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OH NON ENCORE DU FOOT!

Chronique débile sur le monde merveilleux du football

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Vraie fausse interview 4 : Cristiano Ronaldo | 09 février 2010

Stade Bernabeu. Alors que nous arrivons devant l'entrée des vestiaires, deux molosses nous arrêtent « S'il vous plait, veuillez patienter deux minutes, monsieur Ronaldo finit sa série ». Derrière les deux baraqués, nous pouvons voir le joueur le plus cher du monde, torse nu, en train de faire des abdos. Aucune goutte de sueur ne macule le corps parfait de l'athlète.

 

Cristiano Ronaldo : 2999 et 3000 ! Voilà messieurs, je suis à vous !

 

 

ONEDF ! : Alors ce n'est pas une légende. Tu fais bien 3000 abdos par jour !

 

Cristiano Ronaldo, enfilant un tee-shirt moulant : Ouep, et encore je double la nuit, mais ne l'ébruitez pas, ça va en exciter plus d'une, wouf, wouf.

 

ONEDF ! : A te voir, on a l'impression qu'en plus d'être le joueur le plus cher du monde tu es aussi celui qui est le plus heureux.

 

Cristiano Ronaldo, fouillant dans son sac : Ca vous dit de la Gatorade, les mecs ?

 

Nous refusons.

 

Cristiano Ronaldo boit quelques gorgées de la boisson énergétique, lâche un rot monumental puis reprend : Là, les mecs vous exagérez. Je ne sais pas comment vous pouvez penser un truc pareil.

 

ONEDF ! : Attends, tu es jeune, tu es beau, tu es en pleine forme, tu gagnes des mille et des cent, tu joues dans l'un des plus prestigieux clubs du monde, les femmes t'adorent, t'es obligé d'être heureux !

 

Cristiano Ronaldo : Ah, parce que pour vous c'est ça la définition du bonheur ? Niquer à droite et à gauche et s'en foutre plein les fouilles ?

 

ONEDF ! : Bin ouais un peu, beaucoup de monde aimerait être à ta place, tu sais.

 

Cristiano Ronaldo, serrant sa bouteille de Gatorade très fort : Et c'est ça qui me débecte grave, qu'on puisse m'envier. Personne ne comprend  ma démarche. Pourtant, je fais tout pour qu'on puisse désirer le contraire...

 

ONEDF ! : Euh... Tu peux t'expliquer ?

 

Cristiano Ronaldo : Attendez, les meufs je les baise et je les jette et elles en redemandent, vous ne trouvez pas ça dingue ?! Mais c'est pas ça le pire : Vous savez qu'à chaque fois que je touche le ballon dans un match, je gagne 20 000 euros, pouf ! Mon pied effleure le ballon et kling ! 20 000 euros tombent dans mes poches, n'est-ce pas dément ?!

 

ONEDF ! : Euh...

 

Cristiano Ronaldo, emporté dans son élan : 20 000 euros ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte ! 20 000 euros ce n'était même pas ce que gagnait mon père en un an à la fin de sa carrière ! Et moi, il suffit que je sache tâter du ballon et faire 3000 abdos et je les touche en même pas une seconde !

 

ONEDF ! : Euh, tu mets quoi dans ta Gatorade ?

 

Cristiano Ronaldo : de la cannelle, pourquoi ?... Franchement, vous ne trouvez pas ça écoeurant, moi si ! Et il faut arrêter ces putains de discours hypocrites sur l'argent que des joueurs tel que moi génèrent... Ca ne profite qu'aux riches !

 

ONEDF ! : Mais tu veux quoi au juste ?

 

Cristiano Ronaldo : Devenir encore meilleur et encore plus cher ! Je veux qu'on me revende à un club criblé de dettes, je veux qu'à cause de mon achat ce club s'écroule, je veux que, par ses propres excès, le système s'écroule ! Oui, je veux que tout s'écroule ! Tout, vous m'entendez ?!

 

ONEDF ! : Et tu comptes réussir ça tout seul ?

 

Cristiano Ronaldo : Qui vous dit que je suis tout seul ?! Il y a de nombreux joueurs et entraîneurs qui se sont ralliés à la Cause. Dans pas longtemps, je vous le prédis, le monde du football s'effondrera !

 

ONEDF ! : Il y a des français parmi ces révolutionnaires ?

 

Cristiano Ronaldo : Oui, il y en a un, mais je ne vous dirais pas lequel.

 

ONEDF ! : Allez, s'il te plait, donne nous des indices...

 

Cristiano Ronaldo : Bon allez, ok, il est entraîneur et il se prénomme Raymond.

 

 Propos recueilli par Peter Smash et Etienne Bronson

Publié par barzoukid à 07:24:35 dans | Commentaires (0) |

Vraie fausse déclaration 11 | 05 février 2010

« Je me fiche que mon fils marque des buts et gagne des millions. L'important est qu'il mange uniquement mes petits plats » Madame Iniesta

Publié par barzoukid à 18:41:53 dans | Commentaires (0) |

Débat sur l'arbitrage vidéo (4ème partie) | 03 février 2010

L'arbitrage vidéo a suscité beaucoup de blablas ces derniers temps : « Euh oui, l'arbitrage vidéo est nécessaire, euh non il n'est pas indispensable, euh ça dépend des situations, parfois oui, il faudrait l'instaurer, parfois non ». Arrêtons de nous palucher. L'arbitrage vidéo est un faux débat. Il permet à ceux qui souhaitent se voiler la face de se rassurer.

Les mœurs ont changé. Maintenant, un gamin de sept ans ne respecte plus un gamin de neuf, le gamin de neuf celui de douze et ainsi de suite... Les plus téméraires vont même jusqu'à défier des ainés ayant plusieurs fois leur âge. On a déjà vu des gamins de sept ans donner des coups d'épaules aux cuisses d'adultes de quarante ans pour prendre leur place dans la file d'attente de la boulangerie ou du Mac Do.

Ouvrons les yeux une bonne fois pour toute : Les footballeurs actuels ne sont plus ceux d'antan. Ils se comportent comme nos gamins indisciplinés et turbulents. Les règles, l'ordre, symbolisés par l'arbitre, ne les intimident pas. Ils s'en fichent comme de la mode précédente ou de la hausse des prix des tringles à rideaux. Et s'ils peuvent les transgresser, ils ne se gênent pas. Pire, pour eux défier ou mystifier l'autorité est source de plaisir. La main d'Henry n'est que la moule qui cache le plateau de fruits de mer. En effet, pour une main d'Henry combien de mains en loucedé, combien de croches-pattes, de coups de coude ou de pied, de faux plongeons, d'insultes ou de gestes obscènes ?! Allez au stade et fixez votre attention sur un seul footballeur. Vous constaterez qu'il passe plus de temps à enfreindre les règles du foot qu'à y jouer. Et le goal, contrairement aux idées reçues, avec ses énormes gants, n'est pas le dernier à mal se comporter.  

Cessons de nous leurrer, l'arbitrage vidéo ne servira qu'à mettre en exergue la pente infernale sur laquelle se déglingue notre société. Mettre des caméras ne résoudra rien. Pareillement, faire suivre un arbitre derrière chaque joueur ne réduira pas les tricheries et autres actes d'antijeu (à cela, ajoutons que cette méthode créera de nouveaux problèmes : avec quarante quatre individus sur le terrain, il faudra augmenter la surface de jeu, produire des sifflets aux sonorités distinctes, stocker les cartons et surtout modifier les règles du football en profondeur, ce qui au vu des dirigeants de ce sport équivaut à déclencher une petite révolution). La solution est ailleurs : Rééduquons nos footballeurs ! Certaines régions de France possèdent des centaines de kilomètres carrés inhabités ! Implantons-y des camps et embauchons les anciens gardiens de Guantanamo ! Enfermons d'abord dans ces camps les footballeurs les plus retors et vicieux et réapprenons leurs fermement l'honnêteté, la discipline et l'ordre ! Puis envoyons-y ensuite les autres (l'idéal serait d'augmenter très vite la capacité d'absorption de ces camps afin d'y enfermer un nombre croissant de footballeurs), ceux qui ont en eux les germes du mal et qui n'en ont pas conscience, et soyons avec ces derniers encore plus inflexibles !... Le monde du football brûle. Si nous n'agissons pas rapidement, il se consumera jusqu'à n'être plus qu'un amas de cendres absurde et pitoyable... Et surtout, rendons-nous à l'évidence : les camps de footballeurs restent les meilleures armes pour éteindre le feu.

Etienne Bronson de Vive le Sport !

Publié par barzoukid à 20:04:35 dans | Commentaires (0) |

Vraie fausse déclaration 10 | 30 janvier 2010

« Le point de penalty est comme un bouton d'acné moche et purulent » Fabien Barthez

Publié par barzoukid à 09:35:33 dans | Commentaires (0) |

Pour un ballon de football en mousse | 27 janvier 2010

 

« Que la vie est dure à ceux qui ignorent la mollesse » (Anonyme)

 

Notre époque est celle du cuir, de la carapace, du blindage. Protégés de tout, confiants en rien, nous nous cuirassons comme nous pouvons contre le doute et la fragilité. Mais le mal du dehors n'est rien contre l'incertitude qui nous ronge de l'intérieur.

Le temps est venu pour les peuples de fendre l'armure et de troquer la férocité du ballon de football en cuir contre la mollesse subtile du ballon de football en mousse.

On trouve plus d'avantages au ballon en mousse que de facettes au stroboscope d'une boîte de nuit de province, par exemple le Copacabana de la zone industrielle d'Amiens, ou encore l'Excelsior près de Maubeuge.

Essayez. Chassez vos préjugés et essayez. Dès le premier contact entre votre pied et le ballon en mousse, vous percevrez la différence*. Épousant votre anatomie, vous caressant le front lorsque vous le jouez de la tête, le ballon de football en mousse vous révélera d'un seul coup le centre mou du monde. Cédant à la juste mesure de la force que vous lui imprimez, le ballon en mousse est une école de tempérance et d'équilibre. Et que dire du bruit grassement humide avec lequel un ballon de mousse vient lécher le poteau ou la barre transversale lorsqu'il est imbibé par la pluie ?

À l'inverse, les jours chauds, vous remercierez les cieux d'avoir mis à votre disposition cette boule jaune et ronde, avec laquelle on peut si élégamment s'éponger la sueur du front. De même, lors des arrêts de jeu, ou en cas de crampes ou de simple fatigue, existe-t-il soulagement plus agréable pour un footballeur que de s'asseoir quelques minutes sur le moelleux coussin dont le ballon en mousse peut faire office ? Seule ombre au tableau : il n'y a pas la place pour deux. On a ainsi vu des parties se prolonger bien au-delà des quatre-vingt-dix minutes réglementaires, le temps que les vingt-deux joueurs bénéficient tous de leur petit passage sur le trône du ballon mou et rond.

Mais ne vous fiez pas aux apparences : le jeu avec un ballon en mousse ne prête pas uniquement à la mollesse et à l'indolence. Ainsi, on a déjà vu plus d'une fois un joueur, dans un accès de colère inopiné et impossible à réprimer, s'acharner sur un ballon en mousse, le lacérer de ses crampons, le déchirer en mille miettes, qui retombent en pluie d'or sur la pelouse : je joue, mais si je veux, je peux détruire aussi. Heureusement de telles fulgurances, par lesquelles l'homme, et plus particulièrement l'homo futbalisticus, affirme de temps à autre sa liberté, ne mettent pas en péril le jeu lui-même : il suffit d'ordinaire aux joueurs d'aller à la recherche du moussier le plus proche, où ils pourront cueillir, pour peu que la saison s'y prête, d'autres ballons en abondance.

Fini le ridicule dont est victime le footballeur qui vient de « marcher sur le ballon », raté technique qui lui vaut en général les huées du public et les remarques acerbes des commentateurs. Impossible de trébucher ou de se blesser avec un ballon en mousse : au contraire, écraser un ballon en mousse sous vos crampons stimule jusqu'à vingt-deux zones distinctes de votre plante de pied. C'est la fameuse mousso-pédothérapie développée dès les années vingt par le célèbre physiologiste australien Richard D. Fleece. Ne gardez néanmoins pas trop longtemps le ballon sous votre pied, on vous accuserait d'antijeu et d'égoïsme pédothérapique.

Autre avantage non négligeable du ballon en mousse : lors des coups francs, les joueurs formant le mur n'ont plus besoin de se protéger les parties intimes. Il en résultera des pénis - et donc des joueurs - plus insouciants, plus vaillants,  plus guillerets.

Pour ceux que le passage brutal du ballon en cuir au ballon en mousse effraie, soyez rassurés : des solutions de transition existent. On trouve sur le marché des housses en cuir amovibles, qu'on peut enfiler ou retirer à loisir. Pour les adeptes du S/M-soccer pur et dur, il existe même des housses en cuir à picots métalliques, pour un plaisir extrême. Attention toutefois aux têtes dans cette configuration.

En résumé, le ballon en mousse, version moderne et molle du boulet de canon, allégorie du sein rond et tendre des femmes de joueurs, apportera au football ce qui lui manque encore : la force de la fragilité, l'audace dans la douceur, bref : un supplément d'humanité.

Enfin - et c'est un argument non négligeable - Thierry Henry ne risquera plus de se blesser les doigts dans la surface de réparation.

Monsieur Daniel

  

*Choisissez bien votre ballon en mousse. Sa consistance idéale n'est ni trop molle, ni trop ferme. Pour ce qui est de sa taille, observez cette règle simple : en tenant le ballon en mousse à bout de bras au-dessus de votre tête, entre vous et le ciel, vers quatorze heures un jour d'été par beau temps dans l'hémisphère nord, l'anneau solaire ne doit dépasser la circonférence du ballon que de 2 à 3 mm au maximum. Si la marge est supérieure, ou si à l'inverse votre ballon en mousse obscurcit totalement le soleil, jetez-le, il s'agit probablement d'une contrefaçon chinoise ou d'un médecine-ball lépreux.

Plusieurs modèles standardisés de ballons en mousse sont disponibles sur le marché : si vous êtes adeptes d'un toucher tendre, essayez la mousse « Tafa », tout en douceur orientale, tel un loukoum. À l'inverse, il existe la mousse « Orgski », très ferme, importée de Russie. La mousse « Haka », d'origine turco-néo-zélandaise, constitue sans doute un bon compromis. Entouré d'une épaisse couche de béchamel en début de partie, ce ballon à la consistance semi-molle rapetisse en cours de match, à mesure des contacts, mais aussi de l'appétit des joueurs.

 

Publié par barzoukid à 07:59:51 dans | Commentaires (0) |

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