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A un ami | 22 janvier 2006

De 20 à 30 ans, j'avais un pote vraiment à coté du lot. Un authentique original. Il s'appelait Frédéric Mircotte de Quavieres. Je déforme à peine son nom. C'était un véritable aristocrate, au départ pour le moins. Il avait une manie. Certains ne peuvent s'empêcher de piquer dans les supermarchés, d'autres sont aimantés par le salace. Lui, sa lubie, c'était de mentir. A outrance, sans s'interrompre jamais. Un véritable mythomane pathologique. Même à nous, ses amis proches, il mentait à l'envi. On l'écoutait on se marrait on lui disait de ne pas nous la faire mais ça ne le gênait pas. Il venait toujours de croiser machin, l'acteur ou de faire la fête avec je ne sais quel musicien improbable. En général, il annonçait sa venue en poussant des hurlements suraigus. C'était sa signature. A la première vocalise, que l'on se trouva dans un bar sur la plage du Ferret ou de Biarritz ou dans quelque fête glauque, on reconnaissait Mircotte à son yodle inimitable. Il avait souvent des idées originales pour rehausser le niveau culturel et détendre l'ambiance des soirées. Ainsi, alors que vous discutiez avec lui, vous aperceviez vous un peu tard que tout en parlant, il avait pissé contre le bar ou sur vos chaussures. Parfois, avec lui, ça finissait en pugilat. Plus souvent, son hurlement mettait un terme aux discussions. Fallait voir...

Passé vingt ans, Mircotte, il a touché la dope, comme beaucoup dans les années 80. Et puis il a du faire je crois quelques mois de ballon, un an peut être. J'ai quitté Bordeaux, on ne s'est pas revus. Je sais qu'il bossait dans l'Ouest, qu'il avait été marié, qu'il avait une fille de onze ans.
J'aurais aimé le croiser, ce babouin, parler comme un vieux con des années de jeunesse, vider un bon pichet et pisser avec lui contre un bar avant de ramasser une bonne peignée. J'aurais aimé le croiser dans 20 ans, rigoler avec lui de nos querelles d'antan, regarder avec l'assurance des anciens ce qui nous terrifiait hier et vomir avec mon vieux pote menteur sur les errances pitoyables de la planète des singes.

Mais voilà, le sida l'a emporté. Dimanche dernier. Le voilà allongé entre sa mère et sa sœur. Elle ont pas fini d'entendre des conneries...

 

Adieu Frédéric, mon ami....

Publié par drddupuy à 11:20:51 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

le pt'ti juge | 19 janvier 2006

Vous avez vu la tête du juge  dans cette affaire de pédophilie ? Le grand génie qui envoie 10 femmes au trou pour une perversion à 95% masculine.. Tout à fait la tête de l'emploi, pour reprendre le sujet que nous abordâmes voici peu.

Tête de premier de la classe, débordant de cette morgue, de ce hautain mépris qui caractérise nos grands fonctionnaires. Il a commis selon tous des erreurs que le simple bon sens eut pu faire éviter, le surdoué.

Les excuses (c'est pas le bon terme...) ?

Plaire à sa hiérarchie, dont il attendait un bon poste. On voit ici que la rapacité reprochée aux acteurs du secteur privé est aussi présente dans le secteur public. Il suffit de voir comment les médecins hospitaliers se haïssent. J'en connais qui sont prêts à tout pour faire un croche patte au concurrent. Souvenez vous de l'affaire de l'anesthésiste à Poitiers. Les dents sont bien aussi longues en public qu'en privé, croyez m'en.

Deuxième excuse : l'état exige des incarcérations et des résultats. Oui, mais il n'exige pas que l'on commette des erreurs, ou en tous cas demande t il dans ce cas discrétion et habileté. Et puis toujours ma ritournelle : si l'état demande au petit juge d'incarcérer je ne sais quelle communauté innocente, saura t il dire non à sa hiérarchie ? Manifestement pas. Voilà qui devrait faire plaisir aux amis des stalags et autres goulags. Le fonctionnaire est au service de l'état et non de la population.

 

Pouah. Prions pour n'avoir jamais affaire à ces inquisiteurs dévoués. Un arrangement amiable vaut mieux que tous les procès du monde. Quant au petit corbeau, il va se faire clouer sur une porte pour l ‘exemple.

Rassurez vous, il en existe des tas d'autres dans ce beau pays..

Publié par drddupuy à 13:54:53 dans liberagneugneu | Commentaires (5) |

il est vraiment phénoménal | 16 janvier 2006

Ah ce Vipelin, quel cortex, quel encéphale, quel bulbe... Circonvolutions et scissures flamboyantes. Un véritable pur produit non contaminé, race sélectionnée d'énarchie et de technocratie hauts de gamme. Devinez la dernière : il crée un nouveau ...... contrat de travail. Il en existait 19 au bas mot, mais je n'ai pas suivi les plus récentes actualités. Dieu sait si avec 19 le marché de l'emploi se portait bien en France, par rapport à d'autres minables pays libéraux où il n'en subsiste qu'un.

Prochaine étape ? Un nouvel impôt ? Une nouvelle commission sur la dette qu'il est urgent de régulariser (après les élections) ? Ah non je sais : un nouveau contrat d'aide au retour à l'insertion solidaire.

Heureusement, les socialistes font contre poids : les 33 heures pour Fabius, la retraite à 12 ans et demi pour la Ségo.  Ah pardon, j'allais oublier le plus compétent d'entre tous. Chtrose Cannes :

« Il faut taxer la contribution de ceux qui payent l'impôt sur la TVA. Ou l'inverse. C'est un projet novateur qui devrait permettre à la gauche de se reconstruire sur la base d'idées saines. »

 

 Pendant  ce temps, un bloc arabo-sino-russe fourbit ses armes en vue de la troisième guerre mondiale.

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2865531880/consciencepol-21
Messieurs les énarques, vite : refaites nous là, la ligne maginot. Allez, c'est tout à fait dans vos cordes.

Publié par drddupuy à 19:46:15 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

de l'amour, pas du cul | 12 janvier 2006

Comme ça, un certain soir, je rentre à la maison. Quelque peu éméché. Soit, soit, j'en conviens. De surcroît, j'écris maison : en réalité, une amie chère m'avait confié les clés de son appartement. Ami de la psychologie féminine si finement biscornue et bien que souvent désarmé par les cheminements tortueux des raisonnements du sexe faible, je prépare mon argutie, peu enclin à me la taper sur l'évier. C'est bien naturel tout de même, même à mon age.

Ma doué, dès l'entrée, je sens l'affaire d'emblée dans l'ornière... petit sourire, gentille remarque, douce attention : rien n'y fera. La belle a le faciès des moments difficiles, la tête des ragougnasses un jour de gueule de bois. Je songe tout de suite au pire : j'ai oublié quelque élément primordial pour la femelle. Je tente désespérément ma chance :

« Joyeux anniversaire.. Fête ? Mariage ? Les mamans ? la journée de grand mère ? la fête du travail ? La sainte Ursule, le jour on l'on s'e.. ?

« L

« Ah vérole... Je sais : les cheveux ? Nan.. La jupe ? La culotte ? Tu t'es faite tatouer ? Un rat sous le talon gauche ? Percer le clitoris ? Faufiler le trou du cul ? Défriser les poils pubiens ? Ligaturer les hémorroïdes ? Non ? Une plastie de l'hymen, c'est ça, une plastie de ...
 « 
L

« Moi alors ? J'ai l'air sale ? Je renarde ? Je me suis lavé le cul avec la bouche ? J'ai pas bonne mine, pas bonne allure ? J'ai pilé dedans ? J'ai vomi sur le tapis ? Nan ? La goutte sur les toilettes ? Les bières sous le lit ?

« L »

A ce stade, j'hésite, au bord du renoncement. Les femmes sont des êtres parfois compliqués, quand elles ne sont pas cruelles ou perverses. Toute cette bonne volonté n'aboutira objectivement pas. Je suis affreusement désespéré.

« Des fleurs, je vais acheter des fleurs .. un bijou fantaisie ? Du parfum ? Des griottes à l'alcool ? Des fraises des bois ? Un lapin nain ? Un bouc ? Un anus artificiel ?

« L

Je craque, au bord des larmes :

« Ah Jeannine, d'accord. Humilie moi, bats moi, fais moi mal .. mais dis moi, non d'une bite..

« OK, la ferme, pitoyable con.... tu t'es gouré d'étage. 309, Jeannine : moi c'est Josy, 209. Et puis j'attends quelqu'un alors file crétin lubrique. C'est pile au dessus, tu peux pas te tromper. Encore que... mais c'est plus mon problème.

« oups.. ».

Ben quoi ? Ces choses là peuvent se produire, croyez m'en.

Il n'empêche.

C'est tout de même l'amour qui me meut.

 

Prenez vous en plutôt à ces cons qui fabriquent les serrures en série. Moi, j'ai que des bonnes intentions

Publié par drddupuy à 20:17:18 dans liberagneugneu | Commentaires (5) |

Il est ras du plafond : vive le Breton | 11 janvier 2006

 

Quel grand génie ce Breton : il veut multiplier par deux les périodes de soldes. Bien sûr, oublions que l'état français est l'un des dernier à fixer les périodes de soldes dans un pays. Partout ailleurs, les commerçants se débrouillent et bizarrement tout va mieux. Obliger les commerçants à solder en permanence, c'est les conduire sans détour à la faillite. Evidement, monsieur Breton n'est pas commerçant. Il ne peut pas savoir.

C'est quand même bluffant que des crétins pareils soient aux commandes. On devrait au moins les empêcher de parler. Déjà, il nous a menti sur la dette qui est passée de 1000 à 2000 milliards d'euro. En fait, certains la situent à 3200 milliards d'euro et personnellement, j'ai bien plus confiance en n'importe quelle organisation privée qu'en tout fonctionnaire de Bercy.

Ils nous ont ruiné, ne savent pas combien de personnes ils emploient, ni très bien pour quoi faire. La cour des comptes reconnaît que supprimer 10% des effectifs de la fonction publique ne changerait rien à rien mais les mettre à la retraite coûterait un max : pas de solution. Fallait pas les engager. Alors monsieur Breton modère les effectifs, ralentit les embauches ? Pas plus que les autres... Au rythme actuel, il faudra 100 ans pour atteindre un pourcentage de fonctionnaires adapté.

Alors quoi ? Rien, on vit dans la ruine mais il est réconfortant de voir ces demeurés ras du plafond donner le fond leurs lamentables pensées et se prendre les pieds dans le tapis.

Alors prochaine étape Breton ? Obliger chaque français à gagner à l'euromillion ? Obliger renault à ce que les voitures coutent moins d'un euro ? Obliger les commerçants à faire le ménage dans les administrations ? obliger les artisans à faire caca dans les toilettes publiques ? Obliger, obliger ...

Pas de problème.. Seule condition indéniablement impossible à exiger : obliger certains technocrates à être moins cons

Publié par drddupuy à 13:38:06 dans liberagneugneu | Commentaires (0) |

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