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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
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Quand la solitude est trop forte, je vais au cimetière discuter avec les gardiens | 28 septembre 2006

Triste constat dans le Figaro.fr aujourd'hui. Il y en aurait des choses à écrire sur la solidarité familiale, le respect des aînés, et notre manque d'amour en général ...
[edit] Une asso qui a l'air de faire des choses pas mal : PariSolidaire


La solitude du troisième âge passée au crible
Par Delphine de Mallevoüe.

Publié le 28 septembre 2006

Une personne âgée sur cinq n'a pas l'occasion de parler chaque jour. C'est le terrible constat qui ressort d'une enquête menée pour la première fois en France.
«ON EST TOUTE SEULE, on est malade, on s'ennuie. Quand c'est trop fort, je vais au cimetière discuter avec les gardiens, qui sont adorables. Et je rencontre plein de gens seuls comme moi.» Comme cette personne âgée, elles sont 5 000 à avoir accepté de confier leur sentiment sur la solitude. Une enquête sans précédent en France, menée par le collectif «Combattre la solitude des personnes âgées», qui regroupe des associations telles que la Croix-Rouge française, les Petits Frères des pauvres, la Fédération de l'entraide protestante ou encore le Fonds social juif unifié.

Menant une approche quantitative mais aussi qualitative, des bénévoles du collectif sont allés à la rencontre de personnes âgées dans toute la France, non seulement pour leur distribuer un questionnaire mais aussi pour les écouter longuement. Des entretiens d'une heure au cours desquels les interviewés ont parlé à coeur ouvert. «Parfois c'est bien quand j'ai des problèmes dans l'immeuble parce qu'on est obligé de se parler», dit l'un d'eux. Il y a aussi cette dame qui déplore que la famille ne vient jamais la voir : «Je m'assieds dans le couloir de l'hôpital pour pouvoir parler aux gens qui passent...»

Huit millions de personnes isolées

Cette dure réalité vient rappeler que les solidarités familiales, thème choisi par Dominique de Villepin pour la dernière conférence de la famille, sont plus que jamais nécessaires. D'autant que les derniers chiffres font état de huit millions de personnes isolées (toutes tranches d'âges confondues).

«Cette enquête est un outil essentiel car, comme c'est la première fois qu'on donne la parole aux personnes âgées, elle apporte de nouvelles données qui permettront de préciser leurs attentes et de mieux y répondre», se réjouit le docteur Joseph Zrihen, gériatre et vice-président du Fonds social juif unifié.

Selon les témoignages recueillis, mais aussi les critères objectifs d'isolement, il existe une étroite corrélation entre l'absence d'un entourage actif et le sentiment de solitude. L'isolement est aussi plus marqué pour les âges les plus avancés. Alors que 35,8% des personnes âgées se sentent souvent ou très souvent seules, 39,4% de temps en temps et 24,8% jamais, elles sont 30% à jouir d'un entourage «dense» (la tranche des 60-65 ans), 45% d'un entourage «clairsemé» (les 79-83 ans) et 25% d'un entourage «très pauvre» (au-delà de 83 ans). Comme le souligne France Souêtre-Rollin, bénévole au département enquêtes et analyses statistiques du Secours catholique, l'enquête a également mis en évidence que «les hommes ont un entourage plus riche jusqu'à un âge avancé que les femmes».

Autre constat : 18% des personnes âgées, soit presque une personne sur cinq, n'ont pas l'occasion de parler chaque jour. Selon les spécialistes, la parole quotidienne est ce qui disparaît le plus vite dans les tranches âgées. Déplorant qu'il ait «fallu connaître la canicule 2003 pour prendre conscience de l'isolement du troisième âge», les différents membres du collectif veulent désormais que la solitude devienne «un défi» de société.

Une question sociale certes, mais avant tout politique, estime le docteur Zrihen. «Le traitement des personnes âgées doit être déclaré grande cause nationale, tempête-t-il. Les pouvoirs publics doivent se mobiliser et, ne serait-ce que cela, avoir au moins une vision. C'est à l'attention qu'elle porte à ses vieux qu'on reconnaît une grande nation.»

Publié par Malaga à 11:03:48 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

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