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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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J'ai décidé d'arrêter avant de commencer | 03 janvier 2005


(Ce post a été écrit en Helvétie l'an dernier (en fait, c'était mercredi dernier) mais pour des raisons pratiques, le voilà publié avec un petit retard)

C'était l'un des slogans du Petit Spirou lors de sa campagne anti-tabac parmi les jeunes.
Hé bien moi, j'aurai dû dire la même chose pour le ski.

Petit bilan du désastre :
Décembre 2000-Janvier 2001, le cauchemar commence. On me met sur des skis pour la première fois de ma vie, c'est à Leysin (CH). Je bénéficie d'une brève initiation de moniteurs courageux et patients envers moi sur une petite piste verte pour gamins, puis viennent des débuts mémorables sur une piste rouge verglacée. Déjà que je n'étais pas trop douée, cette expérience aurait dû me vacciner. Meuh non, meuh non.

Décembre 2003, on remet ça. Cette fois-ci à Zinal, dans le Valais suisse. Je végète pendant 3 jours sur la piste verte. Point positif : j'ai moins peur. Je descends aussi0 quelques pistes bleues que j'aime bien. Le dernier jour : piste rouge de la mort que je finis à pied, tétanisée devant la raideur de la pente.
Point positif : j'ai enfin ressenti un embryon de début de commencement d'excitation et du frisson grâce à ma vitesse sur des skis (c'étaient les 20 secondes juste avant la 25e gamelle de la journée).

Décembre 2004: le 2e jour de ski, je m'explose le genou gauche sur un caillou sournois qui avait profité du peu de neige pour s'ériger en travers de ma route.Le lendemain, impossible de skier plus d'une matinée.

Adieu pistes, flocons, podiums, carrière à la Carole Montillet, je ne remettrai plus jamais les pieds sur des skis.
Le seul truc que je vais vraiment regretter, c'est la beauté des cimes et des paysages là-haut. Bon, c'est pas grave parce qu'à Noël, y a plein de supers choses à faire à part le ski : tricot, curling, points de croix, euh ... quelqu'un a une idée géniale ?

Publié par Malaga à 22:59:59 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (3) |

La chevauchée fantastique | 03 janvier 2005

Qui dit mieux ?
13 heures pour faire Ayer (joli petit village dans le Valais suisse)- Paris.
Pour un trajet qui fait normalement 6H43, Mappy.fr en main. Bon OK, on a fait pas mal d'étapes,d'arrêts-repas. Bref, on a pris notre temps, mais surtout, surtout : on est tombés en panne sèche sur l'autoroute à 70 kms de Paris. Faut le faire quand même :-)

Mais comment tout cela a-t-il commencé ?
Nous partîmes 500 et par un prompt renfort, nous nous vîmes 3000 en arrivant jusqu'au port.Euh,c'est à peu près ça sauf qu'on était justes 5,chargés comme des mules dans une Opel Corsa avec des gros sacs de filles qui partent au ski. A côté, les Gypsy Kings dans une caravane, c'est rien du tout. On a même pris une photo tellement on faisait paysan en vacances (d'un autre côté, on était en Suisse, alors pour le côté paysan, y en a des meilleurs que nous - je DECONNE, j'aime bien les paysans, toute ma famille maternelle habite à la campagne, c'est chouette les bouses et le fumier, mais juste pendant une semaine de vacances- fin de la diatribe d'une citadine anti-campagne)
Bref, on pouvait même plus respirer tellement on croulait sous nos sacs de couchage et autres sacs à dos.

Direction Genève pour y déposer une partie des voyageurs et y récupérer ma voiture dépourvue de pneus neige donc inapte à la conduite dans les montagnes enneigées. Arrêt à Gaillard pour manger de la bonne nourriture française, parce que les sandwichs suisses, ça va une fois mais pas 2 (à part la fondue, j'ai moyennement apprécié de me sustenter chez les Helvètes cette année).

Le temps de digérer et tout et tout, nous voilà en route Simone. Rien de très intéressant à raconter pendant les 400 kilomètres qui ont suivi. D'ailleurs heureusement, qu'on n'est pas obligés de raconter toutes les pensées qui bouillonnent dans notre cerveau quand on s'ennuit, sinon ça donnerait qqchose du genre "Lost in translation" : c'est sympa, mais c'est leeeennnnnttt.. (d'un autre côté, je viens de passer une semaine en Suisse, alors je me suis acclimatée ;-) )

Bref, on arrive à Provins, quand notre conducteur nous balance "euh, je crois qu'on devrait aller prendre de l'essence, parce que ça clignote là". Et moi toute tranquille, habituée à ma voiture "oh, mais si ça clignote, c'est qu'il reste 50 kms de carburant dans la réserve..." Et là poutt poutt poutt, la voiture ralentit et nous sommes obligés de nous parquer (expression suisse pour "se garer) sur la bande d'arrêt d'urgence. MDR, ça faisait 50 kms que la jauge clignotait !!!

Grâce au sang-froid de notre conducteur, j'étais morte de rire, plutôt amusée de la situation. Comme c'était un sportif, il a couru vers la borne de dépannage la plus proche, appelé une dépanneuse. Le temps de passer un petit appel à mon frère pour lui raconter nos déboires arrive un gyrophare bleu "je te laisse, la dépanneuse est déjà là !".
Et puis sortent du camion, 2 gendarmes "Qu'est-ce que vous faîtes sur la bande d'arrêt d'urgence ?""On est tombés en panne sèche".
Et ben, ils ont été sympas parce que normalement, panne sèche sur autoroute, c'est une amende, mais ils ont vu qu'on était tellement paumés, et sans le sou (d'où l'utilité d'avoir une voiture de paysans) qu'ils nous ont simplement dit bonne route.
Et puis arriva enfin la dépanneuse.
Ainsi que le dépanneur, aimable comme Marc-Olivier Fogiel et doté d'un accent pire que l'accent suisse. (je croyais qu'on s'était rapprochés de la civilisation pourtant !!)
A ceux qui me reprocheraient mon parisianisme, je rétorquerai seulement : que veut dire cette phrase "Quel zéph mes aïeux" ? Bon quand c'est écrit, c'est vachement plus simple, mais à l'oral ça donne à peu près rien du tout. J'ai compris plus tard qu'il disait qu'il y avait beaucoup de vent.(zéph=zéphyr)

Et comme un malheur n'arrive jamais seul : on était samedi, le soir, et un jour férié (1er janvier) MDR, le prix de la dépanneuse, c'est 130 euros et 50 centimes. Trop fort. Bref, c'était plutôt drôle (et dire que je faisais ma radine à dépenser mon argent pour les cadeaux de Noël, et là je file mon fric à un parfait inconnu, la vie est injuste, vraiment...)
Après, on a déposé notre conducteur chez lui près de Conches sur Gondoires, je sais pas qui décide des noms des villes, mais parfois les Conchois pourraient porter plainte pour des noms de ville pareils. Pause foie gras. Puis rentrage à la maison puis couchage puis bon dodage toute la nuit.
J'adore la voiture.

(Chute minable, mais j'ai pris comme bonne résolution de ne plus m'embêter à chercher une chute pour un post plus d'une demie-heure) 

Publié par Malaga à 10:35:25 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (2) |

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