Manille, ville-vanille
Douce et âpre.
Mon cœur dérape, le Satrape !
Manille et ses visages ronds,
Ses rumeurs, son ron-ron.
Ses nuits sans lunes, au néon.
Je change de nom.
Je m'appelle Robert ou Léon.
Je dis oui, je dis non.
Je suis le spectre avide
Qui cherche dans le vide
L'amère potion, le jus suprême,
Qui rend gris et saupoudre
L'âme, avant de la dissoudre
D'éclats de rire tamisés,
D'espoirs meurtris.
Je fais le tri,
Triste et blême.
Publié par tourane2 à 07:33:55 dans Les mots jaunes | Commentaires (0) | Permaliens
Un soir, en bord de route
Il fallait, coûte que coûte
S'arrêter.
Ecouter un oiseau caché
Dans la brume avenante
Chanter
Sa douleur prenante.
Il fallait, nul n'en doute,
Cracher de dépit sur la route.
L'horizon, tout au bout,
Agitait son corps de sirène.
Le gravier ne crissait plus
Silencieux dans sa peine.
L'oiseau chantait. Il a plu.
Le voyageur, debout,
Ruisselle. Figé.
Le jour passe.
Le chemin vallonné est une impasse.
Publié par tourane2 à 07:33:29 dans Les mots jaunes | Commentaires (0) | Permaliens
1|
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | ||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 |
| 25 | 26 | 27 | 28 |
Depuis le 30-10-2004 :
44239 visiteurs
Depuis le début du mois :
943 visiteurs
Billets :
89 billets