compte près de 900 matches avec les
«Reds». Quelques légendes ont foulé la pelouse d’Old Trafford (Best, Cantona, Law,
Beckham, Robson, etc.). Non… décidemment, je préfère United et ses 19
championnats, ses 11 Coupes, ses 4 Coupe de la Ligue, ses 5 coupes européennes
et ses 2 titres mondiaux.

Come on your Reds…

Publié par chrischlatter à 16:30:31 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

Keith a 68 balais… | 18 décembre 2011

Ce matin, j’ai fait une découverte incroyable en lisant «Life», le
bouquin dans lequel Keith Richards a écrit ses mémoires. Décrivant longuement
sa jeunesse à Dartford, à l’est de Londres, le guitariste des Rolling Stones
révèle (avec un certain humour) sa déception de ne pas être convoqué à l’armée,
la conscription ayant été abolie chez les Anglais en 1960. Alors que les
rockers débutants, en France, Belgique et même en Suisse, craignaient comme la
peste l'appel sous les drapeaux, le musicien british, ancien scout, affirme:

«Quelle bande d’enfoirés (…) Le service çà vous change un homme(…)
Si j’étais allé à l’armée, j’aurais été général (…) On n’allait pas me faire çà
et m’empêcher de me sortir de cette satanée mélasse (…)
OK, j’ai deux années devant moi pas dans l’armée, je vais
devenir bluesman (…)».

Il s'agit de morceaux choisis! Keith parlait ainsi d’une vie pas toujours drôle dans sa ville, bien endommagée par les bombardements. Adolescent
un brin rebelle, il noya donc son chagrin en se perfectionnant au jeu de la
guitare, puis rencontra un certain Mick Jagger, fan de Chuck Berry et John Lee
Hooker, pour devenir la rock-star que l’on connaît, au sein du plus grand
groupe de rock du monde. En France, à la même période, un certain Daniel Gérard
rongeait la sangle de son fusil: on l’avait privé de rock et de show business
pour l’expédier poser la garde quelque part dans le djebel algérien. La vie est
mal faite…

Pourquoi ais-je consacré ce billet au guitariste des Rolling Stones?

Parce qu’aujourd’hui 18 décembre, il fête ses 68 ans.

Bon anniversaire Keith!

 

 

 

Publié par chrischlatter à 10:25:53 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) |

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