moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Ah vérole gluante, ils ont gagné les Francois. Voilà qui ne sert en rien ma cause. On va nous resservir le jeu de balle rédempteur de la nation à toutes les sauces les plus écœurantes. Impossible d'y échapper, à la baballe qui fait relever la tête à la France. Hier soir, dans la chaleur glauque de la canicule Toulousaine, s'élevaient des clameurs des quatre coins de la cité, des vociférations proférées en chœur qui auraient ravi n'importe quel dictateur. Effrayantes manifestations, foules détestables... Quand l'on peut chaque jour constater combien nos concitoyens restent hagards et apathiques tels des veaux face à de si déchirantes situations. Bon, allez, pas à moi de faire la morale. Allez, acclamez les vos héros, j'ai d'excellentes boules Quies. Ecrasez les vos klaxons, comme au mariage de la cousine, bande de beaufs.
Tout de même, je trouve que nos Dieux du stade, à les entendre, n'ont pas inventé le calcul vectoriel. Les Dieux, selon moi, avaient quelques idées, quelque intelligence... Enfin, encore un symbole glorieux de nos sociétés festives. La communion eucharistique autour du jeu de balle. Si je conduisais le monde, et cela pourrait se produire, je choisirais le bilboquet, le curling ou peut être la canne pour ces manifestations.
Allons, pas d'emportement excessif : tout cela n'est rien. Voici le véritable propos du jour... Je subis le victoires de l'équipe nationale, espérant à chaque fois qu'ils se ramassent sans que cela n'arrive jamais. Cela me fait songer de très loin à un chef d'œuvre du cinéma, « Bad Lieutenant », d'Abel Ferrara. Une autre forme de rédemption, celle du policier véreux jusqu'au trognon, toxico, pourri aux trousses des violeurs d'une nonne. Harvey Keitel y est sublime. Il espère chaque jour la victoire de son équipe de foot car il parie pour des collègues mais il perd et perd encore. Il est parfaitement immonde et malfaisant, particulièrement lorsqu'il agite sa queue devant deux gamines effrayées qu'il vient d'arrêter.
« You like to suck fucking dicks ?Je vous le suggère, il s'agit d'un chef d'œuvre. Un véritable méchant bonhomme à l'oeuvre.
Dostoïevski annonçait comme cela avoir violé une fillette et l'avoir écoutée se pendre dans la chambre voisine. A mille lieues des gentils footballeurs, intégrés, bien musclés mais ras du plafond.. Hier soir, pendant leurs exploits, je relisais le grand Louis Ferdinand.
« Ainsi le mouton, sur le flanc, dans le pré, agonise et broute encore. La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent 20 ans d'avance et parfois d'avantage. Ce sont les malheureux de la terre... »
C'est peut être ça. Je suis un putain de malheureux. La communion nationale autour de la baballe, je m'en torche et je m'en gratte.. Elle m'apparaît bien pitoyable, mais c'est parce que je suis un triste con.
Conclusion : plutôt que de regarder le prochain match, louez Bad Lieutenant. Ca va vous faire mille fois plus de bien... Et ça donne moins envie de brailler en klaxonnant.Publié par drddupuy à 11:37:16 dans liberagneugneu | Commentaires (14) | Permaliens
Enfin venu le jour du matche France Brésil. Franchement, pas à dire, ça manquait.
Le football, c'est la petite guerre propre au milieu de l'arène, au royaume du principe de précaution et de la débilité festive dégoulinante. On s'y bastonne encore un peu dans les tribunes mais l'état veille et le hooligan devra bientôt rester à la maison, hors d'état de nuire à l'image du sport vénéré. Il pourra toujours corriger maman avec ses charentaises et pisser la bière sur son canapé. Ca fera moins désordre qu'à la télévision.
Mais là n'est pas le propos de ce site hautement intellectuel. Il s'agit plutôt d'écouter, et ça n'est pas difficile, nos commentateurs et autres politiques bas du plafond. Ainsi, la finale de 1998 devant laquelle je m'endormis tel bébé après le sein, s'est elle présentée comme facteur d'intégration, élément structurant de notre belle nation, mais aussi comme dynamisant de l'activité économique et dopant pour le moral du français. Libéragneugneu s'est livré à des recherches exhaustives pour découvrir non sans surprise, que le foot pouvait aussi faire baisser le chômage, les impôts et la mauvaise haleine voire pour certains favoriser la pénétration et limiter drastiquement le nombre de poussées hémorroïdaires chez le nonagénaire en période de canicule.
Bien entendu, tout cela est faux. De nombreux nonagénaires peuvent en témoigner. Par ailleurs, la victoire de l'équipe de France ne vous aidera en rien a supporter mieux le couteau qu'une charogne vous a planté dans la carotide pour piquer le lecteur MP3 que vous vous offrîtes à Noël.
Libéragneugneu a donc songé à vous faire ce superbe cadeau, un hymne à la joie à entonner dans les stades ou devant votre poste de TSF. Un hymne enjoué nettement mieux construit que les fredaines habituelles type « On va gagner gner gner » ou « ce soir on vous met le feu ». Il peut aisément être accompagné d'un bugle, d'un pipeau à deux trous de jeu voire d'un galoubet.
Je me lance..
Un deux trois un deux trois (c'est en trois temps)
Si t'as l'moral dans les chaussettes
Que tout t'apparaît perverti,
Qu'à deux mains tu te prends la tête,
En te lamentant sur ta vie,
Saches que personne en ce monde,
Ne peut quoi que ce soit pour toi,
Aussi vrai que la terre est ronde,
Tu ne peux compter que sur toi
Rassemble bien tout ton courage,
Il est temps de tourner la page,
Je vais t'aider de mon conseil,
Tu vas retrouver le sommeil
Viens t'amuser chez les charognes,
Tu verras c'est très drôle ici
Commence par t'faire sauter la trogne
Tu t'éveill'ras au paradis..
Oh gué oh gué oh gué
Cours au jardin, y'a une branche,
Le pendu nous quitte en bandant,
Saute du pont, prends trop de blanche
Ou meurs dans un bel accident,
Là haut pas de foot pas d'ennui,
Repos éternel garanti,
Ou l'enfer si je me suis trompé,
Mais pas plus d'une éternité
Oh gué oh gué oh gué
Publié par drddupuy à 12:31:04 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
Enfin quelque information joyeuse : un cinquième ours « introduit »…
C’est admirable, tellement émouvant, si terriblement mignon que l’ensemble de la rédaction de Libéragneugneu a versé une larme… de rire.
Quoi que .
Calculons ensemble : combien coûtent les hélicoptères, les puces, les radars, les camions, les projets d’étude, les avis de centaines d’experts, les dizaines de salariés tous types tous grades administratifs affectés à la tache indigne dans un pays aux finances à la dérive, de réintroduire le Baloo vénéré ? Au bas mot les cotisations de toute une vie pour 10598 caissières de grande surface, pour 674 infirmières ou au moins un ou deux ministres.
Tout cela est il décent dans un pays où l’impôt collecté par une véritable mafia d’état, étouffe toute initiative, étrangle définitivement l’économie et génère chômage, misère et désespoir sans rien apporter de bon en retour ?
Bien sûr, un jour, une fillette de 9 ans sera éventrée par une femelle craignant pour ses petits et cela fera de belles photos mais est ce suffisant ?
Allons Nelly, si tu tiens véritablement à faire une bonne action, à avoir la médaille de la meilleure citoyenne militante, la casquette de capitaine de la vraie connasse écolo, remets cet argent à Liberagneugneu qui promet d’en faire bon usage. En expliquant aux foules grâce à des moyens hyper sophistiqués comme l’encre et le papier combien d’années de leur vie ils ont passé à enregistrer les articles du rayon bricolage, à usiner l’acier, charpenter le bois ou lubrifier dans la douleur pour que des ministres vendus à la morale bobo dominante du jour financent le bonheur des ours, dépensent pour lutter contre l’inéluctable réchauffement sans intérêt de la planète ou soutiennent de quelques millions d'euros le mouvement en faveur du mariage transsexuel avec adoption à la clé.
Dire que les ministres ne sont là que pour en gros s’assurer que le bitume tient sur les chaussées, que l’administration ne coûte pas trop cher ou que la police passe plus de temps à viser les contrevenants que les paisibles travailleurs. Qui a jamais mis dans la tête de tous ces médiocres énarques qu’ils étaient là pour assurer notre bonheur (piteuse expression) et au final horriblement peser sur nos existences d’hommes libres ?
Baloo, on a au moins un point commun, nous autres : on est traqués par les mêmes administrations… tu veux pas en égorger un comme ça, pour voir, un ayatollah des ministères ? je voudrais savoir si ils ont le sang bleu.
Publié par drddupuy à 13:20:50 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Avez vous entendu Mme Nellie Olin ? Prête à arracher de ses dents les couilles de celui qui aurait osé attaquer le pauvre Baloo, cet être chétif de 500 kilos ? Quand j’étais gamin, on nous faisait voir à la télé les mémés sadiques qui exigeaient que les expériences scientifiques soient menées sur les prisonniers plutôt que sur les chiens. Ces crevures séniles et malfaisantes auront finalement eu le dernier mot… Nolin est leur enfant. L’état ne montrerait pas la même agressivité vis à vis d’un voleur victime, d’un violeur malheureux ou d’un incendiaire tourmenté.
Le monde a changé, tonnerre de bite et franchement, il me fait vomir.. La dictature nouvelle est celle du bien. Oh Murray, combien fus tu juste… Boy scoutisme écolo, associations foireuses anti discrimination, lutte pour le bien et la bonne santé, contre le tabac et la vitesse et l’alcool et 100 000 millions d’autres méfaits non politiquement corrects. Le fascisme routier vénéré par tous se transformera bientôt en une inquisition généralisée et l’on viendra jusques en nos demeures chasser le mauvais citoyen.
Le citoyen militant, c’est celui qui commet de bonnes actions. Il est comme madame Nolin : il parle développement durable, principe de précaution, sauvegarde des espèces, amour de la nature…
beuarkkkkkk
Au moins les anciens se battaient ils pour la vie éternelle. Leur quête était mystique. Que défendent ils, les ayatollahs nouveaux ? Un horrible monde bien rangé, bien ordonné, bien conforme. Une population bien dressée, bien servile et bien con… La fin de l’intelligence.. Et puis après ?
Ah l’Histoire est bien morte, c’est une évidence.Publié par drddupuy à 20:22:25 dans liberagneugneu | Commentaires (6) | Permaliens
C’était une bell’enfant, une trop jolie gamine
Et la voyant trimer se donnant sans relâche
Chez l’Ambroise Paré, cette raclure d’apache
Les gens se demandaient pourquoi l’app’ler Sardine ?
Alors, ouais, pourquoi qu’ils l’appelaient comme ça, les gens, ces enculés ?
Ben c’était sa collègue, une sorcière infâme,
Qu’avait donné surnom, à cette pauvre femme,
Tout ça car sa copine, qu’on appelait la Moule,
N’aimait pas son surnom, qui lui collait les boules.
Ah, les femmes, c’est pas des tendres…
Heureusement un jour, débarqua un bon prince,
Qu’était gentil et riche, et qu’en plus était mince,
Qu’avait bien de surcroît oublié d’être con,
Et ben ce prince là, lui demanda son nom.
Ouille, ça va chialer…
Elle se mit à genoux, elle lui saisit la main,
Sanglota un bon coup, et déclara enfin :
« On m’appel’ la Sardine, mais je mérite pas ça,
Pour trouver plus sympa, tu peux te mettre un doigt.
Et un bien gros
Je ne veux que l’amour, la douceur du foyer,
Mais les filles de Paré, elles font que m’embêter,
Elles font que me griller, parce que je suis Sardine,
Ou elles me mettent en boite, parce qu’elle se croient plus fines.
Excusez, je sais pas comment finir, c’est affreux, où vais je ?
Il la prit dans ses bras et lui fit : « Ma Sardine,
Nous nous échapperons tous deux de cet enfer,
Nous aimant par delà les terres et les mers,
Mais il faut pour cela, que tu suces ma pine ,
Ou si tu le préfères, que tu tailles ma mine,
Et que de mon crayon, tu fasses une tétine,
Bref tout ce que tu veux qui finisse par ine,
Que je termine enfin cette douce comptine.
Et là, elle se fâcha et partit faire un Lovenox au 228…..
C’est pas toujours facile de composer..
Publié par drddupuy à 19:26:28 dans poetegneugneu | Commentaires (7) | Permaliens
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