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¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤


 


L'art et l'appréciation de l'art sont des notions purement subjectives



 


 



 


 



 


 



 


 



 


 



 


Critiques de films de 2007 à 2010 


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LOW COST | 15 juin 2011

Synopsis : Excédés par une attente de 8 heures dans un avion dont la clim est en panne, les passagers du vol Low Cost Djerba-Beauvais sont prêts à tout pour rentrer chez eux. Même à décoller sans le pilote...

De Maurice Barthélémy avec Jean-Paul Rouve, Judith Godrèche et Gérard Darmon

Nouveauté

Si je devais donner une note à ce film, puisque c'est très à la mode de juger l'art par des points (et pourtant comment peut-on se permettre de juger l'art et encore moins de le mettre en compétition ?), je lui donnerai 3/10 : 1 pour quatre-cinq bonnes répliques, 1 pour Judith Godrèche, 1 pour la pellicule ...

Pour le reste, ça vaut même pas que je perde mon temps et mon énergie à écrire sur un film qui n'en vaut pas vraiment la peine.

Pourtant, l'idée n'était pas si mauvaise et le dialogue est bien écrit, mais la réalisation tout étriquée, le scénario lamentable, l'interprétation de Jean-Paul Rouve un peu poussive, celle de Darmon cabotine, les twists mal placés ou mal exploités, une fin tristement prévisible, tout contribue à faire de ce film un vrai "low cost" du cinéma. Une très mauvaise parodie complètement ratée.

Petit coût, petit niveau. Ca ne vole pas bien haut (oui je sais elle est facile et elle a bien dû être déjà faite ...).

Seule Judith Godrèche, drôle et aérienne (pareil que la parenthèse précédente !!), tire son épingle du jeu dans son ton délicieusement décalé. Elle dégage une belle lumière et il en fallait pour éclairer un tant soit peu cette bien pitoyable comédie qui ne décolle jamais (pareil que les deux parenthèses précédentes !!) ...

Bref pour résumer en deux mots : totalement affligeant.

Volez vers une autre salle, vite ...

Publié par lara1340 à 14:19:14 dans Critiques de films | Commentaires (1) |

LIMITLESS | 10 juin 2011

Synopsis : Eddie Morra rêve d’écrire, mais l’angoisse de la page blanche le paralyse. Sa vie sans éclat bascule lorsqu’un ami lui fait découvrir le NZT, un produit pharmaceutique révolutionnaire qui lui permet d’exploiter son potentiel au maximum. Eddie peut désormais se souvenir de tout ce qu’il a lu, vu ou entendu ; il peut apprendre n’importe quelle langue en une journée, résoudre des équations complexes et subjuguer tous ceux qu’il rencontre – tant qu’il reste sous l’influence de cette substance qui n’a pas encore été testée. Très vite, Eddie fait aussi merveille à Wall Street, où ses prouesses attirent l’attention de Carl Van Loon, un puissant magnat de la finance, qui lui propose de négocier la plus grosse fusion de l’histoire. Eddie ignore encore que des gens sont désormais prêts à tout pour mettre la main sur son stock de NZT. Alors qu’il découvre le danger, il doit aussi affronter les terribles effets secondaires du produit.

De Neil Burger avec Bradley Cooper, Robert de Niro et Abbie Cornish

Nouveauté

Ce film a trouvé la bonne recette (et de bonnes recettes en $) : un matériel solide, une dose de surnaturel, une pincée de sel (c'est très bien écrit), une once de piment (Bradley il est hot), une goutte d'hallucinogène .. et en dessert quelques pruneaux et un coulis de fruits rouges (pardon !!) .. et le tour est joué .. régalez-vous .. savourez .. aimez ..

Et, tout en restant la plus objective possible, distante et froide sur l’œuvre en elle-même (je vais essayer je ne promets rien car j'avoue être torridement envoûtée par le charme fou de Bradley Cooper omniprésent et portant le film à bout de bras, tel Atlas le monde), je vais tenter d'en décortiquer les éléments un par un.

Tenter dirais-je car tout ne se dit pas, tout ne s'explique pas (et puis en fait je n'aurais pas certes pas cette prétention !!), ce serait dommage de vous dévoiler trop de choses, les effets de surprise sont tout aussi réussis que les spéciaux. Tenter car en fait j'ai adoré, ma supposée analyse va tourner au dithyrambe ! Tenter car toute notion et interprétation de l'art est toujours subjective en fait !

Ici, déjà, la réalisation (bourrée d'idées plus originales les unes que les autres) apporte une dimension supplémentaire au film tant elle est psychédélique (toutes les séquences où le héros est sous l'effet de la drogue sont enivrantes, exaltantes, grisantes). On file dans les rues de New York à la vitesse maximale d'un TGV au galop. On tourne, on vire, on virevolte, on sprinte, on s'évanouit.

Ensuite, il y a une vraie question d'éthique et d'intégrité. Ou comment agir et interagir lorsqu'on est en possession de tous ses moyens intellectuels et sensoriels. Comment les assimiler, les maîtriser, les gérer.

Il y a donc une intrigue de fond épaisse et bien menée, avec le suspense nécessaire, aux rebondissements imprévus, alternant judicieusement les scènes de bravoure et d'action avec les scènes de dialogues et de tête-à-tête, malgré quelques portes ouvertes pas vraiment fermées (on y perçoit un potentiel pas totalement exploité on aurait presque aimé une bonne demi-heure de plus !!).

Et puis une des scènes finales des plus réussies du "bluffe-t-il ou ne bluffe-t-il pas ?" qui conclut superbement le film est un petit bijou divinement dialoguée.

Pour finir, il y a un travail extraordinaire de Bradley Cooper car il n'est pas QUE beau gosse. Il endosse le rôle avec magnificence et courage. Il est sensationnel dans sa transformation tant physique que mentale. On sent l'intelligence poindre dans chacun de ses regards bleu azur qui vous transpercent le corps et l'esprit. On aime ses airs cabotins et suffisants, ses sourires charmeurs, son charisme fou et son intolérable sex-appeal (on aime ou ... j'aime ????).

Robert de Niro, bien en dessous de ses prestations de début de carrière et qui enchaîne les sous-rôles depuis quelques années, n'est presqu'un qu'un faire-valoir face à lui. Il n'est pas vraiment au summum de sa forme, lui, et face à l'acteur montant de Hollywood, il semble tout petit petit.

Quant à Abbie Cornish, elle ne s'en sort pas mal du tout la jolie et nous offre même une scène de poursuite plutôt marquante.

Un pur divertissement chargé d'adrénaline, extrêmement bien réalisé, diablement efficace, au rythme trépidant, euphorisant, au montage énergisant, non moralisateur (il ne juge jamais), délicieusement amoral (avec modération ... la fin aurait pu être plus travaillée peut-être), qui offre un rôle en or à Bradley, une réflexion sur la maîtrise de son intellect, le pouvoir et l'argent (bon à lire ça pourrait paraître tristement banal mais cela ne l'est pas) (très très léger bémol sur l'utilisation de la voix-off qui n'était pas indispensable).

On sait pertinemment que ce n'est peut-être pas le chef d’œuvre du siècle mais on le savoure toutefois avec une délectable et coupable jubilation (en mode pâmoison et badage devant Bradley mortel du début - même en pouilleux, aux cheveux sales et attachés en espèce de petite queue de cheval immonde - à la fin en cheveux courts, tout propre sur lui, au costume sur mesure impeccable !! (même si je le préfère avec les bouclettes dans le cou) ... ma nouvelle drogue c'est lui et je me fous des effets secondaires !!) ...


Publié par lara1340 à 15:24:53 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

THE PRODIGIES | 10 juin 2011

Synopsis : Imaginez-vous doté d’une intelligence surhumaine, du pouvoir de contrôler les autres par la force de l’esprit, de les transformer en marionnettes dépourvues de volonté, obéissant à vos ordres les plus fous… Ce don fascinant et terrible Jimbo Farrar le connaît bien car depuis son enfance, il le possède.  Brillant chercheur à la tête de la Fondation Killian pour enfants surdoués, très amoureux de sa femme Ann, Jimbo n’a qu’un but : trouver d’autres prodiges comme lui. Il imagine alors un jeu en ligne d’une complexité extrême et finit par découvrir cinq adolescents qu’il décide de réunir à New York. Conscients de leur différence, isolés et incompris, ces prodiges se retrouvent un soir à Central Park. Enfin, ils ne sont plus seuls. Mais ils sont alors sauvagement agressés et leur destin bascule. Ignorés par la police, abandonnés par ceux qui devaient les protéger, en état de choc, ils déchaînent alors leurs pouvoirs avec une intelligence diabolique, éliminant sans laisser de trace ceux qui les ont trahis... Jimbo est le seul à l’avoir compris, mais aussi le seul à pouvoir les arrêter. Il va devoir combattre le déchainement de violence de ses esprits-jumeaux… à moins qu’il ne décide de se joindre à eux…

De Antoine Charreyron avec Jeffrey Evan Thomas, Jacob Rosenbaum et Isabelle Van Waes

Nouveauté

J'avoue ne pas savoir par quel angle entamer cette critique, totalement déconcertée par ce film d'animation. Je ne suis pas particulièrement cliente du genre habituellement mais celui-ci m'intriguait par l'adaptation à l'écran du livre de Bernard Lenteric (La nuit des enfants rois) et par l'apparente grande qualité de l'image.

De fait, le film est excellemment bien réalisé, les gestuelles des personnages sont fluides et jamais saccadées. Les décors et les effets visuels sont exceptionnels et éblouissants, la 3D est superbement exploitée.

Les dessins et les images sont vraiment hallucinants, on est en permanence à la frontière entre le manga, le comics et un vrai film. Les ralentis sont étonnants, les mouvements de caméra sont étourdissants, les scènes d'action sont stupéfiantes.

Le français (je souligne le fait qu'il soit français, ils sont rares ceux à s'attaquer au genre avec une telle audace) Antoine Charreyron s'appuie sur une réalisation en quatre étapes : un storyboard filmé, puis une animation en 2D avec les personnages schématisés, puis filmage des séquences en Mocap (d'où l'explication d'une liste d'acteurs qui ont utilisé la même méthode que dans Avatar. La MOCAP, ou Motion Capture, est une technique qui permet de reproduire les mouvements, les gestes et les expressions faciales de chaque comédien grâce à des capteurs posés partout sur son corps et sur son visage. Un ordinateur assimile les données prélevées à partir des capteurs et reconfigure ensuite toutes les positions enregistrées dans un espace virtuel en trois dimensions. Les silhouettes des modèles humains sont reconstituées avec une précision chirurgicale. Ce procédé reste encore aujourd'hui l'un des plus avancés), et enfin mise en scène avec les caméras virtuelles.

Je suis plus circonspecte quant au scénario plutôt simpliste (l'adaptation est plus qu'approximative, épurée et lénifiante), à la noirceur et à la violence permanentes qui règnent dans cette œuvre réellement particulière. Tandis que visuellement on ne peut qu'être admiratif par l'esthétique singulière de l'image, on ne peut être que dérangé par le reste.

Même si l'on conçoit que, par un film d'animation, le cinéaste choisit le parti pris d'un manque total de réalisme, optant pour le fantastique et un semblant de science-fiction, on a du mal à comprendre pourquoi il donne tant de matérialité et d'humanisation à ses personnages. C'est cette contradiction qui me gêne.

Par moments, on oublie totalement que les personnages sont dessinés par des scènes crues et croyables, et par d'autres, ça part dans le n'importe quoi et le n'importe comment (les déchaînements de violence personnifiés par des monstres sanguinaires).

Très originale, cette œuvre magnifiquement réalisée pêche donc d'une vraie histoire bien tenue et d'une certaine cohérence. Et aura du mal à trouver son public. Interdite au moins de 12 ans (cela se justifie), les plus jeunes et/ou les plus sensibles seront sans nul doute importunés par l'extrême violence et l'atmosphère lourde et sombre, les plus adultes par une intrigue qui ne tient pas vraiment la route et manquant de profondeur, de maîtrise et d'intensité.

Elle n'a de prodigieux que le nom et l'image, pourtant elle était prometteuse mais, si elle n'avait été d'animation, aurait subi les foudres de mes critiques assassines !!

Publié par lara1340 à 14:09:59 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

UN BAISER PAPILLON | 08 juin 2011

Synopsis : Billie et Louis ont la chance de s'aimer passionnément et d'avoir une famille. Jusqu'au jour où une terrible nouvelle vient faire basculer leur existence et celle de leurs proches. Marie, l'amie de Billie, sa confidente et comédienne reconnue, redouble d'acharnement pour donner la vie tandis qu'Alice son infirmière, combattante pour la liberté, lui maintient que la vie « c'est maintenant et dans l'instant ». C'est un film, sur l'amour, sur l'espoir et sur la certitude que la force de la vie, malgré les plus dures épreuves, reprendra toujours le dessus.

De Karine Silla-Perez avec Vincent Perez, Valeria Golino, Elsa Zylberstein et Cécile de France

Nouveauté

Un film clanique qui réunit devant et derrière la caméra les membres d'une même famille, unie par un indéfectible amour qui se ressent à chaque plan et sous chaque pixel. Un film pas vraiment choral comme d'aucuns voudraient le qualifier, je dirais plutôt un patchwork dont chaque pièce a été retravaillée mille fois jusqu'à la perfection totale.

Ce qui donne un film d'une densité inouïe. On dirait que Karine Silla l'a réalisé dans l'urgence comme s'il était non seulement son premier mais aussi son dernier. Comme si elle avait voulu y mettre TOUT, tout ce qui construit sa vie, toutes ses humeurs, toutes ses errances, tous ses errements, ses bonheurs, ses malheurs. On dirait un "bouquet garni" de la vie où chaque scène est une essence particulière. Un nectar, un élixir.

Il a donc les défauts de ses qualités. A vouloir y réunir trop de choses, on ne s'y repose jamais, on a envie d'avaler tout goulument, d'en garder en soi chaque mot, chaque image, chaque note, chaque résonance. Et inévitablement, on y perd quelques pépites au passage. De fait, les scènes se succèdent parfois un peu abruptement, le montage est incisif et sec, pour pouvoir enchaîner rapidement les histoires et les étoffer au fur et à mesure du déroulement.

Les destins se croisent et se décroisent, se réunissent et se séparent mais chacun est savamment approfondi, sous la plume et l’œil avertis de Karine Silla qui multiplie les talents : l'écriture, la réalisation et l'amour des siens.

Car non seulement, le scénario est d'une absolue richesse et les dialogues sont d'une beauté exceptionnelle mais la bougresse sait filmer et surtout éclairer son film. Elle pratique (peut-être avec surabondance) l'art de jouer avec les lumières et les couleurs (un code couleur par personnage). Beaucoup de scènes tournées en intérieur révèlent des rayons lumineux sur les visages, les éclairant ou les assombrissant selon qu'ils sont heureux ou malheureux, gais ou tristes, comme si elle y calquait des métaphores à chaque plan (la dernière de la petite fille à son cours de danse est saisissante).

Elle s'est adjoint les services d'acteurs chevronnés ou autres débutantes : Vincent Perez en tête, magnifique et magnifié par l'immense amour qui existe réellement entre eux et qui respire à travers la toile, ses deux filles, l'aînée Roxane, sacrément campée et d'une beauté atypique et pas classique (mais quand on connaît son ascendance paternelle ce n'est guère étonnant), la plus jeune Iman, une petite merveille (mais quand on connaît son ascendance paternelle ce n'est guère étonnant) (on passe vite outre l'aberration génétique (les deux parents aux yeux clairs (verts pour lui, bleus pour elle) et les deux gamines métisses aux yeux noirs) car ce n'est pas si important), Valeria Golino bouleversante de vérité, Elsa Zylberstein troublante dans sa quête à la maternité, Cécile de France vivace et aérienne dans sa recherche de la liberté, Jalil Lespert, Nicolas Giraud, Nicolas Leriche dans de bons rôles secondaires.

"Ce film a été écrit pour eux. Je voulais filmer des êtres humains que j’aime et que j’admire. Un échange et une proximité qui me sont chers." explique Karine Silla.

Vincent Perez de préciser : "Le rôle de Louis a été écrit sur mesure, avec ce que je suis. C’est étrange d’être si proche de son personnage. Bouleversant même, car tout ce qu’il véhicule vient de mon terroir, de ma famille : ses filles, jouées par les miennes ; le regard de ma femme, Karine, qui me dirigeait. Et cette impression troublante de me voir vivre. Il y a eu cet échange merveilleux avec mes filles. Comme mon personnage, cette aventure m’a transformé."


J'ai été bluffée par l'immense qualité de ce premier film dru, sans faille ni baisse d'intensité, à l'atmosphère tout à la fois lourde et légère.

Lourde par son sujet ardu mais la réalisatrice évite avec intelligence de tomber dans le pathos (esquissé dans les séquences finales mais judicieusement annihilé par un splendide dernier plan à l'image du film : une lumière dans la nuit) donnant au rôle de Billie une force de caractère incroyable qui nous délivre une vraie leçon de vie et de courage. Lourde par les secrets trop longtemps tus. Lourde par la pénibilité de l'hôpital et de certaines scènes évoquant la maladie.

Légère par la justesse de sa sincérité dont on ne doute jamais, à aucun instant, par la sensibilité et la générosité qui s'en dégagent, par la tendresse infinie pour ses acteurs (outre les Perez and Co), par sa lumineuse réalisation intelligente et efficace dans l'émotion. Légère par les superbes scènes de danse sublimement filmées. Légère par la douceur et la magnificence de la photographie.

On ressort de là sans avoir pleuré (c'est au-delà des larmes) mais avec une grosse boule dans la gorge et avec toutes les images et tous les mots qui se bousculent dans la tête et qui y restent longtemps. Très longtemps.

Une vraie réussite emballée dans le papier cadeau musical d'Angelo Badalamenti (excusez du peu) qui vous laisse des papillons dans le ventre, réalisée par une jeune femme qui passe avec brio de devant à derrière la caméra.

Un film beau. Un film pur. Un film limpide. Un film magique. Un film personnel et attachant. Un film essentiel.

Publié par lara1340 à 16:01:25 dans Critiques de films | Commentaires (1) |

LA DEFENSE LINCOLN | 08 juin 2011

Synopsis : Michael Haller est avocat à Los Angeles. Habile, il est prêt à tout pour faire gagner les criminels de bas étage qu’il défend. Toujours entre deux tribunaux, il travaille à l’arrière de sa voiture, une Lincoln Continental. Ayant passé la plus grande partie de sa carrière à défendre des petits voyous minables, il décroche pourtant ce qu’il pense être l’affaire de sa vie : il est engagé pour défendre un riche play-boy de Beverly Hills accusé de tentative de meurtre. Mais ce qui semblait être une affaire facile et très rentable se transforme en redoutable duel entre deux maîtres de la manipulation…

De Brad Furman avec Matthew McConaughey, Ryan Phillippe et Marisa Tomei

Sortie le 25 mai 2011

Bêtement, je me suis demandé un moment qui était Lincoln je ne viens de comprendre qu'à l'instant, à la lecture du synopsis ... je me coucherai moins idiote ce soir (mais j'avoue que sur l'affaire je suis un peu longue à la comprenette et complètement larguée, je suis nullissime en bagnoles, je n'ai que remarqué le NTGUILTY sur la plaque d'immatriculation étrangement devenu NONCOUPABLE sur l'affiche !!!). Une fois passée cette stupide interrogation qui ne mène pas à grand chose (et qui ne rajoutera rien à ma critique à part un paragraphe !!), il reste de ce film ... pas grand chose.

Bêtement, je pensais aller voir un thriller sur fond de procès, un polar un peu noir à rebondissements, avec de l'action et de la réflexion. Un heureux mélange. Je me suis bien trompée sur toute la ligne.

Car s'il y a effectivement de la réflexion, il y en a beaucoup trop au détriment de l'action. Il ne se passe pas grand chose pendant 1h45 sur les deux heures de film (et encore il faut y amputer le générique final mais apprécier le générique de début, sur une super chanson). Beaucoup de verbiages soporifiques  (je crois avoir piqué du nez deux ou trois fois, j'ai peut-être loupé le meilleur en fait !!!?? ... allez savoir !!), beaucoup de scènes de procès ou en huis-clos, aucune surprise réelle, pas de suspense, un twist posté bizarrement au milieu - et par là-même il n'y en a pas à la fin du film qui s'achève un peu bizarrement, une histoire d'amour inutile et tellement prévisible qu'elle en est risible.

Un polar juridique ni efficace ni nerveux, convenu et conventionnel, tout aussi bien sur la forme que sur le fond.

Le scénario se révèle d'une complexité pénible et d'une platitude déconcertante, vide de toute substance, malgré deux ou trois bonnes idées (le dilemme moral et déontologique de l'avocat, le fonctionnement de la justice américaine et surtout le "qui piège qui") noyées sous la masse des mauvaises ou éculées (beaucoup de choses sont du vu, revu et rerevu mille fois), la réalisation est sans relief, l'image terne, malgré quelques gros plans - voire très gros - de toute beauté, mettant magnifiquement en valeur les visages des acteurs.

Heureusement d'ailleurs qu'il y a les acteurs qui exhaussent le film. Et qui nous offrent de bons face-à-face, même s'il y manque du mordant et qu'on n'arrive jamais à atteindre une vraie intensité dans les affrontements. Le tout est superficiel, trop lisse, trop attendu.

Matthew McConaughy pourtant trouve ici un rôle qui lui va comme un gant. Il a une incontestable classe. Son charisme explose à chaque plan. Le visage émacié, l’œil pétillant et le sourire en coin dans lequel on sent en permanence une once d'ironie et de cynisme (le propre de l'avocat ...), il assure parfaitement jusqu'au bout par un jeu subtilement étudié.

    

Ryan Phillippe campe un méchant pas ordinaire mais pas suffisamment tortueux et torturé, je l'aime beaucoup (beaucoup beaucoup même), mais je trouve qu'il est un peu trop jeune et immature pour le rôle (il n'est pas assez "couillu" !!!). Mais de fait, on lui donnerait ici le bon Dieu sans confession. "C'est très libérateur de jouer un méchant. Quand vous jouez le héros, vous devez respecter des règles, séduire le public, être crédible, ce genre de choses. Quand vous incarnez un méchant, vous pouvez oublier tout ça".

Il en reste donc un avis plus que mitigé, je n'ai pas du tout accroché à l'intrigue ni aux manipulations de l'un et/ou de l'autre. J'ai même plutôt l'impression de m'être fait manipulée par Brad Furman qui promettait monts et merveilles par son histoire et son casting. Vaines promesses.

Je n'ai aimé que le casting deux étoiles. C'est déjà ça mais trop insuffisant à mon goût.

Publié par lara1340 à 14:16:08 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

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