Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog jeux flash

OH NON ENCORE DU FOOT!

Chronique débile sur le monde merveilleux du football

Septembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Rechercher

Compteur

Depuis le 19-08-2009 :
320950 visiteurs
Depuis le début du mois :
10850 visiteurs
Billets :
37 billets

Google analytics script

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Les galactiques | 28 septembre 2009

A notre époque frileuse et apeurée, il est de bon ton de s'indigner des actes de bravoure de certains hommes hors normes. Les pleurnichards sont innombrables et ne manquent jamais une occasion de manifester leur jalousie et leur rancœur. Incapables de donner chair à leurs rêves, de forger de leurs propres mains leur ballon de football, ils se recroquevillent dans la critique facile et hargneuse. Tel joueur magnifique touche un salaire à la hauteur de son talent, ils vous parlent de smic. Tel autre, grâce à l'esthétique de ses aisselles, fait une pub pour un déodorant qui lui permettra d'avoir une meilleure retraite, ils avancent que le produit détruit la couche d'ozone. Tel club investit des millions pour bâtir du sublime et de l'impérissable, ils vous parlent de surendettement, de crise et de chômage. Si seulement, ne serait-ce qu'une seconde, ils pouvaient voir avec les yeux d'un visionnaire, ils réviseraient sans aucun doute leurs jugements précipités et s'inclineraient. Florentino Perez fait partie de ces êtres d'exception qui voient plus loin que l'horizon qu'il a bétonné avec raffinement. On a beaucoup discouru sur la mégalomanie de l'homme, son désir insatiable de puissance. Mais sans ces qualités, l'homme volerait-il à l'heure actuelle ? Posséderait-il des avions, des bateaux, des rollers skates et des yoyos clignotants ? Mangerait-il ces succulents sandwichs au fromage et au steak haché bio en écoutant des nouvelles de l'autre bout du monde ou des pubs pour déodorant sur son Ipod ? Cela parait peu probable. Pareillement, on s'est beaucoup moqué du « projet galactiques » de Florentino Perez. Certains esprits particulièrement pernicieux ont prétendu que l'homme voulait bâtir une équipe qui volait. On aurait pu leurs rétorquer que si tel avait été le cas, jamais aucune équipe n'aurait eu la possibilité de rencontrer le Real de Madrid ou alors en dirigeable ouh, ouh. Plus généralement, on a accusé à tort Florentino Perez de construire son équipe sur l'artifice de grands noms. Les noms de Zidane, Ronaldo, Figo, Bekham devaient donner l'illusion d'un grand Real Madrid. Si cela avait été le cas, un homme de l'envergure de Florentino Perez ne se serait jamais lancé dans cette aventure. L'homme ne voyait pas seulement les noms, il voyait les grands joueurs mais aussi encore plus loin que ça. S'il n'est pas parvenu avec sa première équipe de galactiques à réaliser pleinement son projet, il espère bien y parvenir avec la deuxième. C. Ronaldo, Kaka ou encore Benzema ont le talent et les moyens de hisser le Real Madrid à des sommets encore jamais atteints : abolir la tactique. Jusqu'à présent aucune équipe digne de ce nom n'est arrivée à jouer sans schéma. Le real « galactiques » seconde version a cette ambition insensée, majestueuse. « Je rêve » disait Florentino Perez lors de la présentation de C. Ronaldo sous ses nouvelles couleurs « d'un jour où ni l'amateur de football ni le journaliste sportif ne pourront pérorer pendant des heures sur la façon de jouer du Real Madrid. Je rêve de leur profond silence et de leur profond respect. Je rêve de leur hochement complice de tête, signifiant : bah, c'est le Real ». Souhaitons, pour la légende du football, que le désir de ce grand homme devienne réalité.

Hugues de La Crêpe de Vive le Sport.

Publié par barzoukid à 20:01:11 dans | Commentaires (0) |

Cristiano Ronaldo | 23 septembre 2009

Petit, Cristiano Ronaldo rêvait de faire trois choses : footballeur, plongeur et mannequin. Incapable de choisir, il décida qu'il pouvait faire les trois taffs en même temps. Dès le début de sa carrière, il toucha donc un très gros salaire puisqu'il était payé pour trois jobs en même temps. Le contrat stipulait que pendant la première demi-heure il jouait au foot, la deuxième il plongeait et la troisième il défilait de préférence dans la surface de réparation adverse, là où les gars ont plutôt un physique ingrat (goal et défenseurs) ce qui était exaspérant et donc déstabilisant et donc tout bénéf pour l'équipe de Cristiano. Comme il avait un petit cerveau, Cristiano ne parvint pas une seule fois à respecter le contrat. Parfois, alors que la partie n'avait même pas commencé, il se mettait à plonger. Puis, en milieu de partie, à défiler. Puis en fin de partie, à jouer au foot (souvent trop tard). Coup de pied au cul du Portugal (que les pudibonds appellent transfert), Cristiano atterrit en Angleterre, à Manchester United. En tant que mannequin, il est jouasse le rouge lui sied à merveille (harmonie maillot/coupe de cheveux). En tant que plongeur, il s'extasie, les pelouses anglaises sont douces et fraîches comme un tapis de moules sans leurs coquilles. En tant que footballeur c'est l'orgasme, tout le monde lui fait des passes surtout les ramasseurs de balles qu'il trouve franchement mignons même s'il ne comprend pas leurs jolies phrases mélodieuses « Take this, motherfucker » ; « hey fuckin' Ronaldo, i hate your knacki ball face » etc... En tant qu'Anglais, c'est la cata. Cristiano Ronaldo ne comprend rien à rien. Il a un deuxième trou du cul au cerveau. Les portugais les ont roulé dans la farine en leur montrant des images de synthèse de Cristiano Ronaldo en action. Tout, les dribbles qu'il a effectué, les ouvertures magnifiques qu'il  a exécuté, les buts qu'il a marqué, tout était factice. Même les gars qu'ils ont envoyés là-bas pour le superviser travaillaient pour les portugais. Bref, ils ont dépensé des millions pour un baltringue qui parle à son nombril et roule des pelles aux miroirs. Difficile de rester flegmatique après pareille arnaque. D'abord, les Anglais pensent à revendre un joueur anglais tout naze aux portugais pour le double du montant de Cristiano Ronaldo, mais aussitôt ils se ravisent. Qui est assez fou pour acheter un joueur anglais à part Bernard Tapie ou un expatrié anglais héroïnomane et excentrique ? Puis ils décident de parer au plus pressé, c'est-à-dire de limiter les dégâts. Grâce à l'aide d'un scientifique de génie, ils construisent un Cristiano Ronaldo synthétique capable de jouer uniquement au football. Même si ce n'est pas la perfection, le cyborg se débrouille pas trop mal, marquant quelques buts de ci de là, jouant légèrement collectif de temps en temps et se la pétant piano piano. Au moins, il n'irrite plus du tout ses coéquipiers, c'est déjà ça. Enfin, après plusieurs années d'attente, l'opportunité arrive. Le grand Real mégalo et clinquant de Florentino Perez se remonte. Les anglais usent du même stratagème que les portugais et revendent le robot à prix d'or (ça tombait bien les pièces commençaient à s'user). Grosse teuf à Manchester, on a niqué Madrid ! (en fait, les vrais affrontements entre les clubs se font au niveau des transferts). Puis gros silence bien lourd après qu'une voix ait dit : « Ok, mais qu'est ce qu'on fait du vrai Ronaldo ? ».

A l'heure d'aujourd'hui, Cristiano Ronaldo vit dans une pièce de 10 mètres carrés de la banlieue de Manchester dont les murs et les plafonds sont recouverts de miroirs. Il n'en sort pratiquement jamais, satisfait de voir son image reproduite à l'infini. Parait-il, il ne sait plus vraiment qui il a été et il s'en fiche. Il est heureux. Même s'il s'est ruiné pour racheter ce petit paradis à son ancien club.

Publié par barzoukid à 19:48:24 dans | Commentaires (0) |

Marseille-Milan | 16 septembre 2009

Des fois, on se dit que certains matchs sont joués d'avance. On regarde les deux équipes qui s'affrontent, voit comment elles évoluent et on sait. L'une d'elle peut monopoliser le ballon, multiplier les occasions, disputer la partie comme si elle luttait contre deux équipes de L1 de milieu de classement, on connait l'issue tout en espérant vaguement se tromper. Et lorsque retentit le coup de sifflet final, on acquiesce comme si le résultat allait de soi, comme s'il était déjà inscrit sur le tableau d'affichage avant le début de la rencontre (attention, je ne dis pas que l'arbitre a été acheté bien que Milan ait plus de moyens que Marseille et de contacts auprès du corps arbitral, mais non, non, je n'insinue rien du tout, ce n'est pas mon genre).

Hier soir, Marseille a fait ce qu'il a pu, Milan ce qu'il a dû. Malgré de belles intentions, l'équipe rouge n'a pas débordé l'équipe blanche (Etonnamment, les joueurs marseillais étaient couleur bordeaux (un appel du pied à Laurent Blanc en vue du prochain mercato ?)). En début de seconde mi-temps, elle a donné l'impression de pouvoir rivaliser en égalisant par une tête rageuse d'Heinze, mais l'illusion fut de courte durée. Les enfants supporters de Marseille ont dû avoir la sucette amère. Et les adultes ont fait semblant de se consoler en reprenant une tournée de pastaga. Hier soir, Milan était trop fort, trop réaliste, trop sûr de lui-même. Deux occases, deux buts. Et rien à dire. Pippo s'est comporté comme un parfait tueur et Clarence a assuré le spectacle en digne descendant des artistes du ballon rond. Il n'y avait rien à faire. La défaite était inéluctable. Seul un rêve aurait pu briser ce cours navrant des choses : Onze Brandao. Ou Brandao cloné onze fois. On peut dire ce que l'on veut, malgré son impressionnante absence de technique, ses déplacements zarbis et sa coupe de l'au-delà, Brandao a été l'homme du match. Sans être flamboyant ni décisif, il a pesé sur la défense milanaise comme seul un mammouth, s'il existait encore, pourrait le faire. Et il a couru partout, tout le temps, comme un prédateur après sa proie. Alors, imaginons une seconde, l'équipe marseillaise composée de onze Brandao, onze tigres à queue de cheval. La défaite contre le Milan pourrait-elle être seulement envisageable ? Je dis non. Je dis impossible. Je dis onze Brandao sont invincibles. Milan aurait perdu. Lourdement. Et plus lourdement encore, si un clone de Brandao avait été entraîneur. Mais arrêtons de nous faire du mal. Milan a gagné. Milan a gagné et nous aura permis d'un peu rêver. Bravo et merci.

Peter Smash de Vive le sport !

 

Publié par barzoukid à 20:01:41 dans | Commentaires (0) |

Rencontre avec le sosie d'Anelka | 12 septembre 2009

J'ai rencontré le sosie d'Anelka sur la ligne 3 : D'abord j'ai cru que c'était vraiment lui. Il était adossé aux portes du wagon, écoutant son lecteur MP3. Habillé classe, vraiment très classe. Détendu aussi, super détendu. Le type venait sans doute de sortir de la douche et du massage après des jeux de ballon pépères. J'allais lui demander un autographe quand je me suis aperçu que le type était plus beau qu'à la télé - En général, la télévision embellit - Prenez un type au physique médiocre, il fait beau gosse derrière le petit écran - L'inverse est impossible - un type qui fait plus beau dans la vie réelle qu'à la télé n'existe pas ou alors il n'est jamais passé à la télé. Ou alors il ressemble à la personne qui est passée à la télé mais ce n'est pas lui. J'en suis arrivé à cette conclusion trois stations plus tard : L'Anelka qui était là, cool, écoutant de la musique les yeux fermés n'était pas Anelka mais le sosie d'Anelka - Quel bouleversement ! Je voyageais avec le sosie d'Anelka - Les gens ne mesurent pas le choc émotionnel que crée le fait de voyager à côté d'un sosie. Quelque part on côtoie la vraie star tout en sachant que ce n'est pas la vraie star. Il y a quelque chose en plus. Quelque chose de plus fort. Le type est comme vous, comme moi et... comme Anelka. Il est mi-commun, mi-star. Ca pète ! En même temps, j'avais déjà été confronté à ce cas de figure trois ans plus tôt dans un magasin de surgelés Picard aux congélos assortiments de légumes. Alors que je chargeais mon petit panier de trois sacs de 250 grammes de poêlée méditerranéenne, j'avais croisé le sosie de Philippe Bouvard. L'effet n'avait pas du tout été le même. Je l'avais toisé puis bousculé sans ménagement, lui faisant perdre l'équilibre et son panier contenant des frites, des steaks et des oignons émincés. Quand un type passe la majeure partie de son existence à faire de la merde, ses sosies doivent payer. De plus, j'avais toujours haï les nains. Le surgissement de ce souvenir jubilatoire à la surface de ma mémoire m'amena à réfléchir (ce que, je l'avoue, je fais rarement). Au fond, qu'avait fait de bon Anelka en tant que footballeur ? A part ce fameux match amical contre l'Angleterre - à l'époque où il courait encore - où il avait marqué deux buts de l'au-delà, crucifiant les anglais et leur morgue légendaire, rien, que de chie, trou de balle, cacahuète... J'examinai attentivement le sosie d'Anelka. Le type avait deux têtes de plus que moi et était quand même pas mal balèze comparativement à moi. Aussi, je quittai la rame, la tête haute, sans même le regarder et me jurai intérieurement que si je rencontrais un autre sosie de Bouvard, je lui ferai sa fête.

Publié par barzoukid à 12:21:50 dans | Commentaires (0) |

France-Roumanie | 06 septembre 2009

Egal à lui-même, Raymond Domenech est apparu dans le stade éblouissant. Vêtu d'un costume Gorgio Armani sur mesure (d'une valeur de 5350 euros) dont les tons pastels évoquaient à la fois la détermination, l'engagement et la paix dans le monde, il a défilé dans son carré d'entraîneur avec la majesté d'une Noémi Campbel au summun de son art. Sa cravate, assortie à la pelouse et aux lignes du terrain n'a pas dévié de son axe comme l'exigent les règles de la mode et du savoir vivre. Lunettes Yves-Saint-Laurent au bout du nez (il fallait oser ! Raymond ne peut s'empêcher d'être subversif, tout en ne perdant pas son équilibre esthétique sur le fil périlleux du bon goût, c'est sa marque, sa Domenech touch !), il a exhibé sa nouvelle coupe de cheveux poivre et sel et ses mains fraîchement manucurées tout en sveltesse et velouté. Comparé à lui, son homologue roumain dont le nom est imprononçable paraissait terne, mal fagoté, campagnard. Costume anodin, souliers abominables, cravate vulgaire et nerveuse (nous n'osons imaginer le montant ridicule de l'ensemble vendu sans doute dans un C&A roumain construit à la va-vite dans la zone commerciale désaffectée d'un trou perdu), l'homme a tout de suite compris qu'il ne faisait pas le poids avec notre sélectionneur top model, que plusieurs systèmes solaires les séparait cruellement. Par quelques déhanchés maladroits et comiques, il a néanmoins tenté de rivaliser, sans grand succès. Un bernard lermitte peut-il se mesurer à un cygne qui déploie ses ailes magnifiques sous le soleil couchant ? Sentant qu'il ne faisait que s'humilier, l'homme est très vite allé « se terrer » sur le banc des remplaçants, n'osant plus fixer que le bout de ses chaussures incroyablement mulières.

Bref, cette rencontre a été une promenade de santé pour Raymond Domenech qui n'a même pas eu besoin de sortir le grand jeu. Deux demi-tours et une esquisse de déhanché auront suffi à mettre la Roumanie à terre. A la fin de la partie, lorsque nous avons demandé à Raymond s'il était satisfait de cette éclatante victoire, l'homme a froncé les sourcils puis fixé l'horizon des vestiaires dans lesquels ses hommes se congratulaient bruyamment. « Je préfère penser à la Serbie » a t-il répondu avant de tracer sa route avec énergie et grâce. Quand on possède à ce point le goût de la compétition, que peut franchement craindre la France ?

Publié par barzoukid à 16:44:06 dans | Commentaires (0) |

1| 2| >>