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avis avis | 26 février 2006

Liberagneugneu considérant l'avis de tous partis avec même déférence, souhaiterait lui aussi pouvoir être admis à l'ena. Ainsi pourrait il escroquer la nation, ruiner ses indigènes et s'attribuer les richesses du pays. Il aimerait, fortune faite, pouvoir énumérer des réformes stupides, annoncer des âneries pitoyables tout en passant pour homme intelligent voire flamboyant, à la manière de Borloo, ce technocrate frisé comme un pubis, qui ne fait pas même l'effort de se rendre compréhensible.

Ainsi, voici les premières mesures édictées :

  • Une journée sans radar sur les routes aura lieu en France, de façon à relancer l'activité des services hospitaliers d'orthopédie, et dans le but louable de pouvoir enfin exploiter au mieux la voiture de sport allemande que tout bon français ayant réussi se doit de posséder. Jour envisagé : celui de la saint Christophe.
  • Une journée sans taxe, de façon à ne pas étrangler le petit peuple qui se meurt, est également prévue au programme. Libéragneugneu hésite entre le 30 février et le 40 brumaire.
  • Une reforme visant à simplifier le mode de calcul de l'impôt devrait aboutir à la mise en route d'une nouvelle réforme fiscale. L'ensemble des 43 253 taxes existantes sera réduit à une seule et divisée en 60 millions de modes de calculs, soit un par français, hormis pour les femmes ou hommes nés au 20° ou au 21° siècle sur le territoire français ou non.
  • La réunion est annulée. Libéragneugneu, loin d'être une andouille ou un dernier informé, craint la maladie de l'homme courbé : Dieu sait ce qu'il peut advenir de l'homme qui se courbe. La réunion est de toutes façons toujours aussi ennuyeuse.

Ainsi pour le premier train de réforme. En attendant, mes chers concitoyens, mes camarades, mes frères, mes potes, oh nation reconnaissante, vous hommes fiers, vous femelles désirables, sa majesté va s'en jeter un derrière la cravate en songeant combien il est naturel et finalement bien agréable de voir un peuple se ruiner pour ses technocrates, tous aussi faibles de l'étage supérieur, quel que soit le parti pour lequel ils agissent.

Quoi, l'ancien régime ? Je ne comprends pas... qu'avait il ou qu'a t il donc d'ancien ??

Publié par drddupuy à 19:58:36 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

comment quoi ? | 18 février 2006

J'ai fait l'expérience d'une affreuse infirmité : je vous la narre...

4 heures 52 : je m'éveille en sueur. Je viens de rêver que Pompom, notre lapin nain, avait trouvé un canard mort dans sa cage. Le pauvre rongeur hurlait, et Dieu sait si le cri du lapin peut faire frémir.
6 heures 53 : réveil. Ma mie et moi, stimulés par l'instinct animal, nous étreignons sauvagement. Nous chevauchons la vague du plaisir de la chair avec délice et volupté.

6 heures 53 et 47 secondes : je me lève, apaisé et rassasié...

D'emblée, le monde m'apparaît étrange. Habituellement, le lapin fête mon lever par quelques saltos dans sa cage, quelques jappements. Je ne l'entends pas. Mon rêve aurait il été prémonitoire ? Je me précipite mais il est bien vivant. Il me lèche les doigts avec affection.

7 heures : je n'entends pas les nouvelles à la radio. Je dois forcer le son comme jamais.

La vérité m'apparaît alors dans toute sa cruauté : je suis sourd. J'entrevois avec effroi le long naufrage de la vieillesse qui m'attend. Bien sûr, songeai je, j'aurais pu me réveiller avec un membre en moins, d'énormes hémorroïdes ou la tête tranchée par un fou de Dieu... Voire pire. Aussi me résignai je.

Je me vêts et gagne l'établissement où j'exerce.

Je croise là quelques regards étonnés, je surprends quelques rires. Les infirmières sont pourtant d'adorables personnes, dévouées, ne comptant pas leur temps, désintéressées et si jolies dans leurs tenues blanches. Surtout... Ah non, encore des ennuis en perspective si je signale combien charmante me paraît.. . Ah mais je m'égare.
Je décide donc d'expliquer mon infirmité à ces nobles filles, leur demander de ne pas rire d'un vieil homme.

Triste et piteux, je regagne l'ascenseur pour le bloc opératoire. J'observe mon vieux visage dans le miroir . Ah, vérole et pinenbois, damnation et treize à table : j'ai oublié d'enlever mes boules Quiès. La nuit, elles me sont indispensables : le moindre pet vaginal m'éveille.

 

Tout de même, quelle épouvantable expérience... ne plus entendre les Dandy Warrhols.

Publié par drddupuy à 11:42:22 dans liberagneugneu | Commentaires (3) |

avis de DC : adieu canard wc | 17 février 2006

C'est avec consternation que la rédaction de Liberagneugneu vient d'apprendre la nouvelle qui devrait dans les heures à venir se répandre dans la presse plus rapidement que les morpions sur une paire de couilles : un canard FRANÇAIS vient de décéder de la grippe aviaire.
Liberagneugneu exprime avec gravité son plus intime soutien à la grande famille des canards, à ses plus fiers dignitaires, du carolin à la macreuse en passant par le canard wc. Déjà cruellement touchée par les fêtes de Noël et leur lot de magrets et autres confits, cette noble engeance doit maintenant faire face à l'épidémie, que dis je, la pandémie effroyable qui menace d'anéantissement l'espèce des anatidés. Oh cruel destin, oh morgue noire, oh putain con.

Notre président a déjà fait connaître aux victimes le montant des réparations assurées par l'état et tenu à exprimer le soutien de la haute fonction publique et technocratique française, et de ses membres les plus éminents : le juge Burgaud, Loïk Le Floch Prigent, Jean Bernard Mérimée, Yves André Pèrémair  et tous les autres, car Dieu sait s'ils sont nombreux.

Amis canards, nous sommes à vos cotés en ces moments de douleur. Particulièrement Libéragneugneu, qui sait ce que perdre un être cher signifie.

« Mourir, c'est partir un peu », dit le poète.

Canard, tu ne le sais que trop. Te voici le bec dans l'infini. Liberagneugneu, quelque peu mélancolique en ces moments de deuil, t'envie peut être un peu, lui qui peine à supporter le fardeau d'une vie bien morne, bien glauque et bien commune.

« Souvent, il est fatal de vivre trop longtemps », écrit le grand Racine.

Qui sait ce que dure l'infini, ajouterions nous.

 

« Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs. »

 

Les vivants aussi, Charles, les vivants aussi...

Publié par drddupuy à 19:49:41 dans liberagneugneu | Commentaires (1) |

une blonde avec une cervelle | 16 février 2006

J'ai eu ce matin même une charmante discussion philosophique avec la plus délicieuse des visiteuses médicales blondes. Quoi comment qu'ouis je ???? Silence démoniaque engeance. Muselez ces pensées divagantes et erratiques. J'exige que l'on ne fit point de remarque concernant la blondeur. Tout d'abord, ce sujet est reconnaissons le de peu d'importance et de petit intérêt. Quel penseur sérieux oserait prétendre appartenir à La famille des penseurs avec un grand P quand il ne raisonne qu'avec de petits p ?

Osons nous situer bien loin de la vulgate.. Pouah, le vulgum, comme je l'exècre à jamais.

La blondeur attire bien entendu le regard du manant, l'attention du vilain ou l'œil visqueux du lubrique. L'honnête homme, lui, sait combien la valeur de l'âme ne se mesure pas à la couleur de la pilosité, qu'elle fut celle du crane ou celle de la marge anale. Liberagneugneu pourrait de surcroît fournir l'exemple de 1000 blondes, plus  autrement malignes qu'une chauve, voire que cinq rousses, dont on signale régulièrement au standard combien elles peuvent offrir d'émanations odoriférantes et autres muscs corporels puissants dont nous autres, hommes, raffolons.

Bref, et pour ne pas perdre le fil, j'oserais prétendre, voire même démontrer, que la couleur du cheveu de mon interlocutrice n'eut aucune influence sur le fil de mes pensées. Je songeai au grand Friedrich Emmanuel, à l'immense Schopenhauer, à Spinoza et Enid Bliton. Je plissai à demi les paupières pour intellectualiser au mieux les incroyables constructions métaphysiques qu'échafaudait sans discontinuer mon interlocutrice au casque d'or.

Quelle culture, quel sens inné de la philosophie, quelles notions hautement respectables de l'art et du sacré.

 

Quel sauvage eut à ma place pu songer :

« Quel cul »

« Ah, comme elle doit bien danser sur les bites. » 

« Combien j'aimerais lui flatter le berlingot. »

ou pire encore

« Je lui mettrai volontiers et icéans un bon coup de pouce. »

Quel ignoble sauvage oserait cela ? Franchement, monsieur le président, les yeux dans les yeux. Les narines dans les narines. Les artères coronaires dans les...

 

Pas moi en tous cas, non, pas Liberagneugneu...

Publié par drddupuy à 19:13:55 dans liberagneugneu | Commentaires (1) |

comment ça va, Lantin ? | 14 février 2006

Face à l'accroissement atrocement intolérable des violences en notre société aux ambitions si correctes, l'état et l'ensemble des agences publicitaires agréées et dûment mandatées ont décidé de créer un produit marketing à visée sédative et réconfortante. Il s'agit d'une nouvelle fête : la saint Valentin.

Ce jour là, votre ami, amant, conjoint, pacs, biquette, lecteur DVD, jouet vibratoire ou autre poupée gonflable vous offriront des fleurs. Plutôt que de les inciter avec une pointe d'agressivité, fort compréhensible en cette période de pollution amiantesque, de fascisme islamique et de mauvaise conjoncture astrale, à positionner ledit bouquet perpendiculairement dans le fond de leur marge anale, vers les confins du rectum et du sigmoïde, adoptez le comportement correct suivant : acceptez ce gage d'amour (de grâce, ne me demandez pas la signification de ce verbeux néologisme). Vous aurez là franchi la première étape du processus. La deuxième est somme toute fort aisée mais nécessite de tenir compte de la multiplicité des combinaisons amoureuses possibles en notre politiquement correcte société. Je vous ferai grâce de la sordide énumération des faits pour ne retenir qu'un schéma marginal : celui d'un couple formé par une  femme et un homme, situation au demeurant bien peu courante, j'en conviens.

Madame, si monsieur vous offre des fleurs ce soir, et cela compte tenu du tarif desdits végétaux, des taxes insupportables soulevées par l'état français mafieux, du taux de change du marché Chinois et de la taille des orteils de ma sœur, vous n'avez plus rien à dire que ceci : j'écarte le compas, vise mon dindon, ouvre moi les rideaux et faisons le potage à quatre genoux...

Pas le choix....

 

Et bien mesdames, Libéragneugneu, en souverain ami de la cause féminine, en combattant définitif de tous les fascismes pernicieux, vous apporte son soutien. La preuve : Liberagneugneu a tringlé hier soir, économisant de la sorte le prix d'un coûteux bouquet de fleurs périssables, dont on sait qu'ils ne servent en vérité qu'une seule et unique fois. A l'age vénérable du sage penseur, il ne saurait être raisonnablement envisagé un deuxième coup le lendemain (sauf bien entendu si vous laissâtes vos coordonnées au standard)

Aussi, ce Valentin ne mérite t il que mépris. Qui est il ce nigaud pour nous imposer ce tringlage en règle, ce code administratif de l'amour, ce carnaval des relations courtoises ?

Une rapide recherche nous apprend aisément que Lupercus, un sage romain proche de saint Upercule, frère de Sinusite, décida un jour que sa méprisante voisine méritait un leçon. Il pénétra en sa demeure, prétextant je ne sais quelle panne sur le réseau internet, et en profita subrepticement pour l'enculer contre la cheminée. Hélas, il se loupa sur la fin et naquit de cette union le petit Valentin, un 14 février de l'an 1529 avant JC. L'histoire perd quasi complètement la trace de cet enfant. Jusqu'en moins 1502 ou 1503, ce qui représente une température véritablement glaciale pour ne par dire glaciaire. Qu'importe ? Toujours est il que Valentin fit la connaissance d'un certain Astérius, juge de son état en la province de Burgos, qui lui tint ce discours :

 

« « Si cela est ainsi, dit Astérius, j'en ferai bientôt l'épreuve : j'ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu'il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras »

 

La suite vous apparaît maintenant évidente.

Ainsi pouvez vous comme moi même refuser la fatalité, le noir destin qui vous attend au coin de bois.

Ah mais cela est trop triste.

La suite ? Pardon, je consulte ma pendule..

 

Ouhhh, putain, le fleuriste est fermé. Vite, mon sécateur........

Publié par drddupuy à 20:58:03 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

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