moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
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Pouf, au poste de télévision, ils viennent de donner une émission bien captivante. Je suis resté comme hypnotisé, lorsque enfant je goûtais les plaisirs de l'ORTF. Captivé et terrifié...
Le propos ? L'univers... Les corps célestes et leurs lois d'attractions incontournables, les galaxies, les planètes, les comètes, les étoiles, les confins des univers et les trous noirs. La gigantosité des masses et des forces .. Ah je ne sais rien à la science des planètes mais les démonstrations scientifiques me font leur effet. Sans mentir, les couilles m'en remontent.
Songer aux univers infinis.
L ??!?
Première pensée : le grand ordonnateur. Dieu, tout le tremblement. Pourquoi pas, allez... Mais lequel ? J'ai un crucifix autour du cou, un Bouddha dans mon bureau, un Ganesh à mon plafond et la fée clochette sur l'épaule gauche. Voire en ce moment des Mahomet pleins les journaux. Remarquez la majuscule. Je ne voudrais rejoindre trop vite les espaces infinis.
Quel est le bon Dieu ? Pas de réponse, hélas.
Je poursuis donc ces cogitations admirables.
Ces questionnements pascaliens...
..........
Quelle angoisse, quel vide.
« le silence éternel des espaces infinis m'effraie. »
Petit humain trop humain de peu d'importance. Poussière de l'univers. Fraction de fraction du temps à l'échelle de la vie des univers, négligeable créature.
L'avenir ?
Collision avec une comète, aspiration par un trou noir. Cataclysmes, dessiccation des corps, disparition de toute forme de vie.
Alors dans tout cela, les médiocrités sont bien moches, bien infimes.
Je n'ai depuis ce soir que de hautes pensées, bien élevées, bien enlevées.
Ah, songeai je en m'observant, existai je seulement en regard de l'infini ?
Que représentai je dans l'espace ?
Possédai je seulement même une âme ?
Qu'en adviendra t il dans 100 milliards d'années, après la disparition de Jupiter ou la fusion des univers ?
Comment positionner mon gland en ces conflagrations planétaires ?
Publié par drddupuy à 20:51:51 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Vous avez vu les fascistes verts. Ils nous chient dans la male jusqu'à la serrure. Vomir dans une église, retourner les tombes des Juifs : bon, il faut que jeunesse se passe. Anéantir à l'explosif détonant des touristes absolument laïcs à Bali, dont le seul lien avec le mysticisme se situe entre l'ecstasy et le LSD, c'est bien normal au demeurant. Pulvériser des métros gorgés d'enfants de toutes confessions ne mérite au final guère de reproche. C'est au nom d'allah.
Mais alors, non d'une vérole, dessiner de vilaines caricatures du prophète, alors ça c'est tout bonnement épouvantable, inacceptable et atrocement criminel. Quand même, cette religion là, elle fait mouche absolument partout. Indonésie, où le peuple est si doux, Asie, Afrique, péninsule Arabe, Europe. Partout, attaqués et donc amenés à se défendre, disent ils. Au nom de dieu, cela va de soi.
Certains intellectuels voient dans la réaction violente des musulmans le début de la disparition de leur « modèle social ». Mais qui est véritablement en train de disparaître ? Qui vaincra ? Un fait indéniable : l'islam et le monde libre sont inconciliables, pas la peine de se leurrer.
Je ne sais aucune religion ou secte intelligente mais là, on touche le fond. Les cathos, juifs, hindous ou bouddhistes sont pour l'instant, reconnaissons le, nettement moins pénibles. Même les raëliens et autres scientologues font joujou dans leur coin.
Bon, c'est écrit depuis bien longtemps, on va se foutre sur la gueule avec entrain. Ca va décapiter à tous va, je veux bien le croire. Iran, Gaza, Indonésie, Tchetchénie : autant de petits Hitler en activité...
Heureusement, la France éternelle, fille de l'église, a montré un grand courage par la voix de ses dirigeants : de vilepin défend la liberté d'expression et l'islamisme, en demandant à chacun de concilier ses points de vue... notre daladier d'aujourd'hui. En 38, il aurait demandé aux nazis et aux Juifs de bien vouloir rester courtois, tout de même. Ah, l'histoire jugera mais on rigole d'avance.
Allez, avant de me faire décapiter, je vais me jeter un godet et espérer un dernier amour bien terrestre. Une bonne grimpeuse, au périnée tonique et au tempérament bien athée.
« l'amour, c'est l'éternité à la portée des caniches. »
C'est en tous cas une éternité plus palpable que celle de n'importe quelle secte assassine et autre religion à gris gris piteux. Je parle de toutes le religions, je les respecte toutes autant.... et je sais, je sais, tous les musulmans ne sont pas islamistes
mais tous les islamistes sont musulmans..
et les vociférations sont bien moindres quand ils s'agit d'attentats.
Publié par drddupuy à 18:17:08 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
Vichy, vous situez ? Pas les pastilles, la collaboration.
Les écrivains et autres personnages : Rebatet, Brasillach, l'Action Française de Maurras, Pétain, Sigmaringen...
Rebatet n'a pas été fusillé ou assassiné ou que sais je. Il a survécu et bien survécu. Il fut l'un des fondateurs de la Nouvelle Action Royaliste, qui a appelé à soutenir Mitterrand, le grand président des français.
Drôle d'évolution, ce passage du fascisme au socialisme ? Bof, pas si sur. Le fascisme est né des mouvements syndicaux du début du 20°. Mussolini était aussi largement anti libéral que Emmanuelli (le libéral était le Juif et l'antisémitisme renaissant de nos jours à l'extrème gauche nous ramène 60 ans en arrière), certainement aussi dirigiste que M. Aubry. Les régimes type Peron n'ont rien à envier avec leurs parades militaires au régime de Mussolini.
Au final, pour bien tout mélanger dans la gamelle (je sais que cela agace), je dirais que :
- Mitterrand a probablement bien mérité sa francisque
- le socialisme va du fascisme allégé façon Aubry à des régimes plus dictatoriaux..
Les régimes autoritaires se valent tous et ne valent tous pas grand chose.
Vous savez la différence entre Hitler et Staline ?
La moustache
Publié par drddupuy à 11:26:42 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Mon pote Racalerde, vous ne le fréquentez pas ? Jamais vous ne le vites ?
Ah, qu'est ce que vous loupez.
J'étais voici peu en cet établissement que chaque bon Toulousain se doit de visiter hebdromadairement au bas mot. On y trouve tous les bouquins les plus raffinés du moment.
Je papillonnais. Je m'arrêtais parfois feuilletant avec délicatesse quelque ouvrage, ne troublant en rien le silence religieux du lieu. Vint à mes esgourdes une drôle de musique. On eut pu songer à un sanglier, furetant dans les mousses odorantes d'une forêt de chênes.
« Grouik, grouik. »
Je m'approchais et le vis : grassouillet, la goutte au blair, les pommettes rougeoyantes... une barbe négligée. Ses doigts luisants comme des saucisses allaient de page en page, laissant sur chacune quelque trace grasse et suspecte. Il grognait :
« Ah les cons, ces bourgeois mériteraient qu'on leur déplissa la marge anale avec le papier de ces torches culs. Oser parler de littérature. Littérature de mon cul... »
Il me vit alors :
« Ah Gneugneu, vieux défraîchi. Que fais tu en ce lieu déplaisant ? Aurais tu appris à lire ou as tu confondu cet établissement avec les tinettes ? La gastro-entérite ? La furieuse galopante ? Ah mon ami, tu trouveras tout le papier que ton fondement délicat exige... »
Bien sûr, il ne chuchotait pas : il hurlait, s'époumonait gaiement, postillonnant avec grande satisfaction. Certains clients fixaient du regard un ouvrage quelconque ou simplement le bout de leurs chaussures, feignant ne pas le voir. D'autres haussaient les épaules avec morgue. Les vendeurs surveillaient le personnage, prêts à intervenir.
« Mon ami, fit il en me saisissant par l'avant bras, 90% de cette production ne vaut pas mieux qu'étrons fumants. Le monde est devenu correct. On n'y peut même plus crever libre sur les chaussées. Solidarité, homoparentalité, militant, écologiste, correct et harcèlement, et injustice sociale, et putain de bordel de religion civile, catéchisme pitoyable. Au moins les croyances d'antan possédaient elles une petite part de rêve et de magie. Ah comme ce siècle m'étouffe, comme ces contraintes me navrent. Regarde moi ces pelés : plus des trois quart d'entre eux attendent une aide du gouvernement... Depuis quand un gouvernement aide t il quelqu'un ? »
Il prit à parti une pauvre femme apeurée :
« Que croyez vous, que les radars vont faire ressusciter mon pauvre frère mort sur sa motocyclette ? Que les indemnités de chômage vont vous permettre d'avoir le prix Nobel ? Que l'état vous rendra moins con ? Ah, pauvres dégénérés décadents.. La vie sans risque, tiens, me fit il, ça me donne... »
Je reculais, prêt à l'esquive, connaissant trop bien l'animal. Il se frottait la panse et je devinais déjà la suite. Il éructa d'une force démentielle, déclenchant des « oh » navrés dans l'assistance.
« Ah, l'ail mon ami, l'ail : voilà un véritable extrait concentré d'existence bien humaine. Rien ne me fait éructer comme l'ail, sauf autrefois peut être, cette cocaïne à laquelle j'ai renoncé. »
Eructations rafraîchissantes disait Freud...
Un nuage bien pesant pour l'odorat m'avait forcé à reculer. Déjà, les vendeurs se regroupaient. J'invitais mon pote à se mouvoir avant les hostilités.
Il s'étala sur le trottoir à peine sorti de l'établissement. La neige avait rendu le sol glissant :
« Ah les enculés, hurla t il. Ils peuvent pas déneiger, au lieu de s'acharner à proposer d'aussi merdiques ouvrages. On peut être pauvre et cultivé, sale engeance vermine choléra.»
Je l'aidais à se lever. Un neige boueuse souillait son visage. A peine debout, il cracha vigoureusement. J'aperçus dans le magasin une caissière porter les mains à sa poitrine à la vue de ce gros mollard jaune qui glissait lentement sur sa vitrine.
Je sentais naître de mauvais présages en ce jour d'hiver mais la destiné intervint en ma faveur.
« Mon ami, cet épisode regrettable me fait pleurer mon doux logis. Je ne manquerai pas de frapper à ta porte quand le vent m'y mènera. »
Il me prit dans ses bras, m'embrassa à m'étouffer. Il refoulait du bec comme un cul de vautour. Il n'oublierait certes jamais de venir me visiter et de vider en quelques heures la totalité des bouteilles de mon bar, que je lui céderais avec petite douleur au cul mais certes un grand plaisir.
Je le regardais partir, déambulant maladroitement sur le trottoir glissant, et songeais que certains humains valent véritablement qu'on leur cède toute l'amitié possible.
Publié par drddupuy à 18:19:44 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Ah boudu, Toulouse sous la neige, comme c'est admirable. Ce manteau blanc sur la ville rose... ça vous vous change l'âme, ces petits évènements climatiques qui font la rue joyeuse. Les petits bonheurs. Le facteur glisse et s'étale sur le trottoir, son courrier épars, son rangement par secteur anéanti. Il peste, cramoisi pivoine, rouge sur le blanc manteau au demeurant glissant. Plus loin, au carrefour, deux automobilistes s'invectivent amicalement :
« Enculé, je vais te l'enfoncer dans le rectum ton constat amiable. Avec les trois exemplaires et le papier carbone.
« Empétargueille, si tu touches à ce constat, je te coince les burnes sous ton enfoiré de capot de ringard. »
Ah, comme ils touchants.
Une enfant rêve au bord du trottoir, les yeux plus grands ouverts que ceux du fils de Chucky. Ce spectacle la sidère et la ravit. Elle s'en marre, bouche ouverte quand son grand frère lui écrase une bonne boule de neige sur le pif. Elle pleure icéans, la morve bien jaune au tarin. Comme elle est émouvante.
Ah tout cela exacerbe ma sentimentalité. Je songe au créateur de l'univers. Je lui adresse une prière, pour la fraternité, la paix dans le monde aux hommes de bonne volonté. Je lui demande pour tous le bonheur, l'apaisement et la piété. Que chacun partage l'eucharistie et prie en un esprit œcuménique pour être atteint par la grâce divine. Que la vie soit belle et supportable. Et que Dieu m'envoie des innocentes, majeures, pleines de bonne volonté et de passion pour ma bite, au compas bien ouvert et au dindon offert.
Mais Dieu ne fait rien. Y'a longtemps qu'il s'en branle, de mes préoccupations humanitaires.
Publié par drddupuy à 11:56:25 dans liberagneugneu | Commentaires (2) | Permaliens
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