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Sans être (et de
loin) un passionné de vélo, je m’intéresse néanmoins, depuis 50 ans, aux
péripéties de la Grande Boucle. Sans comprendre vraiment pourquoi le public fasse
de telles folies pour voir passer ces pédaleurs suspects de dopage. De plus,
les arrangements entre amis, du genre de celui qui vient permettre à Bradley
Wiggins de s’imposer à Paris alors que son équipier (son serviteur?) Chris
Froome paraissait plus fort, me laisse un goût de chiotte. La combine est en
effet apparue très clairement dans une des étapes de montagne dans les
Pyrénées, lorsque Froome, parfaitement capable de lâcher son leader pour
remporter l’étape, a été forcé d’attendre et de «tirer» Wiggins afin que le
maillot jaune parvienne à l’arrivée sans mal…
Le sport cycliste
est certainement la discipline la plus dure pour l’homme. Un hockeyeur peut se
reposer, un footballeur peut temporiser. Sur un court de tennis, on fait des
poses et, pour autant qu’on sache le faire, il est possible de forcer
l’adversaire au ralentissement. Quant aux athlètes, leur effort se mesure, se
prépare en fonction d’une intensité de courte durée.
Mais sur le vélo,
c’est des heures sans pause. A la merci d’une attaque de sprinter, d’une
défaillance, physique ou mécanique, le sportif n’a aucun de répit. Et c’est ce
qui explique sans doute la présence, dont on ne se débarrassera jamais, des
«dealers» de potions miracle, de produits masquant et de toute la pharmacie qui
suit les pelotons.
Publié par chrischlatter à 10:16:17 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
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