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¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤


 


L'art et l'appréciation de l'art sont des notions purement subjectives



 



 



 



 



 



 


 


Critiques de films de 2007 à 2010


Le Kaléidoscope 2 Lara 


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MES MEILLEURES AMIES | 14 août 2011

Synopsis : Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca,l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!

De Paul Feig avec Kristen Wiig, Rose Byrne et Maya Rudolph

Nouveauté

Annoncé comme la nouvelle comédie à ne pas louper après un succès surprise au box-office américain, ce film semblait fort prometteur.

Hélas, il s'avère être un hybride bizarre entre un Very Bad Trip girly et un Sex & the City à six filles. De fait, on y retrouve quasiment les mêmes : la simili Carry Bradshaw en la personne de l'héroïne (elle lui ressemble même beaucoup), la sorte de Charlotte York en la personne de la rivale (elle lui ressemble aussi beaucoup), on a même droit à la bimbo blonde de service ... bref que des nanas types (on a la grosse, la coincée ...) ... ça fait un peu comédie du pauvre qui accumule les clichés, réalisée par ailleurs plutôt platement. 

A part quelques scènes trashs censées être drôles (moi et la scatologie ça fait deux, le pipi-caca ça ne m'a jamais fait rire) et d'autres complètement démentes qui m'ont, oui, amusée (lorsque la nana est pompette et part en vrille dans l'avion ou encore lorsqu'elle essaye d'attirer lamentablement l'attention du flic ...) qui, condensées, ne constituent que vingt minutes du film, il faut bien constater que ce n'est pas hilarant et qu'il ne se passe pas grand chose, puisqu'il s'appuie essentiellement sur du comique de situation et que, lorsque l'on s'en éloigne (un peu trop de blablas inutiles ...), il en perd fatalement de son efficacité (on aurait pu couper aisément une demi-heure pour dynamiser le tout).

Ca se traine, ça s'enlise, ça s'embourbe. C'est surtout lourd, de mauvais goût, souvent douteux, vulgaire et grossier.

On est loin du glamm, du strass et des paillettes d'un Sex & the city que celui-ci plagierait presque par instants. Alors oui, si la parodie l'avait pris complètement à contre-pied, ça aurait pu très bien fonctionner.

Pourtant, les actrices donnent corps à leurs personnages et s'impliquent énormément avec un enthousiasme non dissimulé. Kristen Wiig, qui co-écrit le film avec son amie et complice de toujours, Annie Mumolo, est une très bonne actrice, énergique et volontaire, et révèle un jeu extrêmement intéressant, Rose Byrne est toujours excellente, Maya Rudolph s'avère la meilleure de toute à mon humble avis (mais ce n'est que mon humble avis !!) avec son physique atypique et son indéniable allure, Melissa McCarthy est la plus déjantée et la plus drôle, les deux autres (Ellie Kemper et Wendi McLendon-Covey) sont plus en demi-teinte, effacées derrière les quatre piliers qui dévorent l'écran.

A noter également la présence de Jon Hamm vu dans la série Mad Men.

Mais le tout manque singulièrement de grâce, de magie et d'étincelle. Certaines scènes s'étirent à l'infini tandis que d'autres auraient gagné à être plus approfondies.

A croire peut-être que je suis complètement passée à côté (j'ai lu beaucoup de très bonnes critiques), je ne dois pas correspondre à la cible. Pas que je sois particulièrement prude ni que j'ai été choquée, mais je suis surtout réfractaire à ce genre d'humour (par ailleurs, il est vrai que la version française doit nous amputer de quelques bons jeux de mots et que le doublage laisse parfois un peu à désirer).

Reste une vague étude sociologique sur l'amitié entre femmes qui aurait mérité qu'on s'y attarde davantage.

Je ne dis pas n'avoir jamais ri ni m'être laissée attendrir mais c'est tout de même assez indigeste (attention allusion vaseuse !!!!) dans l'ensemble.

Bref, je suis dubitative et circonspecte.

Publié par lara1340 à 17:31:51 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

GREEN LANTERN | 14 août 2011

Synopsis : Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super-pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan.

De Martin Campbell avec Ryan Reynolds, Blake Lively et Peter Sarsgaard

Nouveauté

Dans la série "les blockbusters" de l'été avec des super héros, voici venir Green Lantern avec Ryan Reynolds, un des acteurs montants de Hollywood, en haut de l'affiche.

Ce n'est ni le pire ni le meilleur.

A voir prioritairement en 3D (je le signale pour les réfractaires parce qu'ici elle est sublimement mise en avant dans des scènes visuellement magnifiques), il s'avère toutefois un peu faiblard scénaristiquement parlant. Malgré une réalisation réussie (Martin Campbell n'est pas le premier venu et a été aux manettes de La légende de Zorro ou encore de Casino Royale), le film manque de souffle et d'envergure.

Là où on l'attend une mise en scène grandiose, on a souvent l'impression d'être un peu coincés entre un monde intergalactique extra-terrestre et notre planète où les pouvoirs du héros font un peu trop souvent des prouts dans l'eau.

En ersatz raté de Superman, Green Lantern fait joujou ... mais avec une touche d'humour qui allège considérablement le tout.

Pourtant, toutes les séquences se déroulant dans l'espace sont belles à voir (et ce jusqu'au générique de fin), les effets spéciaux sont réellement sensationnels, certaines scènes sont spectaculaires voire ahurissantes (j'ai bien aimé, au début du film, la poursuite en avion  qui donne mal au cœur), mais malheureusement cela manque considérablement d'ampleur et de majestuosité, souffrant par instants de perte de rythme.

Ryan Reynolds n'était peut-être pas non plus le meilleur choix car, même s'il promène sa dégaine avec nonchalance, même s'il joue beaucoup du sourcil avec un don comique inénarrable, même s'il s'amuse de tout comme un gosse qui découvre ses jouets de Noël (apprentissage de ses pouvoirs), il n'a pas non plus le charisme et la classe nécessaires pour fasciner le spectateur. Il reste superficiel, un brin naïf, et de fait, pas vraiment attachant.

Sa compagne, Blake Lively, est un peu plus qu'une potiche (j'ai eu peur un moment qu'elle ne soit qu'un faible faire-valoir) et assume ici un vrai premier rôle prometteur car la demoiselle est fort jolie et assez bonne comédienne.

Toutefois, je regrette que Peter Sarsgaard manque de cynisme et de caractère pour camper un méchant qui aurait pu être davantage étoffé et machiavélique. Il fait plus souvent rire que peur (le maquillage est raté, c'en est parfois pathétique et ridicule).

Cependant, le film s'avère plaisant à suivre, sans ennui, visuellement très travaillé et techniquement brillant, et il en ressort un sentiment plutôt positif malgré un peu trop de bémols (pas très original, pas très audacieux, un combat final un peu trop expédié, un scénario bâclé, une morale niaiseuse, un style trop convenu) qui en diminuent son impact et son intensité.

Green Lantern me semble finalement un peu ... verdâtre !! Sympa et bien ... mais sans plus ...

Publié par lara1340 à 15:57:45 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

LA PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES | 12 août 2011

Synopsis : Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

De : Rupert Wyatt avec James Franco, Freida Pinto et Andy Serkis

Nouveauté

Après avoir vu et revu le film de 1968 avec un Charlton Heston charismatique, je me demandais si je serais à nouveau surprise par le genre. La réponse est oui et mille fois oui.

J'y allais principalement, il faut bien l'avouer, pour James Franco dont je suis archi-fan depuis le tout premier Spiderman. Pendant que d'aucunes se pâmaient devant le surhomme stupide Peter Parker / Tobey McGuire, moi je n'avais d'yeux que pour le meilleur copain Harry Osborn / James Franco qui m'a alors séduite, puis définitivement conquise au fur et à mesure de sa carrière qui s'étoffe surtout dans l'excellent Harvey Milk ou encore par sa phénoménale prestation qui lui a valu bien des honneurs (nominations et récompenses) dans 127 heures de Danny Boyle.

Et puis, ici, je me suis laissée prendre par l'autre génialissime acteur Andy Serkis qui a un incroyable don de faire passer les émotions dans des rôles pas faciles (puisqu'il est LE spécialiste des rôles de singes (King Kong) ou autres personnages grimés et transformés) (il a une palette énorme dans son jeu subtil et raffiné). Il était, selon le réalisateur, le seul acteur capable d’interpréter César : "Andy Serkis a beaucoup apporté au film. C’est le Charlie Chaplin de notre génération. J’entends par là qu’il est un des seuls acteurs qui exploite pleinement la technologie de la performance capture parce qu’il a parfaitement compris son potentiel et ce qu’elle permet de créer. Certains acteurs ont un peu peur de cette technique parce qu’ils pensent que cela les prive d’une véritable interprétation, alors que c’est tout le contraire."

Je me suis aussi laissée prendre à l'intrigue soutenue et consistante, au scénario intelligent qui se densifie de scène en scène, allant crescendo jusqu'à un final grandiose et foutrement bien réalisé.

Rupert Wyatt, ancré en permanence dans le réalisme et la crédibilité des situations, n'axe pourtant pas son film autour de l'action pure. Au contraire, il n'y en a pas tant que ça (d'action) mais l'intensité dramaturgique est telle qu'on ne peut être que soumis à ses intentions et aux accents émotionnels qu'il met dans chaque plan (les regards des protagonistes vous nouent les tripes).

Chaque personnage évolue d'une manière inattendue : James Franco passe du scientifique froid et strict au fils, amant et même "père" qui s'attendrit, John Lightlow transmet également plusieurs facettes, et surtout Andy Serkis passe avec une absolue aisance du statut de singe domestiqué et docile au singe blessé et révolté, qui prend peu à peu conscience de ses capacités intellectuelles (l'évolution et le cheminement psychologique de l'animal sont très intéressants et pertinents). Tout ce petit monde dirigé d'une main de maître par un réalisateur qui orchestre son film avec magnificence et maestria.

Outre quelques scènes particulièrement poignantes, il y a en a d'autres réellement spectaculaires (toutes celles dans la forêt de séquoias ou encore tout le combat final sur le Golden Gate) aux effets spéciaux admirablement réalisés qui ont exigé un énorme travail.

"La principale difficulté pour Weta Digital a été le tournage du climax du film qui se déroule sur le Golden Gate Bridge de San Francisco. Le décor gigantesque a été construit près de Vancouver. Durant cette séquence se déroule une bataille épique entre les hommes et les singes – avec des cascades compliquées, des incendies, des explosions, des hélicoptères, des centaines de voitures et de figurants, et le brouillard de San Francisco – qui est aussi le point culminant de l’intensité narrative et émotionnelle et du parcours des personnages".

Par ailleurs, Rupert Wyatt s'aventure à un nouvelle technicité pour améliorer la qualité de l'image et de la réalisation.

Pour la première fois, les singes ont été créés numériquement grâce à la performance capture. Le superviseur des effets spéciaux, revient sur le processus de création : "Nous avons utilisé des combinaisons de performance capture et des casques pour filmer les expressions faciales des acteurs et enregistrer la totalité de leur jeu d’acteur physique. Mais pour la première fois, les acteurs de performance capture ont été filmés dans de vrais décors en même temps que les autres acteurs, ce qui a fait disparaître la barrière entre les effets visuels et les prises de vues réelles. Le tournage ressemblait donc à celui d’un film traditionnel. Les acteurs jouaient vraiment les uns avec les autres, et nous nous sommes occupés des effets visuels plus tard."

De plus, le cinéaste n'oublie pas d'apporter une vraie morale à son film, d'une part parce qu'il est réalisé du point de vue du singe (et non des hommes) qui en est le héros principal, ce qui lui donne une dimension touchante et attachante - et pour lequel on est en conséquence vite partisan -, d'autre part parce qu'il pointe du bout du doigt les douloureuses expérimentations animales et dénonce par là-même les limites un peu trop souvent dépassées du viol des lois de la nature qui se révolte de plus en plus cruellement.

Il en ressort une œuvre assez magistrale, tout à la fois émouvante, esthétique et époustouflante, résolument moderne redonnant par là-même un second souffle à l'histoire initiale, originale, efficace et nerveuse, portée par un James Franco sensationnel (comme toujours ...), un Andy Serkis extraordinaire qui compose un singe "plus vrai que nature" aux attitudes quasi-humaines qui nous permettent de ressentir pour lui une vraie empathie, un John Lightlow dans un second rôle ardu et une bien jolie Freida Pinto.

Un film qui se conclut par une scène et un générique à ne pas louper (en second plan derrière les incrustations des noms) pour mieux comprendre la suite ... (ou plutôt le(s) film(s) précédent(s) - pas vu celui de Tim Burton - qui est le futur de celui-ci ... bien sûr ... et je passerai outre la chronologie - n'ayant pas particulièrement suivi les différents opus de la saga - ou éventuels anachronismes mais soulignerai toutes les références dans celui-ci au tout premier volet datant de 1968 de Franklin J. Schaffner, même si je ne m'en rappelle pas bien - cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu - et même si celui-ci peut très bien s'appréhender et se comprendre indépendamment) ... parce que les personnes qui sont sorties dès le premier mot apparu ont loupé le principal et toutes les implications qui s'ensuivent ... !!

A voir absolument ... assurément ...

Publié par lara1340 à 16:34:53 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

LES SCHTROUMPFS | 07 août 2011

Synopsis : Chassés de leur village par Gargamel, le méchant sorcier, les Schtroumpfs se retrouvent au beau milieu de Central Park à travers un portail magique.

De Raja Gossnell avec Neil Patrick Harris, Jayma Mays et Sofia Vergara

Nouveauté

Je suis allée voir Les Schtroumpfs ... si si !! même moi, là à l'écrire, je n'en reviens encore pas !! cela me paraît aberrant !! mais si j'y suis allée et ... j'y ai passé un bon moment ...

Bon certes c'est un film pour enfants de moins de dix ans. Certes, l'histoire tient sur une ligne. Certes, ce sont des petits bonhommes bleus rigolos qui sortent des "schtroumpf" à toutes les sauces, qui envahissent Manhattan et la vie d'un couple de jeunes mariés et bientôt parents.

Mais j'ai parfois bien ri à certaines répliques très drôles, j'ai apprécié certaines séquences fantaisistes et fantastiques (celle d'ouverture est sensationnelle), rehaussées par une bonne utilisation de la 3D.

J'ai juste regretté qu'elle soit insuffisamment exploitée car il y avait matière à donner à l'ensemble un vrai plus. Mais les quelques effets spéciaux sont très réussis.

J'ai regretté aussi le sentimentalisme dégoulinant et la miellosité de la fin mais c'était inévitable.

J'avoue toutefois avoir été bigrement attendrie par les deux acteurs principaux qui y croient à fond et qui s'impliquent totalement. Et impressionnée par Hank Azaria qui campe un odieux Gargamel avec un plaisir évident.

Il faut emmener ses enfants voir cette exquise balade new-yorkaise, ils se régaleront devant ce très bon film assez proche de l'esprit de la BD, mêlant personnages réels et personnages d'animation, où l'on perçoit l'énorme travail qu'il a fallu abattre car les images de synthèse sont brillamment réalisées.

Les petits s'amuseront follement (les rires des enfants dans la salle sont rafraîchissants et vivifiants) et les adultes s'amuseront de l'amusement de leurs bambins.

Par contre, il est vrai, la mélodie est bigrement entêtante et agaçante. Et bémol aussi sur toutes les pubs qui pullulent (sauf pour le Blue Man Group qui est français ....) ...

Un divertissement bien réalisé et fort distrayant. Pas besoin d'être grand pour le schtroumpfer ...

Publié par lara1340 à 16:47:51 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

ITINERAIRE BIS | 07 août 2011

Synopsis : Jean, 35 ans, habite encore avec sa mère dans sa petite ville de Corse et travaille comme cuisinier dans le restaurant familial. Son avenir, à son grand désespoir, est tout tracé : reprendre le restaurant. Mais un jour, Nora, jeune femme de caractère est jetée à la mer depuis un voilier de course. Elle échoue sous les yeux de Jean. C’est l’aventure qui frappe à sa porte.

De Jean-Luc Perreard avec Fred Testot et Leïla Bekhti

Nouveauté

Jean-Luc Perreard réalise ici son tout premier film mais l'on sent bien qu'il n'est qu'un amateur, éclairé peut-être mais rarement inspiré. Il nous propose un road-movie "à la française" (je mets dans ce guillemet un soupçon de connotation péjorative) à travers les magnifiques paysages corses mais peine à trouver un vrai rythme et l'énergie nécessaire pour nous happer dans l'intrigue quelque peu ténue.

A partir d'un scénario qui tient sur un timbre poste, de dialogues amusants mais sans plus (quelques bonnes répliques qui prêtent à sourire), le cinéaste met en scène un couple qui fonctionne plutôt bien sur le papier mais qui a du mal à l'écran à atteindre la complicité qu'on en attend.

Pourtant, l'idée était louable et on perçoit en permanence de vraies intentions et une certaine sincérité mais la réalisation est plate et convenue, ça patauge un peu dans la semoule et plus on avance dans l'histoire, plus on a l'impression de freiner plutôt que d’accélérer. On n'y sent ni enthousiasme ni passion, on dirait que le cinéaste a juste voulu rendre un produit calibré collant pile au cahier des charges.

Même si je reconnais un certain plaisir à avoir suivi les péripéties de ce jeune couple atypique (l'adorable emmerdeuse et le grand dadais ingénu), j'avoue m'être un peu ennuyée de leurs pseudo-aventures sans intérêt.

Toutefois, Leïla Bekhti aborde enfin des rôles un peu plus épais et consistants, sort de ses éternels airs adolescents et épure sa voix de ses accents de "racaille", en proposant une prestation assez piquante de jeune femme fatale et déterminée.

C'est davantage Fred Testot, qui me fait par instants penser à Dany Boon, qui séduit ici dans son rôle de timide, mythomane et maladroit. Sa gaucherie est attendrissante et il délivre un jeu tout en nuances.

Cette comédie sentimentale n'est cependant pas si désagréable si on s'y laisse promener sans crier gare, elle s'avère plaisante et distrayante mais manque singulièrement de magie et d'étincelle, de ces bulles de champagne qui donnent une vraie pétulance. Elle dévie un peu trop souvent de sa route principale (ou pas assez !!).

Heureusement que les deux acteurs y sont convaincants et touchants, sauvant ce film du désastre.

Il ne fera pas date. Un premier film pour lequel on peut avoir cependant un peu d'indulgence mais dommage qu'il prenne l'eau ...

Publié par lara1340 à 16:09:39 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

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