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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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L'après-chinois | 09 mars 2005

Sur l'air de la Cucaracha pour ceux qui suivent  .
Votre mission, si vous l'acceptez, est de trouver un endroit éligible pour se sustenter.

Direction le petit hypermarché, rayon sandwichs emballés. A la première bouchée, on se dit que c'est juste passager. A la seconde, on se demande si on aurait pas dû préférer le rayon croquettes pour chats.

Verdict sur un sandwich aux 3/4 jeté: vomitif. A titre de comparaison, juste pour se faire une petite idée : à côté, les repas dans l'avion, c'est de la haute gastronomie française. (je précise que je voyage en classe éco).

A suivre, les aventures de Malaga au pays de la malbouffe d'entreprise. 

Publié par Malaga à 14:36:08 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Deux poids, deux mesures | 09 mars 2005



De la décence please.Amateur d'horreurs, vous trouverez votre bonheur grâce aux dépêches de l'AFP

N'empêche, ils sont supers schizos les médias français : la vidéo de Florence Aubenas par respect on ne va pas la diffuser, juste en extraire des images. Mais bon, le cadavre du président tchétchéne exécuté par les russes, c'est pas grave; on peut l'exposer au monde entier.
Elle est pas belle, la vie ?

Publié par Malaga à 12:57:23 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

Les visages familiers | 09 mars 2005


Au détour d'une rue ou d'une station de métro, on LES voit. Eux, ce sont ces visages familiers sur lesquels on a du mal à placer un nom, une discussion, une histoire. En général, ils sont complètement déconnectés de leur contexte, donc on a trop du mal à les situer. J'en ai rencontré un, ce dimanche.
Je suis allée voir la petite crevette qui tête à la maternité. J'étais plutôt déboussolée parce que je vais très rarement dans les hôpitaux. Les maladies, la mort, le corps médical, j'associe cet endroit à des choses pas très gaies à vrai dire : ). L'odeur en plus y est très particulière. Et même si j'y vais pour fêter une naissance, je ne m'y sens pas très à l'aise.
Bref, c'était pas la joie. Et dans le hall de l'accueil, je l'ai vu. LE visage familier.
Il avait sa mine renfrognée de d'habitude. J'ai souri d'un sourire qui voulait dire "hey, on se connaît! Mais d'où déjà ? En tout cas, ça me rassure de voir une tête familière dans cet univers si froid, si impersonnel, si hermétique, si aseptisé en un mot si glaucque.". (punaise, si le mec a compris tout ca en l'espace des 4 secondes où je l'ai fixé du regard, il est super balèze ! )
Mais, nada. Après avoir rendu un bref regard fuyant à mon sourire interrogateur, il s'est déporté légèrement sur la droite pour m'éviter. Et il a continué son chemin d'un pas leste et rapide.
Gros vent dans ma tronche.
Ironie du sort c'est à ce moment que je me suis rappelée d'où je le connaissais et l'humiliation quotidienne qu'il devait ressentir.
C'était le mec qui distribue des tracts publicitaires toute la journée devant Jussieu.

Publié par Malaga à 00:44:59 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

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