Ce qui serait super chouette d'inventer Messieurs les inventeurs et les ingénieurs, c'est une machine qui permette de retranscrire directement les pensées sur l'ordi. Parce qu'à chaque fois, je suis morte de rire pendant la journée à l'idée de ce que je vais raconter le soir sur mon blog (au moins je me fais rire moi-même, c'est chouette) et arrivée devant mon ordi: Gasp. L'angoisse du bloc-notes blanc. Je recommence 44 à 45 fois mon attaque pourrie. Rien à faire. C'est nul. Tout comme ce post. Autant arrêter de délayer et de faire monter le suspense, j'attaque ce dont je voulais parler : la conduite.
Quand je prends le volant, je sens que je deviens une autre personne. Un peu plus irritable, légèrement impatiente, et bourrée de préjugés. Le truc qui rate pas: si quelqu'un conduit mal, je vais tout de suite regarder sa plaque d'immatriculation. Si elle finit par 77, 93 ou 95, c'est un gros beauf, adepte du tuning, pour qui la voiture est symbole de réussite sociale.Si c'est un 75, 78 ou 91, c'est un conducteur parisien qui aurait dû en rester à la RATP.
Si le conducteur ne sait pas se garer, ou dépasse n'importe comment, c'est une femme. Si il va à 2 à l'heure, c'est un pépé ou une mémée qui a soit appris à conduire sur le tard soit a appris à conduire alors que le concept des routes n'avait pas encore été inventé.Si dans le quart de seconde où le feu est passé au vert, la voiture de devant n'a pas démarré, c'est que son conducteur a eu une crise cardiaque, est au téléphone ou n'est pas du coin. Qu'importe. Dans tous les cas, ça m'énerve, faut toujours que ça tombe sur ma file. Mais le pire, c'est les gens qui ne disent pas merci lorsqu'on les laisse passer. Alors, ça, ça me tue. En général je les redépasse 5 minutes plus tard et je les laisse plus passer après.
Oui, j'avoue - avec une certaine honte quand même- que j'ai souvent ce type de réactions lorsque je conduis.
Et voilà le drame de ma vie : j'ai une voiture rouge pétard avec 93 sur ma plaque d'immatriculation. Je sais faire un créneau mais en 4 fois, même s'il y a de la place et même si j'ai la direction assistée. J'ai pas le sens de l'orientation, alors je peux changer de file au dernier moment (en ayant vérifié au préalable que la voie est libre quand même).
Par contre, quand le feu passe au vert, chuis toujours la première à partir. On a sa fierté quand même.
Rhaaaaah, Jacky jusqu'au bout des ongles, la fifille, c'est pas possible.
Ca papote, ça papote