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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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Un sourire | 29 septembre 2008

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup. Vous avez sûrement dû lire un jour ce petit poème sur le sourire. On le trouve souvent dans les bureaux comme un rappel un peu brut de la politesse élémentaire. Par contre le fait de l'accrocher au mur n'influe en rien l'humeur de la personne qui vous reçoit, j'ai déjà testé.

Anyway, parmi les sourires qui m'auront marqué:
celui du Joker dans Batman, celui du chat dans Alice au Pays des merveilles, celui de mes profs lors du jour des vacances, celui de la pervenche lorsque l'horaire de stationnement est dépassé.

Mais pour pouvoir revoir celui-là, je pense que s'il le fallait, je pourrais étriper mon chat.
Avant de subir le courroux de la SPA et autres amis des animaux, je tiens à préciser que je n'ai plus de chat. Je l'ai mangé. Ahahahaha.

Publié par Malaga à 16:40:09 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (1) |

Gimme some hope | 29 septembre 2008

Simple coïncidence ? Le moral dans les chaussettes à désespérer de trouver un boulot, j'erre dans la ville un samedi matin, prémisse d'un (trop) long week-end. Quand soudain, pratiquement devant moi, une vitrine avec ces quelques mots. A la limite, on aurait dit qu'ils clignotaient tellement ils étaient visibles et sont apparus de nulle part.
En VF: car je connais les projets que j'ai formés pour vous dit l'Eternel, projet de paix et de bonheur non de malheur, pour vous donner de la joie et un futur. Jérémie 29.11

Les sceptiques (ou autres de mauvaise foi ;-) ) diront que je suis mystique. Les autres comprendront.

Publié par Malaga à 16:36:54 dans La Bible, ca fait réfléchir ... mais c'est pas grave | Commentaires (0) |

Dans le chapitre "c'est nul d'être pauvre" | 16 septembre 2008

En ce moment, je galère à trouver un métier qui me plaise, mais l'ANPE cherche pour moi. Alléluia, je suis sauvée. Sauf que, oui, il y a un "sauf que". Je ne sais pas pourquoi j'ai mis ça, mais dans mes critères de recherche, il y a "rédacteur technique". Les études que j'ai faites par hasard pour avoir un Master 2. Mais en aucun cas pour me retrouver à écrire la notice d'utilisation d'un Incubateur réfrigéré. Désolée, ça ne m'intéresse pas des masses. Et même si on change de produit: une étuve indistrielle ou un four de laboratoire, sérieusement, je m'ennuie déjà.
Je ne le ferai pas, sauf peut-être pour l'argent et la fourchette maximale du salaire indiquée est déjà en-dessous de ma fourchette basse...


Voilà, alors peut-être que je suis un parasite assisté qui devrait prendre le taff qu'il y a. Mais afin de ne pas être radiée de l'ANPE et bénéficier des ASSEDIC jusqu'à ce que je trouve un truc qui me plaise (ou bien qui soit suffisamment bien payé pour que ça ne me dégoûte pas de me lever le matin)  je dois écrire une candidature de (non)motivation.
Alors je ne sais vraiment pas comment la tourner.

J'ai pensé à commettre une faute d'orthographe par mot, mais je pense que c'est trop dépistable, et puis les fautes d'orthographe ça me dégoûte aussi. (oh, je suis arrivée en finale d'un championnat de dictées quand même).

J'ai pensé à la lettre super emballée et bien artistique, ce qui contrasterait avec le côté industriel de la boîte.
"Cher recruteur, depuis ma tendre enfance, j'adore les étuves ! Pour leur côté chaleureux et ouvert."

J'ai pensé à dire la vérité: cher monsieur, ça ne m'intéresse pas, mais si je ne vous réponds pas, je vais devoir jouer de la clarinette dans le métro le mois prochain, à vot' bon coeur, merci. Donc faites semblant de l'avoir reçu, comme je ferai semblant d'être intéressée.

Le système d'aide de retour à l'emploi est perverti, non ? Ou alors, je suis une grosse feignasse assistée. Mmmh, j'aime bien cette deuxième option. :-p

Publié par Malaga à 18:35:26 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (4) |

Madeleine, c'est mon Amérique à moi | 12 septembre 2008

Enfin, moi c'est plutôt Jacques.



C'est mon Amérique à moi
Tant pis si elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaspard
Demain j'attendrai Madeleine
On ira au cinéma
Je lui dirai des "je t'aime"
Et Madeleine elle aimera ça.

Jacques Brel forever !

EDIT: oui, ce billet n'est qu'une rediffusion d'une vieillerie, mais qui s'en rappelait entre nous ?

Publié par Malaga à 13:58:30 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Happily (n)ever after | 07 septembre 2008

Il reste sur le mur quatre bouts de Patafix arectangulés. (alignés en rectangle, ça sonne bizarre non ?) Seuls rescapés d'un bonheur oublié, elle a dû décrocher les souvenirs trop douloureux.
Elle cherche une colocataire car elle se retrouve seule à payer le loyer de cette grande maison. Le bus qui m'y emmène a pour prochain arrêt "bout du monde". Je descends juste avant. Tout le quartier a été refait. Sûrement par les mêmes promoteurs, ou alors des plagiaires. Les mêmes pavillons, les mêmes jardins, les mêmes zones commerciales ayant la forme d'entrepôts, la très-lointaine-banlieue. Son adresse ?  Fin fond du bout du monde, à droite. Elle y vit depuis quelques mois avec sa fille de deux ans. Sans rentrer dans les détails, elle m'explique que son mari et elle ont trouvé ce petit coin de paradis isolé pour y construire leur futur en commun. Mais le changement de job du Monsieur l'oblige à être sur les routes du pays 3 semaines dans le mois.
Je me demande si elle croit elle-même à son histoire. C'est un peu comme lorsqu'on dit aux enfants "papa est parti faire un long voyage" pour éviter de parler de la mort ou d'un divorce.
"J'attends de cette maison qu'elle soit un foyer, pas un hôtel. Ce qui était sa vocation première, mais les circonstances de la vie ...", sa voix s'étouffe dans un regret. Sans animosité. Silence de compassion pour ma part.
Elle m'offre le verre de l'amitié et allume la télé pour son soap-opera préféré. Je deviens transparente, c'est son rendez-vous quotidien, qu'elle ne ratera sous aucun prétexte, même si c'est pour trouver la coloc qui lui donnera un peu plus de compagnie dans ce triste quotidien solitaire.
Je m'amuse avec la pitchoune livrée à elle-même, cherchant un moyen discret de m'éclipser sans paraître impolie. Journaliste toujours, j'essaye de relancer la conversation sur la nécessité d'avoir une voiture ici.
"Je suis en train de passer mon permis. Avant, je n'en avais pas besoin parce que c'est mon mari qui conduisait. Maintenant, pour la petite, il faut que je puisse me débrouiller seule".
Le soap-opera n'en finit plus de débiter ses débilités. Je me lève, j'ai au moins une heure de bus pour regagner mes pénates. Je m'excuse poliment et prends congé.
Elle a dû se douter que je n'étais pas du tout emballée d'aller m'isoler dans un tel environnement épanouissant. Je n'ai même pas demandé à combien s'élevait le loyer. La prochaine fois, je ferai au moins cet effort de politesse.

Publié par Malaga à 23:11:54 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (2) |

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