Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...
Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .
Malaga
J'ai deux catégories d'amis. Ceux à gauche de la gauche, et ceux à droite-tendance De Villiers, Pasqua, Sarko.
Dimanche après-midi, dans un café parisien, nous discutons.
De la proposition du député Grosdidier de poursuivre les chanteurs de rap pour leurs textes incitant à la violence.
Les camps sont partagés autour d'une question:
- est-ce que les évènements des banlieues sont une conséquence de l'appel à la violence des rappeurs ?
- ou est-ce que la violence préexiste et que le rap n'est qu'une expression verbale de celle-ci ?
Ca discutait ferme, citant Renaud, Brassens, 50 cent. J'avoue: je me suis tû. Et j'ai gardé ma conviction profonde en silence. Pour moi, les émeutes sont l'expression d'un mal-être social aggravé par l'image négative que notre société renvoie des Noirs et des Arabes (au sens maghrébin).Et non pas un mimétisme des bad guys rappeurs aux States.
Mais bon, je n'ai rien dit.
Parce que je n'écoute pas de rap.
Que je ne vis pas dans une cité.
Que je ne me suis jamais faite racketter.
Que je ne me suis jamais prise une grosse baffe raciste en pleine figure.
Que ma voiture n'a pas brûlé.
Que je ne me suis jamais faite agresser.
Que je n'ai jamais eu de discrimination à l'embauche.
Que j'ai eu la chance de faire des études.
Que j'ai la chance d'avoir un CDI.
Bref, sur cette crise des banlieues, je ne peux parler ni de la part d'un camp, les émeutiers, ni de l'autre. Je n'ai pas d'explication rationnelle. J'écoute seulement. Et je ne prête pas des comportements et des intentions à des personnes dont je connais si peu le quotidien, voire pas du tout en fait.
Dimanche après-midi, dans un café parisien, nous discutons.De la misère de nos banlieues. Devant un chocolat chaud à 4,20 euros et des bières à 7euros.
Dimanche après-midi, dans un café parisien, nous discutons.
De quel droit ?
T'as aucune chance alors ... saisis-là ! Jamel Debbouze qui imite un conseiller d'orientation en ZEP
Publié par Malaga à 14:53:34 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (4) | Permaliens
Au téléphone
Moi (pratiquement aphone, dans un dernier souffle entre deux quintes de toux): ouais, je suis malade. Je ne suis pas allée travailler aujourd'hui. Trop fatiguée. Voix explosée. Je me repose toute la journée.
Mon père: cool ! Tu vas enfin pouvoir poster sur ton blog alors !!!
Moi: ...
Bah si au moins, ça fait plaisir à quelqu'un d'autre qu'à mon généraliste...
Publié par Malaga à 14:49:31 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (6) | Permaliens
Ca papote, ça papote