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¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤


 



 


L'art et l'appréciation de l'art sont des notions purement subjectives








Critiques de films de 2007 à 2010


Le Kaléidoscope 2 Lara 


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LA GUERRE DES BOUTONS | 22 septembre 2011

Synopsis : 1960, un village dans le sud de la France. Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l’intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l’honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s’il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l’aide de Lanterne - une fille ! - la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d’ingéniosité.D

De Yann Samuell avec Eric Elmosnino, Alain Chabat, Fred Testot, Vincent Bres, Salomé Lemire et Mathilde Seigner

Sortie le 14 septembre 2011

Alors là un tel événement cinématographique est incontournable. La sortie à une semaine d'intervalle de deux versions différentes du célèbre roman de Louis Pergaud.

Ici, la démarche de Yann Samuell n'était pas de faire un remake du cultissime film de Yves Robert (dont la fameuse réplique "Si j'aurais su j'aurais pas venu" de Petit Gibus n'apparaît pas ici, appartenant au réalisateur d'origine qui en garde les droits d'auteur et dont les ayants-droits ont posé une condition sine qua non pour qu'elle ne soit pas dans ce film ci (ni dans celui de Christophe Barratier à sortir la semaine prochaine d'ailleurs)).

Yann Samuell réadapte plutôt le roman à sa façon, fidèle à son thème de prédilection : comment les événements vécus dans l'enfance influencent le passage à la puberté puis à l'âge adulte.

Après Jeux d'enfants et L'âge de raison, celui-ci s'inscrirait presque naturellement dans la continuité s'il n'était pas autant empreint de l'histoire originelle.

Il est vrai que la comparaison avec l'oeuvre de Yves Robert est inévitable et celui-ci en souffre forcément.

Car j'ai regretté un vrai manque de légèreté et d'humour. Certes c'est amusant mais parfois aussi presque effrayant tant les relations entre les deux clans d'enfants sont tendues voire même cruelles. Les deux chefs s'affrontent bien souvent durement. Heureusement que Petit Gibus amène cette part innocence et de naïveté nécessaires pour alléger le ton, d'autant plus exacerbé par les rapports conflictuels également vécus par les adultes qui entretiennent - peut-être même consciemment - cette guerre des clans.

Toutefois, cela nous permet de se délecter de savoureux face-à-face entre Eric Elmosnino et Alain Chabat, tous deux vraiment excellents (a contrario d'une Mathilde Seigner totalement éteinte et effacée).

Toutefois, le film recèle de bonnes surprises au niveau de la réalisation très soignée, certains plans sont superbes et la fin est magnifique et émouvante (Yann Samuell aime les couleurs et les coloriages et les utilise ici à bon escient).

La relation entre les deux adolescents fait énormément penser à celle de leurs glorieux aînés, Guillaume Canet et Marion Cotillard, presque comme si la fin de ce film correspondait au début de Jeux d'enfants. D'ailleurs, le jeune Vincent Bres a un petit je-ne-sais-quoi de Guillaume Canet (j'imagine bien que ce dernier devait lui ressembler au même âge).

Dans la bande d'enfants, Vincent Bres est celui qui se détache du lot. Il propose déjà une grande maturité de jeu, il est sensationnel. J'aime beaucoup aussi la gamine et la petite bouille craquante des deux frères Gibus.

Un film agréable à suivre mais peut-être un peu trop "scolaire" ; il lui manque à mon sens un brin de fantaisie et la petite étincelle magique qui brille dans les regards de gosses. Il aurait mérité une plume plus simple et plus abordable pour les plus jeunes qui pourraient s'y ennuyer et aurait pu passer outre le fond historique sur guerre d'Algérie qui a son importance peut-être mais qui n'apporte rien et qui même plombe un peu le tout.

Un peu plus de modernité, de rythme et de drôlerie aurait été judicieux.

Il en reste une œuvre toutefois bien jolie (les vingts dernières minutes sont très belles) et attachante, dans laquelle on sent de belles intentions, mais un peu fade et par moments trop lente.

Publié par lara1340 à 11:45:30 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

PRESUME COUPABLE | 14 septembre 2011

Synopsis : Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - "l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d'horribles actes de pédophilies qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

De Vincent Garenq avec Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff et Noémie Lvovsky

Nouveauté

Difficile de trouver les mots pour parler de ce film choc. Une claque. Une oeuvre importante et magistrale, plombante et indispensable qui évoque l'affaire d'Outreau à travers le témoignage d'un homme qui a exorcisé son épreuve par un récit autobiographique ayant servi de trame à cette adaptation poignante (Chronique de mon erreur judiciaire de Alain Marécaux).

L'affaire avait bien ébranlé la France et révèle les rouages de l'implacable machine judiciaire. On en connaissait le contexte dans sa généralité sans en soupçonner les circonstances ni les conséquences désastreuses, l'impact sur la vie des innocents injustement condamnés un peu trop vite par un juge d'instruction orgueilleux, suffisant et zélé.

D'un réalisme bouleversant, d'une crudité choquante, le film décrit sans artifice ni musique (choix audacieux mais intelligent) une erreur judiciaire gravissime qui a fait basculer dans l'horreur la vie de plusieurs familles.

D'une inexorable dimension dramatique, d'une atmosphère pesante, il nous arrache les larmes à chaque plan, tant l'intensité de chaque scène vous prend aux tripes.

Il est d'autant plus marquant et remarquable que, sans jamais tomber dans le pathos et le mélo, il retrace avec exactitude et justesse les moindres détails du parcours de l'huissier de justice même si fatalement certains ont été éludés pour densifier le film, mais l'on sent un travail minutieux dans la reconstitution des faits jusque dans la conclusion quelque peu hâtive (je pense que le réalisateur évite habilement d'entrer dans la complexité de l'affaire pour ne pas ennuyer le spectateur).

La mise en scène est simplissime, d'une sobriété extrême, pour mieux nous plonger dans l'enfer de ce qu'a vécu Alain Marécaux pendant deux longues années, au coeur de cellules grises et minuscules, où promiscuité, tristesse et solitude règnent.

A partir d'une dénonciation calomnieuse, cet homme va peu à peu sombrer dans l'improbable : interrogatoires, perquisitions, intimidations, humiliations, tentatives de suicide, grève de la faim, amaigrissement spectaculaire, visage creusé, gris, regard éteint ... rien ne nous est épargné à l'image et le visage de l'acteur nous hante longtemps après la fin du film (même encore aujourd'hui, cinq jours après l'avoir vu ... c'est la première fois qu'il me faut autant de temps pour "digérer" ce que j'ai vu et ressenti).

Ah l'acteur, venons-en à parler de l'Acteur avec un grand A qui s'est tellement investi qu'il en a perdu presque trente kilos pour être totalement crédible (Alain Marécaux en a perdu en réalité plus de 50 ...). Philippe Torreton, davantage acteur de théâtre, revient ici au tout premier plan au cinéma dans un rôle césarisable (je ne vois pas comment il pourrait échapper à la statuette). Il est phénoménal, portant le film à bout de bras avec, paradoxalement, une force incroyable. Tout son corps n'est que souffrance, à l'intérieur, à l'extérieur. Il dégage une telle empathie qu'on souffre avec lui. Il délivre surtout une prestation absolument extraordinaire sans laquelle le film ne serait rien qu'une coquille vide et qui en perdrait tout son sens et sa substantifique moëlle.

Il éclipse bien évidemment tous les seconds rôles alors qu'ils sont tous tout aussi excellents.

Vincent Garenq signe une oeuvre qui procure un vrai malaise tant on est anéantis par cette révoltante affaire, par ce que l'on découvre (que l'on sait déjà depuis longtemps mais parfois il est bon de recevoir quelques piqures de rappel) de la justice française qui peut à elle seule broyer et anéantir des vies innocentes.

Un film outrageusement fascinant dont on ressort différent, qui ne peut laisser indifférent, qui donne des frissons d'horreur dans le dos et des noeuds dans le ventre, un affreux sentiment de honte, et qui vous reste dans la tête très très longtemps. Une fiction qui n'en est malheureusement pas une.

A VOIR pour ne serait-ce qu'un devoir de mémoire et d'hommage à toutes les victimes d'erreurs judiciaires.


 

Alain Marécaux : "Je pense à Outreau tous les jours"

Accusé de pédophilie lors de l'affaire d'Outreau, Alain Marécaux a repris son activité de huissier de justice. Dix ans après le début de ce scandale, il se confie à France-Soir.

Il y a dix ans, l'affaire Outreau éclatait. Avant que cela ne devienne un scandale judiciaire, le juge d'instruction Fabrice Burgaud pensait avoir mis à jour un vaste réseau de pédophilie. Alain Marécaux, huissier de justice au moment des faits, avait été placé sur la liste des accusés. Il a été incarcéré pendant 23 mois avant d'être définitivement acquitté par la cour d'assises d'appel de Paris en 2005. De cette époque, il a écrit un livre : Chronique de mon erreur judiciaire.  

France-Soir. Que faîtes-vous aujourd'hui ?
Maître Alain Marécaux. Je suis redevenu huissier de justice, j'ai à nouveau prêté serment en 2007. Lorsque j'ai été accusé et incarcéré, j'ai du démissionner et vendre mon étude. Aujourd'hui je suis associé. Pour la petite histoire, je travaille à Calais et je suis souvent amené à être agent instrumentaire pour le tribunal de Boulogne-sur-mer et il arrive que je revienne dans la ville d'Outreau.

F.-S. Repensez-vous souvent à l'affaire ?
Me A. M. Je peux essayer d'oublier, me dire que j'ai certes un passé mais surtout un avenir, que ma vie n'est pas terminée... Mais les fantômes d'Outreau me hantent toujours et il ne se passe pas une journée sans que j'y pense. Cela a été un tel tsunami judiciaire, un tel massacre d'innocents que l'affaire demeure en moi. Les cicatrices resteront toujours.

F.-S. Comment vous reconstruisez-vous ?
Me A. M. Cela se fait petit à petit, par étape. La première d'entre elle a été le livre que j'ai écrit. Ensuite la commission d'enquête parlementaire m'a aidé. Je me reconstruis également grâce à ma nouvelle compagne, et grâce à ma renaissance professionnelle.

F.-S. Depuis la fin de l'affaire, souffrez-vous du regard des autres ? Le soupçon pèse-t-il toujours ?
Me A. M. Non. Les regards portés sur moi ont toujours été positifs. J'ai reçu et je continue de recevoir des marques de soutien et d'affection lorsque je suis dans la rue, dans le train ou en faisant mes courses. Il y a eu une immense prise de conscience de la part des Français sur les dysfonctionnements de la justice. L'affaire d'Outreau a jeté un pavé dans la mare.

F.-S. Quel regard portez-vous sur le traitement médiatique de l'affaire?
Me A. M. J'en ai beaucoup voulu aux médias dans un premier temps. En 2001, lorsque l'affaire a éclaté, j'ai trouvé qu'ils n'avaient pas fait correctement leur travail. Qu'ils avaient recopié ce que les autres disaient sans vérifier leurs informations. Mais par la suite, ils nous ont permis d'avancer et nous ont aidé à faire valoir notre innocence. Je crois que, dans cette affaire, les médias ont réellement été un contre pouvoir.

F.-S. Et sur son traitement judiciaire ?
Me A. M. Sur le plan judiciaire, Outreau n'est pas une erreur puisqu'aucun innocent n'a été condamné. La justice est donc passée. Ce qu'on peut lui reprocher c'est qu'elle soit passée avec autant de souffrances, avec un juge d'instruction qui faisait n'importe quoi. En 2001, nous avons été embastillés non pas par une lettre du roi mais par une lettre de Fabrice Burgaud. Lorsque  j'ai été arrêté, j'avais l'impression de revenir 60 ans en arrière, que la Gestapo venait chez moi. La présomption d'innocence n'a jamais existé.

F.-S. La justice a-t-elle tiré les conséquences de ce désastre ?
Me A. M. La Commission d'enquête parlementaire sur Outreau a fait des propositions qui vont dans le bon sens même si les réformes restent timides. Je pense que les mentalités ont évolué et que les rapports entre les avocats et les juges d'instruction ont changé. Burgaud se croyait tout puissant.

F.-S. Qu'attendez-vous aujourd'hui ?
Me A. M. Lorsque nous avons été acquittés, nous avons reçu une lettre d'excuses du Garde des Sceaux ainsi que du Premier Ministre et du président de la République. Aucun des magistrats qui a instruit l'affaire ne l'a fait. Certains ont même eu des promotions et Fabrice Burgaud a seulement été admonesté par sa hiérarchie. Ce n'est pas normal. Le corporatisme des magistrats a fait que tout un corps a soutenu la brebis galeuse. Dans les autres professions, la brebis galeuse ne reste pas. Fabrice Burgaud aurait dû démissionner car en plus de broyer des vies, il a sali la justice. Une justice en laquelle je crois même si elle m'a exclu à l'époque. Aujourd'hui j'attends quelque chose d'humain. J'attends que Fabrice Burgaud s'excuse, j'en ai besoin pour pardonner comme j'ai pardonné à Myriam Badaoui. Mais je ne sais pas s'il a l'éducation pour le faire.

F.-S. Revoyez-vous les autres anciens accusés ?
Me A. M. Je revois Karine Duchochois qui est devenue journaliste et prépare un documentaire, Roselyne Godard qui dirige une association dont je suis trésorier, Dominique Viel lorsqu'il revient sur Calais et Daniel Legrand, fils. Les autres, je n'ai pas de nouvelles. Quand nous nous voyons, nous parlons de ce qui s'est passé évidemment et nous cherchons à comprendre comment cela a pu se produire.

(source : http://www.francesoir.fr/actualite/justice/alain-marecaux-je-pense-outreau-tous-jours-75475.html)

Publié par lara1340 à 14:13:58 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

SEXE ENTRE AMIS | 11 septembre 2011

Synopsis : Lorsque Jamie, chasseuse de têtes à New York, tente de recruter Dylan, un directeur artistique de Los Angeles, tous deux s’aperçoivent vite qu’ils sont sur la même longueur d’onde. Leur premier point commun est d’avoir totalement renoncé à l’amour, auquel ils ne croient plus, pour se consacrer uniquement au sexe. Ils expérimentent alors le "sexe entre amis" ...

De Will Gluck avec Justin Timberlake et Mila Kunis

Nouveauté

Ah que ça fait plaisir de retrouver une bien jolie comédie romantique à la sauce "Nora Ephron" ... cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant régalé devant une histoire "d'amour" moderne et dynamique, fraîche et rafraîchissante. Certes le parallélisme avec le cultissime et inoubliable Quand Harry rencontre Sally est vite fait mais ici l'histoire est condensée sur une période beaucoup plus courte, ce qui lui évite de se déliter et de se diluer.

Will Gluck, avec l'aide de quelques comparses, nous a concocté surtout un scénario intelligent et fort spirituel, doublé de dialogues brillants parfois très drôles (quelques réflexions à mourir de rire), parfois plus émouvants (quelques scènes finales entre le père et le fils qui m'ont particulièrement touchée en plein cœur).

Il nous propose surtout, par une réalisation enlevée et fluide, une vraie comédie pétillante qui nous réconcilie avec le genre, même si déjà traité récemment dans Sex Friends (avec Natalie Portman et Ashton Kushter) que je n'ai pas vu (Ashton Kushter est peut-être charmant au demeurant mais un bien piètre acteur dont le nom seul ne m'incite certes pas à me précipiter en salle), auréolée d'un duo d'acteurs épatants.

Justin Timberlake et Mila Kunis, tous deux à la plastique parfaite, beaux et irrésistibles, forment un couple dont on sent la complicité à travers chaque plan, trépidant et terriblement attachant. Leur enthousiasme, débordant par tous les côtés, est communicatif et le plaisir incommensurable qu'ils ont vraisemblablement pris à interpréter leurs personnages nous tombe dessus sans crier gare.


Ce qui fait qu'on se réjouit de leurs aventures, de leurs déboires sexuels et/ou amoureux, de chacune de leur réplique, de chaque scène où ils s'éclatent (au lit ou pas).

Will Gluck alterne avec pertinence scènes "amicales" et scènes "amoureuses" voire "érotiques" en dosant avec justesse le tout, sans oublier d'approfondir les personnages secondaires (j'aime beaucoup la sœur interprétée par Jenna Elfman et surtout le père interprété par Richard Jenkins) et de glisser au passage une jolie morale sur l'importance d'aller à l'essentiel dans la vie qui est trop courte.

L'introduction du sujet de la maladie d'Alzheimer dans cette comédie a peut-être de quoi surprendre mais elle s'avère déterminante selon le réalisateur qui juge bénéfique le fait de mélanger éléments tragiques et comiques, et ainsi conduire le spectateur à rire de tout. En effet, Richard Jenkins déclare : "Quand vous êtes atteint de la maladie d’Alzheimer, vous prenez conscience qu’il ne vous reste pas beaucoup de temps. Si vous avez des sentiments pour quelqu’un, vous devez vous lancer." Son personnage dit deux-trois répliques (lors de la mémorable scène de repas à l'aéroport) qui m'ont fait "gloups" dans la gorge et j'ai versé une petite larme d'émotion lorsqu'il évoque son premier amour.

Et même si la fin est prévisible et attendue, cousue de fil blanc, elle ne tombe pas dans la miellosité dégoulinante, elle ne fait que révéler les sentiments qu'on sentait latents depuis le début. On évite mièvreries et niaiseries en tous genres et c'est tant mieux pour la dynamique de l'ensemble.

C'est une comédie vraiment délicieuse qui révèlent deux acteurs qui montent, qui montent.

Justin Timberlake dont on a pressenti déjà l'immense talent dans l'excellent Social Network est réellement charmant (et super beau gosse on ne peut le nier !!!) et son jeu trouve un vrai relief et un potentiel comique évident.


Quant à Mila Kunis que j'avais presque préféré à Natalie Portman (sans rien retirer de sa performance) dans Black Swan est splendide, vivifiante, pétulante et aérienne. Je lui prédis un bel avenir dans la jungle hollywoodienne.

Il ne faut surtout pas hésiter à s'offrir un plaisir de deux heures même si l'on pourrait se juger presque coupable d'adorer une comédie qui ne sera pas non plus celle de l'année ... mais sans conteste drôle et divine et dont on ressort avec une patate d'enfer.

Publié par lara1340 à 15:25:26 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

R.I.F (Recherches dans l'Intérêt des Familles) | 09 septembre 2011

Synopsis : Sur la route des vacances, la femme de Stéphane Monnereau, capitaine de police à la P.J. parisienne, disparaît. Les indices semblent indiquer qu’il n’est peut-être pas étranger à cette disparition. Pour éviter d’être placé en garde-à-vue, Stéphane prend la fuite avec son fils. Désormais il devra assumer seul sa double mission : se disculper aux yeux des enquêteurs et savoir ce qui est vraiment arrivé à sa femme.

De Franck Mancuso avec Yvan Attal, Pascal Elbé et Armelle Deutsch

Sortie le 31 août 2011

 

Un film signé Franck Mancuso (scénariste et réalisateur de l'excellent Contre-Enquête avec Jean Dujardin) avec Yvan Attal et Pascal Elbé, deux acteurs français de tout premier plan, avec toutefois une nette préférence pour le second que j'adore, j'y allais les yeux fermés ...

En toute confiance, je me suis calée au fond du fauteuil pour y rester scotchée jusqu'à la toute fin, malgré un léger bémol sur les cinq premières et cinq dernières minutes.

Ici, après une entrée en matière plus que surprenante (pas certaine qu'un flic puisse partir en vacances impunément après un tel acte !!) mais qui nous situe le héros en une scène d'introduction claquante, le suspense est ensuite omniprésent et la tension palpable tant l'intrigue repose sur un réalisme glaçant, tant la réalisation accentue l'intensité par des prises de vue hyper serrées, strictement cadrées, par des mouvements de caméra qui colle au plus près des acteurs, pour mieux nous happer et nous saisir à la gorge (quelques séquences de courses-poursuites caméra à l'épaule qui donnent le tournis).

Le décor un peu glauque et sinistre de la station d'essence paumée et délabrée renforce le sentiment d'oppression qui nous serre la poitrine et donne au film une atmosphère pesante et étouffante.

Et même si le scénario n'est pas très novateur et reprend un genre déjà traité auparavant, il recèle de très bonnes idées, toutes crédibles et tenant bien la route, sans fausse note ni incohérence, et s'agrémente qui plus est de dialogues incisifs et précis qui servent parfaitement l'histoire, de rebondissements judicieux et de scènes d'action bien menées.

Le film nous embarque dans une sorte de "Cluedo" avec plusieurs suspects potentiels, où sont disséminés ça et là des indices nous amenant à faire l'enquête en même temps que les protagonistes, ce qui est ici très habile de la part du cinéaste qui nous plonge dans une interactivité passionnante. On explore ainsi plusieurs pistes pour finalement se concentrer sur celle qui se dessine peu à peu comme étant la plus probable, même si tout n'est pas si prévisible que cela.

Le tout est surtout merveilleusement servi par un duo de comédiens inédit. Yvan Attal confirme là encore qu'il est un acteur de terrain, s'investissant à 100 % dans ses rôles, il est juste dans le moindre de ses gestes et attitudes. Pascal Elbé est méconnaissable sous sa casquette de gendarme, droit et intègre, incorruptible, imperturbable et scrupuleux, divisé entre ses scrupules déontologiques et ses sentiments d'homme. Accompagnés de la charmante Armelle Deutsch qui apporte la touche de féminité qu'il fallait pour adoucir le ton de ce thriller implacable, maîtrisé jusqu'au bout. Ou presque.

Car j'ai toutefois regretté une fin un peu bâclée et confuse, et l'on ne comprend pas très bien le dénouement, il faut faire un vrai effort pour raccrocher les wagons, ou alors est-ce un parti pris volontaire de Franck Mancuso pour laisser le spectateur conclure à sa façon l'issue de cette bouleversante histoire.

Le film amène surtout à réfléchir sur les chiffres hallucinants relatifs aux disparitions de personnes majeures (comment déterminer celles qui sont intentionnelles et celles qui ne le sont fatalement pas ...) (et les médias rapportent de plus en plus de cas désespérés et désespérants, il n'y en a pourtant pas plus ni moins qu'avant, on en parle juste davantage) qui ne se terminent malheureusement pas toujours bien.

Un triste état de fait qu'il est bon parfois d'évoquer et de mettre en exergue.

Un vraiment excellent polar sombre et rigoureux avec la "French Touch" qui va bien.

Publié par lara1340 à 21:00:52 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

COWBOYS ET ENVAHISSEURS | 09 septembre 2011

Synopsis : Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs...

De Jon Favreau avec Daniel Craig, Harrison Ford et Olivia Wilde

Sortie le 24 août 2011

 

Sur le papier, l'affiche et la bande annonce, le projet semblait prometteur et fort curieux. Mélanger deux styles aussi radicalement opposés et a priori difficiles à marier était ambitieux et carrément audacieux.

Hélas, quelle déception face à un film en permanent décalage, déséquilibré, sans vrai rythme ni dynamisme.

On sent toutefois que le réalisateur a mis un point d'honneur à soigner toute la partie "western" qui méritait certes qu'on y accorde toute l'attention nécessaire pour qu'elle ne paraisse pas désuète ni poussérieuse (dans le sens littéral du terme bien entendu) mais il s'y attarde beaucoup trop pour tenir le spectateur en alerte sur l'aspect "science fiction" et "rencontre du troisième type" qui prédomine seulement dans la dernière demi-heure.

La première heure se traîne lamentablement, patauge dans la semoule, et malgré quelques louables efforts pour éveiller l'intérêt par l'arrivée des extra-terrestres, jouant sur des effets spéciaux pas réellement spectaculaires (à la limite pourquoi pas puisque nous sommes à la fin du 19ème siècle et qu'on pourrait se dire que les effets spéciaux un peu cheap se justifient), on a bien du mal à entrer dans l'intrigue et à être un tant soit peu captivé par l'aventure. Toutefois, la deuxième partie est un peu plus vive et pêchue. Mais il est un peu trop tard.

Par ailleurs et surtout, dérangée par l'étrangeté de l'intrigue, le manque flagrant d'humour qui alourdit le tout et quelques longueurs pénibles, je suis restée totalement à la ramasse et à côté du film.

Pourtant, les acteurs principaux y croient (les seconds rôles par contre frisent parfois le ridicule ... l'ado me faisait penser à ... Jeremy Ferrari !!!! lol ...). Daniel Craig s'avère le meilleur d'entre tous, portant le film tout seul à bout de bras, car les autres peinent à l'épauler. Harrison Ford en cowboy vieillissant n'est pas très convaincant, il est loin le panache d'Indiana Jones, et on a souvent envie de lui crier "allez pépé sur ton mulet, hue hue" !! ... Olivia Wilde est bien jolie et elle est davantage dans le rôle en Calamity Jane à l'assaut du vaisseau qu'en robe liberty "petite maison dans la prairie" au début du film. Sans vraiment donner d'épaisseur à son personnage (aucun n'en a vraiment en fait), elle s'implique.

Mais bon voilà quoi, c'est pas éblouissant tout ça. A part quelques scènes finales sympathiques (j'aime bien quand elle rampe dans le coeur du vaisseau spatial) et certaines très "spielberguiennes" (les face-à-face entre l'alien et le gosse), y'a rien à en tirer, les bestioles sont grotesques et pas vraiment ragoutantes avec leurs mains gluantes qui sortent de leur bide, on en voit trop, un peu plus de suggestion aurait été bienvenu. Le scénario et les dialogues sont mauvais et auraient gagné à lorgner vers le second degré, avec plus de dérision voire d'ironie. Il n'y a aucun suspense, nul rebondissement ... c'est plat et linéaire.

J'en attendais peut-être trop mais en tout cas, je n'ai pas vraiment aimé. C'est juste ... bizarre ... et j'irais même jusqu'à dire que Jon Favreau pêche par excès de prétention et en oublie même de réaliser son film, on pressent qu'il avait de bonnes intentions mais qu'il a eu du mal à les mettre en images. En fait, il se prend un peu trop au sérieux.

Heureusement que Daniel Craig y balade son oeil bleu et son regard d'acier, son charisme et sa belle gueule.

A la limite, il en reste une oeuvre assez curieuse mais chaotique, pas suffisamment travaillée et maîtrisée pour s'en délecter.

Une déconvenue.

Publié par lara1340 à 16:08:18 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

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