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liberagneugneu

raleur liberal

un message et je ne meurs pas | 09 décembre 2005

ah mes amis, Cathy d'Ambroise, jolie blonde intelligente, experte du toucher rectal, toi LJ belge, si cher Belge, vous Chris poétesse subtile si précieuse à mon cœur, vous créateur ami, et toi si cher 1%, mon cher fonctionnaire que j'aime : aidez moi, mon frère se meurt atrocement. j"ai besoin de réconfort, du soutien d'un putain d'humain, d'un message aux pires moments de mon atroce condition. allez donnez moi un message, ayez pitié d'un vieillard anéanti par le malheur de voir se dépérir son héros de grand frère. De la pire des manières. Je le sais, je ne suis que bien peu. Juste un mot.

Bruno, je t'accompagnerai avec mes seringues s'il le faut, mais tu ne sentiras jamais l'horreur. Je te conduirai au Népal ou au Radhjastan, à Bombey ou Patna si là bas tu désires y mourir. Nous deux mon frère, nous jouerons les invasions barbares et la mort de Timoty Leary, comme un voyage, comme une fête.

Un message, pour mon frère de 43 ans pour qui je pleure. une seconde. J'en ai besoin, je le rendrai. Allez Cathy, Createur, Chris, allez Sylvie F. si belle étourdissante et désirable mais promise fort justement à un autre, allez toutes et tous, du net, de la clinique, de syrius ou d'ailleurs ; un mot, putain.. je pleure, je pars, je déraisonne sous l'effet du souffle de la mort qui refroidit à chaque instant mon frère. Tous je vous aime...

BRUNO, mon frère, ta mort me tuera

Publié par drddupuy à 21:56:13 dans liberagneugneu | Commentaires (5) |

courrier des lecteurs | 09 décembre 2005

Liberagneugneu se sent dans l'obligation de publier cette retranscription d'un message téléphonique de sa hot line :

"

Monsieur la raclure de bidet susnommée Liberagneugneu.

Sachez monsieur, que je vous conchie, vous et vos descendants, jusques à la quatrième génération, que je vous agonise, vous vomis dans l'auge et vous chie au bec.
Mystique dans l'âme, mais bbbbbègue par la bouche, j'ai un soir de souffrance et de repentance eu le grand malheur d'expérimenter vos dires, de suivre vos pitoyables conseils et de tomber dans le piège infâme de vos turpitudes condamnables.
Votre prière, monsieur, est un  trompe couillon, un attrape gogo, un tissu insoutenable de sornettes et je tiens à le crier publiquement.
Oui monsieur, j'ai tourné comme vous le conseillâtes, bu comme vous l'ordonnâtes et dégringolé comme vous le fîtes. Le blanc a du me frapper vers 23 heures, selon les dires de ma conjointe. Dieu la bénisse, cette chère âme. Et fit qu'elle me revint un jour...

Figurez vous, monsieur, qu'au matin, je baignais dans mes souillures. L'alcool monsieur, ravale l'homme au rang de l'animal. Vous devriez bien le savoir. Aujourd'hui, je suis seul, fort tendu. Les mots s'entrrrrechoquent sous l'effet de la forte irritation qui m'anime, vous le comprendrez bien. Je sais au fond de moi même, humaniste convaincu, ami de la gent féminine que sans vos déplorables conseils, je n'aurais jamais ainsi chhhié au lit.

Ah monsieur, le sort saura vous faire payer, dieu vous fera ramper sous terre pour vos infamies. Vous brisâtes un couple, et une paire de draps de lin.

Je saurai vous retrouver, vous pourfendre le bidon d'un bon coup d'Opinel, voire vous arracher les cheveux, vous crever les yeux et vous casser les dents.

Toutes vos histoires sordides puent bien fort le derrière. Vous n'êtes qu'une sale engeance, une bête vicieuse à abattre en l'urgence.

Il ne manque à votre bbbbloggg glaireux qu'une chasse à tirer  pour engloutir à jamais vos textes et autres conseils.
Qui tire la chasse perd sa place, monsieur.. Un jour, Dieu vous soufflera sa vengeance à l'oreille, et je l'espère, vous intoxiquera le fondement de quelque putréfaction innommable

 

Je ne vous salue pas, monsieur, mais vous dis plutôt merde."

Publié par drddupuy à 21:02:33 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

8 16 17 liberagneugneu : des filles comme s'il en pleuvait | 04 décembre 2005

Tu es jeune, beau, sensible et plein d'amour au plus profond de toi même. Tu veux rencontrer des garçons, des filles ou des transsexuels de ton age ? Tu veux chatter avec miss France ou lorgner le fion de ton actrice préférée ? Tu aimerais que ta prof de math te taille un crayon à la récré ?

C'est facile avec le service m n s Liberagneugneu.

Prends ton portable et compose le bouton off, en pressant fort la touche comme un bouton d'acné. Sors ta main de ton pantalon et va taquiner la belette, chasser la morue pour de bon. Ton portable ? Pose le sur son derrière et fais le donc vibrer. Tu verras comme c'est amusant.

Le chat, c'est ennuyeux.... La chatte, c'est plus joyeux.

N'oublie pas, lorsque ton kiki se sera rétracté, que tes vésicules séminales se seront temporairement aplaties, que tu frôleras un instant l'apaisement si furtif qui suit l'acte d'amour, de noter sur ton cahier de texte le numéro de la demoiselle.

Le service clientèle de Liberagneugneu et sa hot line toujours prête tenteront leur chance.

Un jour, sans en douter, l'une d'elles dira oui.

Ca ne saurait manquer de se produire.

Enfin, il espère.

 

Mais c'est long, affreusement long.

Publié par drddupuy à 16:57:56 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

extasis | 04 décembre 2005

J'aimerais passer un peu de temps, une trentaine d'années tout au plus, chez les moines. Les trappistes. Si possible impliqués dans la culture brassicole. Exercer un repli sur moi même. Bien évidemment, ma démarche spirituelle n'intéresse personne mais peu importe.

Clodo, ç'est terrible comme sorte de repli : j'en ai soigné des gens de la cloche... ils ne sont pas du tout à la fête. Picoler, ronfler sur le trottoir, ne pas se laver pendant 10 ans : ça tente tout le monde, moi le premier, bien entendu. Se pisser dessus de temps en temps, bouffer du melon bien pourri au dessus d'une poubelle, dormir entre trois mollards et deux excréments canins, je suis partant pour les plaisirs d'une existence rustique. Mais derrière ce bon coté, la face noire est tapie : les bastons, le froid, le chaud, le bruit assourdissant des villes et leur puanteur, le manque d'alcool, la pourriture qui vous happe de façon bien plus ostensible que chez le commun des mortels, chez qui le pourrissement est lent et parfois difficile à discerner. Alors par manque de courage, je choisis le petit confort de ma morne vie. La misère morale n'en est pas exclue pour autant.
Chez le moine, surtout celui de la Trappe, on ferme sa gueule, on médite dans la paix, l'ascétisme et le recueillement. Un jour, on doit je l'imagine s'éveiller tel bouddha : plus d'angoisse, plus de questionnement stérile. L'apaisement...La vie n'est qu'un bref instant au sein de l'éternité. Le bonheur est un concept humain positivement stupide, que je soupçonne d'être féminin à l'origine.

L'amour, par exemple, vous l'avez certainement lu, ça dure un à trois ans, pour de chimiques et biologiques raisons : concevoir un nouvel être et l'élever. Trois ans , c'est à la fois peu et beaucoup. Reste ensuite à entretenir cette petite entreprise qu'est le couple. Une vie de bonheur résumée...

Alors quid ? Que retenir de ces lieux communs et de ces truismes prétentieux ?

Rien qu'un ennui infini, manifestement inscrit dans l'ordre des choses pour ce qui est de mon existence. Une petite voix me susurre que la solution à cet ennui est au fond d'un flacon, ou plutôt d'une petite culotte mais la raison et l'expérience m'indiquent clairement que j‘ai tord.

Savoir de surcroît  que l'abbé pierre a tringlé comme un dément ne m'aide en rien.

Trop compliqué..

Je vous livrerai mes réflexions après 30 ans chez les trappistes. Bière à gogo, silence quand je dors. Il ne reste plus qu'à piquer le carnet d'adresse de l'abbé pierre et je sens que j'aurai atteint l'extase. Enfin j'imagine.

Publié par drddupuy à 15:36:45 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

Georges Cloneygneugneu | 03 décembre 2005

Les spots, la presse, les caméras. Je ne connais pas bien sûr, mais je songe que cela ne nous apporte pas, à nous citoyens, de bonnes choses. J'entends : que sarko ou vilpo passent leur temps en maillot de bain devant les photographes, même si leur maman leur a tricoté ledit maillot, ou avec des speakerines alléchantes de l'ORTF,  pourrait causer quelque emballement préjudiciable à tous.

Je transpose : moi, dans ma clinique, là bas, petit chirurgien, tout ça...

Tout à coup, la télévision débarque. Me voila Georges Cloneygneugneu dans « urgences ». Je ne vois plus les évènements de la même manière, ma vue s'embrouille. Je suis dans l'histrionisme, l'agitation fébrile, le dérisoire paraître et somme toute la légèreté. Pas le réel en tous cas.

Une infirmière à la frimousse coquine, jeune et belle à croquer, entre brutalement dans l'office. Je suis là, assis, nonchalant, les pieds sur le bureau, en train de lire un chef d'œuvre de la bibliothèque verte.

« Docteur, vite, je crois que le cinq a des hémorroïdes.

« Bon dieu, sursautais je, doux jésus, vite : un doigtier. »

Je me rue dans la chambre tel sarko dans la banlieue.

Quelques minutes plus tard, j'expose aux journalistes la situation :

« Hémorroïdes externes, à 0 heure et midi. Je pense qu'il faut passer tous les trous du cul au karcher. »

Bien sûr, jamais je n'aurais oser prononcer telle phrase sans cet emballement médiatique. Je m'écoute, on boit mes paroles.

A cet instant même, la petite infirmière, cette ingénue friponne,  hurle haletante :

« Docteur, vite, je crois que le cinq saigne.

« Oh sort funeste, oh noire fatalité : vite, le bloc, la boite vasculaire, les clamps...

« Toujours les hémorroïdes..

« Ah, merde. Soyez courageuse, mon enfant, comprimez d'un doigt ferme. Je crois qu'il s'agit d'une crise et je dois prendre des mesures, éviter l'endémie, la pandémie, la fièvre hémorroïdale cholérique aviaire ou porcine. J'appelle le président qu'il gagne son abri anti-atomique. Vite, je ressens moi même une douleur. Pourriez m'aider, belle enfant ....

Elle court, elle se dérobe :

« Je file au cinq, docteur. »

L'ingrate...

Enfin, à huit heures, les caméras ne sont plus là. Un infirmier hirsute me tape sur l'épaule, m'arrachant à une douce somnolence.

« Docteur, je crois que le cinq fait un infarctus.

« ..... je vous rappelle mon bon»

« Docteur, me dit alors une aide soignante, je crois que le cinq a chié au lit..

« Laissez, ça séchera. Les caméras sont parties.»

Ouf...

Pardon, je m'éparpille, comme toujours. Vous avez senti la teneur de mon propos, vous en avez extrait la substantifique moelle : toute cette agitation ne sert pas la cause de nos patients, comme le maillot de vilpo et son torse velu ne firent en rien baisser nos impôts, nos dettes et notre chômage. La société du spectacle me donne des aigreurs.

Heureusement, dans mon coin là bas boudu, nous sommes en paix, au bord du Mirail, près d'AZF et des voitures qui brûlent. Nous sommes de modestes travailleurs qui oeuvrons dans la discrétion, de petits tacherons attachés à soigner la maladie plus que nos ego démesurés.

 

Si vous avez une caméra, vous pouvez venir vérifier.

Publié par drddupuy à 14:21:24 dans liberagneugneu | Commentaires (2) |

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