moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Ouf, le foot, quelle déprime. Il a gagné tel un virus malfaisant toutes les conversations, tous les articles, tous les reportages. Pour quelqu’un qui comme moi même s’est endormi devant la finale de 98, sincèrement, mais sans juger car je reste citoyen militant, ça les concasse horriblement. Bon, une raison de plus de quitter mon domicile… Heureusement, j’ai un métier. Je retrouve les consultations.
Dites moi tout…
« Docteur, quand je veux uriner, ça me part de la jambe droite vers le nombril et ça me brûle comme un piment dans le ventre. Et après, ça fait comme des bulles qui remontent vers l’estomac et me grattent affreusement le cul… Vous voyez ce que je veux dire ?
« Mmmff..
« Je ne dois pas être seul en ce cas : que proposez vous ?
« Euh.. Vous pensez que la France a des chances à la coupe du monde ?? »
Parfois, la consultante est un petit oiseau :
« Euh, j’ai été opérée quand j’étais petite, mais je sais plus de quoi. Hi, hi, hi… J’ai eu une infection et mon docteur m’a donné des médicaments mais j’ai laissé l’ordonnance à la maison, à 150 km d’ici. Heureusement j’ai fait des radios. Je les oubliées chez mon copain mais elles sont normales.. Enfin, je crois.. mais je ne suis pas sûre. Qu’est ce que vous conseillez, docteur ?
« Euhh… Vous aimez le football ?? »
Ailleurs, on compatit :
« Voilà, je suis marié depuis 20 ans. J’aime ma femme mais ne la désire plus. Que faire, oh docteur ? «
On se tourne alors vers l’épouse. Elle fait encore quelques petits efforts, cela se voit, mais elle est proche d’avoir renoncé.. 15 kilos au bas mot au dessus de la « norme », boudinée dans son jogging, certainement plus excitée quand elle fait cuire des nouilles que lorsque monsieur l’honore. Epouvantable condition féminine que de voir s’amollir ces tissus autrefois si nerveux, au fil des grossesses et des variations hormonales. Etre désirable et le rester est un combat auquel on peut renoncer, cela s’entend, se conçoit et s’admet mais l’homme ? Sa condition ? Forcé de rassembler ses forces pour lever la queue et faire le tire bouchon avec cet être qu’il voit avancer chaque jour vers l’obésité morbide et la vieillesse molle. Ah, beauté du couple. Quel être pervers imposa t il jamais la notion de fidélité ? Et comment Libéragneugneu peut il être aussi immonde ? Allons, reprenons nous, c’est la consultation, cet être malheureux attend une réponse et l’avenir de son couple en dépend :
« « Hum, alors docteur ?
« On va faire une prise de sang… Vous avez vu le match ? »
….
Bon, bien sûr, la consultation, ça n’est pas que cela : on y annonce à cette petite maman que le fils n’ira pas bien plus loin, que personne sur cette terre ne saurait prolonger son existence et l’on tache de penser à autre chose quand les doigts se recroquevillent et que les larmes tombent. On explique à cette autre que le cancer nous oblige à lui extirper la moitie du bidon, et qu’elle ne pissera plus, et qu’elle ne baisera plus, et que c’est pas gagné. Ou parfois, on ne dit rien parce que tout le monde a compris, et l’on espère en ce silence lourd de misère et de désespérance qu’un appel des urgences viendra nous sauver avant que les larmes viennent…
Le foot, franchement, y pas plus con mais c’est bien pratique. Le foot remplit de son indigence la conversation de ceux qui n’en ont pas. C’est le sujet à aborder quand affleure l’humain, la triste condition, les douleurs et les peines. C’est un pansement et un bâillon à la fois, qui ne fait qu’en remplacer d’autres aujourd’hui oubliés. Dieu où es tu ?
Allez, je pars opérer au bloc : ça change des consultations..
Publié par drddupuy à 11:23:05 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
Mille questions viennent à propos de ce site, la plus fréquemment posée étant la suivante : qui est le lecteur moyen, représentatif de Libéragneugneu ?
Pas un militant citoyen, vous le comprîtes mais peut on se définir par des négations, quand on n’appartient pas à l’extrême gauche ? Non, certes non…
Alors interrogeons monsieur D.D., fervent lecteur, abonné fidèle et pourquoi pas représentatif de ce journal adoré.
Monsieur D, définissez vous, nous vous en conjurons, il y va de notre réputation et au final de notre marché potentiel :
« Et bien, je dirais pour être simple que seule m’importe l’ivresse, que cette parenthèse qui se situe entre naissance et mort ne vaut que par l’émotion. L’ivresse, mon ami, l’ivresse est le moment qui vaille et le seul. Et le fil, le fil rouge.. Le tranchant de la lame sur lequel on danse en se jouant de la pesanteur. Ou le saut de l’ange, tous bras ouverts, que l’on fait en riant comme mille diables avant de retourner d’où l’on vient. N’est ce pas là la meilleure plaisanterie ? »
Mouais… Peu convaincant..
Peut être mais bon, vous n’en avez jamais marre vous autres ?
Allez, prochaine fois, une poème en alexandrin :
Publié par drddupuy à 20:29:44 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
Ils ont osé s’attaquer à la moule, que Libéragneugneu défendit ici même de façon presque prémonitoire… Ah les immondes rats lubriques. Réintroduire l’ours et supprimer la moule, vraiment… Loin de nous l’idée de chercher de l’intelligence dans l’action ministérielle et administrative. Nous ne sommes pas naïfs. Mais on atteint là des sommets…
Au fait, pourquoi réintroduire ? Il s’agit de suivre l’avis des écolos, ces autres ayatollahs verts, qui se battent pour un monde propre et bien rangé, parsemé de jolies fleurs et de gentils animaux de leur choix. Qu’y fera t on de plus dans ce monde : des randos, des safaris photos, des feu de camp à la belle étoile… Oh, cornegidouille : Liberagneugneu regardera les fleurs par le dessous depuis longtemps, du moins le souhaite t il.
En attendant, les verts nous pourrissent la vie. Autrefois, les communistes voulaient réformer les esprits. Rien n’a changé fort heureusement, mais à quel prix.. 100 millions de morts, gazés, fusillés, exterminés. Les verts ne tuent pas encore. Ils se contentent de transformer l’environnement selon leurs rêves de boy scouts limités de l’étage supérieur. Les politiques, ces impuissants, en profitent pour enfoncer le clou. Ils ont trouvé là un os à ronger : vitesse à 90 sur les voies rapides de Toulouse cet été (pourquoi pas la marche arrière), économies stupides, leçons de morales navrantes… La première victime de tout cela est l’intelligence, la seconde l’esprit scientifique. Dogmes, diktats, on reconnaît les méthodes.
Quant à la réintroduction, les écolos remontent la pendule du temps pour reconstruire le monde à l’image d’antan. Pourquoi ? On ne sait toujours pas. Pour respecter l’ORDRE divin de la nature qui pourtant elle aussi fait disparaître des races.
En attendant, on harcèle la moule et cela ne se peut accepter. La hargne s’intensifie à la rédaction où les courriers de lecteurs non pollués par l’esprit vert abondent.
Liberagneugneu aime la nature et le prouve : pourquoi, si l’on défend à la fois les moules et les ours, ne pas introduire les nounours au fond du bassin d’Arcachon, auprès des divins invertébrés. Cela ferait au final des moule poilues, animaux vénérés et protégés par Libéragneugneu..
On concilie amour de la nature et respect du bon goût.
D’ailleurs, des moules poilues en ce moment. Si vous en connaissez une… Attention, faudrait pas qu’elle ait ses ours..
Publié par drddupuy à 08:37:40 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Docteur Liberagneugneu, comme vous l’apprîtes hier, est praticien et exerce dans le Sud de l’Ouest. En une ville, près d’un quartier où évoluent mille femmes voilées de la tète aux pieds. Ornées d’un superbe drap noir. Autant dire que l’effet obtenu se situe à des lieues de celui de la minijupe et du nombril piercé mais qu’importe. Il semble que cela soit l’objectif. Admettons : dans sa vénération absolue de la liberté, Liberagneugneu ne juge pas. Tous les gris gris sont des gris gris respectables pour cette rédaction : moulins à prières, flagellation, génuflexion, confesse et culte raélien sont tout aussi respectables dans leur inutilité et leur navrante théâtralité… L’infini donné aux hystériques : le respect s’impose, bien évidement. Pourtant, dans le cas du voile, soignons francs, la carapace n’est pas étanche. Lequel d’entre nous n’a jamais aimé éperdument et souvent sans espoir, simplement pour avoir croisé un regard. Celui d’une belle Marocaine aux yeux de biche, d’une helvète à l’œil coquin ou d’une chèvre commune Capra Hircus à la barbiche aguichante. L’amour vient comme cela, au coin d’un regard, au gré des flèches de Cupidon.
Ainsi l’écrit le poète :
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beautéAilleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être
Et oui, ça tombe sous le sens : on voit aisément que le voile ne suffira pas à éloigner du vice, du stupre et au final de la fureur divine ces pauvres femmes faibles et désirables…
Aussi, ne faudrait il pas leur crever les yeux ?
Et dans le registre écolo, faire brûler les conducteurs de 4*4 avec du diesel ? Ou émasculer ces hommes qui osent reluquer des culs ? Empaler les chasseurs d’ours réintroduits ? Lyncher les huîtres qui donnent la diarrhée ?
Allez les censeurs, au taf, on s’emmerde…
Publié par drddupuy à 20:16:30 dans belles images | Commentaires (3) | Permaliens
Cannes, sa croisette, ses remugles d’égout… Ca fait rêver les foules.
Les actrices, intellectuelles ou utérus à pattes.
Les acteurs, intellectuels ou bites en basket…
Libéragneugneu, en parfait contre pied s’il en fut, a décidé au grand dam de tous de ne pas se rendre sur la cote cette année, tout comme d’ailleurs les années précédentes.
Pourtant, cette fois, Won Kar Wai préside. Quel grand mage, celui là. Notre critique de cinéma s’est paisiblement installé sur son canapé, face au récepteur TSF DVD dont il dispose pour revoir Nos années sauvages, Chunking Express, In the mood for love ou 2046. Bien entendu, nous l’entendons, le cinéma, c’est le grand écran, les salles… Peut être… Mais le cinéma c’est aussi la foule, la foule grinçante, chuchotante, transpirante… Cacahouète et pets dans le velours.. Alors vautré sur son canapé, vêtu de son peignoir éponge jaune citron et de son slip vert favori, notre critique a revu Won Kar Wai seul, un Jack Daniels dans une main, une bière blanche dans l’autre… Seul à la maison, on peut se laisser aller sans honte ni remords et chialer un bon coup devant sa télé. Rêver bien fort de Maggie Cheung, de Hong Kong sous la pluie chaude et laisser, quand le Yumeji's thème mélancolique vient vous chavirer l’âme une larme chaude rouler jusque sur son slip. Vert. Ces émotions ne se partagent pas avec des inconnus… Toucher les étoiles, se frotter à l’infini. Seul : comme les héros de Wong qui vont chuchoter leur secret dans un orifice, au creux d’un arbre, avant de le reboucher avec de la terre.
Alors Cannes dans tout ça… Les starlettes, ces petites étoiles qui font des bulles avec leur moule. La voûte céleste brille de mille astres silencieux qui ont fini d’émettre leur lumière voici plusieurs millions d’années. Won Kar Wai irradie lui aussi pour bien longtemps.
Avis d’amateur..
Cela dit, si vous êtes starlette, que vous faites des bulles avec votre moule ou que vous savez réciter l’alphabet cyrillique avec l’anus, n’hésitez pas à nous faire part de vos propos cinématographiques…
Publié par drddupuy à 13:32:01 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
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