moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
La vie continue... pour certains en tous cas.
Désireux d'un peu de répit, et peu enclin aux célébrations religieuses orthodoxes ou hétérodoxes, je me suis hier laissé aller à quelque plaisir païen.
Verni d'habiter en la belle ville rose, j'ai choisi de passer une soirée enrichissante culturellement au troquet du Basquos Trapu.
Assis seul au bar, je méditais la triste condition humaine, m'interrogeais sur le sens à donner à ma futile existence quand vint s'immiscer à ma droite une jeune morue des plus affriolantes. D'emblée, nos regards s'étant croisés et accrochés, je fus atteint du syndrome de Krakatoa.
Connaissez pas ? 1883, sous l'effet des forces issues de la subduction, de l'effroyable puissance née de la collision des plaques tectoniques, et probablement d'un maléfice diabolique, la pression exercée sous le Krakatoa a généré la plus infernale des éruptions volcaniques enregistrées à ce jour par l'homme. Ainsi saisissez vous, grâce à l'audace de ces propos, combien le besoin animal s'était emparé de mes organes génitaux. Un moment béni des dieux, un paroxysme d'amour courtois et de romantisme.
Je cherchais ainsi l'ouverture :
« Mademoiselle... Vous n'auriez pas travaillé en mai 97 pour le chinois qui fait l'angle de la 42°, à New York ?
« Ah naaan, eh boudu. J'ai jamais voyagé, con. Je suis une vraie Toulousééééééééééne. »
La précision était inutile. L'accent très chantant typique et selon moi fort joli de la ville. Cela dit, l'accent n'altère en rien la fellation qui s'avère bien souvent tout aussi joyeuse au nord qu'à l'extrême est.
« Pardon, je plaisantais. Puis je vous offrir une boisson ? Tisane, camomille, infusion, whiskey, vodka, extasy, lsd ?
« Vous êtes marrant boudu.
« Et vous délicieuse..
« Vous avez pas encore goûté bouducon. Je plaisaaaante aussi, boudubé. C'est que je suis fille sérieuse.
« Je n'en doute pas.
« Surtout dans le domaine du cœur, con.
« Vous m'en voyez ravi.
« Pas question de sortir avec n'importe qui
« Vous tombez au mieux.
« Je recherche mon prince, le bel homme, bien viril mais bien geeeentil. Et puis trognoooon.
« Evidemment, je ferai des efforts mais la nature...
« Et puis galant, courtois, prévenant, cultivé, bien éduqué et de préférence, bien riche, avec une grosse paire de couilles bien poilues pour me les mettre dans le
« J'ai compris, ai je fait levant la main : vous êtes en quête d'un amoureux. Je sens que je vous aime déjà...
« Alors partons tringler tous les deux. J'ai le dindon tout crapoteux... »
J'allais la suivre, la mignonne quand la terre a commencé de trembler. La gigue infernale, le tournis insurmontable. J'ai eu l'impression d'être avalé par le vide, projeté dans un noir effrayant. J'ai hurlé mais les lois de Newton sont incontournables. Le contact avec un bord tranchant m'a démoli le menton. Puis le sol. J'ai ouvert les yeux, j'ai tout de suite saisi la gravité de la situation : en tombant du lit, j'avais heurté la table de nuit. Renversé le fond de ma bouteille.
J'ai retiré mes boules quiès.
Je suis allé pisser, une fois l'érection dissipée.
J'ai remis la viande dans le torchon.
Ronflll
Après, j'ai rêvé que je renaissais à la période paléolithique moustérienne, transformé en crapaud agua bufo marinus à l'odeur fétide. C'était très chiant.Publié par drddupuy à 18:18:23 dans liberagneugneu | Commentaires (2) | Permaliens
Le milieu du caritatif, les associations, les prix Nobel et les récompenses pompeuses : tous ces machins ne m'inspirent pas confiance.
Scandale de l'ARC hier, France alzheimer aujourd'hui. L'avantage avec les déments, c'est qu'ils oublient tout...
L'association est là pour collecter les dons, faire connaître les maux qu'elle prétend résoudre et surtout empocher une substantielle commission qu'elle s'attribue d'elle même. Le donneur se satisfait de cela, soulage sa conscience. Le malade lui, est toujours malade mais cela est bien normal : sans malade, il n'y aurait plus d'association.
Le grand Chirac, crédité d'1% d'opinion favorable (ce qui doit correspondre au nombre de démences d'alzheimer en France...), crée une nouvelle putain de taxe. Ca tombe bien le pays en manquait. Le prétexte : aider les populations contaminées par le HIV. Le moyen : taxe sur les billets d'avions ( ??? comprenez vous la « logique » de ces empafés de technocrates ??).
Le résultat tout à fait prévisible : De superbes bureaux, cuir marbre et bois précieux pour quelques amis du président, quelques détournements dans le but « d'aider les partis politiques » (ou plutôt quelques adhérents), le flou le plus complet en termes d'objectifs, d'évaluation des résultats. Des fêtes, des parlottes, des voyages avec madame ou mademoiselles. Et puis comme en Angleterre, une stagnation dans la vente des billets d'avion, donc une moins value et des licenciements ou l'absence d'embauches. Le schéma français dans sa splendeur décadente.
Quant au Sida ?? Mais pourquoi me parlez vous du Sida ? Ah oui, la taxe sur les billets d'avion. Ouarfffff.
Pourquoi pas une taxe sur les haricots blancs pour la lutte contre le réchauffement de la planète ? Une taxe sur les épices pour soulager les proctologues .. Une taxe sur les kleenex pour aider les actrices porno à la retraite. Tout ça, ça en ferait du marbre et des palais...
Publié par drddupuy à 12:05:35 dans liberagneugneu | Commentaires (5) | Permaliens
ah mes amis, Cathy d'Ambroise, jolie blonde intelligente, experte du toucher rectal, toi LJ belge, si cher Belge, vous Chris poétesse subtile si précieuse à mon cœur, vous créateur ami, et toi si cher 1%, mon cher fonctionnaire que j'aime : aidez moi, mon frère se meurt atrocement. j"ai besoin de réconfort, du soutien d'un putain d'humain, d'un message aux pires moments de mon atroce condition. allez donnez moi un message, ayez pitié d'un vieillard anéanti par le malheur de voir se dépérir son héros de grand frère. De la pire des manières. Je le sais, je ne suis que bien peu. Juste un mot.
Bruno, je t'accompagnerai avec mes seringues s'il le faut, mais tu ne sentiras jamais l'horreur. Je te conduirai au Népal ou au Radhjastan, à Bombey ou Patna si là bas tu désires y mourir. Nous deux mon frère, nous jouerons les invasions barbares et la mort de Timoty Leary, comme un voyage, comme une fête.
Un message, pour mon frère de 43 ans pour qui je pleure. une seconde. J'en ai besoin, je le rendrai. Allez Cathy, Createur, Chris, allez Sylvie F. si belle étourdissante et désirable mais promise fort justement à un autre, allez toutes et tous, du net, de la clinique, de syrius ou d'ailleurs ; un mot, putain.. je pleure, je pars, je déraisonne sous l'effet du souffle de la mort qui refroidit à chaque instant mon frère. Tous je vous aime...
BRUNO, mon frère, ta mort me tuera
Publié par drddupuy à 21:56:13 dans liberagneugneu | Commentaires (5) | Permaliens
Liberagneugneu se sent dans l'obligation de publier cette retranscription d'un message téléphonique de sa hot line :
"
Monsieur la raclure de bidet susnommée Liberagneugneu.
Sachez monsieur, que je vous conchie, vous et vos descendants, jusques à la quatrième génération, que je vous agonise, vous vomis dans l'auge et vous chie au bec.
Mystique dans l'âme, mais bbbbbègue par la bouche, j'ai un soir de souffrance et de repentance eu le grand malheur d'expérimenter vos dires, de suivre vos pitoyables conseils et de tomber dans le piège infâme de vos turpitudes condamnables.
Votre prière, monsieur, est un trompe couillon, un attrape gogo, un tissu insoutenable de sornettes et je tiens à le crier publiquement.
Oui monsieur, j'ai tourné comme vous le conseillâtes, bu comme vous l'ordonnâtes et dégringolé comme vous le fîtes. Le blanc a du me frapper vers 23 heures, selon les dires de ma conjointe. Dieu la bénisse, cette chère âme. Et fit qu'elle me revint un jour...
Figurez vous, monsieur, qu'au matin, je baignais dans mes souillures. L'alcool monsieur, ravale l'homme au rang de l'animal. Vous devriez bien le savoir. Aujourd'hui, je suis seul, fort tendu. Les mots s'entrrrrechoquent sous l'effet de la forte irritation qui m'anime, vous le comprendrez bien. Je sais au fond de moi même, humaniste convaincu, ami de la gent féminine que sans vos déplorables conseils, je n'aurais jamais ainsi chhhié au lit.
Ah monsieur, le sort saura vous faire payer, dieu vous fera ramper sous terre pour vos infamies. Vous brisâtes un couple, et une paire de draps de lin.
Je saurai vous retrouver, vous pourfendre le bidon d'un bon coup d'Opinel, voire vous arracher les cheveux, vous crever les yeux et vous casser les dents.
Toutes vos histoires sordides puent bien fort le derrière. Vous n'êtes qu'une sale engeance, une bête vicieuse à abattre en l'urgence.
Il ne manque à votre bbbbloggg glaireux qu'une chasse à tirer pour engloutir à jamais vos textes et autres conseils.
Qui tire la chasse perd sa place, monsieur.. Un jour, Dieu vous soufflera sa vengeance à l'oreille, et je l'espère, vous intoxiquera le fondement de quelque putréfaction innommable
Je ne vous salue pas, monsieur, mais vous dis plutôt merde."
Publié par drddupuy à 21:02:33 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
L'amour dure un à trois ans : cette révélation biologique a totalement dévasté les certitudes loyales du Gneugneu. En effet, il appert de manière évidente, selon sa propre expérience, qu un ou trois ans sont une franche exagération. Ainsi, n'importe quelle fille ou du moins une grande majorité d'entre elles tiennent bien moins que cela. Un heure, tout au plus, et le dindon est en feu... Alors trois ans, j'eusse voulu que l'on me montra la torride et lubrique hyène, que l'on me présenta la furieuse pour que j'en fusse convaincu.
L'amour dure selon moi autour de quarante minutes, les jours de grande marée, lorsque les vents sont favorables. Après, l'alcool aidant, l'union devient plus solide. Le couple se construit et devient aussi palpitant que les rediffusions des chiffres et des lettres. Subtiles... En sept lettres.. Commençant par un sor, finissant par un dide. Je dis cela avec un immense respect pour la gent féminine, d'autant qu'il est évident que des oreilles indiscrètes voire familiales nous regardent. J'exagère..
Stop, trêve de pseudo style... le fond de ma pensée. Ayant malencontreusement innocemment rencontré une personne, appelons là S., me voilà tout bousculé, parasité en chaque instant. Son visage, son regard, tout son reste. Ca me hante pire qu'un assassinat ou je ne sais quelle action mémorable dont on ne se défait jamais. Ca me tracasse à l'infini, le souvenir omniprésent de cette fille que je croise et recroise au quotidien. C'est sans déraisonner véritablement insupportable. D'autant qu'il s'agit d'un phénomène à sens unique, mon pessimisme naturel me le garantit. Au pire moment, de surcroît, quand mon frère se meurt... Trois ans avant que ça passe ?? Plutôt me trucider avec une saucisse. C'est ça, le sentiment amoureux, ce truc que chacun souhaite, ce phénomène biologique transcendant que tous espèrent ? Sincèrement, c'est une véritable douleur, une torture de l'âme. Un paralysant glacial. Et puis moi, au bord de la sénilité. Ah jésus, mes pantoufles, ma télévision...
Pitié, c'est trop insoutenable, cette tension qui n'est en rien purement sexuelle me domine et me navre. Hélas. Ah, je suis vieux, je me résigne mais soyons francs : un petit espoir me taraude et me ruine.
Un problème sans solution n'est pas un problème, disent nos Africains amis.
Il n'existe sur la planète des singes qu'une seule et unique guenon capable de m'affliger autant. Il fallait que je la croise.
Bon, allez, je cours à la messe ou au bordel. Au bordel plutôt, mais ça sent la flanelle.
Mon cerveau est pris de grand mal.
Je me résigne : « la mort est la fin d'une prison obscure, pour les nobles âmes. »
Je pense infini, je sais la nature changeante, la femme capricieuse, et l'ennui toujours au rendez vous. Je n'espère rien.
Mais en attendant, ça travaille sévère dans ma cafetière...
Toi, là, tu sais, avec ta petite couette, ton petit piercing... tu veux pas m'aider ??Publié par drddupuy à 21:10:04 dans poetegneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
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