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¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤


 


L'art et l'appréciation de l'art sont des notions purement subjectives



 



 



 



 



 



 


 


Critiques de films de 2007 à 2010


Le Kaléidoscope 2 Lara 


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R.I.F (Recherches dans l'Intérêt des Familles) | 09 septembre 2011

Synopsis : Sur la route des vacances, la femme de Stéphane Monnereau, capitaine de police à la P.J. parisienne, disparaît. Les indices semblent indiquer qu’il n’est peut-être pas étranger à cette disparition. Pour éviter d’être placé en garde-à-vue, Stéphane prend la fuite avec son fils. Désormais il devra assumer seul sa double mission : se disculper aux yeux des enquêteurs et savoir ce qui est vraiment arrivé à sa femme.

De Franck Mancuso avec Yvan Attal, Pascal Elbé et Armelle Deutsch

Sortie le 31 août 2011

 

Un film signé Franck Mancuso (scénariste et réalisateur de l'excellent Contre-Enquête avec Jean Dujardin) avec Yvan Attal et Pascal Elbé, deux acteurs français de tout premier plan, avec toutefois une nette préférence pour le second que j'adore, j'y allais les yeux fermés ...

En toute confiance, je me suis calée au fond du fauteuil pour y rester scotchée jusqu'à la toute fin, malgré un léger bémol sur les cinq premières et cinq dernières minutes.

Ici, après une entrée en matière plus que surprenante (pas certaine qu'un flic puisse partir en vacances impunément après un tel acte !!) mais qui nous situe le héros en une scène d'introduction claquante, le suspense est ensuite omniprésent et la tension palpable tant l'intrigue repose sur un réalisme glaçant, tant la réalisation accentue l'intensité par des prises de vue hyper serrées, strictement cadrées, par des mouvements de caméra qui colle au plus près des acteurs, pour mieux nous happer et nous saisir à la gorge (quelques séquences de courses-poursuites caméra à l'épaule qui donnent le tournis).

Le décor un peu glauque et sinistre de la station d'essence paumée et délabrée renforce le sentiment d'oppression qui nous serre la poitrine et donne au film une atmosphère pesante et étouffante.

Et même si le scénario n'est pas très novateur et reprend un genre déjà traité auparavant, il recèle de très bonnes idées, toutes crédibles et tenant bien la route, sans fausse note ni incohérence, et s'agrémente qui plus est de dialogues incisifs et précis qui servent parfaitement l'histoire, de rebondissements judicieux et de scènes d'action bien menées.

Le film nous embarque dans une sorte de "Cluedo" avec plusieurs suspects potentiels, où sont disséminés ça et là des indices nous amenant à faire l'enquête en même temps que les protagonistes, ce qui est ici très habile de la part du cinéaste qui nous plonge dans une interactivité passionnante. On explore ainsi plusieurs pistes pour finalement se concentrer sur celle qui se dessine peu à peu comme étant la plus probable, même si tout n'est pas si prévisible que cela.

Le tout est surtout merveilleusement servi par un duo de comédiens inédit. Yvan Attal confirme là encore qu'il est un acteur de terrain, s'investissant à 100 % dans ses rôles, il est juste dans le moindre de ses gestes et attitudes. Pascal Elbé est méconnaissable sous sa casquette de gendarme, droit et intègre, incorruptible, imperturbable et scrupuleux, divisé entre ses scrupules déontologiques et ses sentiments d'homme. Accompagnés de la charmante Armelle Deutsch qui apporte la touche de féminité qu'il fallait pour adoucir le ton de ce thriller implacable, maîtrisé jusqu'au bout. Ou presque.

Car j'ai toutefois regretté une fin un peu bâclée et confuse, et l'on ne comprend pas très bien le dénouement, il faut faire un vrai effort pour raccrocher les wagons, ou alors est-ce un parti pris volontaire de Franck Mancuso pour laisser le spectateur conclure à sa façon l'issue de cette bouleversante histoire.

Le film amène surtout à réfléchir sur les chiffres hallucinants relatifs aux disparitions de personnes majeures (comment déterminer celles qui sont intentionnelles et celles qui ne le sont fatalement pas ...) (et les médias rapportent de plus en plus de cas désespérés et désespérants, il n'y en a pourtant pas plus ni moins qu'avant, on en parle juste davantage) qui ne se terminent malheureusement pas toujours bien.

Un triste état de fait qu'il est bon parfois d'évoquer et de mettre en exergue.

Un vraiment excellent polar sombre et rigoureux avec la "French Touch" qui va bien.

Publié par lara1340 à 21:00:52 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

COWBOYS ET ENVAHISSEURS | 09 septembre 2011

Synopsis : Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs...

De Jon Favreau avec Daniel Craig, Harrison Ford et Olivia Wilde

Sortie le 24 août 2011

 

Sur le papier, l'affiche et la bande annonce, le projet semblait prometteur et fort curieux. Mélanger deux styles aussi radicalement opposés et a priori difficiles à marier était ambitieux et carrément audacieux.

Hélas, quelle déception face à un film en permanent décalage, déséquilibré, sans vrai rythme ni dynamisme.

On sent toutefois que le réalisateur a mis un point d'honneur à soigner toute la partie "western" qui méritait certes qu'on y accorde toute l'attention nécessaire pour qu'elle ne paraisse pas désuète ni poussérieuse (dans le sens littéral du terme bien entendu) mais il s'y attarde beaucoup trop pour tenir le spectateur en alerte sur l'aspect "science fiction" et "rencontre du troisième type" qui prédomine seulement dans la dernière demi-heure.

La première heure se traîne lamentablement, patauge dans la semoule, et malgré quelques louables efforts pour éveiller l'intérêt par l'arrivée des extra-terrestres, jouant sur des effets spéciaux pas réellement spectaculaires (à la limite pourquoi pas puisque nous sommes à la fin du 19ème siècle et qu'on pourrait se dire que les effets spéciaux un peu cheap se justifient), on a bien du mal à entrer dans l'intrigue et à être un tant soit peu captivé par l'aventure. Toutefois, la deuxième partie est un peu plus vive et pêchue. Mais il est un peu trop tard.

Par ailleurs et surtout, dérangée par l'étrangeté de l'intrigue, le manque flagrant d'humour qui alourdit le tout et quelques longueurs pénibles, je suis restée totalement à la ramasse et à côté du film.

Pourtant, les acteurs principaux y croient (les seconds rôles par contre frisent parfois le ridicule ... l'ado me faisait penser à ... Jeremy Ferrari !!!! lol ...). Daniel Craig s'avère le meilleur d'entre tous, portant le film tout seul à bout de bras, car les autres peinent à l'épauler. Harrison Ford en cowboy vieillissant n'est pas très convaincant, il est loin le panache d'Indiana Jones, et on a souvent envie de lui crier "allez pépé sur ton mulet, hue hue" !! ... Olivia Wilde est bien jolie et elle est davantage dans le rôle en Calamity Jane à l'assaut du vaisseau qu'en robe liberty "petite maison dans la prairie" au début du film. Sans vraiment donner d'épaisseur à son personnage (aucun n'en a vraiment en fait), elle s'implique.

Mais bon voilà quoi, c'est pas éblouissant tout ça. A part quelques scènes finales sympathiques (j'aime bien quand elle rampe dans le coeur du vaisseau spatial) et certaines très "spielberguiennes" (les face-à-face entre l'alien et le gosse), y'a rien à en tirer, les bestioles sont grotesques et pas vraiment ragoutantes avec leurs mains gluantes qui sortent de leur bide, on en voit trop, un peu plus de suggestion aurait été bienvenu. Le scénario et les dialogues sont mauvais et auraient gagné à lorgner vers le second degré, avec plus de dérision voire d'ironie. Il n'y a aucun suspense, nul rebondissement ... c'est plat et linéaire.

J'en attendais peut-être trop mais en tout cas, je n'ai pas vraiment aimé. C'est juste ... bizarre ... et j'irais même jusqu'à dire que Jon Favreau pêche par excès de prétention et en oublie même de réaliser son film, on pressent qu'il avait de bonnes intentions mais qu'il a eu du mal à les mettre en images. En fait, il se prend un peu trop au sérieux.

Heureusement que Daniel Craig y balade son oeil bleu et son regard d'acier, son charisme et sa belle gueule.

A la limite, il en reste une oeuvre assez curieuse mais chaotique, pas suffisamment travaillée et maîtrisée pour s'en délecter.

Une déconvenue.

Publié par lara1340 à 16:08:18 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

THIS MUST BE THE PLACE | 04 septembre 2011

Synopsis : Cheyenne est une ancienne star du rock. A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l'Amérique, la vengeance qui hantait son père.

De Paolo Sorrentino avec Sean Penn, Frances McDormand et Harry Dean Stanton

Sortie le 24 août 2011

Voici une œuvre totalement originale, atypique et sensationnelle (juste envie de rester dans le(s) sens ou l'essence, ou encore mieux l'essentiel).

Sean Penn s'avère le principal attrait de ce film, il est incroyable et insaisissable, promenant sa silhouette dégingandée et son allure désinvolte avec l'air débonnaire d'un clown un peu triste et déprimé. Pour mieux capter l'intensité de son jeu, mieux vaut voir ce film en version originale - ce que j'ai finalement fort apprécié alors que j'y suis d'habitude quelque peu réfractaire - car l'acteur nuance énormément sa voix, s'appuyant sur des phrasés traînants et des façons de s'exprimer nonchalantes (on dirait presque Droopy par instants fugaces !!) autant que sur ses attitudes pataudes et ses gestes tout en lenteur, ses regards lourds de sens et ses absences de réponse - qui en disent long - par un souffle sur sa mèche tombante. Sean Penn est à mon sens un des meilleurs acteurs de sa génération et campe avec majestuosité un personnage excentrique, insolite, inattendu, oscillant en permanence entre ironie et gravité, insouciance et détermination, le rendant terriblement attachant.

Paolo Sorrentino propose une réalisation en phase avec son héros : étrange et inclassable, une idée par plan, une manière de filmer et de placer la caméra qui n'est pas sans me rappeler un peu le style de Bagdad Café ou encore de Paris Texas. Le cinéaste nous offre une image épurée, un film entièrement déparasité, se focalisant surtout sur ses personnages pittoresques (les interprétations secondaires de Harry Dean Stanton ou encore Eve Hewson, la fille de Bono (U2), sont très justes).

J'ai toutefois regretté quelques flottements dans la seconde partie (lorsque le héros quitte l'Irlande pour les Etats-Unis), des petits instants un peu ralentis ou suspendus qui cassent la cadence volontairement languissante - mais pas ennuyeuse une seconde - que le réalisateur a su imposer, baladant le spectateur dans un road-movie fort singulier rempli de bien jolies réflexions sur l'amour et sur la vie, rempli d'un charme rare où pointent par moments de la magie et de la poésie.

Le dialogue est plein d'humour et de tendresse (la relation entre Cheyenne et sa femme, le pilier du couple, interprétée par l'émouvante Frances McDormand est très belle, ainsi que celle entre la jeune mère et son fils) et même si la seconde partie patine un peu et que la fin est un peu dure, elle conclut magnifiquement cette œuvre intense qui vous laisse un peu claqué dans votre fauteuil pendant le générique final (encore une superbe chanson à écouter ... d'ailleurs toute la bande musicale est splendide). Il faut dire que la toute dernière scène vous scotche.

Un grand moment de cinéma, d'une classe folle, sensible et intelligent, étrange, savoureux et sublime.

Publié par lara1340 à 15:21:36 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER | 21 août 2011

Synopsis : Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

De Joe Johnston avec Chris Evans, Hayley Atwell et Sebastian Stan

Nouveauté

Dans la lignée des blokcsbusters de l'été et des films de super héros, celui-ci fait bien pâle figure. Captain America ne nait pas super héros, il le devient par sens du devoir et du patriotisme.

Ne connaissant pas du tout le comic dont il est adapté (je ne connais d'ailleurs aucun comic, je ne suis pas fan de ce genre de lecture), j'allais voir ce film sans savoir du tout ce à quoi je devais m'attendre. Hélas, nous sommes dans les années 1942 et quelques, c'est la seconde guerre mondiale, et voilà nous sommes dans un vrai film de guerre, genre cinématographique que je déteste le plus (j'aurais dû lire le pitch avant !!!).

Je suis donc restée totalement hors touche, à aucun moment je ne suis rentrée dedans, je me suis ennuyée les trois quarts du film, j'ai eu quelques sursauts d'intérêts devant les quelques scènes d'actions, et quelques sursauts de stupéfaction devant les beaucoup trop nombreuses scènes d'un ridicule sans nom.

Après un plus que lent démarrage, le film, kitchissime à souhait, s'enchaîne sans rythme ni fluidité (je dirais même qu'il y a plus d'une coupe sauvage au montage ... à moins que je ne me sois endormie, ce qui est aussi une possibilité, et que j'ai loupé quelques transitions !!), les effets spéciaux ne sont pas très réussis (le plus incroyable est celui de comment transformer un grand gaillard en gringalet sinon rien de vraiment transcendant ni de spectaculaire, je dirais même plus qu'ils sont parfois carrément ratés - les arrêts sur image sur fond de flammes c'est pas terrible !!), seule la fin mérite à la toute rigueur qu'on s'y attarde (et encore - c'est juste pour nuancer ma diatribe ... !!) mais Dieu qu'il a fallu de la patience pour arriver à quelques séquences regardables.

A part deux ou trois plans qui méritent la 3D (le bouclier qu'on se prend en pleine gueule), le reste tient plus de la série B que du chef d'oeuvre.

D'autant que les comédiens ne sauvent rien à l'affaire.

Chris Evans est l'acteur le moins charismatique que je connaisse. Malgré un beau regard bleu, il y a tant d'inanité et de vide dedans qu'on ne ressent face à lui qu'un immense désarroi. Il a l'air con mais con .... !!!! Bon il est relativement bien gaulé bien qu'un peu trop musclé à mon goût mais il est inexpressif, fade et mauvais. Pour incarner ce héros au grand cœur, il aurait fallu un acteur doté d'une vraie présence qui lui donne du corps et de l'esprit ...

Face à lui, la pauvre Haylay Atwell défigurée par trois kilos de rouge à lèvre ne relève pas le niveau, le méchant tout rouge est pathétique, le bon copain est sacrifié, le père Stark ne ressemble à rien ...

Bref, ce n'est ni fait ni à faire, le scénario est bâclé (pas de vraie histoire, une action héroïque suit une autre action héroïque mais entre les deux aucune profondeur ni consistance ni, de fait, émotion) voire débile (le pompon est lorsque le super héros se pointe chez l'ennemi allemand avec son bouclier décoré du drapeau américain bien brillant et astiqué ..., ou encore le show musical ... OMG !!), la dérision qui pointe par moments dans les dialogues tombe totalement à plat, et je n'ai aimé que trois scènes de trois minutes dans un long et laborieux film de plus de deux heures, ainsi que la toute dernière séquence post-générique (n'oubliez pas les gens, c'est un Marvel, et après le générique du générique il y a toujours une scène qui annonce le prochain long métrage, plus prometteur d'ailleurs, réunissant les plus célèbres Avengers ...).

La réalisation n'est toutefois pas si mauvaise mais le pitoyable jeu des pitoyables acteurs (à part peut-être Tommy Lee Jones égal à lui-même c'est à dire bon mais ici sans surprise) et les pseudos scènes d'action répétitives qui bougent pas des masses flinguent un peu le film.

C'est bien peu pour me satisfaire. Pas très enthousiasmant. D'autant que je suis totalement antimilitariste et contre toute forme de propagande, ce à quoi ressemble fort ce film finalement.

Bizarre que les critiques "presse" soient d'ailleurs plus dithyrambes à l'égard de ce navet qu'à l'égard de Green Lantern qui, après réflexion, m'a paru bien meilleur. Mais bon vous me direz les goûts et les couleurs ...

Heureusement que j'avais un paquet entier de chewing-gums à la menthe qui y est intégralement passé. Sinon, j'étais à la limite de m'y endormir profondément.

Publié par lara1340 à 16:03:42 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

COMMENT TUER SON BOSS ? | 19 août 2011

Synopsis : Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs... définitivement.

De Seth Gordon avec Jason Bateman, Jason Sudeikis, Charlie Day, Jennifer Aniston, Kevin Spacey et Colin Farrell

Nouveauté

L'énorme succès des deux Very Bad Trip ayant décomplexé moult producteurs frileux, scénaristes ambitieux et réalisateurs audacieux, l'ère des comédies trashs est arrivée.

Mais voilà, tous n'ont pas le talent et la classe nécessaires pour faire mouche à chaque fois.

A l'instar de Mes meilleures amies encore à l'écran, cette comédie (qui cartonne aussi au box-office américain) jubilatoirement subversive s'appuie sur un fond tout à fait correct mais sur une forme qui laisse à désirer.

Bizarrement ici, le scénario est pertinent, outrecuidant à souhait, vicieux et sournois, soulevant quiproquo sur quiproquo, d'une imagination débordante mais hélas les dialogues sont lourds et crus. Encore une fois, sous prétexte de vouloir provoquer et choquer, le dialoguiste nous noie sous pléthore de blagues scatologiques, obscènes, et même érotiques, qui doivent par ailleurs perdre de leur sens en version française (je pense que certaines sont très approximativement adaptées).

En fait, le film exigerait presque une seconde lecture, le plus drôle ne résidant pas dans le déroulement de l'intrigue principale, les scènes marquantes ou les répliques censées faire rire, mais plutôt dans toutes les micro-scènes parasites ou autres réflexions à peine perceptibles qui fusent à des moments inattendus.

La réalisation ne fait que rajouter au malaise puisque sans esbroufe ni envergure, inégale et arythmique. Seth Gordon s'appuie surtout sur un casting de rêve.

Les trois trublions (Jason Bateman, Jason Sudeikis et Charlie Day) ont su trouver une complicité palpable, le trio fonctionne à merveille et n'est pas sans rappeler par instants celui de Very Bad Trip (tant dans le bon que dans le mauvais sens du terme, on a l'impression que l'élève cherche à copier le maître ... et aucun n'est aussi beau et craquant que mon adorable Bradley Cooper même si Jason Bateman est pas mal du tout !!). Il y a le premier avec sa colère rentrée, le deuxième qui ne pense qu'à ça et le troisième complètement niais (le plus drôle tant il est à l'ouest ce con !!).

Mais ceux qui créent la vraie surprise sont les trois stars qui (d)étonnent : Jennifer Aniston qui d'habitude m'insupporte à un point rare se décoince radicalement, sa bouche pincée s'enhardit (et n'y voyez là aucune connotation sexuelle ... quoique !!! ...), le bronzage et le châtain de ses cheveux lui vont magnifiquement bien faisant ressortir le bleu ahurissant de ses yeux. Elle est métamorphosée et méconnaissable dans un incroyable rôle de composition. Colin Farrell s'enlaidit, le cheveu rare et gras lui donne un air libidineux, pervers et complètement shooté (c'était justement l'effet recherché et il est parfait). Kevin Spacey quant à lui ne fait qu'accentuer les traits de l'odieux et tout-puissant patron déjà appréhendé dans l'excellentissime "Swimming with sharks" que je vous enjoins à voir ou revoir (ce n'est pas une comédie et si vous souhaitez visionner un film sur ce même sujet, il s'avère bien meilleur que cette pâle satire).

Celui-ci n'est toutefois pas inintéressant puisqu'il touche un vrai problème de société (et je sais de quoi je parle) sur les abus de pouvoir des supérieurs hiérarchiques, qu'il s'agisse de harcèlement moral, physique ou sexuel. Mais ici les situations sont tellement poussées à l'extrême, parfois même complètement débiles (franchement non mais ils font vraiment n'importe quoi !!) et totalement caricaturales qu'il en perd de son impact. Le ton délibérément graveleux et grossier de l'ensemble nuit considérablement à la morale et au message du film.

La comédie est distrayante et plaisante (pas non plus de quoi sauter au plafond d'hilarité) mais dommage que son écriture soit un peu trop polluée. Et que sous le couvert d'un soi-disant "humour", on tombe dans le carrément vulgaire.

A ne certainement pas mettre entre tous les yeux et toutes les oreilles (il y avait un fillette d'à peine six ans dans la salle, je le déconseille aux plus jeunes ... si toutefois les parents se renseignaient et se responsabilisaient un peu plus avant d'emmener leurs bambins devant un tel film).

Un film sympa et amusant mais pas indispensable non plus ... en tout cas, je n'y ai trouvé aucune idée intéressante pour tuer le mien !!!!! lol ...

Publié par lara1340 à 16:13:55 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

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