Oh Cath... please come back.
Publié par Ohana à 21:33:59 dans Love etc. | Commentaires (0) | Permaliens
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
What you say?
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
Woah Woman, oh woman, don't treat me so mean,
You're the meanest old woman that I've ever seen.
I guess if you said so
I'd have to pack my things and go. (That's right)
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
What you say?
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
Now baby, listen baby, don't ya treat me this-a way
Cause I'll be back on my feet some day.
(Don't care if you do 'cause it's understood)
(you ain't got no money you just ain't no good.)
Well, I guess if you say so
I'd have to pack my things and go. (That's right)
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
What you say?
(Hit the road Jack and don't you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don't you come back no more.)
Well
(don't you come back no more.)
Uh, what you say?
(don't you come back no more.)
I didn't understand you
(don't you come back no more.)
You can't mean that
(don't you come back no more.)
Oh, now baby, please
(don't you come back no more.)
What you tryin' to do to me?
(don't you come back no more.)
Oh, don't treat me like that
(don't you come back no more.)
Tous en choeur ;)
Chanter le tout en s'épounant et en se trémoussant pour que les fantômes disparaissent une bonne fois pour toute.
Ces derniers temps, je n'arrive plus à penser, juste à chanter...
Publié par Ohana à 18:20:56 dans Love etc. | Commentaires (6) | Permaliens
Mon amour,
"Ta voix qui monte ou descend,"
Je veux vivre. Croquer la pomme quitte à m'en brûler les lèvres.
J'ai redécouvert tous ces plaisirs immatures et enfantins : comment avoir osé oublier le bonheur généré par une simple bataille de boules de neige. Jouer avec la matière, l'air emplit de rires amis, jusqu'à en avoir mal aux mains.
"Ton regard omniprésent,
Se fixant ici, là, partout,
Et mon coeur à genoux"
Après le temps de la lutte amicale, celui des cris. Me prendre pour une apache, boulevard du Montparnasse, ou pour une de ces jolies japonaises à l'excentricité et la spontanéité si touchantes : "Mushi! Mushi!"
Désintégrer, ne serait-ce que provisoirement, tout souci dans un tourbillon de sourires. Et puis séduire. En séduisant les autres, je me séduis moi-même.
"L'émerveillement me prend,
emplit mon corps déjà débordant"
Hier soir je me suis oubliée, j'ai joué à être une autre. Cette danseuse lancinante et fascinante, cette jeune femme attirant et attisant en se déhanchant sur la table, c'était moi. Cette "presque putain" de provocation, reine sur son promontoir, oui c'était moi. Et j'ai adoré cela.
"Le son se fait mélodie,
Sous tes doigts qui m'oublient"
Mais je ne dansais que pour toi en fin de compte, mon amour. Ces yeux brûlants essayant de me pénétrer, je ne faisais que les balayer. Inaccessible. La toundra enveloppant l'Etna. Hors de portée malgré la prosmicuité chaleureuse de ma danse. J'ai joué, je me suis oubliée et plus que tout, je me suis adorée. Prêtresse et déesse à la fois.
Et en ce moment même, les enceintes chantent du Benson.
"Après l'hiver vient le printemps,
Mais nous sommes morts bien avant"
J'ai roulé des hanches voluptueusement, ai passé mes mains sur mon corps en gestes sensuels uniquement, fait des va-et-vient de haut en bas, mais surtout j'ai laissé la musique m'envelopper, me posséder et me mouvoir. Je n'écoutais plus la musique, j'étais bien au-delà : j'étais la musique et elle était moi. J'étais la plainte langoureuse des cuivres et des guitares, j'étais la baguette venant embrasser le tambour. Et l'embraser bien sûr, mon amour.
"Je t'ai suivi mais tu étais déjà loin,
J'ai couru mais je n'y pouvais rien"
J'étais objet de désir et d'envie, j'ai aimé cela plus que tout. J'ai abandonné le combat et laissé mon corps prendre le relais et s'exprimer, beaucoup l'ont trouvé merveilleux et plein de grâce, ce dont je ne doute pas un instant puisqu'en fin de compte mon corps s'est simplement fait déclaration d'amour : j'ai tout simplement regoûté au jeu de la séduction. Mais l'objet de mon désir restait absent.
"Comme au premier soir j'ai crié,
Du fond de notre nuit noire et glacée"
Je ne dansais que pour toi. J'imaginais tes yeux me transperçant, ton regard de cobra me déshabillant. Je n'étais plus que provocation et séduction. Je me suis emportée et enflammée. "Tout pour la musique", tout. Mon corps et mon âme. Mon coeur. Mes hanches et mes mains. Mes jambes et mes seins. Ma jolie cambrure, dont j'ai ouvertement abusé, mon tour de reins. Le désir perlant à la commissure de mes lèvres gonflées.
"Il était trop tard pour les amants,
Où es-tu mon Prince charmant?"
Envie que tu t'égares à nouveau au creux de mes reins.
Envie de tes lèvres contre ma peau fièvreuse.
Publié par Ohana à 17:04:17 dans Love etc. | Commentaires (0) | Permaliens
C'est le jeu cruel du chat et de la souris.
Il dit ne plus l'aimer, il dit vouloir qu'elle prenne la porte de sortie "le plus tôt possible".
Elle, elle ne comprend pas et elle pleure.
Il la prend dans ses bras et lui dit qu'ils se retrouveront peut-être un jour, il l'embrasse et l'appelle "mon coeur".
Elle jubile, elle y croit, elle se dématérialise devant lui, elle se traîne, elle se raccroche à n'importe quoi.
Il lui fait l'amour, lui dit que personne ne l'attire comme ça, la prend dans ses bras.
Elle a l'illusion de le retrouver le temps d'une heure, elle croit chacun de ses mots et tombe bêtement dans le piège de ses désirs. Elle est comme l'âme perdue au milieu du désert qui pense apercevoir une oasis sous l'effet délirant d'un trop grand soleil.
Il change d'avis quelques instants après, la repousse lorsqu'elle s'approche, découche alors qu'il voulait soi-disant passer la nuit auprès d'elle.
Elle est complètement paumée, ne sais absolument plus quoi penser, ne sait même plus prendre soin d'elle.
Il revient bien tard, aujourd'hui ils devaient déménager ses affaires et justement il choisit ce jour-là pour arriver avec des heures de retard.
Elle oublie tout lorsqu'il l'embrasse et ose espérer que peut-être après tout il cherche à éviter son départ. Son coeur s'en allège et en bat la chamade.
Puis il redevient froid, glacial.
Et elle n'ose plus bouger.
Il y a un bourreau qui se soulage la conscience devant l'idiotie de sa victime qui se fait consentante.
Cela doit être ça l'auto-destruction.
Le pire est qu'elle s'en rend compte.
Mais elle n'ose plus bouger.
Publié par Ohana à 20:01:16 dans Love etc. | Commentaires (3) | Permaliens
Voilà c'est fini, et c'est l'heure des valises.
Demain je pars.
C'est assez drôle ce sentiment d'étouffement qui me colle au coeur à l'idée de rassembler mes affaires et de m'en aller.
Il ne sera plus là quand je rentre le soir, fatiguée. Il ne sera plus là quand je me réveille le matin, me donnant de la force. Il ne sera plus là tout court.
Je regarde les lieux avec tristesse, les souvenirs s'amassent. Le canapé et les nuits où nous nous y sommes endormis l'un dans les bras de l'autre. Ses guitares, suspendues au-dessus, que j'avais fini par tellement aimer. Le salon où nous avons souvent reçu nos amis. Le lit où je pouvais me lover contre son corps tout doux et tout chaud la nuit. La cuisine où nous sommes devenus de vrais petits chefs. La chaise où il s'assoit toujours pour jouer, balançant son corps au tempo de la musique, sa façon de la vivre. La commode où resposent nos vêtements, mêlés. La salle de bain et son évier croulant sous nos divers produits. Ses baguettes, cadeau de Benjamin, reposant sur la table entre mes flacons de parfum. Le bazar tellement convivial du salon. Les enceintes chantant souvent du George Benson lorsqu'il travaillait son son. Même la tapisserie au mur, celle que j'ai toujours trouvé horrible, me fait monter les larmes aux yeux. Et puis les commerçants alentour auxquels je commençais à m'habituer et qui commençaient à me reconnaître.
Nous n'avions pas décidé de vivre ensemble, nous n'avons jamais eu le courage de nous dire "je veux vivre avec toi", et petit à petit nous avions ramené mes affaires. A cause de ces non-dit, je clamais souvent ne pas me sentir chez moi, c'était un peu vrai, et pourtant maintenant je me rends compte à quel point c'était chez nous, à quel point je me suis habituée à ces lieux, à quel point je les aime. C'est empreint de nous.
Je me sentais forte et débordante de vie hier. Aujourd'hui je me sens affreusement faible. Effrayée aussi. Peur de ne jamais arriver à totalement combler le gouffre que son départ aura laissé.
Publié par Ohana à 12:35:16 dans Love etc. | Commentaires (1) | Permaliens
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