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Bonne lecture.
<< Nathalie | Idees noires | Il y a des signes qui ne trompent pas... >>
Selon une note de l'Agence centrale des organismes de Securite sociale, citee par la presse economique, le besoin de tresorerie de la "Secu" pourrait depasser 10 milliards d'euros des la fin septembre, faute de recettes suffisantes.
Dans ces conditions, les economistes doutent que le gouvernement pourra tenir son engagement de ramener les deficits publics à 2,9% du PIB en 2005 (engagement pris sur la base d'une hypothese de croissance de 2,5%). C'est aussi le cas de l'OCDE, qui estime que le deficit public francais se maintiendra à 3% du PIB non seulement cette annee mais aussi en 2006. Les marges de manoeuvre du gouvernement sont d'autant plus etroites que malgre ses promesses repetees de reduire les impots et les charges, le taux des prelevements obligatoires (43,4% du PIB en 2004) est reparti a la hausse.
La consommation reste fragile. Les menages ont puise dans leur epargne et le marche immobilier est si florissant qu'il commence à inquieter la Banque de France parce qu'il alimente une envolee de l'endettement. Pour relancer le pouvoir d'achat, Pierre Mehaignerie propose de concentrer les rares marges budgetaires sur une seule mesure : la mensualisation et la revalorisation de 30 à 35% de la prime pour l'emploi.
Les economistes sont cependant convaincus qu'une relance de la croissance ne passera pas par la seule demande interieure mais aussi par la relance des exportations. Or, de ce point de vue, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Apres un deficit commercial de 7,8 milliards d'euros en 2004, la France a enregistre un nouveau solde negatif de 5,389 milliards d'euros au premier trimestre 2005. L'OCDE a revise a la baisse ses previsions de croissance (+1,2% en 2005) pour la zone euro, principale destination des exportations francaises dont les economistes et le gouvernement deplorent une inadaptation sectorielle et geographique a laquelle il est impossible de remedier en quelques mois.
La reprise de la preparation du budget 2006, quelque peu delaissee pour cause de campagne referendaire, s'annonce donc sous des auspices assez sombres, alors que le gouvernement va aussi devoir s'attaquer a des dossiers en souffrance - dossiers sociaux mais egalement reforme de la taxe professionnelle ou du systeme de participation et d'interessement des salaries. Un eventuel changement de Premier ministre et d'equipe gouvernementale ne peut en outre qu'accroitre le retard deja pris par les arbitrages sur le volet depenses du budget, cense etre boucle avant le debat d'orientation budgetaire prevu au Parlement fin juin.
Toutes ces observations continuent a me laisser songeur, croire que l'on peut redresser les comptes avec l'aide de la seule demande interieure est illusoire, les Francais doivent se remettre au travail sous peine d'hypothequer encore un peu plus l'avenir de notre beau pays...
Publié par createur à 17:45:59 dans Presse a l'international | Commentaires (7) | Permaliens
12-06-2005 15:20
De denis Sujet:
mort à la secu
03-06-2005 19:25
De LC Sujet:
dit Url: [Liens]
03-06-2005 10:50
De Hesiem Sujet:
La France et ses idées noires Url: [Liens]
30-05-2005 10:45
De createur Sujet:
Envie d'entreprendre
30-05-2005 10:36
De Marone Sujet:
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