moi j'm' en fous
j ai du poil aux pattes
quand j'm emmerde
moi j en fais des nattes
Monsieur Libéragneugneu,
Sachez monsieur une nouvelle fois, combien vos propos m'exaspèrent. Vous qui prétendez répondre à de hautes aspirations n'êtes somme toute qu'un foireux goujat. Je déclare ici même combien vos émois, qui semblent se situer plus au niveau du rectum que de la partie intelligente et haute de l'individu, ne me m'inspirent que le plus profond mépris.
Je lis avec effroi vos caricatures délirantes et songe dès lors à prévenir la préfecture (un courrier anonyme) ou quelque asile psychiatrique dont vous pourriez être l'hôte permanent.. J'envisage également d'avertir quelque zoo tropical, où vous pourriez séjourner entre le semnopithèque péteur et le cacatoès éructant.
Permettez moi, méprisable ordure, de poser cette question bien utile : avez vous en tête autre chose que votre phallus dérisoire ? Se peut il qu'une fois en votre existence vous évoquiez des problèmes hautement spirituels sans les salir de vos railleries indignes ? Hélas, la réponse s'impose d'elle même.
Je plains sincèrement votre entourage et le voisinage alentour, d'avoir à telle proximité un aussi lugubre con, malfaisant averti, pervers polymorphe et suborneur avéré.
Vous avez certainement pauvre âne, du jeu dans les rivets, de l'espace entre les neurones et du retard à l'allumage.
Je ne vous dis pas d'aller vous faire foutre : vous pourriez vous exécuter. Je vous dis seulement « mon cul », et ça n'est pas pour vous l'offrir.
Espérant vous voir sécher dans un grenier ou croupir dans un égout, je vous ordonne de croire en l'expression de mes sentiments les plus immondes et en ma plus définitive antipathie.
Que le cul vous pèle, que la barbe vous pousse à l'envers et vous étouffe.
Signé Roland Culé, écologiste militant
Publié par drddupuy à 19:05:34 dans liberagneugneu | Commentaires (0) | Permaliens
Ce matin, à l'heure où blanchit la campagne, je suis entré l'espace d'un subtil instant dans la quatrième dimension. Je me suis éveillé au son du réveil de mon portable, qui reproduit à l'exact la parade nuptiale du crapaud commun. J'étais en train de rêver, toujours ce même rêve obsédant, lancinant : je m'apprête à embrasser cette douce infirmière au nombril piercé quand un hippopotame vert surgi de je ne sais où traverse le faux plafond pour atterrir sur mon dos le plus mollement du monde. Ce qui fait fuir la belle. Et je reste prostré, mon hippopotame sur le dos. Pouah, je ressens encore l'haleine épouvantable de cet animal Soudanais après son beuglement... Pardon, je m'égare...
Dès le lever, je perçois des signes étranges, dérangeants, fort inhabituels. Le ciel est noir, la rue silencieuse. Aux toilettes, tout le jet d'urine termine sa course dans la cuvette. L'abatant, le sol, le mur même sont épargnés, ce qui ne m'arrive quasiment jamais (peut être la première nuit, si j'ai pas bu et que je suis amoureux). Bref, mon sixième sens me signale que je suis entré dans la quatrième dimension.
Dans la cuisine, regardant bouillir l'eau du thé, alors que mon hot dog fromage bouillit dans le four micro ondes, j'écoute distraitement la radio : bon Dieu, vérole et pinenbois, songeai je brutalement, sorti de ma torpeur par cette effrayante constatation : toutes les émissions ont changé. Commentateur, ordre, jingles...
Bien qu'émotionnellement neutre et somme toute peu influençable, je commence à me laisser gagner par une panique bien compréhensible .La maison est silencieuse, on entendrait une mouche péter. Je comprends alors enfin : des monstres gluants venus de Syrius ont du enlever ma famille, prendre le contrôle d'Europe Un et trafiquer furieusement dans mon urètre pendant que je dormais. Je décide d'être courageux : premier problème à régler, trouver une copine pour s'occuper des affaires courantes de la maison pendant que je prépare un voyage intergalactique vers Syrius. Pas question de m'encombrer les idées de linge sale et autres plats cuisinés non plus que de laisser se distendre jusqu'au point de rupture mes vésicules séminales. Vite, mon carnet d'adresse... Je furète, je cherche, je trifouille et retourne..
C'est alors que la vérité se fait jour. Morbleu. Le réveil. Il est trois heures dix. Ce con de téléphone a sonné un peu trop tôt, l'immonde pervers électronique.
Il faut remettre le petit au chaud, je ne vois que cette solution.
C'est con, j'avais une idée, pour la copine.
Syrius, c'est tous des cons là bas..
Publié par drddupuy à 13:50:23 dans liberagneugneu | Commentaires (3) | Permaliens