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liberagneugneu

raleur liberal

chapeau bas | 29 novembre 2005

tout de même : nos dirigeants, nos politiques nos technocrates, tout ces gens bien vêtus, bien beaux, bien repus, qui vous expliquent à la télévision, droits comme un balai dans le cul, l'économie, ses tenants, aboutissants, la gestion de bon père de famille et le bon comportement à adopter en temps de rigueur budgétaire. Eux qui rédigent des lois sur le surendettement. ouarfff. Ou qui collent dans leurs tribunaux des entreprises en faillite. ils sont très convaincants : 2000 milliards de déficit... ils ont dépensé deux mille milliards que personne ne leur avait ni donné ni promis. ils nous ont tout piqué directement dans le bourlingue. on va douiller plein pot pour leur inconséquence, leurs escroqueries, leur pitoyable générosité à fin électoraliste. merci mille fois... ou deux mille

imaginez : seulement un milliard ou même 500 millions d'euros. je vois déjà ça.. je donnerais aux pauvres, bien sûr, aux églises, aux affamés, aux tsunamis, j'aiderais mon prochain comme toi même, je fonderais des hôpitaux et tout le saint bordel de la charité mais surtout soyons francs, après avoir visité mère Thérésa, je me paierais une putain d'énorme gigantesque et interminable fête comme il n'en n'exista que deux ou trois dans le 20° siècle. particulièrement là, en ce moment où mon moral atteint des fonds plus abyssaux que le déficit des finances françaises.

ou peut être est ce que je jetterais tout aux pieds d'une donzelle, juste pour un sourire compatissant, avant de la regarder partir avec le fauché qu'elle vénère.

 

enfin, je dis ça mais j'ai même pas un milliard, même en ancien francs ou en kopecks.  j'ai ma sagesse pour contempler l'infini, mes petites réflexions pas vraiment personnelles pour toiser ce qui se trame sur la planète des singes, le doute, la souffrance et l'ennui pour pigmenter mes journées. et comme je suis pas énarque, que personne ne me laissera dépenser un milliard pour déconner, je me résigne : c'est ça la justice sociale.

Publié par drddupuy à 19:11:42 dans liberagneugneu | Commentaires (2) |

FIN FIN FIN | 28 novembre 2005

Où vient la conclusion

 

Nous nous trémoussions mollement, espérant échapper au regard des gardes armés lorsqu'enfin je la vis. Lulu. J'en trébafouillais.

« LLLJJ, c'est.

« Ah oui, mon dieu oui, la dévergondée, j'en ai le souvenir au plus profond de moi-même. »

Il s'apprêtait à se présenter à elle lorsque je l'arrêtais.

« Hola, ami, je dois savoir si la belle est loyale. »

Je m'avançais  :

« Mademoiselle, cela vous dirait il de vous faire François Mitterand et la fée Carabosse ?

« Oui, et aussi les sept nains et le général de Gaule.

« N'eussiez vous point préféré.. »

Elle me coupa, me saisit par le bras :

« Marylin Monroe ou Jacques Martin ? Le prince de Monté Carlo ou Denis Dupuy ? Aucun problème.. Je travaille ici : c'est mon métier, madame la sorcière.

« Mais alors, vous vous moquez donc bien de votre ami Gneugneu ?

« Diantre non, il est mon seul ami, mon amant définitif, mon mec, mon mac, mon Richard. Lui, madame la fée, je l'aime, et pas qu'un peu. Tiens monsieur Mitterand, nous nous connaissons bien,  n'est ce pas ? Est ce que je n'aime pas lorsqu'ainsi je me morfonds et pleure ? »

Ce qu'elle fit, à chaudes larmes. Je pleurais à mon tour. Puis je relevais mon masque. Lulu tomba à genou.  Eperdue, offerte, rigide du périnée, étroite à souhait, parfaitement excitante.

Je défouraillais icéans mon épée mais avant même que j'eusse pu approcher sa bouche, un hispanique rieur me grilla la politesse. Puis ce furent LJ, le chien de Tonglofouille, le prince de Monaco ainsi que ses deux sœurs. Le cauchemar allait reprendre. J'apercevais déjà la reine mère d'Angleterre en train d'enlever sa culotte.
J'étais proche de l'agacement, même si je comprenais qu'il s'agissait pour ma belle d'une profession, d'un travail comme un autre.

Quand Lulu se dégagea, se releva et m'embrassa délicatement dans le cou, je fus enfin comblé. J'empruntais le micro du DJ et hurlais :

« Mes amis, il y a du mariage dans l'air..

« Ouuuuais hurla la foule. »

Lulu s'avança fièrement, le visage plein de sperme et annonça :

« Tout est bien qui finit bien. Mes amis, faisons la fête à l'amour. »

Tout les monde alors se jeta sur la belle, qui fut comblée de joie et d'aise.

Après quoi tout le monde se marièrent et nous eurent beaucoup d'enfants, dont la petite Cosette qui fait des ménages chez madame et monsieur Tenardier, mais c'est une autre histoire

 

Ouf c'est fini. Putain, j'ai eu du mal.

Publié par drddupuy à 19:53:52 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (1) |

maman, j'ai bientôt fini | 28 novembre 2005

Où nos amis prennent la place, moult coups et moult culs

 

A 21 heures précises, nous nous retrouvâmes devant l'entrée du club. Un néon rose clignotait dans la bruine, surprenant parfois quelque gros rat sur une poubelle éventrée. Tronglofouille avait choisi de revêtir un chasuble ornementé d'un galon doré ayant appartenu à son oncle, homme de grande foi, dont on raconte qu'il fut béni à l'autre siècle par Saint Gudule, patron des saintes particules.

Moi même, j'avais du renoncer au perfecto, qui m'avait été échangé quelques temps plus tôt contre un coup de canif. J'avais opté pour un autre parement, un escoffle en cuir de veau tanné, dont la couleur verdâtre m'allait bien au teint. Je portais des chaussures de danse de marque Doc Martin, avec lesquelles j'avais effectué maints pogos. Seul LJ avait respecté les consignes, ce qui nous sembla normal puisqu'il les avait lui même édictées.

Cela fut tout de même l'objet d'une âpre discussion au pied de l'escalier du club. Durant cette joute verbale virile mais dans les règles de l'art, nous épuisâmes les trois quart de nos ressources liquides. Cette année là, s'il vous en souvient, l'hiver fut un peu chaud. Enfin, vint le moment de débuter notre escalade. Il était onze heures et demie. Tronglofouille se jeta dans l'arène, suivi de son chien. Après 12 marches, il fut pris de quelque malaise des hauteurs. Nous le vîmes chanceler. Nous hurlâmes en cœur, pris d'effroi. Il se retourna, nous fit face, le regard perdu, le visage pétrifié d'horreur puis ses genoux ployèrent et il roula dans l'escalier, disloqué comme un pantin. Il atterrit à nos pied, sans connaissance. Couché à même la chaussée, sur le coté gauche, il offrait une vue bien singulière. Le chasuble était remonté à hauteur de poitrine et nous apercevions son gros derrière ainsi qu'une paire de testicules gonflés d'hydrocèle, pendants et ridicules. Nous fumes un instant désemparés. Deux faits essentiels ne tardèrent pas à nous rassurer : tout d'abord, un monstrueux ronflement. Cet homme avait la glotte d'un triceratops en rut. Ensuite, nous vîmes le brave chien s'approcher de son maître et faire glisser sa langue en un lieu que la bienséance interdit de nommer : le trou du cul. Tronglofouille se mit à roucouler d'aise. Nous jugeâmes notre heures venue.

« Allons, ami, laissons les blessés. Nos ambulances suivront. En garde, feu. »

Ce disant, LJ s'attaqua à la terrible ascension. 22 marches précisément. Une torture, un calvaire, un golgotha. Ayant opté en toute fin pour une voie sud parallèle, nous arrivâmes au contact de la porte d'entrée atrocement épuisés.

Un gueux nous reçut sans façon :

« Les pédés, c'est le mardi soir, mesdemoiselles. »

Sur quoi il tenta de fermer le pont-levis. LJ, homme de ressource, utilisa la manœuvre de Strasky et Hutch , glissant habilement une botte pour gêner la complète fermeture de la porte :

« Ah le couard, le pleutre, fit il. Rejoins l'enfer, sale engeance, vermine, choléra, gastro entérite. »

Ce disant, il éclata sur le scalp du mécréant une bouteille de whiskey pure malt, dont le contenu vint se mêler au sang impur de notre agresseur. Nous en fumes désolés : ce whiskey était une rareté en soi.

Ne perdant pas un instant, nous courûmes jusqu'à la piste de danse, non sans avoir revêtu deux masques anonymes, l'un de la fée carabosse, l'autre de François Mitterand 1981.

A deux mètres de nous, se trouvait la porte derrière laquelle j'allais peut être retrouver mon aimée.

 

Désolé : un besoin prégnant me taraude et m'oblige à vous quitter toutes affaires cessantes. Quel dommage, si proche de la fin... mais bon, j'ai un immense respect pour ma vessie

Publié par drddupuy à 13:32:03 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

et ça continue | 27 novembre 2005

Ou LJ sonne le rappel des troupes avant la bataille

 

Nous convînmes de nous retrouver à 21 heures au club dont je vous parle depuis maintenant plusieurs chapitres. Ce lieu de débauche où l'on s'autorise les pires excès, où le derrière d'un honnête homme est en grand danger, où l'amour de deux êtres innocents est entravé par l'action des forces du mal .

Avant tout, le général LJ tint à rassembler ses troupes.

« Mes amis, vous gueux, grognards, et autres fantassins. La bataille je ne vous le cache pas, s'annonce rude. Je sais : vous êtes hommes courageux, j'ai pu le vérifier. Vous irez sabre au clair au son du clairon.

« Je ne possède qu'un bugle en si bémol, mon général, fit remarquer Tronglofouille. »

Sur quoi il interpréta les 15 premières mesures de la Chevauchée Fantastique.

Emu, LJ ajouta :

« Une mesure de plus, Tronglofouille, et les courbes de ce bugle..

« Bugle en si bémol, maréchal..

« en si bémol viendront épouser celles de votre rectum. 

J'en frémis pour le pauvre instrument de musique à vent. Le bugle, pas le rectum.

« A vos ordres, mon amiral. »

LJ se racla la gorge et reprit :

« Si... Le premier qui dit bémol, je lui joue les 30 premières mesures de la walkyrie dans le rectum, en guise de bugle. Silence dans les rangs. Et méfiez vous car j'ai du coffre. J'ai œuvré dans ma jeunesse pour le don du souffle. »

Ces paroles nous avaient convaincu et nous l'écoutâmes religieusement.

« Si.... ce soir, loin du champ de bataille, l'esprit et la raison nous font rester maîtres de nous mêmes, il n'en sera pas de même en pleine action. L'ennemi est impitoyable, vous le savez. Le pire est à redouter. Vous allez en recevoir, des coups de fesse et de nichon. Jamais vous ne devrez  renoncer au but ultime de notre combat : prendre Lulu des mains de l'ennemi. Pour cela, vous devrez revêtir les armures ad hoc : bottes fabriquées à Santiago, blouson de marque perfecto, chaînes sado maso et balles de ping pong Thaïlandaises, de préférence du sud est de la Thaïlande. J'ai prévu quant à moi plus de deux cinquante huit préservatifs mais un pont de ravitaillement pourra s'avérer utile. Enfin, je compte sur l'aide de troupes fraîches, et avant tout sur votre sens de l'honneur et de la morale. Messieurs, à vos dards. »

Les yeux emplis de larmes, le torse bombé, les épaules haut placées, nous hurlâmes en cœur :

« A vos ordres votre majesté. La mort plutôt que le déshonneur. »

« Faut il prévoir de ravitailler la troupe en breuvages, votre altesse ? ajouta Tronglofouille. »

« J'ai prévu, mes amis, 7 litres de vodka, quatre de whiskey et un tonneau de bière belge, dont vous saurez je l'espère apprécier le caractère sauvage, en véritables amis de la culture brassicole. »

« Pour trois personnes, cela risque d'être léger monsieur l'archiduc. 

« Allons, triple buse andouille, il s'agissait là de quantités par fantassin.

« Etes vous sûr cependant que cale fera assez, monsieur l'archevêque ?

« Je prévois un ravitaillement sur place. Allons, il faut savoir tout risquer, mon bon.

« Oui mon prince. »

Amen.

Les aléas sont jacta.

Itae missa est.

 

 

Je prévois pour le prochain épisode tout un dégoulinage de sécrétions humaines, du sang à la salive en passant par la fontaine.

Publié par drddupuy à 18:20:03 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

avertissement : interdit aux mineurs, contenu explicite | 27 novembre 2005

Où nos amis s'accordent une pause récréative.

 

Rassuré par la tournure des évènements, et fort désireux de me rincer la bouche avec quelqu' alcool fort voire bonne eau de javel, je proposai à mes compères une escapade chez mon amie Cunégonde. Nous nous fréquentions depuis la communale. J'ai encore en mémoire sa frimousse lorsqu'elle vint se placer à mes cotés pour le concours de crachats, à la récréation. C'était il y a fort longtemps. Nous avions, mes amis et moi même, constitué une cible ingénieuse sur laquelle nous nous entraînions quotidiennement. J'étais particulièrement doué pour les glaviots bien jaunes, voire verts. Rackkkk ptttou. Dans le mille. Ce jour là, Cunégonde à mes cotés, je brillais comme jamais avant. J'osais l'embrasser après un coup audacieux qui m'avait valu la victoire : mollard au centre, 100 points plus le bonus. Ca n'est pas moi qui devrais laver la cible avec la bouche aujourd'hui...

Je n'étais pas peu fier. Quelques années plus tard, elle vint participer à nos concours sur cible. Simplement, nous ne crachions plus avec le même organe. Il fallait cela dit être fort adroit car les réserves s'épuisaient plus vite de cette façon. Passées 15 tentatives, vous commenciez à avoir un sérieux mal aux couilles.

Cunégonde avait été la première à me montrer sa chatière, puis à me laisser jouer avec. Aujourd'hui, elle était une fort belle femme. Elle faisait songer à Caroll Baker dans Baby Doll. Elle m'autorisait tout, et plus encore. Pourtant, elle avait pour moi un défaut rédhibitoire : prise de boisson, il lui arrivait de zozoter ce qui me semblait parfaitement déplacé. Par ailleurs, elle avait un nom ridicule : D'upuy. Cunégonde D'upuy. Franchement, quel nom.. Non, je ne pouvais que lui donner mon amitié, en plus de quelques coups de verge. Le sort est bien cruel, le destin humain bien noir, qui fait jaillir l'étincelle de la passion au hasard des individus, faisant douter le philosophe de la réalité intrinsèque du concept de libre arbitre.

Cunégonde trônait derrière son comptoir. Ah, Baby Doll.. Elle nous reçut avec chaleur.

Elle nous installa derrière, au petit salon, et nous fit parvenir quelques rafraîchissements, un brouet, quelques cigarettes de hashish et trois morues à la cuisse légère. Nous fîmes honneur à notre hôte, qui nous fit vers 18 heures la grâce d'une visite. La garce était toujours aussi appétissante et je ne sus résister à l'envie d'une union du lotus, puis d'un moulin à vent. Elle insistait pour une fleur éclatée quand mes amis me rappelèrent à l'ordre.

« Allons donc mon ami, quand sonne l'angélus.

Pense un peu à Lulu et lâche ton phallus. » déclama LJ, tout en aspergeant joyeusement le fessier d'une rousse au poilu dindon.

Tout le monde s'esclaffa et se leva dans la bonne humeur.

« Amis, fit Cunégonde, essuyant du revers de la main un filet de sperme à ses lèvres, allons mon Gneugneu. Il est tant pour toi de retrouver ta belle et qui sait, d'envisager famille et petits Gneugneu. Que Dieu soit avec toi, que tu restes homme fidèle et que les érections te durent, et bien dures. »

Nous l'embrassâmes tous trois avec chaleur. L'espoir était de nouveau en notre camp.

 

Gneugneu aura t il famille et enfants ? Quel sera leur matricule à la sécurité sociale ? Combien Lulu pourra t elle supporter de césariennes avant l'éventration ?

 

Ben vous avez qu'à lire la suite. C'est vrai quoi, vous êtes adultes. Enfin, j'espère.

Publié par drddupuy à 13:18:52 dans Liberagneugneu : LE livre | Commentaires (0) |

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