Il fut un temps pendant mes études où j'ai hésité entre:
- le journalisme: embrasser une fabuleuse carrière de grand reporter en vadrouille sur tous les points brûlants de la planète à
la Christophe Vogt, couvrant chaque conflit avec mes tripes ou ce qu'il en resterait (c'est une blague, en réalité j'ai toujours préféré la Presse Quotidienne Régionale, le contact avec le quotidien et j'aurais très bien pu continuer à écrire des articles sur la fête du camembert à Brie-Comte-Robert)
- la rédaction technique: apporter la
bonne parole suédoise à tous ces apprentis bricoleurs, quelle belle mission !
- un
DEA de sémiologie . Analyser une image, l'intention de son auteur, les connotations et bien plus encore, Roland Barthes, tout ça, ça me galvanisait.
Jusqu'au moment où j'ai compris que les seuls débouchés de ce DEA étaient:
- enseignante et chercheuse en sémiologie, (l'enseignement, non merci)
- consultant en publicité. Franchement, concevoir des visuels dans le seul but de faire acheter à un con-sommateur un bout de fromage ou une marque de lessive, merci bien.
Je ne sais pas si c'est ma conscience ultra-gauchisante qui me fait éprouver du dégoût à ce point pour le monde de la publicité et des agences de communication.
N'empêche que parfois, je renie mes principes les plus chers, et je me laisse aller à rire et à admirer
certaines campagnes de pub .
C'est dommage que tant de créativité ne serve qu'à engraisser le Grand Capital ;)!
Ca papote, ça papote