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liberagneugneu

raleur liberal

encore un poème d'amour, pour la chérie que je vais bientôt aimer | 22 mai 2006

A C. dite Bernadette, de la clinique AP de Toul…
Infirmière à l’œil bleu mais petit
 
 

Toute de noir vêtue, tu braves la tempête,

Et fais face aux rouleaux, et te ris des dangers,

Oh fière demoiselle, qui relève la tête

Quand tant d’autres ci bas, de peur auraient cédé.

 

Je te chéris et t’aime, courageuse beauté,

Toi qui jamais ne fuis, agrippée au rocher,

Qui résistes toujours, aux plus furieuses houles,

Je te chéris et t’aime, oh courageuse moule.

 

Tout le monde ici bas, devrait prendre modèle,

Sur cette fille là, à la fois dure et belle,

Que j’aime marinière, gratin ou omelette,

A l’ail, en sauce blanche, c’est toujours une fête.

 

Je t’aime aussi poilue, mais c’est une autre histoire,

Le destin a voulu, qu’en ces temps de disette,

Je ne fréquente point, que j’aie perdu l’espoir,

Et ne me reste plus que sites internet…

 
 

Bon voilà. Un hymne à l’amour. Notre ministre  De Vilepin n’aime pas les moules sur les rochers. Qui a dit qu’il était flamboyant, ce bréneux médiocre ???

 
Si vous êtes une moule jolie, contactez Libéragneugneu qui vous orientera vers le supplément d’âme qui vous fait défaut icéans ...

Publié par drddupuy à 20:19:21 dans poetegneugneu | Commentaires (4) |

il s'agit de finesse | 20 mai 2006

Une fois encore, le standard de Liberagneugenu est submergé d’appels : les conchyliculteurs, les ostréiculteurs, les motoculteurs et tous les culturistes et autres haltère mondialistes nous sont reconnaissants de l’attention portée à leur cause. Libéragneugneu est ami du crustacée, sachez le et ne vous avisez pas de l’oublier.
Aucun de ces êtres fins et délicats ne peut admettre les décisions ministérielles d’interdiction de l’huître, cette reine du coquillage.

Liberagneugneu leur répond : qui pourrait être assez con, assez déficient, assez citoyen militant pour comprendre et accepter le principe de précaution qui n’est qu’un postulat de la castration ? Qui ?

Pour saisir un peu mieux les fondements de  l’ineptie de l’état, nous nous sommes fait aider de notre douce Claire Strim, dont l’intelligence acérée n’a d’égal à nos yeux que la fermeté du propos et du nichon gauche (Liberagneugneu est droitier).

Elle s’est rendue, pour en apprécier le fonctionnement, au cabinet de Nicolas S.

« A quoi sert votre cabinet, monsieur S ?

« Oh, vous savez, nous ne sommes que des êtres supérieurs comme les autres. Parfois, j’y vais comme l’on dit lâcher un peu d’eau . D’autres fois, l’affaire est plus sérieuse. En ce moment cela va plutôt bien mais nous avons eu au cabinet un moment pénible, lorsque D. De V. a choppé le chinkungougniarc. Ah, il a été flamboyant, ce bréneux. Ca sentait pire que 100 000 vautours nourris au fennec…

« burps…

« Savez vous chère Claire, que le vautour utilise pour dévorer la charogne un orifice décomposé où il glisse son cou. Quand l’orifice ne se présente pas, quand l’animal est trop frais, il choisit de s'introduire dans un conduit naturel et là, mon Dieu, il n’en existe pas 150… Ouarf ouarf… Cela explique cet aspect déplumé de son cou et l’odeur somme toute répugnante que véhiculent les vieux males… Ah surprenante nature. Elle nous enseigne l’intelligence, n’est ce pas

« Mais monsieur S, je parlais de cabinet minis..

« Ah oui, c’est exact… Je m’y rends enfin parfois pour d’intimes raisons que je n’ose vous révéler. Allons, vous êtes jeune, je me lance. J’y compulse la revue Moules et Morues, que le ministère nous offre chaque mois aux frais du contribuable. Je vais disons le me taper un rassis, me faire briller le chinois quoi, m’astiquer le poireau. Pas trop souvent tout de même. J’en sors vidé et triste et ça laisse sur ma braguette des taches bien peu esthétiques. Enfin, la dure vie d’un ministre quoi... Mais votre nom me rappelle… Claire Strim ? Cela me reviendra. Un cigare Monica ? Non ? Ah, allons, le devoir m’appelle… J’ai une revanche à prendre sur monsieur D. De V. qui a souillé mon cabinet… Je lui réserve depuis trois jours une réponse qui ne peut plus attendre.. Oh putain de bonne mère. »

Publié par drddupuy à 08:38:13 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

mesage à mon amoureuse que j'aime | 19 mai 2006

Oh huître du bassin que j'aime comme fille

Qu’en ta douce coquille, tu demeures en paix,

Que les fonds si tranquilles, tu puisses regagner,

Et regarder nager, les bars et les anguilles.

 

 

Loin des sombres crétins qui gouvernent la France,

Les pauvres Vilepin, ces nantis au cœur rance,

Flamboie beau crustacée, si fière dans ta flotte,

Je t’aime additionnée, de vin et d’échalote

 

 

Mais aujourd’hui hélas, je ne puis te presser

Contre ma bouche triste de ne te point goûter

Des tréfonds du son antre, un pauvre fonctionnaire,

M’interdit de te voir : qu’il fricasse en enfer.

 

 

Oh que je suis déçu, abattu et sonné,

Il ne me reste plus qu’à me bien résigner

A me rabattre enfin, mais ça me fout les boule,

Sur un met bien moins fin : je vais me faire une moule….

 

 

 

 

Encore que… en ce moment, c’est calme plat. La quarantaine, le démon de onze heures, le potage de midi.. Tout ça, peut être. Mais putain, qu’est ce que je me suis seul… Ah jusqu’où s’arrêteront ils, mes tourments infâmes…

Publié par drddupuy à 22:18:46 dans liberagneugneu | Commentaires (15) |

rions un peu | 19 mai 2006

Moi aussi je pourrais geindre et me plaindre, et me répandre…

Je pourrais dire :

Faut il donc se pendre pour bander un dernier coup ?

A quoi bon tout cela ?

La souffrance et l’ennui…

Encalminé dans le morne quotidien conjugal, affaibli par les affres médicaux de mes proches, échauffé par les médias, la navrante Claire Strim et le contristant De Vilepin, ses désolants énarques et ses piteux marquis, saoul de médiocrité et de quotidien morne.

Je pourrais m’effondrer..

Songer à l’infini.

A la délivrance, au repos éternel, à l’adieu décisif à cette vallée de larmes…

Oh Dieu fais moi une place.. J ‘ai tout vu, tout tenté, et me suis réveillé, bien sombre, bien usé, au bout de la tristesse. Il suffit, j’ai compris..  Ne m’en rajoutez pas, laissez moi seulement bien choisir mon trépas..

 

Facile…

 

La vie est belle, Dieu m’tripote… Juste un peu certains jours fatigante, et bien répétitive.

 

C’est ainsi que demain en exclusivité, et pour rehausser quelque instant le niveau culturel de notre civilisation en fin de parcours, Liberagneugneu décrète l’ouverture d’un concours national de pets et d’éructations…

 
Ah vous chers lecteurs..

Publié par drddupuy à 20:34:01 dans liberagneugneu | Commentaires (3) |

adieu mon grec | 14 mai 2006

Le Cap Ferret… Ses huîtres, son micro climat. Et mon frère surtout. Il vit chez les parents, au fond du jardin. Dans les pins.

Venet nous a quitté jeudi, cet ami cher. Si rapidement… Alors voir mon frère, c’est le retenir un peu, même si le temps des illusions s’en est allé.

Venet…

130 kilos au meilleur de sa forme. Le Grec était un fort personnage. Il avait quitté son pays natal en quatrième catastrophe, dans le premier train venu, autour de 1974… Peu encombré par les malles, qu’il était. La garde nationale chypriote grecque, Ioannidis, la junte, que sais je, tous ces colonels médiocres avaient contrarié ses projets de vie…La rondelle roussie, qu’il avait eu le Venet, le feu au derge. Direction la France. Un Batisti avec les mains propres en quelque sorte. Il avait repris sa marche. Etudes de médecine, chirurgie. Il savait notre métier. Un fil un seul et il vous démontait les bourses, vous remettait les couilles à leur place, calme, débonnaire et toujours efficace. Il avait la culture de la Grèce antique, l’humanisme hypertrophié du militant de la vraie gauche extrême et non la hargne assassine des staliniens d’hier et aujourd’hui. Et puis l’amour de la mer, en bon grec, fils d’armateur. Voiles, gréements, navigation... Il flottait dans la vie avec grâce, le gros. Il était unique, comme chacun d’entre nous bien sûr, mais tellement plus unique que moi…

Venet a lâché la rampe, quitté la table, tiré sa révérence. Il ne reste que son citron, son oignon et quelques poils de sa moustache sur la nappe. Fin de l’histoire..

Je surprends le frangin à mon arrivée, somnolent sur sa couche. Il a encore perdu du poids. Plus un cheveu, quelques poils d’une barbe devenue blanche. 43 ans. Le galet de la pompe d’alimentation vient troubler le silence des lieux, bien agaçant. Un liquide laiteux est conduit vers la sonde gastrique d’alimentation, le festin du jour. De l’eau, du tabac, de la morphine… Trop fatigué pour parler, trop angoissé pour penser.

Mes parents observent, tout vieux, tout rabougris, tout assommés par tristesse… Attendant la conflagration funeste.

On le laisse se reposer, on part marcher sur la plage tous trois, on s’étreint un peu, mâchoires serrées, larmoyants et contrits…

On s’accompagne.
A bientôt…

 

 

Pas le cœur pour les huîtres… Après tout, elles aussi méritent bien un petit répit.

Publié par drddupuy à 19:01:48 dans liberagneugneu | Commentaires (4) |

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