moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Ah boudu, Toulouse sous la neige, comme c'est admirable. Ce manteau blanc sur la ville rose... ça vous vous change l'âme, ces petits évènements climatiques qui font la rue joyeuse. Les petits bonheurs. Le facteur glisse et s'étale sur le trottoir, son courrier épars, son rangement par secteur anéanti. Il peste, cramoisi pivoine, rouge sur le blanc manteau au demeurant glissant. Plus loin, au carrefour, deux automobilistes s'invectivent amicalement :
« Enculé, je vais te l'enfoncer dans le rectum ton constat amiable. Avec les trois exemplaires et le papier carbone.
« Empétargueille, si tu touches à ce constat, je te coince les burnes sous ton enfoiré de capot de ringard. »
Ah, comme ils touchants.
Une enfant rêve au bord du trottoir, les yeux plus grands ouverts que ceux du fils de Chucky. Ce spectacle la sidère et la ravit. Elle s'en marre, bouche ouverte quand son grand frère lui écrase une bonne boule de neige sur le pif. Elle pleure icéans, la morve bien jaune au tarin. Comme elle est émouvante.
Ah tout cela exacerbe ma sentimentalité. Je songe au créateur de l'univers. Je lui adresse une prière, pour la fraternité, la paix dans le monde aux hommes de bonne volonté. Je lui demande pour tous le bonheur, l'apaisement et la piété. Que chacun partage l'eucharistie et prie en un esprit œcuménique pour être atteint par la grâce divine. Que la vie soit belle et supportable. Et que Dieu m'envoie des innocentes, majeures, pleines de bonne volonté et de passion pour ma bite, au compas bien ouvert et au dindon offert.
Mais Dieu ne fait rien. Y'a longtemps qu'il s'en branle, de mes préoccupations humanitaires.
Publié par drddupuy à 11:56:25 dans liberagneugneu | Commentaires (2) | Permaliens
Les nouvelles sont épouvantables : le hamas élu... on va l'avoir cette guerre, j'en mettrais mes burnes à hacher.
Heureusement, l'amour courtois et la poésie nous font oublier un instant l'inclinaison pitoyable de nos contemporains vers l'obscurantisme et la mort.
Ainsi, ce moment de paix que je vécus voici peu. Après ma contre visite, je me trouvais seul en la pharmacie avec cette beauté diplômée d'état dont je vous traçais le portrait voici quelques jours. Une brunette de premier choix, joli minois et chairs bien fermes, du moins le supposai je. J'éprouvais, vous savez bien, ce sentiment : parce que c'était elle et parce que bidule chouette. Bref, j'œuvrais à mes prescriptions quand elle s'approche l'ingénue, au prétexte de m'interroger. D'emblée, la question m'apparaît futile, comme si cet être pur cherchait à prendre contact :
« Docteur Gneugneu, pourriez vous me dire, pour les suppositoires, dois je les pousser avec l'index ou l'auriculaire ? Et bien, humm, docteur ?
« Eh bien, belle enfant, je pense .. »
Ah, la voici qui se colle contre moi, me sidère de son noir regard des contrées du sud de l'europe. Je n'en puis plus, j'en défaille, j'en tressaille. Je sens se hérisser les poils de mon pubis. J'aimerais lui proposer tout l'amour dont je suis capable (deux trois coups tout au plus), jeter à ses pieds ma fortune (pas grand chose), lui promettre d'être son serf, son esclave, son plus fidèle servant. Tout se bouscule en mon cortex et une certaine timidité naturelle vient compliquer la situation qui en devient pénible :
« Arghhh., réponds je. »
« Oui ? Docteur ? »
Je cale, je peine, je bafouille...
Allons...
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin justifie les moyens, me résous je. Je m'avance un peu, me colle encore à elle. Un millimètre de plus et nous chutons tous deux. Je sens la chaleur de son être réchauffer mon vieux corps meurtri à la verge patinée par le temps.
Je l'enlace avec douceur. Elle pose un doigt sur mes lèvres :
« Sachez docteur Gneugneu, que je suis douce, pure, désintéressée, que mon cœur chavire à l'idée de vous aimer bientôt. Je nous vois plonger sans retenue dans l'abyssal océan de l'Amour, et vivre les plus romantiques sentiments. »
« Glop glop. »
La salive me fait défaut.
« J'aimerai tout chez vous, oh mon docteur d'urgence et particulièrement votre bien raide verge. »
Vingt Dieu, la femme idéale.
« Mais je possède hélas un tout petit défaut.
« Dites moi, mon aimée car je saurai vous pardonner.
« Il se trouve...
« Allons ne rougissez pas, vous pouvez tout me dire.
« Et bien voilà : je pète au lit, mais alors, bien fort, je pète. Tiens. »
BRAOUUUUUUUM.
Une baudruche infernale vient d'exploser, claquant comme 100 000 drapeaux à la tempête, déchirant la nuit lugubre de son sinistre craquement.
J'agite les bras tel pauvre être au bord de la noyade, je hurle, j'aspire et m'étouffe. Mes oreilles sifflent comme cent mille diables
Je m'éveille....
Je scrute, halluciné et perdu dans mon lit défait. Personne à droite, personne à gauche. Non plus que sous le lit. Premier voisin bien trop éloigné.
Il faut se rendre à l'évidence...
Mais je suis trop las. Concluez ce que vous désirez. Je suis un être pur, animé par les hauts sentiments de l'amour courtois et vos railleries m'indiffèrent.
Pourquoi ne vis je les bonheurs que dans mes rêves ? Pourquoi Dieu me faire ainsi souffrir, moi qui ne réclame que l'amour ? Comment un être exquis comme je puis l'être ne peut il chérir au quotidien l'âme sœur qu'il vénère ? Comment ai je pu engouffrer tout ce cassoulet à moi seul ?
Nous aurons des lits pleins d'odeur légères, dit le poète...
C'est ça ...tout à fait ça
Publié par drddupuy à 17:22:27 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Monsieur Libéragneugneu,
Sachez monsieur une nouvelle fois, combien vos propos m'exaspèrent. Vous qui prétendez répondre à de hautes aspirations n'êtes somme toute qu'un foireux goujat. Je déclare ici même combien vos émois, qui semblent se situer plus au niveau du rectum que de la partie intelligente et haute de l'individu, ne me m'inspirent que le plus profond mépris.
Je lis avec effroi vos caricatures délirantes et songe dès lors à prévenir la préfecture (un courrier anonyme) ou quelque asile psychiatrique dont vous pourriez être l'hôte permanent.. J'envisage également d'avertir quelque zoo tropical, où vous pourriez séjourner entre le semnopithèque péteur et le cacatoès éructant.
Permettez moi, méprisable ordure, de poser cette question bien utile : avez vous en tête autre chose que votre phallus dérisoire ? Se peut il qu'une fois en votre existence vous évoquiez des problèmes hautement spirituels sans les salir de vos railleries indignes ? Hélas, la réponse s'impose d'elle même.
Je plains sincèrement votre entourage et le voisinage alentour, d'avoir à telle proximité un aussi lugubre con, malfaisant averti, pervers polymorphe et suborneur avéré.
Vous avez certainement pauvre âne, du jeu dans les rivets, de l'espace entre les neurones et du retard à l'allumage.
Je ne vous dis pas d'aller vous faire foutre : vous pourriez vous exécuter. Je vous dis seulement « mon cul », et ça n'est pas pour vous l'offrir.
Espérant vous voir sécher dans un grenier ou croupir dans un égout, je vous ordonne de croire en l'expression de mes sentiments les plus immondes et en ma plus définitive antipathie.
Que le cul vous pèle, que la barbe vous pousse à l'envers et vous étouffe.
Signé Roland Culé, écologiste militant
Publié par drddupuy à 19:05:34 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Ce matin, à l'heure où blanchit la campagne, je suis entré l'espace d'un subtil instant dans la quatrième dimension. Je me suis éveillé au son du réveil de mon portable, qui reproduit à l'exact la parade nuptiale du crapaud commun. J'étais en train de rêver, toujours ce même rêve obsédant, lancinant : je m'apprête à embrasser cette douce infirmière au nombril piercé quand un hippopotame vert surgi de je ne sais où traverse le faux plafond pour atterrir sur mon dos le plus mollement du monde. Ce qui fait fuir la belle. Et je reste prostré, mon hippopotame sur le dos. Pouah, je ressens encore l'haleine épouvantable de cet animal Soudanais après son beuglement... Pardon, je m'égare...
Dès le lever, je perçois des signes étranges, dérangeants, fort inhabituels. Le ciel est noir, la rue silencieuse. Aux toilettes, tout le jet d'urine termine sa course dans la cuvette. L'abatant, le sol, le mur même sont épargnés, ce qui ne m'arrive quasiment jamais (peut être la première nuit, si j'ai pas bu et que je suis amoureux). Bref, mon sixième sens me signale que je suis entré dans la quatrième dimension.
Dans la cuisine, regardant bouillir l'eau du thé, alors que mon hot dog fromage bouillit dans le four micro ondes, j'écoute distraitement la radio : bon Dieu, vérole et pinenbois, songeai je brutalement, sorti de ma torpeur par cette effrayante constatation : toutes les émissions ont changé. Commentateur, ordre, jingles...
Bien qu'émotionnellement neutre et somme toute peu influençable, je commence à me laisser gagner par une panique bien compréhensible .La maison est silencieuse, on entendrait une mouche péter. Je comprends alors enfin : des monstres gluants venus de Syrius ont du enlever ma famille, prendre le contrôle d'Europe Un et trafiquer furieusement dans mon urètre pendant que je dormais. Je décide d'être courageux : premier problème à régler, trouver une copine pour s'occuper des affaires courantes de la maison pendant que je prépare un voyage intergalactique vers Syrius. Pas question de m'encombrer les idées de linge sale et autres plats cuisinés non plus que de laisser se distendre jusqu'au point de rupture mes vésicules séminales. Vite, mon carnet d'adresse... Je furète, je cherche, je trifouille et retourne..
C'est alors que la vérité se fait jour. Morbleu. Le réveil. Il est trois heures dix. Ce con de téléphone a sonné un peu trop tôt, l'immonde pervers électronique.
Il faut remettre le petit au chaud, je ne vois que cette solution.
C'est con, j'avais une idée, pour la copine.
Syrius, c'est tous des cons là bas..
Publié par drddupuy à 13:50:23 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Ah, les gens. Ils ne savent pas faire tous seuls. Il leur faut un club, une religion. Je ne parle pas des hystériques sectaires, des islamistes et autres délirants. Je songe aux écolos. Attention, je connais le refrain. Notre bonne terre, notre mère, la fin du monde, le froid glacial, les ténèbres, l'apocalypse.
Les écolos, leur problème, c'est cette manière autoritariste de vouloir changer nos existences au cours pénible pour de vagues prétextes absolument pas scientifiques. Avant eux, on a eu les cathos, dans le même genre. La bible disait tout et gare à celui qui ne filait pas droit. Aujourd'hui, on nous les concasse avec le réchauffement soi disant lié aux activités humaines. Remettre en question ces pauvres arguties est un anathème. Mort à l'incroyant. Heureusement, on peut encore lire l'Imposture verte de Pierre Kohler ou l'Ecologiste sceptique, de Bjorn Lomborg (un statisticien, ancien de greenpeace).
Mon prochain sur la liste : Etat d'urgence, de Mickael Crichton.
Oui, j'aime les voix dissonantes. J'aime aussi la vérité scientifique. Pour Crichton, je ne sais pas encore mais sa démarche semble saine.
Agiter des menaces infondées, réveiller les vieilles peurs, les phobies sociales les plus ancrées pour imposer sa vision du monde. Ca vous rappelle rien ?
A bas le politiquement correct, mort au principe de précaution et vive la liberté...
Ouille, c'est la prison assurée pour ma pomme. Je vais récupérer mes impôts.
Mort aux vachesPublié par drddupuy à 13:44:20 dans liberagneugneu | Commentaires (1) | Permaliens
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