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O H A N A

"On groupe ce soir?"

Guerroyons! | 02 mars 2005

Hier, je parlais de guerre. La grande bataille a commencé.

Je retire tout ce que j'ai jamais clamé de méchant sur ce fantastique cadeau des cieux qu'est la poudreuse.

Nuit de mardi à mercredi, 2 heure du matin, caveau des oubliettes :

Ca a commencé entre Gilles et moi. Malgré notre vingtaine dépassée, nous sommes restés de grands gosses et comment résister à toute cette neige immaculée, tout juste tombée? (En plus cela rend service aux conducteurs ;)).

Malgré la fâcheuse absence de gants, nous voici en train de batailler, attention à ne pas tomber, les projectiles volent et viennent se perdre sur d'autres grands enfants qui se joignent allégrement à la lutte. Les camps se forment, ne sont pas toujours respectés et voilà la gentille guerre lancée dans toute la rue Galande.

Continuer jusqu'à en avoir mal aux mains.

Lentement, le froid finit par avoir raison de notre vaillance, et nous voici partis, en quête de chaleur, en direction de notre quartier général : le Shywawa.

C'était sans compter la tentation irrésistible du camion benne rempli de neige juste à l'extérieur du QG.

Rebelotte.

Bilan :

Quatre grands gamins exténués et débordants de rires, une Céline complètement trempée (bande de fourbes!) et un immense moment.

Pourvu qu'il neige demain!

Publié par Ohana à 14:29:50 dans L'écume des jours | Commentaires (0) |

Boules de neige | 02 mars 2005

Hommage...

Hommage à Marwan, venu me chercher à l'hôpital et veillant sur moi mieux qu'un ange gardien.

Hommage à Nicolas, pour avoir écouté tous mes pleurs.

Hommage à Valentin, simplement pour me faire du bien par ses mots.

Hommage à BS, Miss A., Timounch et tous les autres : pour leur empathie.

Hommage à Gilles pour la fabuleuse bataille de boules de neige à l'extérieur du caveau ce soir, pour tous les rires et les paroles qui apaisent.

Hommage à Bertrand, simplement pour ce qu'il est.

La vie est merveilleuse.

Publié par Ohana à 07:55:37 dans L'écume des jours | Commentaires (3) |

Mars | 01 mars 2005

Mars, Dieu de la guerre.

Ca tombe on ne peut mieux : en Mars, je guerroie.

En Mars je sors ma plume pour chasser mes démons.

En Mars, je lutte contre les parasites. Notamment une hippie wannabe, une "baba pas cool" qui prend mon appartement pour un refuge de Capoeristes en mal de toit.

Non pas que je n'aime pas la Capoeira, j'envisage même d'en faire, hein!

En Mars, je lève le siège contre le Caveau des oubliettes et le Shywawa. Parce que ces endroits et leurs indigènes m'ont manqué et qu'il est hors-de-question que je m'en fasse chasser par un petit soldat guitariste capricieux. Sus aux Narcisses.

En Mars, je force mes amis à combattre leurs propres démons. Parce que si la vie est une bataille, autant lancer la première frappe pour espérer vaincre.

En Mars je rêve de victoires. La corne d'abondance sera mienne.

En Mars, je tombe amoureuse. Parce que j'ai envie, parce que ça fait du bien au teint, au coeur et à l'esprit.

Egos demesurés s'abstenir, merci.

Publié par Ohana à 11:28:13 dans L'écume des jours | Commentaires (4) |

Lettre à J. | 27 février 2005

Mon amour,

                     "Ta voix qui monte ou descend,"

Je veux vivre. Croquer la pomme quitte à m'en brûler les lèvres.

J'ai redécouvert tous ces plaisirs immatures et enfantins : comment avoir osé oublier le bonheur généré par une simple bataille de boules de neige. Jouer avec la matière, l'air emplit de rires amis, jusqu'à en avoir mal aux mains.

                   "Ton regard omniprésent,
                    Se fixant ici, là, partout,
                    Et mon coeur à genoux"

Après le temps de la lutte amicale, celui des cris. Me prendre pour une apache, boulevard du Montparnasse, ou pour une de ces jolies japonaises à l'excentricité et la spontanéité si touchantes : "Mushi! Mushi!"
Désintégrer, ne serait-ce que provisoirement, tout souci dans un tourbillon de sourires. Et puis séduire. En séduisant les autres, je me séduis moi-même.

                   "L'émerveillement me prend,
                    emplit mon corps déjà débordant"

Hier soir je me suis oubliée, j'ai joué à être une autre. Cette danseuse lancinante et fascinante, cette jeune femme attirant et attisant en se déhanchant sur la table, c'était moi. Cette "presque putain" de provocation, reine sur son promontoir, oui c'était moi. Et j'ai adoré cela.

                   "Le son se fait mélodie,
                    Sous tes doigts qui m'oublient"

Mais je ne dansais que pour toi en fin de compte, mon amour. Ces yeux brûlants essayant de me pénétrer, je ne faisais que les balayer. Inaccessible. La toundra enveloppant l'Etna. Hors de portée malgré la prosmicuité chaleureuse de ma danse. J'ai joué, je me suis oubliée et plus que tout, je me suis adorée. Prêtresse et déesse à la fois.
Et en ce moment même, les enceintes chantent du Benson.

                   "Après l'hiver vient le printemps,
                    Mais nous sommes morts bien avant"

J'ai roulé des hanches voluptueusement, ai passé mes mains sur mon corps en gestes sensuels uniquement, fait des va-et-vient de haut en bas, mais surtout j'ai laissé la musique m'envelopper, me posséder et me mouvoir. Je n'écoutais plus la musique, j'étais bien au-delà : j'étais la musique et elle était moi. J'étais la plainte langoureuse des cuivres et des guitares, j'étais la baguette venant embrasser le tambour. Et l'embraser bien sûr, mon amour.

                    "Je t'ai suivi mais tu étais déjà loin,
                     J'ai couru mais je n'y pouvais rien"

J'étais objet de désir et d'envie, j'ai aimé cela plus que tout. J'ai abandonné le combat et laissé mon corps prendre le relais et s'exprimer, beaucoup l'ont trouvé merveilleux et plein de grâce, ce dont je ne doute pas un instant puisqu'en fin de compte mon corps s'est simplement fait déclaration d'amour : j'ai tout simplement regoûté au jeu de la séduction. Mais l'objet de mon désir restait absent.

                     "Comme au premier soir j'ai crié,
                       Du fond de notre nuit noire et glacée"

Je ne dansais que pour toi. J'imaginais tes yeux me transperçant, ton regard de cobra me déshabillant. Je n'étais plus que provocation et séduction. Je me suis emportée et enflammée. "Tout pour la musique", tout. Mon corps et mon âme. Mon coeur. Mes hanches et mes mains. Mes jambes et mes seins. Ma jolie cambrure, dont j'ai ouvertement abusé, mon tour de reins. Le désir perlant à la commissure de mes lèvres gonflées.

                      "Il était trop tard pour les amants,
                       Où es-tu mon Prince charmant?"

Envie que tu t'égares à nouveau au creux de mes reins.

Envie de tes lèvres contre ma peau fièvreuse.

Publié par Ohana à 17:04:17 dans Love etc. | Commentaires (0) |

Eclopés | 24 février 2005

Il y a 2 mois tout allait bien.

Nous devions même faire des envieux, à tous puer autant le bonheur. Nous étions jeunes, beaux, amoureux, épanouis, plein de projets.

Il y avait mon amoureux et moi, les yeux dans les yeux, trop fusionnés certainement.

Il y avait Marwan et Laurence, si différents mais pourtant ça marchait.

Cathy venait de partir, elle nous manquait déjà mais Nicolas semblait beaucoup plus vivant qu'aujourd'hui.

Un tel n'avait pas encore perdu son père.

Insouciants, nous avions oublié alors que les choses peuvent mal tourner.

Et nous revoilà aujourd'hui, s'accrochant les uns aux autres désespérement. Au moins nous nous réconfortons les uns les autres.

Il y a deux mois, on pensait que tout irait bien, que la vie était un long fleuve tranquille.

Nous étions imbéciles de tant de force.

Ce qu'on pouvait être cons.

Publié par Ohana à 20:31:37 dans L'écume des jours | Commentaires (2) |

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