moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Le fait est maintenant scientifiquement établi et Liberagneugneu est fier de vous livrer cette information en primeur et en exclusivité : il existe un lien scientifiquement démontré entre le QI (le coefficient intellectuel...) et la fréquence de l'utilisation du clignotant d'un véhicule par son chauffeur, qu'il fut, avant, arrière, droit ou gauche.
Bien entendu, cela se pressentait : cela est maintenant prouvé, grâce au travail acharné d'une équipe restreinte d'agents du Ministère de la sécurité routière et de la propagande sécuritaire. Ces fonctionnaires en effectif réduit (84265 personnes) peuvent être fiers d'eux. Ils méritent véritablement la reconnaissance de la nation, soit le doublement de l'effectif, le triplement des crédits alloués et le décuplement des heures de repos, vacances et récupération.
Certains conducteurs nous montrent au quotidien combien leurs neurones n'ont pas établi les connections indispensables à une vie humaine digne : le clignotant, c'est au delà de leur puissance de raisonnement. C'est bien trop leur demander que d'exiger qu'ils suggèrent que leur attelage d'une tonne va bientôt changer de direction. D'autres sont simplement distraits et ce motard, sous leurs roues, eut quand même pu faire l'effort de deviner où ils comptaient se rendre. D'autres enfin, vivent sans clignotant. Affaire de principes. Ils vous ignorent, vous prennent de haut ou vous méprisent et de fait ne sentent pas le nécessité de tenir compte de votre petite existence. N'allez pas de surcroît le leur faire remarquer : cela ne saurait que tourner au pugilat. S'il existe bien des milliers de raisons valables d'en venir aux poings, le conflit routier ne mérite, lui, pas cet honneur.
Conduire un véhicule en n'oubliant pas le reste du monde est donc une tâche complexe, qui ne semble pas à la portée de tous. Ah l'affreuse discrimination, qui ne saura faire sourire nos associations par milliers, nos curés verts nos ayatollahs SOS fascisme et autres bureaucrates valeureux de la haute commission de lutte contre l'intelligence.
Tant pis, soyons courageux.
Après tout, certains chevaliers modernes savent avec élégance toujours indiquer le trajet qu'ils vont emprunter, évitant au reste de la population l'accrochage, la friction des tôles, la mutilation définitive ou la mort. Ceux là sont de vrais gentilshommes. Les autres, les plus nombreux, n'ont qu'à essayer de comprendre s'ils le peuvent...
Libéragneugneu tenterait il de donner des leçons de conduite, donc de morale au final ?
Non, en réalité, Liberagneugneu sait le monde dans lequel il vit.
Le changer ?
Il s'en barbouille le pourtour anal..Publié par drddupuy à 18:17:30 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
Ah vérole gluante, ils ont gagné les Francois. Voilà qui ne sert en rien ma cause. On va nous resservir le jeu de balle rédempteur de la nation à toutes les sauces les plus écœurantes. Impossible d'y échapper, à la baballe qui fait relever la tête à la France. Hier soir, dans la chaleur glauque de la canicule Toulousaine, s'élevaient des clameurs des quatre coins de la cité, des vociférations proférées en chœur qui auraient ravi n'importe quel dictateur. Effrayantes manifestations, foules détestables... Quand l'on peut chaque jour constater combien nos concitoyens restent hagards et apathiques tels des veaux face à de si déchirantes situations. Bon, allez, pas à moi de faire la morale. Allez, acclamez les vos héros, j'ai d'excellentes boules Quies. Ecrasez les vos klaxons, comme au mariage de la cousine, bande de beaufs.
Tout de même, je trouve que nos Dieux du stade, à les entendre, n'ont pas inventé le calcul vectoriel. Les Dieux, selon moi, avaient quelques idées, quelque intelligence... Enfin, encore un symbole glorieux de nos sociétés festives. La communion eucharistique autour du jeu de balle. Si je conduisais le monde, et cela pourrait se produire, je choisirais le bilboquet, le curling ou peut être la canne pour ces manifestations.
Allons, pas d'emportement excessif : tout cela n'est rien. Voici le véritable propos du jour... Je subis le victoires de l'équipe nationale, espérant à chaque fois qu'ils se ramassent sans que cela n'arrive jamais. Cela me fait songer de très loin à un chef d'œuvre du cinéma, « Bad Lieutenant », d'Abel Ferrara. Une autre forme de rédemption, celle du policier véreux jusqu'au trognon, toxico, pourri aux trousses des violeurs d'une nonne. Harvey Keitel y est sublime. Il espère chaque jour la victoire de son équipe de foot car il parie pour des collègues mais il perd et perd encore. Il est parfaitement immonde et malfaisant, particulièrement lorsqu'il agite sa queue devant deux gamines effrayées qu'il vient d'arrêter.
« You like to suck fucking dicks ?Je vous le suggère, il s'agit d'un chef d'œuvre. Un véritable méchant bonhomme à l'oeuvre.
Dostoïevski annonçait comme cela avoir violé une fillette et l'avoir écoutée se pendre dans la chambre voisine. A mille lieues des gentils footballeurs, intégrés, bien musclés mais ras du plafond.. Hier soir, pendant leurs exploits, je relisais le grand Louis Ferdinand.
« Ainsi le mouton, sur le flanc, dans le pré, agonise et broute encore. La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent 20 ans d'avance et parfois d'avantage. Ce sont les malheureux de la terre... »
C'est peut être ça. Je suis un putain de malheureux. La communion nationale autour de la baballe, je m'en torche et je m'en gratte.. Elle m'apparaît bien pitoyable, mais c'est parce que je suis un triste con.
Conclusion : plutôt que de regarder le prochain match, louez Bad Lieutenant. Ca va vous faire mille fois plus de bien... Et ça donne moins envie de brailler en klaxonnant.Publié par drddupuy à 11:37:16 dans liberagneugneu | Commentaires (14) | Permaliens
Enfin venu le jour du matche France Brésil. Franchement, pas à dire, ça manquait.
Le football, c'est la petite guerre propre au milieu de l'arène, au royaume du principe de précaution et de la débilité festive dégoulinante. On s'y bastonne encore un peu dans les tribunes mais l'état veille et le hooligan devra bientôt rester à la maison, hors d'état de nuire à l'image du sport vénéré. Il pourra toujours corriger maman avec ses charentaises et pisser la bière sur son canapé. Ca fera moins désordre qu'à la télévision.
Mais là n'est pas le propos de ce site hautement intellectuel. Il s'agit plutôt d'écouter, et ça n'est pas difficile, nos commentateurs et autres politiques bas du plafond. Ainsi, la finale de 1998 devant laquelle je m'endormis tel bébé après le sein, s'est elle présentée comme facteur d'intégration, élément structurant de notre belle nation, mais aussi comme dynamisant de l'activité économique et dopant pour le moral du français. Libéragneugneu s'est livré à des recherches exhaustives pour découvrir non sans surprise, que le foot pouvait aussi faire baisser le chômage, les impôts et la mauvaise haleine voire pour certains favoriser la pénétration et limiter drastiquement le nombre de poussées hémorroïdaires chez le nonagénaire en période de canicule.
Bien entendu, tout cela est faux. De nombreux nonagénaires peuvent en témoigner. Par ailleurs, la victoire de l'équipe de France ne vous aidera en rien a supporter mieux le couteau qu'une charogne vous a planté dans la carotide pour piquer le lecteur MP3 que vous vous offrîtes à Noël.
Libéragneugneu a donc songé à vous faire ce superbe cadeau, un hymne à la joie à entonner dans les stades ou devant votre poste de TSF. Un hymne enjoué nettement mieux construit que les fredaines habituelles type « On va gagner gner gner » ou « ce soir on vous met le feu ». Il peut aisément être accompagné d'un bugle, d'un pipeau à deux trous de jeu voire d'un galoubet.
Je me lance..
Un deux trois un deux trois (c'est en trois temps)
Si t'as l'moral dans les chaussettes
Que tout t'apparaît perverti,
Qu'à deux mains tu te prends la tête,
En te lamentant sur ta vie,
Saches que personne en ce monde,
Ne peut quoi que ce soit pour toi,
Aussi vrai que la terre est ronde,
Tu ne peux compter que sur toi
Rassemble bien tout ton courage,
Il est temps de tourner la page,
Je vais t'aider de mon conseil,
Tu vas retrouver le sommeil
Viens t'amuser chez les charognes,
Tu verras c'est très drôle ici
Commence par t'faire sauter la trogne
Tu t'éveill'ras au paradis..
Oh gué oh gué oh gué
Cours au jardin, y'a une branche,
Le pendu nous quitte en bandant,
Saute du pont, prends trop de blanche
Ou meurs dans un bel accident,
Là haut pas de foot pas d'ennui,
Repos éternel garanti,
Ou l'enfer si je me suis trompé,
Mais pas plus d'une éternité
Oh gué oh gué oh gué
Publié par drddupuy à 12:31:04 dans liberagneugneu | Commentaires (4) | Permaliens
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