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oh nostalgie aimée | 03 octobre 2006

Aux premiers frimas matinaux de l'automne, quand dansent au vent d'autan les feuilles jaunes, Libéragneugneu sombre et se morfond attristé, dans la nostalgie douce des moments passés. Automne, rentrée des classes, siècle dernier... Ah, comme le temps a vite fuit..
Le présent est si bêtement terne. L'on progresse vers la citoyenneté militante , vers la festivité universelle et cela n'est pas le monde dont Liberagneugneu rêvait.
La France s'est fourvoyée, s'entichant d'une religion nouvelle de supermarché bas de gamme : écolo militantisme égalitariste et communautaire... Beuark
Ah, le vieil homme que je suis ne fonctionne que d'anciennes valeurs : l'amour courtois y tient une place de choix.. Ainsi Liberagneugneu croit il toujours qu'elle l'attend, cette poupée de son idéal, cette greluche insolente et femme, respectueuse des valeurs faites siennes et qui viendra noblement à lui, chuchotant avec délicatesse :
« Oh mon prince, je n'aime que toi
Homme d'amour, d'honneur et de foi,
Nous marcherons tous deux vers la félicité,
Si je puis avaler, être sodomisée
Et... »
Ah, nostalgie, purs sentiments...

Une larme me vient, pardonnez moi

Publié par drddupuy à 19:34:27 dans liberagneugneu | Commentaires (3) |

Un merci Royal | 02 octobre 2006

Ségolène, la pauvre enfant, serait dans la panade à cause de son grand frère... Et pourquoi cela ? Parce que ledit Royal garçon aurait participé voici quelques années, du temps de ma jeunesse, à l'autre siècle, au sabotage du bateau de Greenpeace.
Pourtant, sincèrement, qui pourrait en vouloir à ce bienfaiteur ?
S'attaquer aux inquisiteurs de l'écologie à la dynamite, mais c'est louable, hautement estimable, voire providentiel en notre époque pleine de précaution et autres castrations imposées par la constitution.
Greenpeace...
Les pourfendeurs du mal. La paix verte ressemble aux guerres des ligues de femmes en noir pour la sauvegarde de la vertu. Aussi sanguinaires que les anti-avortement. Se basant sur de prétendues données scientifiques (lire à ce propos ce livre d'un ancien de Greenpeace : L'écologiste septique de Bjorn Lomborg. Oui la terre se réchauffe mais personne ne peut affirmer que cela découle de l'activité humaine), ils ont gravé de nouvelles lois et gare à ceux qui osent les violer. Si Bove leur prêtait ses serpes, ils n'hésiteraient pas à décapiter d'autres têtes que celles du maïs.
Un obscurantisme haineux enrobé de bonnes intentions, voilà Greenpeace dans sa vérité nue. Beurk...
Dynamite, et merci Royal.
Ségolène, si tu lui demandais de faire sauter les ours de Olin, les biquettes de Bové, Bercy, le siège de la CGT, les ligues anti tabac anti vitesse au volant anti alcool avant l'amour anti laissez nous vivre libres, je pourrais te donner ma voix aux prochaines élections...

Comment ? Tu t'en badigeonnes le capuchon du clitoris ?
Finalement, c'est pour ton frère que je voterai...

Publié par drddupuy à 13:15:30 dans liberagneugneu | Commentaires (4) |

du liberagneugneu bien gras | 27 septembre 2006

Oublions un instant cette œuvre magistrale d'art contemporain pour nous tourner vers la réalité bien crue...

Des questions vitales enfin résolues par le gouvernement de la France, fille aînée de l'église. Vaut il mieux se faire trucider parce l'on déambule innocemment avec un téléphone portable ou bien parce que l'on est sodomite (et tout aussi innocent somme toute) ? Vaut il mieux se faire poignarder lorsque qu'on est Lédonien de souche ou Brestois issu de famille Algérienne ? Est il plus raisonnable de se faire fracturer la mâchoire lorsque l'on est policier ou lorsque l'on exerce le tannage du cuir dans une PME du Limousin ?
Dans sa grandeur, le gouvernement répond à ces questions, redéfinissant le concept de justice, laquelle justice devient encore plus juste pour une partie définie de la population...
Ainsi, voici un conseil pratique et de surcroît gratuit que vous propose la rédaction de Libéragneugneu. La prochaine fois que vous vous faites agresser, poignarder, détrousser, que sais je, adressez vous ainsi au policier :
« Je viens de me faire...(détrousser...) »
Le flic s'en barbouille le pourtour anal.
« Mon ami, avec qui je venais de passer une nuit atrocement lubrique (il est avec moi comme bouc en rut), m'a alésé la rondelle sans s'interrompre. Ah, l'amour... Nous nous PACSERONS bientôt, car nous sommes CITOYENS MILITANTS. »
Chaque terme importe.
Le flic vous considère dès lors avec la plus grande attention. Concluez ainsi :
« Je ne sais pas encore si je dois prévenir Julien Courbet. »
A ces mots, vous voici convié chez le commissaire et le voleur, coupable ou non, est guillotiné dans l'heure qui suit.
Bien entendu, vous pouvez prétendre être inspecteur de police à la brigade de répression des fraudes sur les boites de conserve et l'essence 98, ou bien être Gambien de souche mais cela est plus difficile à faire accepter.
Cette innocente petite tricherie vous permettra peut être de récupérer ce pocket PC ou cet IPOD que tante Ginette vous offrit pour votre Noël et qui vous manque déjà tant.

Merci qui ????

Publié par drddupuy à 12:44:53 dans liberagneugneu | Commentaires (2) |

Chapitre trois ou comment rajouter un paragraphe (Merci Tschok) | 21 septembre 2006



Avant que de quitter l'établissement dont il fut fait état, nos deux héros, soucieux d'hygiène, se dirigèrent vers la salle intérieure pour gagner le lavabo. Ce dernier était blanc, ce qui ne manquera pas d'étonner. S'étant âpreté comme un gentleman seul y parvient, Evariste laissa sa place à Théodule, qui avait de surcroît le besoin d'une fort pressante miction.

L'attention d'un producteur de cinéma, d'un magna richissime aux lubies atrocement originales, se devrait d'être ici attirée : voilà le passage idéal pour glisser quelque musique symphonique diaboliquement angoissante. Je verrais pour ma part quelque chose comme
« Tat tat tat tat tat.. »

Alors que Théodule soulageait sa vessie, Evariste s'installa au comptoir. Une vieille dame y dégustait du bout des lèvres un verre de pauvre vin blanc. Se tenait à ses cotés un jeune homme manifestement et sans l'ombre d'un doute trisomique.
« Certainement l'enfant tardif d'une méritante maman, que le sort cynique et odieux aura torturé jusqu'au bout du bout de l'existence. »
La petite dame, sobrement vêtue d'habits noirs et bon marché, considérait avec tout l'amour aveugle d'une maman dévouée son rejeton chéri. Lippe pendante, il lui caressa la joue de la paume de sa main trapue.
« Maman gentille, maman gentille mais maman pas d'argent.. Méchants propriétaire, vilaine maladie, méchants impôts... »
Il éclata en sanglots et Evariste vit briller les yeux humides du costaud barman. Ce dernier se moucha avec entrain, engluant son torchon d'un glaviot bien jaunâtre. La vieille cherchait en tremblant quelque monnaie au fond d'un portefeuille élimé
« Allons, madame, c'est offert, fit la brute apitoyée.
« Ah, gémit elle, trop aimable. »
Le barman reprit son torchon pour essuyer les assiettes du service à venir. Brave homme... « Cruelle existence, se dit Evariste. »
A cet instant, Théodule apparut, serein. La vieille se dirigea vers lui, son enfant à ses cotés :
« Ah, Théodule, espèce d'enculé, fit elle
« Bérénice, ma princesse. Toujours au vin blanc, sorcière ?
« Alors, trou du cul sans fesse, on t'attend toujours pour le petit, répondit elle
« Oui, sac à merde, fit le jeune garçon ragaillardi, je veux que tu m'emmènes au bordel, comme la semaine dernière, où qu'il y a la blonde Hoover qui m'a fait l'aspirateur infernal.
« Ah, fit Théodule, se grattant l'entrejambe, je n'ai jamais su refuser une bonne action. Dors tranquille grand mère, ton fils est en de bonne mains.
« Pour sûr, nom d'une bite, fit elle. Dieu vous bénisse. Moi, je vais me taper la finale des chiffres et des lettres en fumant un gros pétard. »

Evariste fut troublé. Il regarda le barman qui grattait distraitement la morve d' une assiette de son ongle noir. Le nuit allait envelopper la ville..

Mais le crime rodait, il en était maintenant certain. Aucun lecteur n'aurait pu supporter trois chapitres supplémentaires...

Publié par drddupuy à 19:16:06 dans liberagneugneu | Commentaires (4) |

le polargneugneu : 2° épisode | 17 septembre 2006

2 Evariste se sentait penaud. La griserie printanière l'avait abandonné. Quelle déception cruelle. Cette fille n'avait positivement rien apprécié de ses explications et s'était manifestement contentée d'une interprétation superficielle de ses pensées. Il s'assit à la terrasse du Bar Des Damnés et commanda une bière, deux whiskies et un flacon de Synthol. Sa joue enflait à vue d'œil.
« Ah, combien les filles ont changé depuis 20 ans. Je ne reconnais plus mon monde... »
Il s'appliqua à oindre sa joue de l'onguent précité. Alors qu'il oeuvrait ainsi depuis un petit quart d'heure, il aperçut au coin de la rue son ami Théodule. Ce dernier vint s'attabler, alors qu'Evariste se sentait gagné par une torpeur post prandiale irrésistible.
Comme à l'habitude, Théodule avait à conter :
« Vois, tu cher Evariste, à l'époque ancienne des temps jadis, un couple de braves artisans se trouva une nuit gêné dans son sommeil par l'action bruyante d'une souris. Irrité, le mari s'accroupit près de la couche jusqu'à surprendre l'animal. Ce dernier, se sentant pris, sauta sur le lit où l'homme armé d'un bâton l'abattit à même les draps. Dans ses dernières convulsions, la souris souilla de son sang les linges de l'épouse qui somnolait. Elle s'éveilla en hurlant, prise d'un sursaut incroyable proche de l'épilepsie. Par les nuits qui vinrent ensuite, au moment de sombrer dans le sommeil paisible, nos artisans étaient chaque soir aspirés dans le vide et s'éveillaient en bondissant atrocement, les pensées hantées par l'image du petit animal ensanglanté. La nature a ses secrets, n'est ce pas ? »
Evariste, bercé par la voix de son ami, somnolait quand tout à coup, il fut saisit d'un sursaut irrépressible et s'éveilla. Théodule souriait. Les deux compères échangèrent alors des banalités sur le monde, attendant qu'enfin le crime se produise, pour que l'auteur leur trouvât une occupation digne.
Pas de doute cependant, le crime avançait vers eux aussi assurément que le vers Ascaris migre vers la marge anale.

Demain, retrouvez enfin l'horreur et le meurtre...


Publié par drddupuy à 15:08:17 dans liberagneugneu | Commentaires (1) |

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