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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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T'as pas le cerveau de la dame avec un chapeau | 12 décembre 2006

Séance décérébration samedi soir avec ma soeur, nous regardons l'élection de miss France à la télé ! Vu qu'on l'allume une fois l'an, faudrait pas rater ce rendez-vous de l'élégance symbole de la beauté de notre belle (vieille) France... Promis, l'an prochain, on choisira le Téléthon.
Faut pas abuser non plus, nous n'avons regardé que les 10 dernières minutes de l'évènement, celles qui précèdent la désignation de la plus belle fille de France.

Whaah Miss Réunion est parmi les 5 finalistes ! Ma soeur et moi, on y croit, on est à fond. On a quand même à un gros coup de coeur pour Miss Limousin qu'on pense à tort muette. Elle est en fait malentendante. L'instinct grégaire reprenant le dessus, nous encourageons à travers l'écran de télé stoïque notre candidate réunionnaise.

Et là, c'est le drame. Notre pouliche (enfin... je voulais parler de Miss Réunion) répond à la question de l'increvable Jean-Pierre Foucault - ce mec a le même anniversaire que moi, ça fait une coïncidence de trop. Elle aurait mieux fait d'être muette pour le coup.


Pressentant une défaite certaine, nous misons tout sur Miss Limousin. Le verdict tombe: 4e dauphine Miss-dont-on-a-à-coup-sûr-oublié-le-nom, 3eme dauphine pareil-, et puis 2eme dauphine Miss Réunion. C'est pas mal joué mais la prochaine fois, faudra mieux préparer ses réponses. Et puis... Miss Limousin n'accèdera malheureusement pas au couronnement, c'est Miss Picardie qui a été élue Miss France. Les mauvaises langues disent que c'est la caution intellectuelle de l'émission, mais force est de constater qu'elle est vraiment belle...


Désolée Miss Limousin, la prochaine fois , tu auras la dégaine de Miss Aquitaine, et je suis sûre que tu seras la reine parmi toutes ces vilaines!
(c'est juste pour la rime)

(musique de fond: sous les avalanches , Vincent Delerm)

Publié par Malaga à 23:26:53 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (3) |

Police partout ... justice quelque part ? Clichy-sous-jungle | 07 décembre 2006

A Clichy-sous-bois, on peut acculer des jeunes dans un transformateur EDF et ne pas se soucier des conséquences éventuelles d'une telle cachette ...

 

Lu sur le Monde

 

L'inspection générale des services (IGS) a remis récemment au juge d'instruction Olivier Géron son rapport final d'enquête sur le drame de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où deux adolescents, Bouna Traoré et Zyed Benna, avaient trouvé la mort le 27 octobre 2005 dans un transformateur EDF.

Dans ses conclusions, l'IGS établit qu'il y a bien eu une course-poursuite, et critique sévèrement le comportement, "d'une légèreté et d'une distraction surprenantes", de certains policiers. Elle ne se prononce pas, en revanche, sur la culpabilité éventuelle des cinq policiers entendus, le 13 novembre, comme témoins assistés, par le juge Olivier Géron.

Saisi depuis le 3 novembre 2005 d'une enquête pour "non-assistance à personne en danger", le magistrat devrait procéder, dans les semaines à venir, à une reconstitution des faits. "Les faits, tels qu'ils sont établis dans le document de l'IGS, ne correspondent pas à l'accusation de non-assistance à personne en danger, a indiqué au Monde Me Daniel Merchat, l'avocat des cinq policiers poursuivis. On ne peut imputer à mes clients des faits qui ne se sont jamais déroulés." Pour Me Jean-Pierre Mignard, le conseil des familles des victimes, "les policiers savaient que les adolescents avaient pénétré sur le site EDF, et leur seule attitude a été l'indifférence".

La course-poursuite. L'IGS est formelle sur ce point. Leur enquête, fondée sur l'audition de vingt policiers, mais aussi celle de quatre des jeunes suspectés, le 27 octobre 2005, par les policiers, d'avoir tenté de cambrioler un chantier, établit que "les jeunes Bouna Traoré et Harouna Konte ont été poursuivis, une première fois, à l'intérieur du chantier, par un seul policier en civil, puis, qu'après avoir distancé leur poursuivant, ils ont été poursuivis une seconde fois (...) alors qu'ils se trouvaient dans le parc Vincent-Auriol en compagnie de leurs six amis. (...) A chaque fois la poursuite fut brève, à la fois dans le temps et dans l'espace."

La tentative de vol. Deux ou trois jeunes seraient entrés sur un chantier privé, un autre faisant le guet. Pour l'IGS, la "tentative de vol était bien constituée dans la mesure où ses auteurs n'avaient renoncé à leur action concertée et organisée, non pas de leur propre fait, mais suite à l'intervention rapide et efficace des policiers de la BAC 833".

Les policiers ont-ils vérifié la présence des jeunes dans la centrale EDF ? A 17 h 32, le gardien de la paix Stéphane G. passe trois messages radio dans la même minute : "Deux individus sont localisés. Ils sont en train d'enjamber pour aller sur le site EDF. Il faudrait cerner le coin." Puis : "Il faudrait ramener du monde", et enfin : "S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau". Devant le juge Géron, le 13 novembre, il a déclaré "qu'à aucun moment, il n'a[vait] vu de jeunes rentrer sur le site EDF".

Pour l'IGS, ces messages "paraissent bien avoir été suivis d'effets, car aussitôt après qu'ils furent émis, plusieurs fonctionnaires se sont mis en devoir de s'approcher de la centrale". Stéphane G. se serait hissé à deux reprises sur une poubelle, puis une armoire électrique, pour observer l'intérieur de la centrale. "N'ayant rien vu, a expliqué Stéphane G. au magistrat, j'ai pensé qu'il n'y avait personne." "Au final, conclut l'IGS, les recherches des policiers ne permettaient pas de localiser les jeunes."

L'inaction des policiers. Sur les dix-sept policiers impliqués dans l'intervention, le 27 octobre, seuls six d'entre eux ont indiqué avoir entendu les messages signalant l'introduction des jeunes sur le site EDF. Pour l'IGS, "il paraît singulier qu'en phase active de recherche de délinquants, les fonctionnaires impliqués n'aient pas prêté attention aux messages radio (...), près des deux tiers d'entre eux ont failli dans ce domaine".

Et l'IGS de conclure : "L'étude de la chronologie des faits met en évidence le fait que si EDF avait été avisée au moment où le gardien de la paix G. constatait que les deux jeunes étaient susceptibles d'entrer dans la centrale, les agents EDF seraient intervenus un quart d'heure avant que ne se produise l'accident, (...) l'urgence aurait voulu que fussent appelés les services d'EDF". Néanmoins, selon les enquêteurs, "l'intervention des agents EDF n'aurait pas, à coup sûr, évité l'accident".

Les jeunes avaient-ils été cernés ? Pour l'IGS, "plus qu'un encerclement de la centrale, et bien que le verbe 'cerner' eût été prononcé sur les ondes, les opérations menées par les policiers s'apparentaient davantage à une intensification des recherches autour de la centrale, une manœuvre imparfaite, en tout cas non orchestrée, menée de manière empirique et dans un très court trait de temps". Cinq véhicules avaient participé à l'opération.

Gérard Davet

Publié par Malaga à 15:02:38 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

Ca fait réfléchir ... | 02 décembre 2006

Alors que la campagne présidentielle est axée sur le maintien de l'ordre, l'insécurité, le manque d'autorité des pouvoirs publics etc, voilà un exemple de dérapage édifiant et affligeant ...


Lu sur LIbé

Près de Lille, quatre jeunes avaient été accusés d'«émeute». Sur la vidéo, rien.


Quand les CRS se font un film
Par Haydée SABERAN

QUOTIDIEN : samedi 2 décembre 2006
Lille de notre correspondante

Sur le papier, c'était une émeute. Une vingtaine de jeunes excités et des CRS débordés dans la galerie marchande d'Auchan à Faches-Thumesnil, près de Lille. Sur la cassette vidéo, prise par trois caméras de surveillance, rien. Deux policiers assis sur un jeune homme, Hocine, 25 ans, masseur dans un hammam, sous le regard impuissant de ses trois amis, Sofiane, 22 ans, intérimaire, Bernard, 26 ans, chauffeur de poids lourds, Alexandre, 28 ans, agent de maintenance à la SNCF. Et des gens qui passent avec leur chariot plein. Violence ? Côté CRS, coups de matraque, lacrymo, clés de bras. Rébellion ? Excitation ? D'autres jeunes qui viennent se mêler à l' «émeute» ? Des gens qui passent, qui regardent, c'est tout. La cassette est sous scellés.
    
    
Echange de regards. Mercredi, au tribunal correctionnel de Lille, un juge l'a visionnée à huis clos. Il a prononcé la relaxe pour les quatre jeunes Lillois qui ont fait un mois et demi de préventive pour rien.
Tout commence le 23 octobre. L'anniversaire des émeutes urbaines approche, des CRS de Strasbourg sont en renfort à Lille. Il est 20 h 17, les quatre amis entrent dans la galerie marchande, croisent un groupe de CRS. Un échange de regards comme l'affirment les quatre amis ? Ou des insultes «vraisemblablement en arabe, sur un ton méprisant», puis en «français», comme l'écrivent les policiers ? Sofiane se retrouve plaqué au sol quand la cassette démarre, indique Me Nicolas Brazy, avocat de deux des garçons, qui a vu les images. «Les cinq autres tentent de libérer leur ami», en «poussant» et en «criant» contre un «cordon de protection formé par le reste des effectifs», assure le procès verbal. A l'image, personne ne pousse, ni ne tente de libérer quelqu'un. «D'autres jeunes présents dans la galerie se rapprochent», continue le PV, un autre groupe «arrivé de nulle part» se «mêle aux échauffourées». A l'écran, pas grand-chose : toujours quatre personnes qui tentent de parlementer, et un gars au sol. Des clients passent. Sofiane est brutalement relevé par les CRS. Clé de bras. Le visage se tord de douleur. Bernard court, portable à la main et tente de filmer, il n'y arrive pas, faute de batterie.

«Assaillants». Les CRS se décrivent «poursuivis par des jeunes qui gesticulent dans tous les sens en hurlant afin d'ameuter du monde» . Rien. Juste Hocine qui s'est approché en marchant. Il reçoit un coup de matraque. «Un policier reçoit un coup de pied dans le dos», dit le PV. Pas à l'écran. Sofiane hurle, les bras relevés vers l'arrière, ses amis se rapprochent. Les policiers moulinent du tonfa pour les éloigner. Tout le monde sort. Encore «une charge d'une douzaine d'individus. Un policier doit faire usage de son bâton de défense afin de continuer sa progression vers le véhicule de police» . En fait, ils ne sont toujours que quatre. Un car de CRS est là. Il y a d'autres jeunes dehors, ils regardent, calmes. Hocine s'approche. Traduction en CRS, qui ont aussi décrypté la vidéo, avant de la verser au dossier : «Il tente de forcer le cordon de sécurité» , un agent est «contraint d'user de gaz lacrymogène» pour faire fuir «les assaillants» . En fait d' «assaillants» , c'est juste Hocine, qui a les mains dans les poches. Aspergé de gaz, ses amis et les vigiles, aussi. L'un d'eux a la tête dans ses mains.
Toujours selon Me Brazy, Alexandre va alors prendre des nouvelles de Sofiane au commissariat. Il retombe sur un CRS qui l'interpelle pour outrage. A Auchan, Bernard et Hocine vont s'acheter une bouteille et vont au Quick. En sortant, ils accrochent une voiture à un rond-point, sans faire de blessés. Ils rédigent le constat, quand la patrouille de CRS les repère. Interpellation, garde à vue, alcoolémie : 0,5 et 0,7 g. Le juge des libertés ne les croit pas quand ils affirment n'avoir outragé personne. La plupart ont un casier, avec des outrages. Préventive. «Les policiers savaient qu'ils envoyaient des gens en prison pour rien», lâche Me Brazy.

Tout se dénoue à l'audience, devant la cassette. Le procureur de la République Philippe Lemaire a confirmé vendredi qu'il ouvrait une enquête, et demanderait des explications à la hiérarchie parisienne des policiers. Tous les jeunes ont perdu leur travail, sauf Alexandre, réintégré par la SNCF. Me Nicolas Brazy va porter plainte contre les policiers.

Publié par Malaga à 11:40:57 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (6) |

74 ans ! | 29 novembre 2006







A 74 ans, Cheeta a survécu à Tarzan





Toi
Jane, toi Tarzan. Elle Cheeta, pourrait-on ajouter. L'actrice animale
la plus célèbre du monde a fêté le 9 avril 2006 ses 74 ans, une
longévité qui lui permet désormais de figurer dans le Guiness des
records comme le plus vieux chimpanzé du monde.






Alors
que le premier des Tarzan, Johnny Weissmuller, s'est éteint dément à 80
ans (il poussait par moments le cri de Tarzan), Cheeta, à 74 ans, a
encore toutes ses dents et toute sa tête. Bien que diabétique, cette
retraitée californienne peu ordinaire est encore très active, entre
balades en voitures et séances de peintures.

Au-delà
du folklore, Cheeta, par l'image sympathique qu'elle véhicule, aura
beaucoup fait pour la défense du chimpanzé. Il faut dire que le
chimpanzé est l'animal le plus proche de l'homme. Les séquences d'ADN
du chimpanzé et de l'homme sont proches à 99%. Plus petit que le
gorille, il mesure jusqu'à 1m70 et peut peser jusqu'à 70 kg. Des
animaux qui expriment une réelle intelligence dans la résolution de
problèmes et l'utilisation d'outils simples.

Une
proximité de l'homme qui en fait une espèce prisée par les
scientifiques. En 1961, le premier astronaute en orbite autour de la
terre était le chimpanzé Ham. Malheureusement, comme beaucoup d'autres
espèces, le chimpanzé, qui habite les forêts et savanes d'Afrique
équatoriale, est menacé par le développement des activités humaines.
Une situation suffisamment dégradée pour que soit mis en place, en
2001, un programme spécifique de protection des Nations unies.

 

Via Agoravox 

 

Comme quoi, 74 ans, ce n'est pas si vieux !

Bon anniversaire, Mister President :) 

 

Publié par Malaga à 10:24:07 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (3) |

Christophe DE PONFILLY | 24 novembre 2006

C'était mon modèle, presque mon mon idole. Une des rares personnes grâce à qui le métier de "journaliste" ressemblait plus à la vie de Tintin qu'à celle de BHL. J'ai halluciné de voir qu'il était mort ! Sans trompettes, ni tambours, et ce depuis six mois ! (c'est toujours les meilleurs qui s'en vont les premiers)
Suicide.
Nous, grand public, ne connaîtrons jamais les raisons précises de son geste. Et tant mieux ! A la curiosité malsaine, je préfére garder en mémoire le témoignage de son oeuvre.
RIP, l'ami Christophe !

Christophe de Ponfilly sur Wikipédia.
Eloge funèbre de Pierre Assouline (Le Monde)

Publié par Malaga à 17:20:17 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

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