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O H A N A

"On groupe ce soir?"

Bonne année... | 03 janvier 2005

...Forcément.

Bonne année 2005 donc. J'ai un petit pincement au coeur, comme tous les ans à la fin des fêtes de décembre.

Vendredi 24 décembre : Noël en famille, c'est sacré, d'autant plus que mes parents sont à 600 kilomètres de moi.

Samedi 25 décembre : éternelle tournée annuelle du reste de la famille. Parce qu'il le faut bien.

Chouchoutage et câlins en règle jusqu'au 30 décembre, jour de mon anniversaire où Chéri vient se joindre à nous. Présentations en règle et réussies, avalanche de bisous et de câlins parce qu'une semaine sans lui c'est bien trop long.

31 décembre : retour sur Paris, le coeur un peu serré, j'étais contente moi de me faire poupougner. Flashback sur 2004, en fin de compte c'était pour moi une très bonne année, remplie de changements positifs. Et puis j'ai rencontré mon musicien. L'année s'achève sur la première gastro de ma vie, ça m'apprendra à faire ma maligne lorsque je proclame à mes amis malades "La gastro, moi? Jamais". Saloperie.

1er janvier : 2005 commence dans les bras de Chéri. Que demande le peuple?

2 janvier : Retour au Caveau, après une discussion très intéressante et très drôle sur Jésus. Et ouais. Développement d'une théorie originale sur le personnage, il y aurait matière à écrire un livre à 6 mains, bien que ça risquerait de déplaire au Vatican. Le deuxième jour de la nouvelle année est plein de rires, ça pourrait être pire.

3 janvier : retour à la réalité parisienne "On est le 1er lundi du mois et je n'ai pas ma carte orange, la queue fait 4 mètres, bordel" ; "incident technique sur la ligne 4". Paris, Paris, Paris.

PS : j'ai 3 tonnes d'invitation Gmails, alors si vous êtes intéressés, email.

Publié par Ohana à 10:25:12 dans L'écume des jours | Commentaires (0) |

Potiche | 21 décembre 2004

Hier soir, la Tour Maubourg, 21h30 . Soirée"potiche" pour moi. "Glauquissime" quelque part, je pense à certains propos que je ne rapporterai pas ici. Ces gens sont dans un monde à part. Evidemment la musique est belle, entraînante, nous ne sommes pas en présence de n'importe qui. Moi je suis en dehors, déplacée, extérieure, absente, floue, transparente, effacée, gommée, inexistante. Je ne sais pas ce que je fais là et mes pensées finissent par voler vers Marwan, j'aimerais tant qu'il soit présent, personne n'est jamais déplacé avec ce cher Marwan.

Je jalouse secrètement l'autre couple en présence, elle est tellement jolie, tellement mince, je dois avoir l'air monstrueuse à côté avec mes kilos en trop. Et lui, bien qu'absorbé par la musique, trouve tout de même le temps de s'occuper d'elle, un baiser par ci, une étreinte par là. Je n'ai rien à faire ici, au mieux je suis fantomatique, au pire embarassante, je dois gêner leur intimité coutumière.

Il est un peu plus de minuit et je prends mon courage à deux mains : plutôt partir que souffrir plus longtemps ce gouffre. Je lui annonce mon départ, il n'en a presque que faire, ses yeux sont fixés sur le piano alos que je rassemble mes affaires. Finalement il daigne me dire "au revoir", il souhaiterait peut être que je reste un peu plus mais il ne me raccompagnera pas, il est bien trop occupé avec sa musique. De toute façon, c'est certainement mieux ainsi, avec toutes les diverses substances qu'il a ingurgité, il est probablement dans un état second. Je déteste cela aussi. Il propose de me rejoindre plus tard et j'ai envie de hurler, j'en ai tellement assez de sacrifier mes heures de sommeil pour lui, assez de devoir l'attendre, et lui que sacrifie-t-il pour moi après tout? Mais quand même, j'aurais aimé qu'il passe un peu de temps avec moi avant son départ, idiote que je suis, et là je me sens insignifiante à ses yeux. J'aurais aimé ne pas être ignorée de toute la soirée, les moments où il s'est souvenu de ma présence doivent se compter en secondes. Le tout mis bout à bout doit frôler les 5 minutes. Il faudrait, je suppose, qu'un jour je me fasse une raison. Au passage, le maître de maison s'excuse presque de le garder et je suis au bord du rire, jaune bien évidemment. Quelque chose vient de se briser.

Il fait froid dehors et je ne sais pas si les larmes picotant mes yeux et coulant sur mes joues sont le fruit du vent ou de ce gouffre dans mon coeur. Indéniablement un mélange des deux. Le septième arrondissement est endormi, pas une seule silhouette en vue et je trouve cela presque inquiétant. J'appelle Marwan et le son de sa voix me réconforte un peu.

Vingt minutes plus tard je suis enfin chez moi, je suis fatiguée, triste, frigorifiée, mes jambes sont deux lourds blocs de pierre. S'il n'était pas si tard, je prendrais bien un bon bain chaud histoire de me délasser. Au lieu de cela, je dîne vite fait et m'enroule dans ma couette comme un bébé.

Impossible de dormir. Je lui envoie un SMS auquel il ne répondra pas, j'ai bien compris le message. Je serai honnête : oui, je lui en veux. Mais je ne lui reprocherai rien, je ne ferai ni scène, ni allusion... il est juste temps de redéfinir mes priorités. Je ne suis pas la personne idéale pour jouer le rôle de la groupie effacée, prête à tout accepter.

La nuit passe et je ne dors presque pas, pour couronner le tout je suis malade. un Shywawa me ferait du bien demain.

Publié par Ohana à 11:20:16 dans Love etc. | Commentaires (2) |

De l'utilité des ex petits copains | 16 décembre 2004

Contexte : Cela fait deux bonnes heures que vous attendez l'arrivée de votre amoureux

"Chéri, tu arrives bientôt? Tu me manques et en plus il y a deux de mes ex dans la salle
- Ok, j'arrive!"
- bruit de la tonalité, il vient de raccrocher -

Finalement, c'est pratique les ex.

Publié par Ohana à 16:55:40 dans Love etc. | Commentaires (0) |

Les souvenirs se ramassent à la pelle | 05 décembre 2004

14h30, un dimanche.
Je me décide, enfin, à faire du ménage, et beaucoup de vide, dans mon placard (surnommé "le placard maudit/interdit, ça veut tout dire).
Je finis par trouver par terre une pile de vieux papiers.
Mes yeux tombent sur une carte donnée par Emma, ma petite soeur anglaise chérie. Souvenirs de Londres, d'une soirée maudite, souvenirs de fous rires. Envie d'un pélerinage dans ces rues où sont nées nos amitiés. Envie de faire une fois de plus l'idiote au Disney Store. Envie de revoir Emma et de nous arrêter à un Starbuck coffee à 2h quand il fait si froid dehors. Mes errances londoniennes, si différentes de ma bohème parisienne.

Pile suivante... Une enveloppe toute abîmée et encore cachetée. Je reconnais l'écriture et je me souviens... S. J'avais à l'époque refusé de lire cette lettre, n'en devinant que trop bien le contenu. Alors voilà, je viens de l'ouvrir et de m'y plonger, avec plus de deux ans de retard. Je dois bien avouer que c'est une des plus belles déclarations d'amour sur laquelle j'ai jamais posé mes yeux. Ce bout de papier me laisse nostalgique. C'était une si belle amitié, pourquoi l'avons-nous ainsi gachée? Pourquoi a-t-il fallu que tes sentiments muent? Et pourquoi tout ce mal aussi? Les gens qu'on aiment sont ceux qu'on blesse le plus, mais nous, nous nous sommes déchirés.

Je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire, mais "Adieu, mon ami. Et merci pour nos belles années".

J'ai besoin d'une cigarette!

Publié par Ohana à 14:59:58 dans L'écume des jours | Commentaires (1) |

Vu dans | 30 novembre 2004

Article dans le ELLE de cette semaine : "FAITES DURER VOTRE PRINCE CHARMANT". Petit extrait (pas innocent ^^) :

Le prince fait des masques hydratants:
Ce qui nous énerve : On a la nette impression de partager la salle de bains avec Arielle Dombasle. Si le métrosexuel est tendance, alors le nôtre compile toutes les stations. Mais, niveau sexuel, faut pas l'embrasser, hein, le scrub agit.
Ce qu'on a oublié : On l'avait remercié à deux genoux d'être coquet comme un coquelicot, pas besoin de laisser des trucs chez lui pour marquer notre territoire féminin. On parlait de masques tenseurs, on se massait avec des huiles, bref, rien de tabou entre nous. On explosait les limites de la fierté de câliner le seul mâle qui n'a jamais eu peur de voir sa testostérone partir dans l'eau du bain. Au lait d'ânesse.
Comment s'en rappeler : en jetant un coup d'oeil sur "Queer", la nouvelle ode au courant gay friendly sur TF1. Cinq puces bondissantes relookent un hétéro à la lisière du Néandertal. Le genre de double caricature qui fait immédiatement relativiser son petit coq coquet.
(NOTE : Je l'aime bien moi mon petit précieux coquet ;p).

Je vais de ce pas envoyer une lettre à la rédaction de ELLE, avec CA  (je suis prévoyante, je règle les problèmes avant qu'ils ne fassent leur apparition) :

Le prince se veut troubadour :
Ce qui nous énerve : Il est question de musique ou de guitare et "plouf!" vous disparaissez comme par un coup de baguette magique dans le meilleur des cas, sachant qu'au pire vous pouvez vous voir transformée en crapaud. Mais le coup critique, ça doit quand même être ces princesses d'une autre espèce, communément appelées « groupies » (je touche du bois... oh et puis non ! ça me défoulerait en fait d'en croiser une O.o)
Ce qu'on a oublié : La musique adoucit les mœurs, même des voisins les plus tenaces (Comment ça « non » ? Bon, faudra que j'essaie ;)). N'oublions pas non plus que l'avantage d'être transformée en crapaud c'est quand même le baiser final. Et puis le prince est encore plus craquant quand il fait ce qu'il aime, en plus il faut avouer qu'il est fortiche et les membres de votre royaume, vos amis, l'adorent. Que demande le peuple ?
Comment s'en rappeler : Bouarf... pas besoin, un accord et il vous fait craquer, c'est injuste, c'est cruel et dégoûtant, c'est de la tricherie basse, vilaine et bien fourbe !

Le prince est accro à son bonnet :
Ce qui nous énerve : C'est que là franchement, ça passe de « fashion » à « fashion victim ». Surtout avec les verres teintés sur les yeux. C'est très mal, surtout pour quelqu'un se voulant prêtresse du bon goût.
Ce qu'on a oublié : Justement, le côté fashion de notre prince des temps modernes, c'est une de ces nombreuses choses qui nous ont rallié à sa cause. Et puis son bonnet nous va tellement bien, on va pouvoir le lui emprunter. Méthode : lui faire des yeux de petit chiot en manque de caresses et lui murmurer « mais chériiii, je vais avoir froid aux oreilles ! ». Lui donner un gros bisou tendre sur ces paroles.
Comment s'en rappeler : Après lui avoir piqué sa ceinture, un premier pull, puis un deuxième et ses gants... ah non c'est vrai il les a oublié, lui voler en douce son bonnet. On le rendra de toute façon.

Le prince a pris en otage la belle PSX noire de la princesse :
Ce qui nous énerve : Pour le coup, oubliés les petits rendez-vous en amoureux avec Némo, Simba et les autres. Oubliées les longues séances sportives avec Fayt, Squall et compagnie. RIP ! C'est problématique, surtout quand la princesse se trouve être une sale gameuse.
Ce qu'on a oublié : Rien de mieux qu'une séance cinématique sous une couverture, dans les bras de son infâme prince charmant, d'autant plus qu'on peut en profiter pour lui faire des tonnes de câlins et de petits bisous. Sympathique aussi les escapades dans des royaumes inconnus avec des animaux sauvages venant d'Hiroshima qu'on peut battre à deux pour plus d'expérience. Bon par contre c'est moins drôle quand le prince devient lobotomisé à son « Sims Sarrazin - Rap à Harlem ».
Comment s'en rappeler : Chéri tu fais quoi ce soir ? Ah non zut j'ai un rendez-vous avec un prince étranger moi ce soir... Ca t'apprendra à me tromper avec ton droit administratif.

De toute façon moi j'ai toujours préféré l'ogre vert (méfiez vous des princes charmants mademoiselles). Et mon Shrek à moi, je l'aime avec tous ces petits défauts.

Publié par Ohana à 15:06:14 dans Love etc. | Commentaires (0) |

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