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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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You are the sunshine of my life | 17 septembre 2006

Vu ce WE, un road-movie complètement loufoque, décapant, et à l'humour corrosif. "Little Miss Sunshine", c'est l'histoire d'une famille de "gagnants" qui va accompagner sa fille participer à l'élection de Miss Sunshine.
Qui n'a jamais assisté à une élection de Mini-Miss ne pourra pas jubiler devant la scène finale !
J'étais morte de rire pendant pratiquement tout le long du film, les personnages sont attachants, la fin n'est pas très crédible, mais c'est tellement drôle !


Little Miss Sunshine
Réalisé par Jonathan Dayton, Valerie Faris   
Avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2005

Publié par Malaga à 15:47:06 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

Vol 93 | 11 septembre 2006

Rien à voir avec un menu larcin dans mon bien-aimé département de la Seine Saint denis, Vol 93 (United 93 en version originale) c'est un film de Paul Greengrass que j'ai vu la semaine dernière.

Ce film raconte ce qui a dû se passer sur un des vols qui n'a pas atteint sa destination finale (tours ? Pentagone ?) car les voyageurs se sont rebellés contre les terroristes. Enfin, c'est ce qu'on suppose grâce aux coups de téléphone que les passagers ont pu passer à leurs proches depuis l'avion.

Je l'ai trouvé très juste, les acteurs très convaincants. On a du mal à se représenter l'horreur d'un attentat et les réactions qu'on pourrait avoir dans ce type de situations.

Au delà de la réflexion sur le fanatisme aveugle et l'absurdité du terrorisme, il y a quelque chose qui m'a vraiment fait réfléchir ... C'est la question "si je savais qu'il ne me restait plus que quelques minutes à vivre, qui aurai-je appellé, et qu'est-ce que je leur aurai dit ?"

Vol 93 (United 93)
Réalisé par Paul Greengrass
Avec Lewis Alsamari, Khalid Abdalla, Omar Berdouni
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2005

Je le déconseille fortement aux âmes sensibles et aux femmes enceintes :)

Publié par Malaga à 18:25:18 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (1) |

Le temps béni des colonies | 06 septembre 2006

Une polémique est en train de naître autour de la définition de "colonisation" et "coloniser" que donne le Petit Robert.
Autant parfois, je trouve que le MRAP et "Touche pas à mon pote" ont une communication et une stratégie désastreuses qui donnent presque envie de voter FN.
Autant là, chuis plutôt d'accord avec eux.

Coloniser signifie pour le Petit Robert : "Coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses."
Bon moi je trouve qu'il ne s'est pas trompé le Petit Robert, c'est juste qu'il a oublié d'écrire un bout "Coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses, confisquer ces mêmes richesses aux autochtones, leur signifier qu'ils ont un statut inférieur à celui des colons, violer leurs femmes et manger leurs enfants les nuits de pleine lune".
Bon, OK, comme d'hab, j'exagère toujours pour faire passer la pilule.

La colonisation, y a du bon, y a du bwana bwana très mauvais. Je ne pense pas qu'il faille juger l'Histoire.Plutôt apprendre à faire le deuil de certains épisodes sombres et après être capables de reconstruire une sociéte ensemble.
Je me relis, et je trouve que c'est très profond ce que j'écris...

Je voulais aussi ajouter que la guerre, c'est moche; les enfants qui travaillent au lieu d'aller à l'école, ça devrait pas exister; et que les terroristes, ce sont des gens très très méchants.

Publié par Malaga à 16:24:21 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (2) |

Topologie, mon amour | 30 août 2006

De la difficulté d'intéresser le grand public aux Mathématiques... Dans mon cursus de journalisme, j'avais une spécialité : "journalisme et communication scientifique et technique". C'était une de mes grandes missions (avant celle d'écrire des modes d'emploi clairs et que les gens auraient envie de lire :)  intéresser le grand public aux sciences.
En fait, c'était plutôt mal barré. Parce que j'avais déjà moi-même une aversion pour ce type d'articles. Mes parents avaient essayé - sans succès - de me sensibiliser aux joies de la lecture des Science & Vie. Mes profs nous exhortaient à lire des "Pour la Science", mais franchement, ça ne m'a jamais botté.
Ayant changé de branche, je continue à ma ballader sur les pages "sciences" de la presse généraliste, afin de voir quels sont les artifices que mes ex-confrères déploient pour mener à bien leur mission et appâter le chaland.
Dernier exemple en vue, le mini-happening dans la communauté mathématique sur Grigori Perelman, ce mathématicien russe qui refuse les honneurs et la récompense de 1 million de dollars pour la résolution de la conjecture de Poincaré.

Un rapide tour d'horizon de la presse sur le sujet laisse entrevoir la vacuité des journaux et démontre qu'à part le côté "people", c'est dur d'intéresser les personnes à quoi que ce soit... Le temps (et l'envie) me manquent pour citer tous les articles que j'ai parcourus (merci GoogleNews en passant...), mais j'ai longtemps cherché une info digne de ce nom, j'ai eu du mal à en trouver. La plupart des articles s'attardent sur la description de cet être à la barbe hirsute (alors qu'on n'a qu'une seule photo de lui), sa façon de vivre de manière recluse chez sa mère, son refus des honneurs, et surtout, ce qui choque le plus: son refus de la récompense (1 million de dollars) prévue pour quiconque réussirait à résoudre ce problème.

J'ai cherché en vain un énoncé de la conjecture*, un listing des mathématiciens qui se seraient cassés les dents dessus, un exemple des champs d'application que cette conjecture ouvrirait. QUe dalle. Nada. Las, je n'ai eu le droit qu'au portrait d'un génie aux relations sociales misérables, qui vit toujours chez sa mère.

La plus sincère étant à mon goût Laure NOUALHAT "La conjecture de Poincaré est un problème complexe, quasiment incompréhensible pour les non-matheux. Une histoire de topologie et d'espaces à plusieurs dimensions." dixit son article paru sur libe.fr

*Pan sur le bec, j'ai trouvé un (1) seul article avec cet énoncé, un encadré et un article de Jean-François Augereau sur Libé http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-804726@51-804794,0.html, qui a le mérite de tenter d'expliquer au moins la discipline afférente: la topologie: Une branche des mathématiques qui traite des formes et soutient qu'il existe, mathématiquement parlant, bien peu de différences entre un cercle et une ellipse, une chambre à air et un beignet, une sphère et un lapin pour peu que l'on sache y faire..
Bon, c'est bien sympa, mais un peu cavalier :)


Allez, je suis allée voir la conjecture, juste pour voir si je faisais partie du commun des mortels, mathématiquement parlant. Après vérification,hélas, oui :) La conjecture de Poincaré sur Wikipédia.
 Avec des circonstances atténuantes, on n'a jamais fait de topologie à proprement dit, on s'est arrêté à savoir ce que c'était des ouverts et des fermés et l'adhérence. (d'ailleurs, ça me sert souvent: vas-y comment mes pneus, ils adhèrent pas quand y a de la pluie, là... ;-))))

Publié par Malaga à 14:01:11 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (1) |

La pub | 19 août 2006


Il fut un temps pendant mes études où j'ai hésité entre:
- le journalisme: embrasser une fabuleuse carrière de grand reporter en vadrouille sur tous les points brûlants de la planète à la Christophe Vogt, couvrant chaque conflit avec mes tripes ou  ce qu'il en resterait (c'est une blague, en réalité j'ai toujours préféré la Presse Quotidienne Régionale, le contact avec le quotidien et j'aurais très bien pu continuer à écrire des articles sur la fête du camembert à Brie-Comte-Robert)
- la rédaction technique: apporter la bonne parole suédoise  à tous ces apprentis bricoleurs, quelle belle mission !
- un DEA de sémiologie . Analyser une image, l'intention de son auteur, les connotations et bien plus encore, Roland Barthes, tout ça, ça me galvanisait.
Jusqu'au moment où j'ai compris que les seuls débouchés de ce DEA étaient:
    - enseignante et chercheuse en sémiologie, (l'enseignement, non merci)
    - consultant en publicité. Franchement, concevoir des visuels dans le seul but de faire acheter à un con-sommateur un bout de fromage ou une marque de lessive, merci bien.

Je ne sais pas si c'est ma conscience ultra-gauchisante qui me fait éprouver du dégoût à ce point pour le monde de la publicité et des agences de communication.
N'empêche que parfois, je renie mes principes les plus chers, et je me laisse aller à rire et à admirer certaines campagnes de pub .

C'est dommage que tant de créativité ne serve qu'à engraisser le Grand Capital ;)!

Publié par Malaga à 16:11:02 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (2) |

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