Actuellement, pas une photo de mode, pas une expo, pas un article sans que le mot soit employé. Pourquoi une telle frénésie?
Le vintage ne concerne-t-il que des marques de luxe?
Porter des vêtements des années 1950 ou 1960, n'est-ce pas aussi une manière de refuser la mode du moment?
Où acheter aujourd'hui cette «contre-mode»?
Sous le marteau des commissaires-priseurs, les noms du vintage sont évidemment ceux de la couture et du prêt-à-porter de luxe: Hermès, Chanel, Yves Saint Laurent, Givenchy, Balenciaga, Christian Dior... Toutes les maisons de vente s'y sont mises, avec en coulisse et quasi monopole, le cabinet d'expertises D. Chombert et F. Sternbach. C'est grâce à l'action de Françoise Sternbach, venue du prêt-à-porter, et de Dominique Chombert, fille du grand fourreur, que le vintage a été introduit à Drouot voilà quelques années. Ce sont elles qui ont imposé les ventes à thème: bagages et accessoires signés, fourrures et cuirs griffés, bijoux de fantaisie couture, et jusqu'à la récente vente de la collection Mademoiselle Catherine Deneuve... Toutes ces pièces, des sacs aux bracelets, faisant sans exception l'objet d'une datation. Mais, entre estimations, mises à prix et adjudications, mieux vaut avoir le portefeuille bien accroché. Estimée 600 , une robe haute couture Madame Grès millésime 1970 a été récemment adjugée 1 500 . Des chemisiers Saint Laurent Rive gauche, estimés entre 50 et 80 , se sont envolés à 400.
Mais il y a aussi les puces et des boutiques spécialisées?
Le vintage est-il aussi un nouveau dandysme au masculin?
De quelle époque datent les pièces majeures?
Côté design, l'engouement est-il le même?
Les reproductions font-elles aussi partie de cet univers?
La folie touche-t-elle d'autres domaines?
Le vintage a donc de beaux jours devant lui?
par Pierre Léonforté
(1) Dictionnaire international de la mode, éd. du Regard.
L'Express du 21/02/2005
http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431729
L'Express du 21/02/2005
Michel Maffesoli
«Le vintage, une expression du postmodernisme?»
par Pierre Léonforté
(1) Le Rythme de la vie. La Table ronde, 220 p., 18 .
http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=431733
L'Express du 21/02/2005
Elisabeth de Sauverzac
«Une tête chercheuse»
par Pierre Léonforté
L'Express du 21/02/2005
Nos adresses préférées
par Pierre Léonforté
Côté mode :
La Belle Epoque
Chez Mamie
Didier Ludot
Iglaïne
Quidam de Revel
Troc en ville
Wochdom
Côté déco :
La Corbeille
Dog-Dream on Gallery
Ebene
Galerie Christine Diegoni
Galerie Dansk
Galerie Vintage
Salle Raspail
Schmock Broc
Studio 19
Vingtième Siècle/Ract-Madoux
Publié par Arthole à 17:51:19 dans Paris Mode | Commentaires (25) | Permaliens
Last spring, KOMO, a news station serving the Seattle area, featured a story about a shopping predicament facing a girl named Ella Gunderson from Bellevue, Wash. Unable to find the sort of clothes that reflected her bespectacled, "I don't watch `The O.C.' " sensibility, Miss Gunderson wrote the management of Nordstrom a letter. "Dear Nordstrom, I'm an 11-year-old girl who has tried shopping at your store for clothes, in particular jeans," it read. "But all of them ride under my hips and the next size up is too big and it falls down. Your clerk suggests that there is only one `look.' If that is true then girls are supposed to walk around half-naked. I think we need to change that."
Designers, as it happened, were already thinking along just those lines, offering women clothes that made them look less like sunbathers on the shores of Brazil and more like graduates of the Katharine Gibbs secretarial school around 1955. In fashion, the year 2004 will be remembered as a time when Seventh Avenue demonstrated a rare kind of prescience, reading a cultural shift toward conservative beliefs and tastes earlier and more accurately than a legion of political prognosticators.
The accomplishment seems all the more remarkable given how far removed the world of high fashion remains from the habits and passions of most Americans. Ask a young designer who lives in the East Village to locate Biloxi on a map, and he or she might easily stick a pin into the heart of Idaho.
Still, designers picked up on signals that other people, those surprised by the turnout of values voters, missed. Surely no one ever invited Marc Jacobs to appear on "The McLaughlin Group," but he might have been an interesting addition. Looking back, it seems now that Mr. Jacobs, and those who worked in his vein, managed to predict the outcome of the presidential election by last March. His fall 2004 collection, shown last winter, was full of cinched waists, ribbon belts and collars as big as chafing dishes clothes that signified a midcentury allegiance to domesticity and seemed to embrace a value system that left little room for appreciating images of a half-dressed Janet Jackson. Fashion realized perhaps that Americans besieged by too much reality TV, too much Tom Ford and too many advertisements for Cialis were ready to cut back on the dollars they spent supporting the aesthetic of the pleasure palace.
A number of other designers followed Mr. Jacobs's lead, as did mass market chain stores. Ann Taylor offered prim dresses and costume-jewelry pearls. Tweed jackets with oversize buttons filled store racks, as did neat little cardigans with fox trim. Had you been to a branch of J. Crew in May, or a Saks Fifth Avenue in October, you may have cast a more skeptical eye on the early exit polls on Nov. 2, which anticipated a George W. Bush defeat. Full skirts with button prints, dresses for garden parties, pink pants with embroidered pineapples everywhere you looked in the retail landscape were garments that seemed intended for meetings of the Women's Republican Club. Even actresses like Jennifer Lopez dressed like Laura Bush.
The conservative clothes found eager adherents on both sides of the party divide. It might seem that prim clothes would have reigned where they were against type in the liberal Northeast and on the West Coast, where such looks are generally interpreted with a sense of irony. But the demure look succeeded everywhere. "We had an amazing season," said Robert Duffy, president of Marc Jacobs. "The clothes were accessible to more people, they were definitely more conservative, and we did well with them all over the country." At Femme, a shop in Mobile, Ala., the owner, Allison Gamble, said she was surprised to find the look embraced by young people there.
Ultimately fashion served to express a political common ground this year. As liberal pundits reminded audiences in the aftermath of the election, parents on both sides of the political aisle lament the incursion that a vulgar popular culture has made in their own lives, and those of their children. Few people want Ella Gunderson to shop in a world where jeans look like lacquer.
By GINIA BELLAFANTE ![]()
Published: December 21, 2004
Publié par Arthole à 16:25:31 dans Paris Mode | Commentaires (0) | Permaliens
La mode sous influence chromatique
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Il y a ces couleurs qui vous vont à ravir et celles qui ne vous vont pas du tout , les couleurs de circonstance très codées , celles de jour ou du soir... Et puis, il y a les couleurs «à la mode». Le 17 novembre, dans le cadre du parcours de la couleur, une conférence intitulée «Fashion Colors» sera consacrée à ces coloris qui animent le paysage du style, de la mode à la beauté, à la déco ou au design. Des pigments qui rythment l'univers des consommateurs puis disparaissent aussi étrangement qu'ils étaient apparus. Pourquoi ? Comment ?
Genèse des couleurs qui font la mode.
A l'origine, la couleur est bien moins un phénomène de mode qu'un marqueur social comme le rappelle Michel Pastoureau dans son Dictionnaire des couleurs de notre temps (Bonneton, 1999). D'où ces débauches d'étoffes précieuses et chatoyantes, signes de pouvoir, au port très réglementé, plébiscitées par les monarques de l'Europe médiévale. Aujourd'hui, selon Edith Keller, directrice du bureau de tendances Carlin International, c'est un signifiant sociologique qui «traduit l'air du temps, l'humeur de la société». Son travail consiste à anticiper les attentes des consommateurs deux ans à l'avance afin d'aider les fabricants à bâtir leurs collections. Elle cite en exemple le rose qui envahit toutes les boutiques de mode, les grandes chaînes de diffusion, s'applique au packaging des parfums tels Very Irresistible de Givenchy, Miracle de Lancôme... «C'est devenu une couleur transversale, qui s'étend à tous les domaines», continue Edith Keller.
Pourquoi le rose ? «Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, on sentait un véritable désir de joie, de bonne humeur, d'enfance, rappelle-t-elle. Les tenues se portaient déjà plus colorées. Réapparaissaient des valeurs oubliées telles que le romantisme. Et très vite est arrivée la mode des dessous dessus, cet esprit lingerie porté le jour. Or quelle couleur pouvait symboliser ce grand retour de la féminité, si ce n'est le rose ?» Qui fut donc prescrit pour les collections de l'année 2002 dans les cahiers couleurs des bureaux de tendances. Avant même de parler de tissus ou de la forme des vêtements, ces bibles compulsées par les professionnels de la conso donnent le ton. Ensuite, ça prend ou pas. Les «feed back» des ventes sont très utiles pour avoir la réponse.
«Imaginez la suite : convaincus, tous créent des produits monochromes, ne serait-ce que pour ne pas passer à côté de la tendance, les consommateurs voient la même couleur partout, dans les boutiques, les publicités, alors naturellement ils en ont envie», continue Dominique Cuvillier. Secrétaire général du Comité français de la couleur, ce dernier note, par ailleurs, l'impact médiatique de certains créateurs qui peuvent à eux seuls lancer des tendances : «Ils sont à la fois «influenceurs» et influencés, puisqu'eux-mêmes sont dans l'époque.» Historienne de la mode, Catherine Ormen insiste sur le rôle de la presse : «Les magazines les plus branchés font partie des sources d'information des bureaux de tendance. Quant aux journalistes des magazines de mode, qui connaissent les collections six mois avant la saison, elles plébiscitent dans leurs pages tel produit ou tel autre. C'est un bon indicateur pour les marques qui peuvent décider de ne pas commercialiser certains produits s'ils n'ont pas plu.»
D'où la difficulté de ne lasser ni les journalistes, ni les clients. «Il s'agit de faire vivre cette couleur mode, non seulement en fonction de la marque qui l'adaptera à sa cible, mais aussi de la faire évoluer et l'adapter toujours à l'air du temps», reprend Edith Keller.
Du parme, on est passé au chamallow, puis aux acidulés qui donnent de la fraîcheur au printemps prochain. «Pour l'été 2006, on note un regain d'esprit champêtre, un besoin de s'accorder des moments volés, des rêves éveillés, baignés dans une nature douce et joyeuse, le rose, comme les autres teintes, devraient prendre des tonalités tisane.»
Puis un jour, on en a assez. «Bientôt, on en aura marre du rose, son exploitation sera devenue bien trop excessive, explique Dominique Cuvillier. Qu'à cela ne tienne, d'autres couleurs tentent déjà de prendre la relève», souligne Edith Keller : «Le bleu canard ou pétrole est une déclinaison du turquoise qui a bien fonctionné les saisons précédentes parce qu'il traduit bien ce besoin d'optimisme, cette fascination très actuelle pour les éléments vitaux tels que l'eau ; les bronzes sont une déclinaison du rouge et correspondent à notre envie de séduction et de mise en scène.»
Catherine Maliszewski
Publié par Arthole à 13:53:16 dans Paris Mode | Commentaires (0) | Permaliens
High tech merged with high fashion yesterday during a two-day exhibition for next-generation computers hosted by the Ministry of Information and Communication, reports Joongang Daily.
"A parade of models opened the event at the COEX convention center in southern Seoul, but instead of wearing the latest in couture designs, they sported the latest in wearable computers.
The gadgets presented at the exhibition were not new concepts for industry insiders, but until the exhibition, they had not been fully developed for commercial use.
Users could input information through speech or by pressing buttons that were located on the clothes, which were designed for specific purposes, such as sports.
- One model wore eyeglasses, which resembled ski goggles, that served as a monitor, and on her wrist was a hard disk drive that had a wireless connection to the eyeglasses.
- The Electronics and Telecommunications Research Institute presented a "human body communication system," which enables people to use their bodies like telecommunication wires.
- MicroInfinity presented a three-dimensional input device that reads words that are written in the air with a special pen. The words are then converted into a document format.
- A joint team from Sungkyunkwan University, Suwon University and Hoseo University presented a computer system that can respond to sight, sound, taste and touch."
by Park Bang-ju, Wohn Dong-hee for Joongang Daily
October 28, 2004 08:42 AM design
Publié par Arthole à 15:22:20 dans Paris Mode | Commentaires (0) | Permaliens

Aqua Blue Crush
A first glimpse at "the new black." And who decides this stuff anyway?
The most frequently asked question in fashion has to be, "What's the new black?" And sure enough, there's always an answerone color that keeps popping up on clothes, housewares and paint chips. Ever wonder how they figure it out? Or, for that matter, who they are? It turns out, there is a global network of color analysts and trend forecasters who spend their time determining just what the hot new color will be. They set trends in fashion and also in interior and industrial design.
While black will never exactly be dethroned, a new hue is starting to seep through the design world: aqua. On runways in New York City last month tipping the spring 2005 look, influential designers like Narciso Rodriguez and Michael Kors splashed aqua onto everything from bustiers to fur boleros. Their inspirations, they said, were the surfer scene on Brazil's beaches and the watery blues of the Aegean Sea. They probably also owe something to textile trade shows like Paris' Première Vision, which designers visit to get an early look at the trends in fabric prints and colors. And by the time the fashion flock hit Milan for the shows last week, aqua was everywhere: on woven-suede handbags at Bottega Veneta, on washed-linen Burberry trench coats. Even the floor at the kitschy rockabilly-themed D&G show was painted turquoise.
It's hard to pinpoint exactly who decided that spring is to be a bright-blueish sort of season. But forecasting groups like the Color Association and Pantone Inc. are certainly part of the process. These groups are not so much dictatorial color cartels as networks created to choose a palette that's commercially viable over the next two years, so that firms like Benjamin Moore paint, Ralph Lauren and Ford can be on the same proverbial swatch. The idea is that with a little guidance, a business can avoid getting stuck on the markdown rack with the wrong shade of teal.
Determining the right shade of teal is ultimately not that mysterious a process. "We usually look at fashion first," says Leatrice Eiseman, executive director of the Pantone Color Institute. "But color comes from all sorts of influences. For kids' products we often look at upcoming films. Last year, for example, Finding Nemo and Shrek were very influential." (A boon for turquoise and monster green.) "Color is always out there," says Eiseman. "We just have to determine where it's coming from at any given time."
Sometimes the story behind the hue du jour is about technology. In the 1970s, innovations in polyesters brought dullish tones like avocado and puce into fashion. Other times colors catch on by dint of one person's affection. Nancy Reagan almost single-handedly made red the new black. And any forecaster will tell you that one of the boldest moves in color trending came from the 1998 introduction of the Apple iMac, which brought juicy hues like grape and lime into the mainstream. That may also have been the first recent appearance of aqua.
Don't despair if you've only just plunged into the current pool of oranges and pinks. They will be around for a while. "Pink is a classic example of a color that can resonate in many ways," says Margaret Walch, director of the Color Association. "And orangewell, we thought it was a Howard Johnson's color, but we saw it soften over the course of a few seasons." And if all else fails, try black.
By Kate Betts
Time Magazine, Sunday, October 3, 2004
Publié par Arthole à 13:00:23 dans Paris Mode | Commentaires (0) | Permaliens
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