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liberagneugneu

raleur liberal

chat pitre suivant | 26 novembre 2005

Où la vieille se met à table

 

Ayant bu le café, nous primes quelque digestif. Une eau de vie, suivie d'un cognac et de quelques armagnacs. La fatigue et la souffrance accumulées depuis la veille au soir n'avaient fait qu'accentuer ma migraine. J'y voyais l'effet d'un verre d'eau glacée trop rapidement ingéré. A moins qu'il n'eut s'agit de quelque soporifique insidieusement versé en un breuvage gazeux. Un gentilhomme ne saurait se satisfaire de boissons gazeuses, dont le seul agrément est de provoquer de formidables éructations.

La vieille fit justement son rot et devant mes deux amis somnolents, fut prise d'une transe. Ses yeux roulaient dans leurs orbites. Sa langue claquait, son dentier tremblotait. Elle bavait légèrement. Un filet se formait à la commissure de ses lèvres, qu'elle avala bruyamment.

Mes deux amis tentaient d'ouvrir une paupière ce qui n'était pas tâche facile.

Elle se mit soudain à jargonaphaser, je ne vois en tous cas pas d'autre terme :

« Arbouk, felatio mortibus shrizzinpnel... »

J'ai oublié les termes exacts qu'elle employa par la suite.

« Serait ce une langue agglutinante. Il semblerait qu'elle s'exprime en ouralo-altaïque mêlé de cafre... comme c'est étrange, déclara Tronglofouille en essuyant ses lèvres souillées d'époisses.

« Je songerais plus à une forme de syriaque modifié, un peu à la façon du verlan., ajouta LJ, en écrasant sa cigarette dans un reste d'iguane au vinaigre.

« Le verlan ??? Mon ami, vous déraisonnez. Pourquoi pas du louchebem annamite ? Du javanais prâkrit ? Ah parfois, vous me semblez, comment dire, un peu léger. »

LJ se leva, outré par cette blessante remarque. Ne trouvant pas son gant, il recueillit dans une assiette de la cervelle de veau à la sauce de groseille.

« Retirez monsieur, ce que vous venez de dire. Je le veux et l'exige icéans. Faute de quoi vous recevrez  mes témoins »

Ce disant, il barbouilla le visage de Tronglofouille de cette purée déplaisante.

« Allons cher ami, auriez vous perdu votre sens de l'humour, fit le policier en léchant le doigt avec lequel il s'était essuyé le visage. »

Tout cela ne servait guère notre cause et je décidais de mettre bon ordre :

« Allons mes amis, regardez le résultat fâcheux de vos petites querelles : la vieille ronfle maintenant, et jamais je ne saurai ce qu'il advint de ma belle. »

La décrépie ronflait maintenant fort bruyamment et il ne s'agissait pas là d'une forme de forme de copte ou d'hottentot mais bien du langage universel du dormeur. Nous n'en tirerions plus rien. Je désespérais. Je commandais un alcool de poire, n'ayant plus rien à perdre.

« Attendez, dit Tronglofouille. Regardez. »

Il retira de la main de l'ancêtre une petite carte de visite.

Il lut :

« Chère Hysztrdbklsch, retrouvons nous où tu sais ce soir à 8 heures. Signé Lul.. »

« ah, putain, fit LJ, cela ne nous aide que peu. Tout de même, il doit bien exister un moyen scientifique, quelque empreinte génétique ou je ne sais quelle analyse de sécrétion visqueuse et gluante. Allons, Tronglofouille, aidez ce pauvre bougre que vos disputes ont mis dans l'embarras. »

Fort marri, Tronglofouille plongea en lui même. Nous nous regardâmes, inquiets, LJ et moi même. Tout à coup, il se leva :

« Je sais, j'ai une idée. »

Chacun, dans l'établissement, se figea, la fourchette au bord des lèvres. Une mouche eut l'idée de passer mais fit discrètement demi tour. Tous les regards se portèrent sur Tronglofouille :

« Allons faire une sieste, proposa t il enfin.»

La suggestion nous plut, nous n'en discutâmes pas même. Comme je vous l'ai déjà dit, et il serait temps d'écouter, un je ne sais quoi m'avait un peu fatigué.

 

Qu'est ce qui a bien pu ainsi fatiguer Gneugneu ?  Lulu avait elle été enlevée par les Massagètes ? Schopenhauer a t il raison de dire que la vie oscille comme un pendule , de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui ?

Vous le saurez peut être un jour..

Publié par drddupuy à 18:29:33 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

lisez la suite m'sieur dames | 26 novembre 2005

Où nos trois amis rencontrent Hysztrdbklsch, la voyante.

 

Nous fumes ainsi trois à dîner. Plus désireux que jamais d'oublier un instant le mal qui me rongeait, je commandais un litre de whiskey que je bus avec peine. Ma gorge était positivement nouée d'angoisse. Ah dieu tout plein de grâce, s'eut il pu que vous eussiez conçu tel malheur. Ne s'agirait il plutôt là de l'œuvre du malin. Qu'est il de plus cruel qu'être éloigné de l'unique être ? Comment concevoir se passer un jour de ses rires d'enfant, de ses yeux, de son teint et de ses mains agiles ? Où reposer sa tête ailleurs que sur son ventre ? Et quelle femme au monde lui comparer, en terme de grâce, de fraîcheur, de poésie et d'amygdales ? Je me laissais aller et commandais un deuxième litre. Le malheur mène à l'excès, l'excès à la mort et je commençais d'espérer son glacial souffle.

Mes nouveaux amis, me voyant en peine, tentèrent bien de me rassurer, de me choyer. Mais bière, vodka, valium ou héroïne : aucun de ces emplâtres grossier ne fit le moindre effet.
Je terminais péniblement mon cassoulet quand une vieille femme, plus ridée qu'un anus de babouin, se présenta à notre table. Une véritable gitane, fière et belle, issue de l'origine des peuples Rom et de la caravane Sterckeman. Elle agitait tout en parlant ses mains sous nos narines. Nous lui fîmes cadeau d'un peu de pain, de quelques sous, d'un litre de rhum et d'un vieux préservatif dont LJ se défit avec tristesse.

« Quel dommage, tout de même, qu'elle ne m'ait donné aucun prénom, aucun numéro de téléphone

« Je peux t'aider, gadjio, fit la vieille, un regard mystérieux, inquiétant, un regard bien étrange sur les lèvres. Je sais les moyens de lire dans le futur.»

Je frémis en l'instant, stupéfait.

Elle se saisit de la main de Tronglefouille, qui sommeillait, abruti par je ne sais quel excès.

« Ah hurla t il »

Son chien cessa de ses lécher. L'intelligence animale...

« Ah... »  fit de nouveau Tronglefouille, alors que la pauvre bête reprenait son labeur. Le vocabulaire de l'agent s'était avec l'émotion ratatiné comme verge en eau glacée.

« Je te connais, sorcière.. Tu es »

Il se gratta le crane. Une pluie de particules blanchâtres  tomba en avalanche dans sa choucroute au camembert.

« Tu es...

« ....

« ....

« Jeanne Calment ? demanda LJ

« Non, fit Tronglefouille. Tu as les traits de cette femme que j'ai arrêtée en 74, au 27 de la Rue du Sinistre. Tu es apparentée à Roland Culé le bestial. Tu es la belle sœur du génial Alonzo Balmaské...

« Point du tout monsieur, vous méprenez.

« Je sais alors, le grand frère de Jeff Ekaka ? L'arrière tante de d'Odile Atmoilanus ??

« Point vous dis je

« Tu es Agathe Zepower, je te reconnais, verrue, peste choléra...

« Point du tout monsieur, le curé »

S'ensuivit échange verbal dont je vous ferai grace.

Rien ne fit craquer la ridée. Jusqu'à ce qu'enfin, par une illumination que seule la puissance de l'amour pourrait expliquer, je la mette enfin à jour.

« Vous n'auriez pas cette nuit échangé de l'urine avec un vieillard chauve atteint du psoriasis ? »

Elle se figea :

« Exact, touché, coulé, bingo, carton plein. Du café, mon bon, cet homme mérite de connaître la vérité. Tu recherches une Lulu n'est ce pas ? »

Incroyable, impensable, inouï, in peto.

« Vous allez lire dans le mark de café ? lui demandai je

« Non mon petit, je vais m'en boire un grand, parce ce que j'ai indiscutablement la tète dans le cul. Après, mon petit, si tu es sage avec mémé, tu sauras où, comment pourquoi et pour combien s'en est allée ta belle. »

 

 

Mais vous, vous ne saurez pas, pas avant en tous cas le prochain épisode dont mon éditeur m'a demandé par contrat de ne rien vous dire, sinon qu'il y aura de la passion de l'exaltation, du sentiment, de la poésie et du cul, du cul bien fendu.

Publié par drddupuy à 14:17:54 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

etc etc | 25 novembre 2005

Où nos deux mais, partis trouver Lulu rencontrent, l'inspecteur Tronglofouille

 

Ils se trouvèrent ainsi tous deux sur la chaussée. LJ gratta furieusement son entrecuisse puis ouvrit ses bras au ciel

« Diantre, ventrebleu. Cet air frais vous fouette le sang et vous revigore. Ah mon ami, voici l'heure d'une bonne blonde. Ma pituite me tracasse affreusement. On ne saurait ainsi souffrir à la fois des deux extrémités du tube digestif. N'est ce pas ?».

J'étais quant à moi bien malheureux, bien préoccupé. L'amour d'une vie ne disparaît pas ainsi. On ne saurait y survivre. Cette cruelle séparation que le sort nous imposait ne convenait en rien à mon moral. Par ailleurs, je n'envisageais pas fréquenter lieu commun en si léger équipage : ces ignobles suceuses m'avaient dépouillé de mes vêtements.

«Mon estomac se réjouirait d'une bière mais mon cul ne saurait supporter pesants regards.

« Mon ami, ces scrupules vous honorent. Allons, venez en ma demeure qui n'est qu'à quelques pas : je saurai vous trouver quelque habit d'apparat..... »

Bien sûr, tout lecteur subtil ne pourra qu'applaudir rime riche et bel ouvrage.

Je me contentais de suivre, trop souffrant et manquant de l'amour de ma belle.

LJ résidait en une belle demeure. Il lui fut aisé de dénicher quelque short, chaussettes de foot ball et veste écossaise. Il dut insister pour que je porte une casquette de velours côtelé. Il craignait pour mes oreilles.
Nous allâmes ensuite jusques au Bon coin, où une patronne de ses amies nous régala d'un litre de bière, pour débuter la matinée. Nous philosophions lorsque entra dans l'établissement un être à la singulière démarche : il portait un sur vêtement bleu rayé de blanc, une casquette jaune vif et traînait avec lui un chien courant saintongeois, manifestement coupé de levrette. Un fort bel animal qui occupait son temps à se lécher le cul.

Et les testicules.

Un animal racé, au final, mais véhiculant sans conteste une odeur puissamment nauséabonde. Tout être vivant possède ses limites.

L'homme vint s'attabler à nos cotés, commanda trois autres litres de bière et nous pûmes lui conter nos aventures : il était figurez vous officier de police, en arrêt maladie pour surcharge hépatocytaire, un mal étrange qui accablait en ces temps les forces de l'ordre. Ces malheureux, ces pauvres bougres, avaient le foie qui gonflait au contact de l'alcool. Une épouvantable tare, un mal insupportable, une souffrance de chaque instant.

La conversation nous mena jusqu'à l'heure du repas. L'homme s'appelait Tronglefouille. Il jura de nous aider en cette quête. Rassuré par tant de chopines et de promesses, je songeais que l'espoir ne devait que renaître

 

Avais je raison ou eussai je du des lors me brûler la cervelle ?

 

J'en sais rien moi : pourquoi ??

Publié par drddupuy à 20:23:07 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

où le belge apparait enfin | 24 novembre 2005

Notre héros s'éveille après un affreux évanouissement et une homérique bataille.

Je m'éveillais au petit gris, fort contrit, penaud et marri... Sous mon crane, un pauvre crétin avait installé un système de marteau piqueur miniaturisé, dont chaque tremblement m'amenait à l'agonie. Je ne sais quelle boisson ...

Un cauchemar épouvantable m'avait tiré du sommeil : un chien berger aux yeux rougis de haine me dévorait le gland, les babines sanglantes et baveuses. Je hurlais. J'étais couché à même le sol, fort courbatu, la verge affreusement douloureuse. Ouvrant les yeux, je vis qu'elle était ceinte d'une petite culotte, qu'un pervers avait noué avec une force peu commune autour du viril membre. Je me défis malgré tout du linge manifestement souillé d'indignes sécrétions. Ah Dieu, où était donc l'amour courtois et surtout mon aimée. Je palpais les murs dans la pénombre d'une main, l'autre n'ayant pu quitter mon organe endolori. Je trouvais une poignée et tirais autant que je le pu. Elle finit par me rester dans les mains. J'étais enfermé, à jamais peut être. De désespoir, j'allais me précipiter contre un mur lorsque mon pied heurta un corps mou.

« Mmmmmmmmmm... » fit une voix caverneuse.

Un être lové au sol s'étira, émit un gaz sonore et se leva, nu comme la vérité.

« Mille excuses, monsieur, mais nous sommes prisonniers de ce lieu infâme et sombre. Je ne vous avais point vu.. Il s'agit je le crois de m'éloigner de Lulu, ma tendre, et de me faire mourir d'étranglement balano prépucial. Mais pardon, monsieur, je ne me suis pas présenté. »

Ce que je fis : je ne puis que vous cacher mon identité, vous le comprendrez.

« Enchanté, fit il, Laurent Jack, citoyen belge libre d'entraves. »

Sur quoi il bondit, grattant ses testicules :

« Ah maroufle, vérole et pinenbois : mon caleçon fétiche a disparu

« Certainement la cause de votre enfermement.

« Un superbe slip vert, de grande valeur, dont je fis l'acquisition, figurez vous, en 1977. En pleine période punk Ah les enculés. Tenez vous bien, il avait appartenu à ...

Je l'interrompis, ou du moins le tentais je.

« Monsieur,

« Ah mais taisez vous donc, l'ami. Vous ne savez la valeur.

« Monsieur, permettez : vous avez sur la tête un sous vêtement qui correspond à la description que vous me fîtes de votre cher objet.»

Il se palpa, se saisit du vêtement qu'il enfila. Après quoi il alluma une cigarette et s'aidant de la lumière du briquet, ouvrit la porte.

« Si cela ne marche pas en tirant, essayez une autre fois en poussant, l'ami, me dit il. »

Je retiendrai le conseil , à l'avenir, ainsi que vous le prouvera la suite de ce roman d'action et d'amour. Cependant, icéans, j'avais bien d'autres chattes à fouetter. Ce belge semblait homme de confiance et je lui fis part de mes malheurs. Je lui parlais de notre soirée, de la belle Lulu et de son étrange disparition. Je vis qu'il s'oignait le fondement, dont il semblait bien souffrir.

« Comment dites vous ? Lulu ? S'il s'agit d'elle, figurez vous qu'elle m'a traité le fion avec autant d'ardeur qu'aussi peu de délicatesse. Ah, mon ami, j'ai l'anus positivement déchiré, déplissé, dépilé. L'explosion atomique, le cataclysme définitif, le tsunami de la marge bien faite. Elle m'en a fait un doigt de gant qu'elle a du retourner à plaisir. Ah, la dévergondée, je ne suis pas prêt de retrouver mon cher cheval pour un galop furieux, non plus que ce rocking chair que j'affectionne tant.

« Monsieur, lui fis je, il m'étonne et me blesse qu'ainsi vous parliez de ma belle. Je lui sais évidemment quelqu'amour pour cette zone sombre de l'anatomie humaine. Mais ezlle ne saurait faire de mal à un homme d'honneur

« Amour ? Amour ? Je parlerais plutôt de haine, de furie, d'anéantissement... Vous l'aimez, cela se voit, cher ami. J'aimerais quant à moi la revoir un instant, lui exposer mon point de vue, et lui montrer combien il me sera pénible durant plusieurs semaines, de me bien déplisser l'anus...  Je ne suis pas sûr au demeurant, d'avoir retenu son prénom.

« Monsieur je comprends votre point de vue. Votre franchise me rassure. Quittons ce lieu infâme où le gentilhomme n'est pas à sa place. »

Nous traversâmes quelque couloir obscur. Il faisait bien froid au petit matin. Il faut dire qu'un slip vert, pour deux personnes, cela semblait notablement insuffisant. »

 

Stop : cher Laurent Jack, t'es tu reconnu, cher belge truculent ? non ??????

Publié par drddupuy à 18:13:19 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

roman courtois : suite mais pas fin | 24 novembre 2005

Nos amants se sont tout dit. Il ne leur reste qu'à faire.

 

 

Nous décidâmes Lulu et moi même d'aller célébrer sans retenue dans quelque établissement païen, les serments que nous avions échangés.

Lulu nous conduisit et je m'abandonnais. Main dans la main, nous sautions au long des trottoirs dessus les excréments canins, nous laissions nos godasses tremper dans les caniveaux, nous nous enlacions tendrement à chaque instant,  humant la douce brise des diesels et de l'ozone.

L'amour nous transportait. Il avait changé définitivement la face du monde à nos yeux. Je remerciais le ciel pour sa bonté, Dieu pour sa clémence, dame nature pour les érections.

Nous arrivâmes légers et allègres au troquet la Gaule Toulousaine, prisé du pêcheur et de la gueuse frivole, et dont maître Kanter parle si bien dans ses mémoires :

« L'Emile Verge », Toulouse, 1664

L'endroit me parut d'emblée bien original. Une porte noire dans ruelle puante. Un demi jour, une moiteur. Et cette odeur un peu écœurante... Lulu m'émerveillait par ses goûts peu communs. Elle me guida jusques au bar. La serveuse était entièrement nue, le corps artistiquement peint de voyants maquillages. C'était un chat, ou plutôt une chatte. On eut aimé lui caresser le poil.

Nous bûmes du lait, quelques soda, un peu d'eau et un litre et demi de vodka bien fraîche. Lulu engouffrait sans retenue. Ah quelle friponne songeais je. Elle cache de grandes dispositions derrière ses airs d'écolière. Comme j'ai hâte de l'étreindre, de la chérir, la choyer, de pétrir son rable ferme et de lui défriser les poils du cul avec la bite. Comme si elle lisait en mes pensées, elle saisit mon bras et m'attira avec force vers le fond de la piste de danse, où j'observais un drôle de manège depuis mon arrivée. Que de couples, que de jolies filles. Et des tenues, alors... Plus légères que cerveau d'énarque..

Nous pénétrâmes dans une pièce bien obscure, où je distinguais après un moment d'accommodation, une scène bien crue. Ici, deux femmes et trois hommes copulaient en couronne. Là, un couple de vieillards s'échangeaient des urines. Plus loin, deux filles se dévoraient le dindon, pendant que leurs maris (ou quelques connaissances), se tiraient vigoureusement sur l'élastique. Dieu de Dieu miséricordieux. Je n'avais encore jamais observé tel spectacle. Lulu, elle, évoluait gracieusement entre tous ces sportifs passionnés. Elle serrait là une main, là un scrotum, flattait quelque croupe et baisait quelque lèvre. Elle savait les secrets de l'endroit.

Elle semait tout en marchant ses vêtement et fut bientôt fatalement nue. Je m'apprêtais à me défaire, pressé de la combler enfin quand un pauvre type à la verge ridicule me devança. Puis une fille rousse, aux yeux vert amande. Puis un Africain à l'air réjoui, un helvète vigoureux, un Azerbaïdjanais un peu fatigué. Allais je donc attendre qu'elle ait visité la planète en son entier pour goûter aux joies de son corps ? M'aimait elle vraiment ? Aurai je véritablement l'exclusivité dans notre couple ?

 

Autant de questions auxquelles je ne pu répondre. Un berger allemand s'était épris de mon train arrière, et bien qu'ami des bêtes, je du batailler pour m'en défaire. Après quoi ce fut un homme en soutane, puis une caissière transpirante à l'hypertrophie pondérale évidente pour tout bon clinicien. Elle manqua de m'étouffer. Je m'en dégageais par miracle. Je vis Lulu partir vers une autre pièce, plus au fond et je luttais pour la rejoindre. Je fus happé par un flot humain, nu visqueux et haletant... Je protégeais au mieux mon anus de doigts inquisiteurs. Ne pouvant plus me défendre, les mains sur le croupion, je fus véritablement avalé, engouffré, aspiré par l'incroyable puissance de succion d'une institutrice au crane rasé.

C'en était trop. Je hurlais

« Lulu, Lulu... »

et perdis connaissance.

 

 

Qu'adviendra t il de ce pauvre ère et de sa verge tuméfiée ? Lulu n'aurait elle pas le feu au cul ?

La suite quand l'auteur se sentira moins mal.

Jamais peut être...

Publié par drddupuy à 13:54:54 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (1) |

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