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¤¤¤ LE CINEMA DE LARA ¤¤¤


 


L'art et l'appréciation de l'art sont des notions purement subjectives



 



 



 



 



 



 


 


Critiques de films de 2007 à 2010


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DOS AU MUR | 22 février 2012

Synopsis : Ancien flic condamné à la prison pour un vol dont il se dit innocent, Nick Cassidy a réussi à s’évader. Dans un célèbre hôtel de New York, il monte jusqu’à l’un des derniers étages et enjambe la fenêtre. Le voilà dehors, sur la corniche, au bord du vide… Lydia Mercer, négociatrice de la police, est chargée d’essayer de le convaincre de ne pas sauter. Plus la jeune femme tente de dénouer cette situation périlleuse, plus elle prend conscience que Cassidy pourrait bien avoir un autre objectif.

De Asger Leth avec Sam Worthington, Elizabeth Banks, Jamie Bell

Sortie le 15 février 2012

Rien que l'affiche donne le vertige ... le film aussi ... et Sam Worthington tout pareil ... ah la la comme il est craquant (ses bouclettes dans le cou ... hummmm .. !! son regard ... aie aie aie !!! son sourire !!! ouh la la !!! et le doubleur français Adrien Antoine lui donne une sensualité supplémentaire par une voix grave, profonde et troublante) ... bon je me reprends ... l'acteur prouve qu'il peut y avoir un après AVATAR ... il est ici réellement surprenant, bravant son acrophobie, pour camper un personnage ... au bord du gouffre !!

Car l'anecdote la plus étonnante est que le comédien est réellement sur une corniche (sécurisé bien entendu ..) de 36 centimètres de large à plus de 70 mètres de hauteur ... un défi personnel pour l'acteur qui ici soigne donc le mal par le mal ... et le résultat n'en est que plus époustouflant.

Alors certes le scénario, plutôt malin et plaisant même si fatalement prévisible, est bourré d'idées toutes plus extravagantes les unes que les autres, certaines bonnes d'autres moins, voire improbables et/ou incompréhensibles, mais la réalisation et l'interprétation de TOUS sauve le film ... et haut la main !

Asger Leth, spécialisé dans la réalisation de documentaires, signe son premier long métrage, approché par les producteurs qui souhaitaient un cinéaste sachant filmer et raconter de vraies histoires par le seul truchement de sa caméra ainsi que pour sa "capacité à sélectionner les éléments pertinents de la réalité".

Et ici, c'est l'hallucinante réalisation qui captive (les vingt dernières minutes sont ahurissantes). Le thriller sinon n'aurait rien d'extraordinaire mais prend une réelle dimension "sensationnelle" et "sensorielle" par le fait que l'on soit à côté de la corniche avec le héros. Certaines séquences sont terriblement vertigineuses et la multiplication des points de vue (car la position statique de Sam Worthington aurait pu lasser) exhausse une mise en scène astucieuse.

Ensuite, tout ce qui se passe "à côté ou hors du mur" est sans réelle surprise, rappelant de grands films de genre, frisant même par moments le ridicule (l'ultime tête à tête entre Sam Worthington et Ed Harris - toujours parfait, visage émacié, regard d'acier - ne m'a pas emballée outre mesure) et le dénouement est un peu vite expédié.

Mais le suspense est omniprésent, les rebondissements sont bien placés, le rythme est soutenu.

Le héros dégage une sincère empathie et on a plus d'une fois peur pour lui (surtout à la toute fin, gros mega flip, la décharge d'adrénaline !!).

Les seconds rôles, de Elizabeth Banks à Jamie Bell en passant par Anthony Mackie et Edward Burns, sont tous très bien ..

Bref un divertissant thriller tout à fait honnête, moderne et énergique, accompagné d'une BO efficace, qui se voit avec plaisir mais il faut avoir le coeur bien accroché.

Publié par lara1340 à 16:27:54 dans Critiques de films | Commentaires (0) |

LA VIE D'UNE AUTRE | 22 février 2012

Synopsis : Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l’homme de sa vie.

De Sylvie Testud avec Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz et Aure Atika

Sortie le 15 février 2012

J'aime Juliette Binoche et Mathieu Kassovitz (trop rare à l'écran), à eux deux ils étaient une excellente raison d'aller voir ce film, outre le sujet qui me paraissait très intéressant.

Hélas, trois fois hélas, Sylvie Testud à vouloir trop en faire s'égare, patauge, piétine, s'éparpille (scénario, dialogues, réalisation et même montage ... c'est sans doute un peu trop pour un premier film ...).

D'une idée de départ pertinente, une adaptation du roman de Frédérique Deghelt (ça donne envie de le lire), la jeune réalisatrice se noie dans des détails sans importance, décentre son récit, ouvre des portes sans jamais les refermer, explore des pistes sans les élucider, se fourvoie dans du tout et n'importe quoi, propose une fin sans explication ni solution, le mystère restera donc un mystère et le spectateur restera sur sa faim. En fait, elle axe son film principalement sur son héroïne qui ne cherche pas à comprendre mais plutôt à avancer malgré toute une vie perdue ... avancer oui, mais ici elle fait beaucoup trop de pas de travers, trop d'incohérences et d'invraisemblances émaillent son parcours.

Au départ pas très enthousiaste par le projet pourtant écrit pour elle, Juliette Binoche a finalement accepté ce rôle après un premier refus à la seule condition que le script et le scénario soient remaniés.

Malgré ce, le résultat est plus que brouillon, balbutie, s'avère timide, éteint, sans magie ni charme ni fantaisie. L'aspect fantastique de l'intrigue est vite annihilé par les tracas quotidiens de la vie et par la reconquête du mari qui prennent un peu trop le dessus et qui donc attristent considérablement le tout. Le gros problème ici est d'avoir voulu rendre crédible et réaliste une histoire totalement improbable, tout du moins dans le traitement ici proposé.

Mais mais mais ... heureusement que Sylvie Testud a choisi Juliette Binoche ... elle seule pouvait illuminer le film de sa présence, sa lumière, son talent (malgré quelques couacs lorsqu'elle aborde le côté comique du rôle, elle est meilleure dans l'émotionnel) ... au point qu'elle en écrase la prestation de Mathieu Kassovitz pourtant tout aussi excellent et touchant. Toutefois, dans les seconds rôles, seule Aure Atika est juste, les rares apparitions des guest stars telles Danièle Lebrun, Vernon Dobtcheff ou François Berléand ne peuvent enrichir le film (pourtant il y avait sûrement de quoi épaissir l'histoire en étoffant les personnages périphériques) et le petit garçon est un peu à côté de la plaque, il est mignon mais jamais dans le bon ton et comme hors du coup (d'ailleurs Juliette Binoche précise qu'elle a eu du mal à apprivoiser l'enfant timide et peu câlin).

Un film superficiel, maladroit et déséquilibré, tant dans l'écriture faiblarde que dans la réalisation apathique, malgré deux ou trois belles scènes, qui cherche sa route mais qui trouve sa voie grâce à ses acteurs. Sylvie Testud, pourtant visiblement sincère dans sa démarche, a encore du chemin à faire pour me convaincre totalement mais elle peut y arriver si elle apprend à se concentrer sur l'essentiel et sur une seule chose à la fois.

Publié par lara1340 à 15:18:10 dans Critiques de films | Commentaires (0) |