Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...
Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .
Malaga
<< Aigrie est ma couleur de peau ... | Oh Baby, baby it's a wild world | C'est l'intention qui compte >>
Avertissement préliminaire: le texte qui suit a été écrit par une fille pour qui la biologie a été un lourd boulet pendant toute sa scolarité, et qui a été toujours rétive à l'apprentissage de tout concept d'écosytème, chaîne alimentaire, observation de la faune and s.o.
C'est le printemps. Les jupes se font plus courtes, les chemisiers plus légers, je sors de mon appartement fraîche comme une fleur. J'admire les cerisiers du Japon quand soudain je vois un oiseau. (Quel suspense). De la taille d'un moineau. (passionnant). Mais noir comme un corbeau avec un bec orange. (d'ailleurs si qqn me trouve le nom).
Dans son bec,2 vers de terre se débattent désespérement.
Mon sang ne fait qu'un tour- et de toutes façons, j'ai vu dans a bug's life que les oiseaux, c'étaient les méchants (on a les références culturelles qu'on peut).
Je fais un SHHHHHH à l'égard du volatile indélicat qui lâche un des vermisseaux et engloutit l'autre. Z'auriez vu la tête du rescapé, il faisait trop pitié ! Replié sur lui-même, il tentait désespérément- avec les membres qui lui restait - de ramper pour échapper à son prédateur.
Mais bon, j'allais pas le ramasser pour le mettre à l'abri, je l'avais déjà suffisament aidé - et surtout un ver de terre, c'est dégueulasse à porter.(j'attendrai d'être une célébrité oubliée pour accomplir des trucs pareils et passer à la télé)
Donc, je m'en vais, toute fière d'avoir accompli ma BA du jour: tadam, j'ai sauvé un ver de terre d'une mort imminente.
Et puis, je commence à réfléchir.
"Attends, c'est dans l'ordre des choses, pour un oiseau de manger des vers de terre. De quel droit décrètes-tu que le droit de vivre de ces vers priment sur le droit de se nourrir de ce volatile, fût-il atteint de grippe aviaire".
Hé ouais, dans la vraie vie:
les oiseaux mangent les vers de terre
les chats mangent les oiseaux
les chinois mangent les chats (j'aime bien aussi, mais laqué)
les entreprises très rentables mangent les employés chinois
les multinationales mangent les entreprises très rentables.
Elle est pas belle la vie, franchement ?
Publié par Malaga à 00:16:28 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (3) | Permaliens
24-04-2006 23:57
De Malaga
Sujet:
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24-04-2006 08:52
De rako Sujet:
Fruits de mer