moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
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Ce matin, à l'heure où blanchit la campagne, je suis entré l'espace d'un subtil instant dans la quatrième dimension. Je me suis éveillé au son du réveil de mon portable, qui reproduit à l'exact la parade nuptiale du crapaud commun. J'étais en train de rêver, toujours ce même rêve obsédant, lancinant : je m'apprête à embrasser cette douce infirmière au nombril piercé quand un hippopotame vert surgi de je ne sais où traverse le faux plafond pour atterrir sur mon dos le plus mollement du monde. Ce qui fait fuir la belle. Et je reste prostré, mon hippopotame sur le dos. Pouah, je ressens encore l'haleine épouvantable de cet animal Soudanais après son beuglement... Pardon, je m'égare...
Dès le lever, je perçois des signes étranges, dérangeants, fort inhabituels. Le ciel est noir, la rue silencieuse. Aux toilettes, tout le jet d'urine termine sa course dans la cuvette. L'abatant, le sol, le mur même sont épargnés, ce qui ne m'arrive quasiment jamais (peut être la première nuit, si j'ai pas bu et que je suis amoureux). Bref, mon sixième sens me signale que je suis entré dans la quatrième dimension.
Dans la cuisine, regardant bouillir l'eau du thé, alors que mon hot dog fromage bouillit dans le four micro ondes, j'écoute distraitement la radio : bon Dieu, vérole et pinenbois, songeai je brutalement, sorti de ma torpeur par cette effrayante constatation : toutes les émissions ont changé. Commentateur, ordre, jingles...
Bien qu'émotionnellement neutre et somme toute peu influençable, je commence à me laisser gagner par une panique bien compréhensible .La maison est silencieuse, on entendrait une mouche péter. Je comprends alors enfin : des monstres gluants venus de Syrius ont du enlever ma famille, prendre le contrôle d'Europe Un et trafiquer furieusement dans mon urètre pendant que je dormais. Je décide d'être courageux : premier problème à régler, trouver une copine pour s'occuper des affaires courantes de la maison pendant que je prépare un voyage intergalactique vers Syrius. Pas question de m'encombrer les idées de linge sale et autres plats cuisinés non plus que de laisser se distendre jusqu'au point de rupture mes vésicules séminales. Vite, mon carnet d'adresse... Je furète, je cherche, je trifouille et retourne..
C'est alors que la vérité se fait jour. Morbleu. Le réveil. Il est trois heures dix. Ce con de téléphone a sonné un peu trop tôt, l'immonde pervers électronique.
Il faut remettre le petit au chaud, je ne vois que cette solution.
C'est con, j'avais une idée, pour la copine.
Syrius, c'est tous des cons là bas..
Publié par drddupuy à 13:50:23 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens
Ah, les gens. Ils ne savent pas faire tous seuls. Il leur faut un club, une religion. Je ne parle pas des hystériques sectaires, des islamistes et autres délirants. Je songe aux écolos. Attention, je connais le refrain. Notre bonne terre, notre mère, la fin du monde, le froid glacial, les ténèbres, l'apocalypse.
Les écolos, leur problème, c'est cette manière autoritariste de vouloir changer nos existences au cours pénible pour de vagues prétextes absolument pas scientifiques. Avant eux, on a eu les cathos, dans le même genre. La bible disait tout et gare à celui qui ne filait pas droit. Aujourd'hui, on nous les concasse avec le réchauffement soi disant lié aux activités humaines. Remettre en question ces pauvres arguties est un anathème. Mort à l'incroyant. Heureusement, on peut encore lire l'Imposture verte de Pierre Kohler ou l'Ecologiste sceptique, de Bjorn Lomborg (un statisticien, ancien de greenpeace).
Mon prochain sur la liste : Etat d'urgence, de Mickael Crichton.
Oui, j'aime les voix dissonantes. J'aime aussi la vérité scientifique. Pour Crichton, je ne sais pas encore mais sa démarche semble saine.
Agiter des menaces infondées, réveiller les vieilles peurs, les phobies sociales les plus ancrées pour imposer sa vision du monde. Ca vous rappelle rien ?
A bas le politiquement correct, mort au principe de précaution et vive la liberté...
Ouille, c'est la prison assurée pour ma pomme. Je vais récupérer mes impôts.
Mort aux vachesPublié par drddupuy à 13:44:20 dans liberagneugneu | Commentaires (1) | Permaliens
De 20 à 30 ans, j'avais un pote vraiment à coté du lot. Un authentique original. Il s'appelait Frédéric Mircotte de Quavieres. Je déforme à peine son nom. C'était un véritable aristocrate, au départ pour le moins. Il avait une manie. Certains ne peuvent s'empêcher de piquer dans les supermarchés, d'autres sont aimantés par le salace. Lui, sa lubie, c'était de mentir. A outrance, sans s'interrompre jamais. Un véritable mythomane pathologique. Même à nous, ses amis proches, il mentait à l'envi. On l'écoutait on se marrait on lui disait de ne pas nous la faire mais ça ne le gênait pas. Il venait toujours de croiser machin, l'acteur ou de faire la fête avec je ne sais quel musicien improbable. En général, il annonçait sa venue en poussant des hurlements suraigus. C'était sa signature. A la première vocalise, que l'on se trouva dans un bar sur la plage du Ferret ou de Biarritz ou dans quelque fête glauque, on reconnaissait Mircotte à son yodle inimitable. Il avait souvent des idées originales pour rehausser le niveau culturel et détendre l'ambiance des soirées. Ainsi, alors que vous discutiez avec lui, vous aperceviez vous un peu tard que tout en parlant, il avait pissé contre le bar ou sur vos chaussures. Parfois, avec lui, ça finissait en pugilat. Plus souvent, son hurlement mettait un terme aux discussions. Fallait voir...
Passé vingt ans, Mircotte, il a touché la dope, comme beaucoup dans les années 80. Et puis il a du faire je crois quelques mois de ballon, un an peut être. J'ai quitté Bordeaux, on ne s'est pas revus. Je sais qu'il bossait dans l'Ouest, qu'il avait été marié, qu'il avait une fille de onze ans.
J'aurais aimé le croiser, ce babouin, parler comme un vieux con des années de jeunesse, vider un bon pichet et pisser avec lui contre un bar avant de ramasser une bonne peignée. J'aurais aimé le croiser dans 20 ans, rigoler avec lui de nos querelles d'antan, regarder avec l'assurance des anciens ce qui nous terrifiait hier et vomir avec mon vieux pote menteur sur les errances pitoyables de la planète des singes.
Mais voilà, le sida l'a emporté. Dimanche dernier. Le voilà allongé entre sa mère et sa sœur. Elle ont pas fini d'entendre des conneries...
Adieu Frédéric, mon ami....
Publié par drddupuy à 11:20:51 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Vous avez vu la tête du juge dans cette affaire de pédophilie ? Le grand génie qui envoie 10 femmes au trou pour une perversion à 95% masculine.. Tout à fait la tête de l'emploi, pour reprendre le sujet que nous abordâmes voici peu.
Tête de premier de la classe, débordant de cette morgue, de ce hautain mépris qui caractérise nos grands fonctionnaires. Il a commis selon tous des erreurs que le simple bon sens eut pu faire éviter, le surdoué.
Les excuses (c'est pas le bon terme...) ?
Plaire à sa hiérarchie, dont il attendait un bon poste. On voit ici que la rapacité reprochée aux acteurs du secteur privé est aussi présente dans le secteur public. Il suffit de voir comment les médecins hospitaliers se haïssent. J'en connais qui sont prêts à tout pour faire un croche patte au concurrent. Souvenez vous de l'affaire de l'anesthésiste à Poitiers. Les dents sont bien aussi longues en public qu'en privé, croyez m'en.
Deuxième excuse : l'état exige des incarcérations et des résultats. Oui, mais il n'exige pas que l'on commette des erreurs, ou en tous cas demande t il dans ce cas discrétion et habileté. Et puis toujours ma ritournelle : si l'état demande au petit juge d'incarcérer je ne sais quelle communauté innocente, saura t il dire non à sa hiérarchie ? Manifestement pas. Voilà qui devrait faire plaisir aux amis des stalags et autres goulags. Le fonctionnaire est au service de l'état et non de la population.
Pouah. Prions pour n'avoir jamais affaire à ces inquisiteurs dévoués. Un arrangement amiable vaut mieux que tous les procès du monde. Quant au petit corbeau, il va se faire clouer sur une porte pour l exemple.
Rassurez vous, il en existe des tas d'autres dans ce beau pays..Publié par drddupuy à 13:54:53 dans liberagneugneu | Commentaires (5) | Permaliens
Ah ce Vipelin, quel cortex, quel encéphale, quel bulbe... Circonvolutions et scissures flamboyantes. Un véritable pur produit non contaminé, race sélectionnée d'énarchie et de technocratie hauts de gamme. Devinez la dernière : il crée un nouveau ...... contrat de travail. Il en existait 19 au bas mot, mais je n'ai pas suivi les plus récentes actualités. Dieu sait si avec 19 le marché de l'emploi se portait bien en France, par rapport à d'autres minables pays libéraux où il n'en subsiste qu'un.
Prochaine étape ? Un nouvel impôt ? Une nouvelle commission sur la dette qu'il est urgent de régulariser (après les élections) ? Ah non je sais : un nouveau contrat d'aide au retour à l'insertion solidaire.
Heureusement, les socialistes font contre poids : les 33 heures pour Fabius, la retraite à 12 ans et demi pour la Ségo. Ah pardon, j'allais oublier le plus compétent d'entre tous. Chtrose Cannes :
« Il faut taxer la contribution de ceux qui payent l'impôt sur la TVA. Ou l'inverse. C'est un projet novateur qui devrait permettre à la gauche de se reconstruire sur la base d'idées saines. »
Pendant ce temps, un bloc arabo-sino-russe fourbit ses armes en vue de la troisième guerre mondiale.
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2865531880/consciencepol-21Messieurs les énarques, vite : refaites nous là, la ligne maginot. Allez, c'est tout à fait dans vos cordes.Publié par drddupuy à 19:46:15 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
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