Eriomem 30 (et 1 en vrai) ans veut découvrir l'Amérique du Sud. Flanner, travailler, randonner et pourquoi pas monter à cheval, mais que se passera t'il sur ce blog????
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 |
Après avoir emprunté un porte bagages, des sacoches, profité du véhicule de Santiago pour grimper jusque´a Santa Maria de Catamarca avec l´équipement et les vélos, Walter et moi sommes fin près pour partir à la découverte de la quebrada de las conchas et du Sendero Gaucho.
Le départ est donc donné de Catamarca, de la Finca de las morrajas. L´horaire n´est pas le meilleur pour débuter un tel voyage mais nous prenons la direction de Fuerte Quemado sur la ruta 40 a 18 heure (30 minutes avant la première crevaison...).
Cette première étape va nous mener à Quilmes (Tucuman), lieux célèbre pour ses ruines et pour avoir également donné sont non a la bière nationale.
Cette parti de route est la pire de toutes, il nous faut pédaler sur du sable avec vent de face (comme durant toute la semaine d´ailleurs).
La nuit nous rattrape mais nous bouclons les 25km de mise en jambe et atteignons notre premier point de chute, la Querencia, un endroit concentrant boliche bien rural et kiosco.
On nous laisse planter la tente tout près de la scène ou par chance personne ne se produit aujourd´hui. Au menu sandwichs et maté cocido.
La deuxième étape est le début de notre périple dans la province de Salta.
La route est on ne peut plus roulante. Malgré la faible distance (50km) on va y passer la journée sous un soleil de plomb.
Les paysages de cette vallée calchaquies sont vraiment magnifiques (dommage pour vous que les photos ne soient pas a la hauteur de la réalité).
Colalao corazon de la valle calchaquies puis Tolombon, il n´y a pas beaucoup de village sur la route mais il y a des vignobles tout au long du chemin.
Ça fait plus de 100 ans que les hommes ont, dans cette région bien aride (voir désertique), pensés bon faire pousser du raisin. C´est fou comment on est capable de totalement changer la végétation d´un endroit pour produire du pinard non. C´est donc dans du sable et a l´aide de goutteurs que le Torrontes prend sa source. Les amateurs de vins blancs fruités seront servis. La journée se termine dans la capitale de ce vin, Cafayate, une ville bien touristique mais tranquille hors vacances scolaires. Mission, trouver un camping et un un endroit ou faire réparer le vélo de Walter. On va d´ailleurs rester un jour par la pour se reposer et profiter de l´animation que l´on est pas sur de retrouver plus loin sur le chemin. Sur les conseil de Lautaro on s´installe dans un camping au centre. L´endroit est connu comme le camping des hippies, comprenez point de chute des artisans du coin. Colombiennes, Bolivien, Chilien, Italienne, Uruguayen, Français et Argentins y partage de bons moments. Après le vin en brick au petit dej (mélange avec du jus d´orange , quand même faut pas déconner), un repas partagé en « famille » direction la maison d´une amie pour la saluer. Mais l´amie en question est en train de faire du ciment pour terminer le toit de sa maison, la journée de repos se transforme donc en journée de travail. De retour au camping c´est un méga asado qui nous attend. Pour le repos avant de reprendre la route, il faudra revenir.
Samedi c´est reparti direction la quebrada de las conchas. On quitte donc la ruta 40 pour la 68 en direction de la Viña.
Sur la route nous croisons le chemin de nombreuses œuvre d´art a mettre au palmarès de dame nature aidée de ces deux enfants le vent et l´eau.
Un obélisque naturel, un château, un crapaud géant, un amphithéâtre tout aussi naturel a l´acoustique épatante et un Garganta del Diablo (la quatrième ou cinquième de mon voyage).
Elle est superbe cette quebrada, désert de pierres et de terre sculptée par les éléments. Apres un pause restauration et sieste à Santa Barbara ( y´a pas de raison d´avoir le mal de vivre ici) et un après midi haut en chaleur, on atteint l´endroit ou nous allons installer notre campement. Un kiosco proposant empanadas et boisons au bord d´un cours d´eau enjambé par un pont.
On fait la connaissance des enfants de la maison (David, Cristian et Marie Sol (qui prend la photo)).
Ils nous aident a nous installer, nous ravitaillent en eau et nous apportent même la musique (en même temps on se serait bien passé des Wachiturros).
La prochaine étape va nous menée jusqu’à Guachipas.
La fin de la quebrada de las conchas en passant par Alemania se fait par la journée la plus chaude de notre aventure. La montée jusqu’à La Viña se fait je ne sais comment sans insolation.
On descend ensuite jusqu’à notre ville étape ou nous allons assister au derby footballistique bien agiter avec présence de la police qui ne se terminera pas sans quelques accrochages sur le score de 2-2.
La cinquième étape, la plus dure va nous mener de Guachipas à Pampa Grande par le sendero gaucho.
Ces 60 km sur route de terre et pierres comptent bien 30 km d´ascension ardue. Bien que nous ayons changé de direction (cap au sud) le vent continu de venir de face.
On croise une vierge tout en haut du chemin d´ou on peut apprécier un panorama de toute beauté. Maintenant assez fatigués on est assez pressés de rejoindre Pampa Grande mais le chemin va encore être long.
On arrive a la fin de la journée en vue de cette pampa perchée dans les montagnes.
La dernière ligne droite va nous mener dans une estancia.
A la recherche d´un almacen (commerce) on rencontre l´école ou on est invités a dormir. Pas moyen d´ acheter quoi que ce soit si ce n´et du pain alors ce soir au menu, café pain casero et au lit.
Une bonne nuit de repos et un lever au son du clairon, non plutôt au son de l´hymne a la bandera (le drapeau argentin). Comme chaque matin les enfants hissent les drapeaux de l´argentine et de la province de salta au son d´une chanson des années 50. Bien solennelle et un peu étrange pour moi d´assister a cela. Ensuite la directrice de l´école va nous compte l´histoire de Sainte Cécile (22/12) patronne des musiciens qui fut décapitée au petit dej (ça semble tout mélangé mais c´est comme ça que je l´ai ressenti).
Nouvelle journée ensoleillée qui va nous permettre de découvrir le joyaux de cette ballade. La ruta 6 (ancienne route Tucuman-Salta) qui long sur près de 50km le rio Sali au creux de gorges rafraîchissantes et fort jolies. Presque tout le chemin se fait en descente sur une route mélangeant terre, sable et pierre.
On y va tranquille d´autant que le paysage se prête bien a la flânerie.
Cependant vu qu´il ne nous reste plus de nourriture (on a mangé tout le riz) il nous faut atteindre El Jardin avant la nuit.
Ce sera fait bien qu´a un moment on ait douté à cause de distance méconnues (passant de 10 a 30 km).
Le clos de cette virée est vraiment superbe, on en profite pour se baigner (après quelques jours sans douche c´est pas du luxe) et on se met a penser avec Walter aux opportunités de faire découvrir ce Sendero Gaucho à vélo à des touristes hypothétiques.
Le camping del Jardin sera donc l´endroit de notre dernière escale. Pour fêter ça : asado et repos.
Dernier jour, la distance de 10-20km nous manquant pour rejoindre Trancas sera couverte dans la matinée sur un chemin digne d´une piste du Paris Dakar (10 centimètres de poussière recouvrant la route).
Trancas est célèbre pour ses fromages, on s´arrête donc dans une maison repérée par mon acolyte pour acheter cette spécialité. Personne dans un premier temps mais le maître de maison quitte son atelier de soudure pour nous montrer son frigo rempli de fromages. Après des achats, une dégustation (avec le pain maison), il nous invite a boire une bière puis a manger. Super aimable cette famille qu´on risque de visiter de nouveau pour la qualité de ses fromages ainsi que celle de l´accueil. En route pour le terminal de bus (on ne veut pas terminer le voyage jusqu´a Tucuman sur l ´autoroute a vélo...) ou on va charger le matériel avant un retour a San Miguel de Tucuman.
<iframe width="620" height="435" src="http://www.calculitineraires.fr/serviceweb/carteweb.php?id=154120&zoom=11&type=G_PHYSICAL_MAP" frameborder="0" scrolling="no" type="text/html"></iframe>
Vraiment super cette semaine a vélo loin des bruits de la ville. A refaire très vite mais peut être qu´en quad ou avec une assistance motorisée ce serait encore plus plaisant.
Bon voilà le récit rapide de cette aventure, maintenant fini de déconner demain je vais chercher la famille a l´aéroport.
Donc suite au prochain numéro.
Publié par eriomem à 21:01:41 dans Carnet de bord | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Commentaires