moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Mes petites histoires se poursuivent. Comme un chacun. Cette année, je songe à l'opus « la clinique en folie ». Avant que de me lancer dans cette œuvre littéraire majeure, inestimable ment plus riche en portraits et visages que les Rougon Macquart et Mort à crédit réunis, je tache de psychologiquement me rétablir. La grandeur, la hauteur de ma production en dépendent. La souffrance me cerne comme jamais. Une affreuse acidité au creux de l'estomac m'étreint à chaque instant.
La maladie de mon frère, qui aura bientôt le dernier mot. Les indicibles malheurs de mes patients. Mon petit parcours vers la vieillesse, avec mes 42 putains de balais. Cette fille si douce et belle au plat ventre piercé qui torture mes sens et hante mes rêves.
Et puis l'administration publique et son président gâteux qui promet de nous intoxiquer le quotidien pendant 20 ans encore quand il n'est plus là que pour un, la mesquinerie et les petitesses de nos semblables, mes propres écarts inadmissibles, la faim dans le monde, les pauvres malheureux et cette question métaphysique essentielle:
Comment le trou du cul, cet organe si laid à voir, si dégradant dans sa fonction, peut il être aussi sensible ? Pourquoi la bouche s'ouvre t'elle sans mal et ce trou malpoilu si péniblement. ? Ah Dieu, quelle obscure et noire cause servites vous en le faisant autant innervé ? Pourquoi de telles souffrances en ce monde ?
Ah, miséricorde. Ces questions trouveront elles un jour réponse ? En 2006 ou jamais ? Oh le malheur de ne pouvoir interrompre le cours de ses pensées...
Je me dois cependant de rester bien sérieux car à y réfléchir, si j'avais le talent de Baudelaire, écrire « Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères » ferait pouffer mes auditeurs.
Bon OK, je suis pas Baudelaire..
Publié par drddupuy à 18:40:49 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens