L'essayiste et urbaniste, Paul Virilio publie «Ville panique» et parle de l'imposture de la «guerre préventive», du chaos urbain et des nouveaux visages du terrorisme
La nouvelle guerre d'Irak nous oblige à changer notre façon de regarder la guerre. La guerre du Golfe est un conflit encore classique. Il y a bien sûr le pool CNN-Pentagone qui se met en place, le contrôle de l'information par les militaires, mais ce sont des missiles à l'ancienne qu'on déverse sur l'Irak. La vraie rupture aujourd'hui est flagrante: la guerre d'Irak est une guerre truquée de A à Z. Le traitement de l'information a été totalement théâtral: escamotage à vue de la Garde républicaine par exemple. Nous avons assisté à la naissance de l'infowar, de la guerre de l'information considérée comme une guerre au réel, une déréalisation tous azimuts où l'arme de communication massive est stratégiquement supérieure à l'arme de destruction massive. Né en 1932 à Paris, Paul Virilio, urbaniste et essayiste, spécialiste des questions stratégiques concernant les nouvelles technologies, est professeur émérite à l'Ecole spéciale d'Architecture. Il a publié aux Ed. Galilée « Vitesse et politique », « l'Insécurité du territoire », « Stratégie de la déception ». « Ville panique. Ailleurs commence ici » vient de sortir chez le même éditeur. |
Publié par Arthole à 13:28:05 dans Vient De Sortir | Commentaires (0) | Permaliens
Les galeries d'art s'adaptent à la mondialisation du marché de l'art contemporain. Courant de foire internationale en biennale, les galeristes parisiens soignent leur image à Bâle, New York ou Miami, et s'intéressent moins à la hauteur sous plafond de leur espace d'exposition. Ne réalisent-ils pas l'essentiel de leur chiffre d'affaires à l'étranger ? Dès lors, l'emplacement géographique apparaît de moins en moins comme un enjeu stratégique alors que, historiquement, les galeries se sont forgées une identité selon leur lieu d'implantation - Saint-Germain-des-Prés, le Marais...
Au XXIe siècle, le galeriste se pose au meilleur endroit du moment. Inutile de courir après la rue commerçante ou le public local. L'acheteur potentiel habite rarement au coin de la rue - la clientèle des galeristes vient plutôt de l'Ouest parisien.
De récents déménagements attestent de cet éclatement. Plusieurs galeristes en vogue essaiment dans des endroits où l'on ne les attendait pas : Grégoire Maisonneuve s'est établi à Ménilmontant, rue des Amandiers (20e), et Jocelyn Wolff à Belleville, rue Rébeval (19e) depuis octobre 2003, loin des lieux de visite traditionnels des collectionneurs.
D'autres s'installent dans le Marais alors qu'ils semblaient avoir trouvé leurs marques ailleurs : Emmanuel Perrotin vient d'ouvrir un nouvel espace, rue de Turenne, (Le Monde du 7 décembre 2004), quittant la rue Louise-Weiss (13e) dont il a contribué à forger l'image d'avant-garde. Chantal Crousel a revendu son local de la rue de Quincampoix (4e) au collectionneur Claude Berri et ouvrira dans le Marais à la mi-mai. Avec une annexe à Aubervilliers : 770 m2 pour regrouper ses réserves, et "créer un lieu d'exposition, ouvert sur rendez-vous, pour des pièces importantes qui nécessitent un montage complexe, comme des œuvres anciennes de Tony Cragg, ou des installations de Thomas Hirschhorn", résume-t-elle.
Et il n'est pas exclu que la fondation d'art contemporain de François Pinault, qui doit ouvrir ses portes sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), fin 2007, n'entraîne de nouvelles migrations... Là, les galeristes misent sur les étrangers que ne manquera pas d'attirer le nouveau temple.
Almine Rech, galeriste cotée de la rue Chevaleret (13e), et l'une des pionnières de la rue Louise-Weiss, vit pleinement toutes ces évolutions. "Le phénomène date d'il y a quatre ou cinq ans. Aujourd'hui, la visibilité réelle d'une galerie se joue à l'étranger. On n'a aucun intérêt à avoir un bel espace si on n'est pas invité dans les cinq ou six foires qui comptent ! Pendant la saison, entre octobre et juin, on n'arrête pas d'aller d'un pays à l'autre", témoigne- t-elle.
DES AVENTURES ISOLÉES
Les collectionneurs sont en train de modifier, eux aussi, leurs habitudes, dit-elle : "Ce sont souvent des entrepreneurs, des hommes d'affaires : pour gagner du temps, ils se bloquent deux jours dans les foires, ce qui leur permet de faire le tour des 200 galeristes triés sur le volet." Et de leur éviter, pour certains, un détour dans les galeries. La tendance est déjà à l'œuvre en Europe, souligne Almine Rech : The Modern Institute- "l'une des galeries plus pointues"- est située dans un petit appartement à Glasgow ; Pierre Hubert, à Genève, a "un tout petit espace mais c'est l'un des plus importants". Etc.
Les jeux sont ouverts. "A Paris, il y a de la place pour tout le monde. La Maison rouge - la fondation d'art contemporain d'Antoine de Galbert - pourrait attirer des galeristes autour de l'Arsenal, près de Bastille, de même que l'ouverture prochaine du 104 rue d'Aubervilliers - l'ancien bâtiment des Pompes funèbres municipales, dans le 19e - va changer le quartier et susciter des vocations", pronostique Christophe Girard, adjoint (Verts) à la culture au maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS). Pour lui, l'arrivée de Perrotin, rue de Turenne, est "le signe que lorsque l'on devient un galeriste international, on cherche ses lettres de noblesse en allant dans le centre". Rien de plus.
Encouragés par cette nouvelle "géopolitique", quelques galeristes tentent des aventures isolées. "L'essentiel, c'est notre programme : s'il est bon, les gens viendront", résume Jocelyn Wolff, qui vit bien sa greffe à Belleville : "C'est un territoire vierge, avec une vie de quartier authentique, qui plaît beaucoup à mes collectionneurs étrangers, lesquels comptent pour la moitié dans mes ventes. Les plus durs à déplacer, ce sont les institutionnels parisiens." Ceux qui font le déplacement sont des gens motivés. "Ils viennent pour voir les œuvres. Ils restent longtemps, sans être tentés de passer à la galerie voisine. Du point de vue commercial, ça marche très bien, ce qui en surprend beaucoup, et moi le premier", ajoute Jocelyn Wolff. Autre avantage du Nord-Est parisien, le coût des loyers y est encore raisonnable : l'argent économisé sert à financer la production des œuvres. Le marchand participe à la création et peut s'attacher la fidélité de l'artiste qu'il promeut.
Si d'autres galeristes choisissent de se déplacer en "tribu", c'est essentiellement pour des raisons pratiques. En se regroupant, les professionnels mutualisent les moyens : ils font fichier commun, organisent des vernissages en même temps - c'est le cas du pôle de la rue Louise-Weiss. Bref, tous gagnent en visibilité. Y compris les élus, quand ils sont sensibles à l'art - rien de mieux qu'un ensemble de galeries pour donner une identité à un quartier, d'autant plus quand celui-ci est neuf : au milieu des années 1990, Jacques Toubon, alors maire (RPR) du 13e arrondissement, et président de la société d'économie mixte qui gérait la construction du quartier de la nouvelle Bibliothèque nationale de France (BNF), a répondu à l'appel de galeristes pressés de quitter la Bastille. "Je n'avais qu'une idée : valoriser le quartier, au sens de l'ennoblir. C'est une formidable occasion de centraliser un quartier excentré", explique M. Toubon, aujourd'hui député européen (UMP). En avril 1997, six galeristes se sont installés rue Louise-Weiss, notamment au rez-de-chaussée d'un bâtiment du ministère de l'économie et des finances.
L'endroit, entouré de bureaux et de nombreux logements sociaux, n'a rien d'une carte postale de Paris, mais les galeristes en ont tiré parti en négociant des tarifs avantageux :"Les locaux étaient inoccupés depuis cinq ans, et plus ou moins squattés", raconte Bruno Delavallade, de la galerie Praz-Delavallade. Les loyers, quasi nuls au départ, restent modestes : on peut trouver un espace de 150 m2 pour 5 000 euros par trimestre.
Le Marais demeure très coûteux, mais l'industrie de la mode est prête à payer le prix fort pour organiser ses showrooms dans des locaux spacieux, à deux pas des boutiques les plus branchées de la capitale. Un galeriste du Marais, qui souhaite garder l'anonymat, avoue que son loyer annuel de 22 000 euros est largement compensé par les 24 000 euros qui lui sont versés pour quatre semaines de location durant les "Fashion Weeks". L'obstacle du prix de l'immobilier peut être franchi.
DES ÉLUS DÉROUTÉS
Cette nouvelle attitude déroute les élus locaux. A tort ou à raison, certains ne voient pas l'intérêt de soutenir une galerie si celle-ci ne développe pas une démarche en direction des habitants du quartier. "Les gens n'osent pas entrer dans les galeries", constate Nadine Rémy, adjointe à la culture de la maire (PS) du 12e arrondissement, Michèle Blumenthal, qui ne cache pas ses réserves à l'égard des "galeristes qui tournent en rond autour d'eux-mêmes".
"Nous misons sur le partenariat avec les galeristes", dit-elle en citant l'exemple de Claude Samuel : installé dans l'une des arches du viaduc des Arts, il a mis son local à disposition de la chorégraphe Carolyn Carlson, lors de la dernière Nuit blanche, en octobre 2004. "Nous sommes aujourd'hui un des rares loisirs gratuits, d'accès totalement libre ! Or la gauche nous perçoit toujours comme une activité élitiste", déplore Emmanuel Perrotin. "La Maison rouge a attiré 40 000 personnes depuis son ouverture, il y a six mois, et je n'ai toujours pas vu le maire...", grince Antoine de Galbert. Il n'est pas sûr que les mutations en cours atténuent le malentendu.
Harry Bellet et Clarisse Fabre
A chaque époque son quartier parisien
Les galeries d'art, au sens moderne du terme, naissent au XIXe siècle, avec les Durand-Ruel, les Vollard, les Kahnweiler, qui s'installent alors dans un quartier neuf de Paris créé par Haussmann, le 8e arrondissement. C'est là que, jusqu'en 1945 et malgré les guerres, se fera le marché de l'art mondial. Y subsistent encore quelques fleurons (Louis Carré, Lelong, Ariel) et quelques jeunes pousses, comme la galerie Jérôme de Noirmont. C'est aussi dans ce quartier que se sont implantées les maisons de vente Christie's et Sotheby's.
A la Libération, la modernité est dans les caves de Saint-Germain-des-Prés. L'art contemporain aussi. Aux pionniers des années 1950 se sont substitués des résistants, comme Georges Philippe et Nathalie Vallois, Alain Le Gaillard, Loevenbruck, Arnaud Lefebvre ou Kamel Mennour, qui gardent la fidélité des collectionneurs d'art contemporain, comme Antoine de Galbert.
Au mitan des années 1960, le marché de l'art contemporain délaisse Paris pour New York. Cependant, l'ouverture en 1977 du Centre Pompidou attire une nouvelle transhumance, vers le plateau Beaubourg. Les années 1980 connaissent une éphémère flambée du côté de la Bastille, et les dernières années 1990 voient naître un nouveau pôle, rue Louise-Weiss, dans le 13e arrondissement.
Publié par Arthole à 18:42:29 dans Art Contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Photo: La chaise «émotive», elle change continuellement de couleur, grâce a un système électronique incorporé... http://www.philippebouletcreation.com/index.php
Impertinents, les créateurs s'emparent des icônes de la décoration et les métamorphosent par un jeu de matières, de patines et de couleurs. Gros plan sur cette révolution de salon.
«Si ce genre d'exercice réussit tellement bien, c'est parce que le designer y appose sa patte et son humour» |
Louis 5 D,
l'applique fantôme
Maarten Baas,
l'allumé rebelle
Des sièges bien éclairés
Publié par Arthole à 01:36:48 dans Design & Architecture | Commentaires (0) | Permaliens

Photo: Dover Street Market, 17-18 Dover Street London W1(opened on September 2004)
Après les magasins «zen» où tous les articles sont soigneusement rangés, voici que s’annonce «l’esprit bazar», source d’inattendu et d’achats plus spontanés, recréant une impression de désordre, comme sur les marchés. La marque de créateur Comme des Garçons vient ainsi de transformer, à Londres, un ancien immeuble de bureau de 1 200m² en un squat de luxe multimarques de Six Niveaux : Le Dover Street Market. Les magasins de luxe multiplient les initiatives et les expériences pour, sans cesse, renouveler l’intérêt de leurs clients et maintenir chez eux un étonnement permanent.
http://www.altema.com/InfosFlash/if.htm#anchor1
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| DISTRIBUTION |
| LE FAIT |
Sans aucune intervention d’architecte, la marque de créateur Comme des Garçons vient de transformer, à Londres, un ancien immeuble de bureaux de 1.200 mètres carrés en un squat de luxe multimarques de six niveaux : le Dover Street Market. Alternative aux mégastores du luxe, tous identiques de New-York à Shangaï, le lieu se veut plus “market” que “store”, puisque chacune des marques présentées a la liberté de décider des articles qu’elle vend et de la manière de les vendre. Deux cabanes de jardin (l’une pour abriter la caisse, l’autre pour le stock) accentuent le côté brut du lieu.
| L’ANALYSE |
Conscients du risque d’uniformité qui les guette, les magasins de luxe multiplient les initiatives et les expériences pour, sans cesse, renouveler l’intérêt de leurs clients et maintenir chez eux un étonnement permanent. Plutôt qu’une démonstration architecturale, le parti pris retenu est, ici, de créer une impression de désordre (comme sur les marchés) générée par l’entière liberté laissée aux marques représentées (chacune “habite” son espace), tant dans leurs sélections d’articles que dans leurs choix de présentations. Après les magasins “zen” où tous les articles sont soigneusement rangés, voici que s’annonce “l’esprit bazar” source d’inattendu et d’achats plus spontanés. Dans le monde du luxe, qui chasse l’imperfection et fait l’éloge du parfait, les défauts et les imprécisions ne deviendraient-elles pas sources de valeur ajoutée, témoins du vivant et du vibrant ?
L’œil laser, n°115, Décembre 2004)
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words: Lauren Goldstein Crowe
Call it the anti-flagship. Dover Street Market is the latest retail venture by Comme des Garcons founder and designer Rei Kawakubo – and it turns the notion of the luxury fashion emporium on its head.
Located in a Georgian-fronted building in Mayfair, London, the project is inspired by Kawakubo’s memories of the legendary Kensington Market (which closed early last year), a scruffy, rambling indoor fashion bazaar that showcased young designers and launched the careers of stars such as Alexander McQueen.
“The first place we go when travelling is the local market,” says Comme des Garcons commercial director Adrian Joffe, who is married to Kawakubo. “Rei remembers Kensington Market. What she liked most was the anarchy of the place.”
The raw shell of the interior of the Dover Street Market store is given over to retail and studio space for designers selected by Kawakubo and Joffe.
“We just took the shell from the contractors,” explains the fashion label’s spokesperson, Annika McVeigh. “We haven’t worked with an architect, we worked with set designers. There were no rules – except that accidents are OK.”
The Dover Street Market is a departure from Kawakubo’s other retail adventures – especially the flagship Comme des Garcons stores in New York (by Future Systems) and Paris (by Kitchen Rogers Design), two of the most beautiful architect-designed retail units anywhere.
But it’s different too from her recent string of “guerrilla” stores that have opened in such diverse spots as Berlin, Singapore and Ljubljana, Slovenia. These open for just a year at a time in un-refurbished retail units in unfashionable parts of town.
At Dover Street, Kawakubo and Joffe have taken a building in a prime location (Dover Street is a stone’s throw from the Guccis and Pradas of Old Bond Street) and
de-styled it.
Joffe says they spent £800,000 to renovate the space and hope to have a first-year turnover of £5 million, which would enable them to turn a small profit. Compare that to the £60 million Prada spent on its Herzog & de Meuron-designed Tokyo outlet and the financial logic of the venture appears clear.
Besides showcasing the various Comme des Garcons ranges, Kawakubo and Joffe have given over about half the building to other brands, mostly run by friends, and including several that had never before been sold outside Japan. The company acts like a mall operator, taking a percentage of sales from each stall to cover the costs of the 15-year lease.
“We chose people because they have a point of view,” says Joffe. “They don’t all have our point of view, but they all have something to say.”
The stalls include a vintage shop by Cameron Silver of Decades in LA, the Lanvin collection by Alber Elbaz, east London hipsters Boudicca, photographer Bruce Weber and jewellery designer Judy Blame. Young London design outfit Amplifier also has a stall.
http://icon-magazine.co.uk/issues/017/dover.htm
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Bare walls, steel beams. portacabin changing rooms, huts and display cabinets with stuffed birds and animal parts are just some of the things you will encounter at Comme des Garcons' new London shop, Dover Street Market. Set across six floors, Dover Street Market brings together over a dozen artists/designers chosen by Rei Kawakubo to share a place "where various creators from various fields gather together and encounter each other in an ongoing atmosphere of beautiful chaos". At the preview on Friday, September 10, Comme's Director of Communications Annika McVeigh told us: "We are very keen for everyone to do what they want in their own space. We have invited people here because we like their vision, it is an important part of the project that they develop their spaces as they want." Raf Simons' archives collection is on sale and alongside his fantastic menswear, you'll find great jewellery, there are shoes by Terry de Havilland and a boudoir boutique by Bouddica. Head to the basement for Undercover, a collection of Comme des Garcons trousers with Dover Street emblazoned across the bum and Judy Blame jewellery which comes housed in brown boxes each signed by Judy and hand decorated (prices from £250 to £2,250 for the Chanel is Dead necklace). Comme devotees won't be disappointed because the Market includes menswear, womenswear, footwear, perfumes, bags, shoes as well as the PLAY and Fred Perry SHIRT collections. SHOWstudio is selling some its 01 box sets and there are plans to broadcast interviews and live events from the Market through the autumn.
http://www.widemedia.com/fashionuk/news/2004/09/10/news0003277.html
Publié par Arthole à 13:15:44 dans Design & Architecture | Commentaires (0) | Permaliens
Des cellules de rat implantées sur des puces de silicium microscopiques sont capables de se déplacer seules et de travailler comme de mini-robots, constituant une possible première étape vers la création de machines auto-constructibles, annonce une équipe de chercheurs américains dans la revue scientifique Nature Materials, parue dimanche.
Jianzhong Xi, Jacob Schmidt et Carlo Montemagno, de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), décrivent une nouvelle méthode pour combiner des cellules vivantes avec des puces électroniques afin de doter ces dernières de petites pattes primitives leur permettant de se déplacer. Les scientifiques ont commencé avec une cellule simple implantée dans une puce de silicium spécialement traitée. Dans une autre expérience, ils ont utilisé des cellules de coeur de rat pour créer un petit appareil capable de se déplacer seul par la contraction de ces cellules. Un autre appareil combine une puce dotée d'une paire de minuscules pattes de grenouille.
Ils ajoutent qu'au final, il serait peut-être possible de faire pousser des machines capables de s'assembler seules grâce à cette méthode.
Source : Liberation.fr
Publié par Arthole à 14:20:28 dans Recherches & Innovations | Commentaires (0) | Permaliens