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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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C'est comme si ... | 23 novembre 2004

C'est comme si j'arrivais en pyjama au boulot ou à la fac. Je fais ce cauchemar récurrent quand je suis stressée avant de m'endormir. Ou bien, je rêve que je suis très en retard et que je n'arrive jamais à atteindre la salle de cours. Ce matin, il m'est arrivé un truc dans la même veine.
La veille, j'avais séché (pas bien) l'après-midi parce que j'étais éclatée. En plus, en ce moment, je n'ai plus internet chez moi. Bref, c'est la déchéance totale. Pour couronner le tout, j'ai 24 ans aujourd'hui. Je le vis plutôt bien, mais avec des périodes de doute quand même bref, comme tout le monde.
Bref.J'arrive à 9h10 en cours : salle vide, lumière éteinte. Mais où qu'ils sont partis les gens ??? Personne ne sait. Y a rien de plus flippant. Je vais sur internet. J'envoie un message de détresse à tout ma promo. Qu'à postériori je trouve drôle (le mail, pas la promo). Le voilà en exclusivité (même si vous n'avez pas la chance de faire un DESS de rédaction technique)

Salut le peuple,
Désolée de ce mail de détresse. Je suis à la fac. J'ai eu la bonne idée d'être absente hier après-midi. Et ce matin, je me pointe dans notre salle. Nobody.(J'y suis encore). Internet ne marche plus chez moi. Je n'ai le téléphone de personne sur moi. Ca, c'est malin. Bref, c'est la totale. En plus, c'est mon anniversaire de merde. Si quelqu'un peut me dire où vous êtes, ce que vous faites en m'appelant au XX XX XX XX XX ou en me répondant par email sur l'email de la fac XXXXX@XXXX.XX, ca serait super
sympa. Je me sens seule là, c'est horrible. C'est exactement le même sentiment quand on fait le cauchemar qu'on arrive en pyjama au boulot ou à la fac.

Help, I need somebody,
Help, not just anybody,
Help, you know I need someone, help

When I was younger, so much younger than today,
I never needed anybody's help in any way.
But now these days are gone, I'm not so self assured,
Now I find I've changed my mind and opened up the doors.

Help me if you can, I'm feeling down
And I do appreciate you being round.
Help me, get my feet back on the ground,
Won't you please, please help me.

Malaga, une petite fille esseulée


Résultat des courses, j'ai eu plein de coups de fils pour me souhaiter un bon anniversaire . Finalement, j'adore ma promo et ma vie:-)

Publié par Malaga à 15:15:04 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (2) |

Des lendemains qui déchantent/ Mouettes en furie | 23 novembre 2004

C'est ça le problème des Week-ends. On se retrouve avec les personnes qu'on aime, on passe de supers moments avec elles, samedi, dimanche. Puis vient le film du dimanche soir . Et vers 23h et des boulettes, c'est la même surprise feinte : mince , j'ai encore rien foutu ! Pas la peine que je précise, D'où ils viennent et ce qu'ils se disent
C'est une histoire d'enfant
Une histoire ordinaire
On est tout simplement, simplement
Un dimanche soir sur la terre. (Merci Francis C.)

N'empêche que ...

J'étais entrain de réfléchir à tout ça lundi midi. Entrain de me demander comment je pouvais trouver la vie si belle samedi soir et si moche à peine 48 heures plus tard. Pourquoi j'en étais réduite à manger du McDo déséquilibré sous les ponts de Paris. Tout ça parce que je m'étais trompée et j'avais dit "à emporter" au lieu de "sur place". Bref, lundi midi , me voilà debout sous les ponts dans un endroit qui pue moins la pisse que les autres, à grelotter dans le froid. (J'avais opté pour la solution "pont" pour me protéger du vent,c'était pas une très bonne idée à postériori). A ma gauche, le palais de justice, en face à gauche un pont, en bas la Seine sale, à droite Notre-Dame. C'est très moche Paris sous cette luminosité de Novembre. Ciel gris,arbres décharnés. Toutes les villes de France se ressemblent en hiver. . C'est moche, c'est gris, et ça donne envie de sauter par dessus le pont (dommage, chuis en dessous ;-) ).Ca me fait penser à Poitiers et à Tours que j'avais visités en Février. Paris, c'est pareil, y a juste Notre-Dame en plus. Et puis il y a aussi trop de monde, trop de touristes (qu'est-ce qu'ils font ici par ce temps pourri ?), la pollution, des pauvres et des attentats dans le RER. Super ...
Oooups, une frite qui tombe.
Y a des mouettes aussi. J'y suis jamais allée, mais ça doit ressembler à ça la Bretagne. On a de ces clichés parfois: Bretagne= mouettes, Alsace= choucroute, Marseille= kékés qui tunent leurs voitures, Lille = usine à textiles. C'est ma conception personnelle de la géographie ;-)
Y a une mouette maligne qui a repéré la frite par terre. Et hop, cette frite n'aura pas été perdue pour tout le monde.
Ca a du flair ces bestiaux quand même. Bon, faut dire que ce qui sort du McDo a une odeur caractéristique: mixture olfactive de graisse des frites, de la mayonnaise rebaptisée sauce pommes-frites pour éviter tout sentiment de culpabilité, de ketchup trop sucré. Ca sent super fort en fait.
Mince, elle a rameuté ses copines. En 2 secondes et demi, je suis entourée par une dizaine de volatiles qui font "keerk, kiaaark, keeerk", d'un air menaçant et envieux du burger dans ma main. C'est plutôt impressionnant. D'autant que j'ai un souvenir pas très heureux des "Oiseaux" de Hitchcock.
Je me lève brusquement et tonne du pied. Quand même ! Je fais partie de la race humaine ! On en a exterminés plus que ça : les dodos de l'Ile Maurice, certaines tortues marines, les ours bruns des Pyrénées (c'est pour bientôt, on y travaille ). C'est quand même beau le progrès. Bref, je domine sur les mouettes normalement aussi.

Mais elles restent là, sournoises, aggressives et hostiles, à l'affût de mon hamburger, et ce malgré mes grands moulinets de bras. Vue la tournure des évènements je préfère battre en retraite. De toutes façons,je n'ai plus faim. Sa mère ! Comment j'ai flippé sa race, comme on dit chez wam. (faut que j'arrête parce que les journalistes qui essaient de piquer le jargon du 9-3, je trouve rien de plus ridicule). Bref, je me casse. Je jette la moitié de mon pain dans la 1ère poubelle sous la main. Et toc, bien fait pour vos cervelles d'oiseaux, sales mouettes :-p

Publié par Malaga à 15:12:38 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

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