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<< Fatalité et sandwiches | Arbitres en uniforme... | Chasse aux crottes... >>
Lorsque j’ai suivi
mes premiers matches de Coupe du monde, à Lausanne en 1954, il y avait trois
arbitres. Par la suite, on ajouta un arbitre de banc. Sa mission principale
consiste à contrôler l’équipement des remplaçants et (surtout) à calmer les
entraîneurs incapables de tenir en place et vociférant sur le bord de touche.
Puis sont arrivés
les problèmes avec la ligne de but. A-t-elle été franchie ou pas ? Une
nouvelle source d’énervements et de conflits était née. Et si les dirigeants du
hockey sur glace ont partiellement réglé le problème en installant le système
de la vidéo, les hauts fonctionnaires du football mondial, eux, sont restés
inflexible: pas de çà chez nous!
Ils ont donc décidé
de mettre deux arbitres supplémentaires derrière chaque cage. Il y a donc désormais
six arbitres par match de foot lors de l’Euro 2012. Et après?
Car s’il est
relativement facile de recruter des arbitres supplémentaires pour les grandes
compétitions, cela semble beaucoup moins évident pour faire la police lors du
derby entre Tolochenaz et Goumoens-le-Jux.
L’Office de
recrutement des arbitres de football (ORAF) est donc en crise. Déjà très en
soucis pour garantir une relève de qualité pour les matches dits des «talus», l’organisme
va au devant d’un avenir sombre. Je propose donc de faire appel à l’Armée ou à
la Protection civile. Tout le monde sait que nos deux mamelles de la défense du
pays se cherchent des missions. En voilà une dont on ne pourra pas dire qu’elle
est inutile.
Publié par chrischlatter à 14:26:58 dans Christian Schlatter | Commentaires (0) | Permaliens
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