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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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Fuite de cerveau | 21 novembre 2006

Le mien, faut-il le préciser ?

C'est le seul commentaire que m'inspire mon taff aujourd'hui.

Publié par Malaga à 15:47:38 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (3) |

Ca sent le pois(s)on | 21 novembre 2006

La prochaine fois qu'un Russe m'invite à manger des sushis, j'y regarde à 2 fois .
 
 
Lu sur Libé

Un ex-espion russe, nationalisé britannique, entre la vie et la mort après avoir été empoisonné.

Par Sabine LIMAT

QUOTIDIEN : mardi 21 novembre 2006

Londres de notre correspondante


 




Alexandre Litvinenko, un ancien membre du KGB âgé de 43 ans,
réfugié en Grande-Bretagne depuis 2000 et devenu un opposant
sulfureux à Poutine, est toujours entre la vie et la mort à
l'hôpital londonien de University College, sous la protection de la
police. Litvinenko, qui a pris la nationalité britannique, a
apparemment absorbé une dose de mort aux rats, du thallium. Selon
ses proches, qui accusent le Kremlin, les premiers symptômes
seraient apparus le 1er novembre. Hier, cet homme qui ressemble
désormais à un vieillard, incapable de se nourrir et ayant perdu
tous ses cheveux, a été placé en unité de soins intensifs.




Ex-collègue. 
Pour Oleg Gordievski, un ancien membre
du KGB recruté par les services de contre-espionnage britanniques
dans les années 60 et réfugié à Londres, la responsabilité du
Kremlin ne fait aucun doute. Hier, les services secrets russes ont
nié toute implication dans cette affaire, affirmant avoir renoncé
«depuis longtemps» à l'empoisonnement.

Le jour de la tentative d'élimination présumée, Litvinenko
aurait rencontré deux hommes : un ex-collègue avec qui il aurait
pris le thé dans un hôtel, l'auteur présumé de la tentative de
meurtre, selon la version de Gordievski rapportée par le quotidien
The Times, puis un universitaire italien qui lui aurait remis
au cours d'un déjeuner dans un restaurant japonais des documents
relatifs à l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, une
opposante tuée à Moscou le mois dernier.



Etat critique. 
Dès son retour du restaurant,
Litvinenko aurait commencé à se sentir mal. D'abord attribuées aux
sushis, les causes réelles de sa maladie n'ont été diagnostiquées
que dix jours plus tard, alors qu'il est déjà dans un état critique
à l'hôpital. Sans goût ni odeur, le thallium est un poison
redoutable qui détruit le système nerveux. Si l'enquête de Scotland
Yard devait révéler que le Kremlin est bien derrière cette
tentative d'assassinat, cette affaire ­ une première dans une
capitale occidentale depuis la fin de la Guerre froide ­ pourrait
conduire à une grave crise diplomatique entre la Grande-Bretagne et
la Russie. Car il ne s'agit pas seulement d'une simple affaire
d'espionnage, mais d'une tentative d'assassinat d'un homme devenu
citoyen britannique sur son propre sol.

Une chose est sûre : Litvinenko faisait figure de bête noire
pour le Kremlin. Après avoir commencé sa carrière dans l'armée
soviétique, il avait rejoint en 1988 le KGB, rebaptisé Service
fédéral de sécurité (FSB), où il s'est hissé au rang de
lieutenant-colonel. Désabusé par la corruption au sein des services
alors dirigés par Vladimir Poutine, il a rompu de façon
spectaculaire en 1998 avec ses anciens maîtres. Au cours d'une
interview télévisée, il affirme avoir reçu l'ordre d'assassiner
Boris Berezovski, le milliardaire russe tombé en disgrâce après
avoir été l'éminence grise de Poutine. Comme Berezovski, poursuivi
pour fraude en Russie et dont il est devenu l'un des proches,
Alexandre Litvinenko se réfugie en Grande-Bretagne en 2000, avec sa
femme Marina et son fils Anatoli.



Attentat. 
A Londres, il devient le garde du corps de
Berezovski et multiplie les attaques contre le président russe. En
2002, il a ainsi publié un livre accusant sans autres preuves
l'ex-KGB d'avoir perpétré, en 1999, un attentat à la bombe dans un
immeuble moscovite ayant provoqué la mort de plus de 300 personnes.
Attribué aux séparatistes tchétchènes par Moscou, cet attentat
avait servi de prétexte au déclenchement de la seconde guerre en
Tchétchénie et a aidé Poutine à se faire élire président.

L'affaire Litvinenko n'est pas sans rappeler l'empoisonnement à
la dioxyne dont a été victime, en 2004, l'actuel président
ukrainien, Viktor Iouchtchenko, à la veille de son élection. La
même année, la journaliste Anna Politkovskaïa avait été prise de
malaise après avoir bu un thé dans l'avion qui devait la mener à
Beslan, dans le Caucase, où un commando tchétchène retenait en
otage des centaines d'écoliers.

Publié par Malaga à 14:06:31 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (1) |

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